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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:17

 

 

    

 

     J'ai cru bon en cette période chaude d'été de vous proposer un sujet sur les femmes et leur plaisir, juste leurfemme-plaisir-orgasme plaisir pour notre bonheur et le vôtre, messieurs. La Télé Libre a réalisé une interview d'Elisa Brune, auteur du Secret des femmes, Voyage au coeur du plaisir et de la jouissance. Elle y évoque le bonheur à jouir, la catastrophe freudienne (eh oui, là aussi) et les bienfaits de la masturbation. Je partage avec vous ces quelques passages et réflexions (comme des notes de lecture) de son Secret des femmes, en vous souhaitant d'oser le clito.

       

                                                             

 

« Il est bon, sain et normal de vouloir faire l'amour.» 

 

« Les hommes se partagent en deux catégories : ceux qui croient qu'ils savent, et ceux qui savent qu'ils ne savent pas. Car même ceux qui savent ne savent pas. Pas plus que nous. Personne ne sait le fin mot sur la fragile géométrie du plaisir féminin. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. » femme et rose

 

« A quoi sert l'orgasme ? Chez les hommes, c'est simple : un homme qui n'a pas d'orgasme est un homme qui n'éjacule pas, donc qui n'a pas de descendance. » Soit, un tri par l'orgasme...

 

Chez les femmes, il y a eu diverses théories : « Il incite aux rapports sexuels, il intensifie la compétition spermatique, il opère une sélection sur les hommes, il stabilise le couple, il aspire le sperme, il empêche le femme de se relever trop vite. » Or toutes sont possiblement rejetables. La seule bonne réponse est qu'il ne sert à rien. Les femmes peuvent avoir un orgasme parce que les hommes doivent en avoir (comme les hommes ont des tétons car la femme doit en avoir pour l'allaitement). Alors, comme le dit Elisabeth Lloyd, « on allait enfin pouvoir cultiver le plaisir en dehors de tout contexte utilitariste ou moral, l'orgasme féminin n'ayant d'autre but que lui-même. » 

 mains-un-violoniste-joue-du-violon 

Le point G serait une zone de sensibilité vaginale qui stimulerait le clitoris par l’intérieur. Tous lesmain piano orgasmes seraient d’origine clitoridienne (la très grande majorité des femmes). « Le plus grand problème avec la pénétration, ce n’est pas qu’elle ne donne pas de plaisir à la femme, c’est qu’elle en donne d’abord à l’homme. » Ce qui nous propulse vers les préliminaires, « Le développement de la sensibilité vaginale doit toujours s’envisager avec une préparation ad hoc. […] Pour qu’une pénétration soit ressentie, il faut d’abord ouvrir l’appétit, ce qui demande une préparation pas nécessairement longue mais juste. »  ou l'éloge du doigté de son partenaire virtuose... qui continue son jeu subtile de notes même pendant le moment fort de la symphonie.

 

Elisa Brune aborde également le cas des orgasmes spontanés : « Le cerveau n’a pas besoin des organes génitaux pour déclencher un orgasme. Il peut en produire tout seul comme un grand ». 

 

« L'orgasme n'est pas une fonction naturelle automatique, il est le résultat d'un apprentissage. [...] Pratiquer commence souvent par se pratiquer toute seule (les bienfaits de la masturbation), tant il est vrai que, pour être capable de bien se donner, il faut d'abord bien se posséder. S'assurer une bonne pos2musculation pelvienne est une mesure de base, à faire sans se poser de questions comme le jogging du matin. Ensuite, la masturbation est la plus simple et la plus efficace des voies de progrès. Car il n'y a pas qu'une façon de se masturber, celle qui arrive le plus rapidement à l'orgasme, il y a toutes les autres façons qu'on ne pratique justement pas puisqu'elles fonctionnent moins bien (et qu'on y pense même pas). [...] Il y a un autre outil, le fantasme. [...] La sexualité épanouie est une terre inconnue à explorer. Et comme pour tout voyage, il faut partir avec un minimum de préparation

 

- La compétence sexuelle : être formée, instruite, exercée.  

- La culture sexuelle : l'art du plaisir à travers la littérature  

- L'investissement sexuel : « Il doit devenir une priorité car contrairement à ce que nous voudrions laisser croire, il ne nous intéresse pas. Nous nous contentons de trois fois rien. »   

- La curiosité sexuelle : « Faire l'amour, ce n'est pas chercher le meilleur orgasme possible, pour soi ou pour l'autre. C'est transformer cette recherche en une aventure pour tous les deux, une aventure qui donne des frissons, des battements du coeur, des vertiges.» 

 

 
Pardon mais c'est trop bon par MrKaplan

 

Le partage de ses orgasmes, pardon, mais c'est trop bon, une transformation pour toutes celles qui pensent que le plaisir sexuel est l'étincelle de la vie et pour tous les hommes qui ont envie qu'une femme la leur donne.

  

                                                                  

 

 

.

        N'hésitez pas à vous aventurer dans les photographies, d'autres voyages s'y trouvent

      Constance 

 


 

Morceaux choisis d'interviews d'Elisa Brune à propos de son dernier livre, La révolution du plaisir féminin - Sexualité et orgasme - merci à la personne qui me les a transmis

Beaucoup de femmes sont confrontées à une baisse de libido, les plus jeunes comme les femmes ménopausées. Comment retrouver le désir sexuel ? 

La clé, c'est d'approcher le corps de la femme de la bonne manière, c'est-à-dire de sa manière à elle, et non pas suivre un scénario centré sur l'homme, comme c'est le cas dans 99% des rapports sexuels. Par exemple, le masseur tantrique que j'ai rencontré masse le corps entier avant d'en venir aux parties génitales. Le désir vient alors tout naturellement.

Vous avez enquêté en Californie : les Américains, très pratiques, enseignent la sexualité, donnent des recettes, disent qu’il faut se masturber quasi chaque jour par pure hygiène ! 

Ils ont raison. Il faut prendre le temps de se découvrir, c’est une évidence. Et, le moment venu, on aborde mieux la ménopause si l’on se masturbe que si l’on ne se masturbe pas.

Parmi vos découvertes, quelle fut celle qui vous a semblée la plus riche ?

Le tantrisme. On y aborde la sexualité pas seulement de façon génitale, on élargit les exercices à toutes les sensations et pas que tactiles. On peut pratiquer des massages tantriques sans qu’il y ait de sexualité. Avec la simple respiration, on peut être emmené très loin. 

Le yoga tantrique semble idéal pour connaître le fonctionnement des organes dans la sexualité et le plaisir...

Oui, c’est un yoga qui mobilise  le périnée, tellement important dans l’accès à l’orgasme. La culture occidentale l’ignore totalement ! 

Pour décrire les organes génitaux, nos seuls critères semblent être la beauté et la laideur, il n’y pas d’autre adjectif. C’est pauvre…

Exactement. On peut faire un parallèle avec l’art. Dire qu’un tableau est beau ou laid, c’est être à côté du propos. L’important dans un tableau c’est qu’il soit fort, qu’il remue quelque chose en soi. Cela doit faire vibrer. Prenez la ­pornographie. Les femmes n’arrivent pas à franchir un cap car elles trouvent ça laid. Ce n’est pas la question : cela doit remuer, créer un trouble… 

 Beaucoup de femmes pensent que les hommes n’aiment pas voir de près leur sexe, ni le toucher… 
… ni y mettre la bouche !

Oui, certains hommes sont bloqués dans un dégoût. Certaines femmes aussi.  Ils peuvent juste y mettre leur sexe. C’est se priver d’un univers de sensations. Ceux que j’ai rencontrés avaient fait le chemin de cette découverte. Ils disent que c’est avec des femmes plus expérimentées qu’ils ont franchi des barrières. D’où l’importance de l’expérience dans la vie sexuelle. Etendre son répertoire : comme en gastronomie, en musique… On ne peut être épanoui sexuellement si on n’a pas essayé beaucoup de choses. Pas forcément avec des dizaines de partenaires. Cela peut se faire à deux.

Selon vos recherches, les boules de geisha semblent un objet très utile pour éduquer les sensations

Oui, ce n’est pas un objet masturbatoire. Encore qu’une sexologue donne des conseils dans ce sens avec des mouvements de retrait et de “ravalage” qui stimulent l’entrée du vagin ou du clitoris. Mais les boules servent plutôt à cultiver la tonicité du vagin, sa réactivité, sa lubrification. Elles induisent une gymnastique salutaire. Or c’est un des problèmes majeurs de la ménopause. 

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commentaires

CQDLF 24/04/2012 22:14


Ce que désirent les femmes ? http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/04/14/sexualite-ce-que-desirent-les-femmes_1685614_3238.html

Ewa 22/04/2012 12:03


Le nom d’Elisa Brune, l’héroïne principale de ce réjouissant et bel
article de Constance, est actuellement tapé plus souvent dans les moteurs de recherche par les internautes qui atterrissent sur notre site, que le mot banquet avec onfray. J’en profite
pour rappeler que son dernier livre « La révolution du plaisir féminin » est paru le 23 février
2012. 


Vive la révolution! :~)

constance 03/04/2012 21:50


Après avoir tenté vainement de mettre ces morceaux choisis d'interviews sur le dernier livre d'Elisa Brune en commentaire, les voici dans l'article :)

Réponse de la Science 21/03/2012 13:36



Un autre secret des femmes : le sport peut conduire à l'orgasme chez les femmes ! Cela peut vous paraître étonnant, mais des femmes sont capables d'atteindre un orgasme en faisant des exercices
physiques. Une étude de l'université américaine de l'Indiana a confirmé cette rumeur : une femme peut atteindre l'orgasme en faisant du sport, en particulier des
abdominaux. 


http://www.sur-la-toile.com/article-14546-Le-sport-peut-conduire-a-l-orgasme.html

Ewa 07/02/2012 11:17


Cher (-e) « Réponses d’Elisa Brune »,


 


Merci pour le lien vers le site d’Agnès Giard. Cela m’a fait particulièrement plaisir car je connais ce site et je le visite de temps en temps , « initiée » il y a quelques mois par une personne
que j’apprécie et que je salue au passage. ;~)


 


Le texte que vous avez partagé avec nous est également très intéressant. Je suis assez d’accord avec l’analyse du désir de jouir - masculin, et du désir d’être désirée - féminin. En revanche, je
ne suis pas sûre si « les femmes qui se regardent par les yeux de l’autre » doivent encore compter sur l’autre pour « désapprendre » cette façon de désirer. Mais je me trompe peut-être…


Le besoin de plaire physiquement à l’autre est tout à fait légitime dans la relation amoureuse, sexuelle, où l’attirance physique joue le rôle très important. Il est seulement dommage que ça nous
éloigne à ce point de nous-mêmes et de notre plaisir. 


Je pense que la peur de déplaire, pas physiquement cette fois-ci mais de manière générale, la peur de déplaire dans tous les domaines - des idées, des opinions, du langage, de la façon de vivre -
 est souvent le moteur de toute action, de chaque comportement; on prend nos décisions, on fait nos choix, on construit nos vies en fonction de ce critère : plaire à l’autre. Et ça touche
plus particulièrement les femmes, malheureusement, ou heureusement (tout dépend de quel côté on se place).


 


En tout cas merci, et n’hésitez pas à intervenir sur d'autres sujets. :~)

constance 06/02/2012 21:59


Je vous remercie d'avoir posté cette réponse dans notre banquet.


 


Ce qui est dit, notamment sur le vouloir être désirée et sur le regard, est très juste. Désapprenons alors. Les hommes avec nous.

monica 06/02/2012 18:14


Voilà un texte très intéressant.


Merci

Réponses d'Elisa Brune 06/02/2012 15:03



Le biais de base, c'est que beaucoup de femmes n'ont pas d'abord le désir de jouir mais le désir d'être désirée. L'homme lui, cherche clairement sa jouissance, et cela passe par le stimulus du
corps féminin - ce qui n'est pas du tout hétérocentré mais hétéroallumé. La femme a appris à valoriser son pouvoir d'allumage sur l'homme. C'est de cela que beaucoup jouissent le plus. Le plaisir
et l'orgasme viennent en prime (quand ils viennent), et ils sont pour partie le produit de cette excitation que suscite le fait de plaire. Voilà comment la culture a structuré notre libido.
Avec un détour par le regard de l'homme. Les femmes se regardent par les yeux de l'autre, raison pour laquelle elles ont tant de mal à s'abandonner au plaisir qui pourrait les faire grimacer. Je
pense donc qu'il y a une composante trop narcissique dans la sexualité féminine, mais pas assez égoïste. Jouir du plaisir qu'on déclenche plus que du plaisir qu'on éprouve, c'est se couper de
soi, au profit de l'image de soi. C'est un peu comme si on faisait faire l'amour par son clone en oubliant qu'on pourrait être là. 


 



Les femmes ne sont pas assez égoïstes 


 



Cela ressort très souvent dans le discours des thérapeutes que j'ai rencontrés. Ils sont aux prises avec des femmes qui ont du mal à ressentir leur propre plaisir sexuel, mais cherchent toujours
à être la source du plaisir de l'autre. Evidemment, les données systématiques sur ce qui se passe dans la tête quand on fait l'amour ne sont pas facile à établir. Mais il existe des enquêtes de
type statistique, où on essaie d'évaluer ce qui fait obstacle au lâcher-prise dans la relation sexuelle. L'une des choses qui vient très haut dans liste pour les femmes, c'est la peur de faire
des grimaces et de paraître à son désavantage. Elles peuvent jouir par la masturbation, quand personne ne les regarde, mais en couple elles se surveillent trop pour se laisser jouir. Autre
obstacle souvent cité: l'idée que leur sexe est laid. Elles préfèrent que l'homme ne regarde pas leur vulve de trop près car il pourrait être dégoûté. Du coup: pas de cunnilingus, pas trop de
caresses manuelles non plus, et pas d'orgasme à la clé. Autre obstacle souvent cité: l'idée que l'homme va se fatiguer très vite de leur donner ce qu'il faut pour atteindre l'orgasme, or
elles ne veulent pas qu'il s'ennuie, donc elles écourtent elles-même. Autre indice qui va dans le même sens: la vague de chirurgie esthétique de la vulve. Ce n'est pas pour jouir plus
qu'on se fait couper les petites lèvres, c'est pour être plus "jolie" ou ne fut-ce que "moins vilaine" à regarder. Toujours le regard de l'autre. 


 



Ce qui explique peut-être pourquoi les femmes regardent tellement les autres femmes lorsqu'elles se masturbent  


 



Sorcière commente : L'un des mythes les plus tenaces de la sexualité humaine ? La libido masculine. Les hommes plus demandeurs ? Voilà une bonne blague dont je ne me lasse pas ! Jusqu'à tout
récemment (XIXe siècle), l'humanité (les hommes) considérait les femmes comme de dangereuses bêtes de sexe dont il fallait se méfier, puisqu'elles vidaient les mâles (nous sommes insatiables, que
voulez-vous) de leur précieuse énergie vitale. Aujourd'hui ce sont les hommes qui passent pour des obsédés et les femmes pour des êtres froids, cartésiens, sentimentaux, exempts de toutes
pulsions animales, irrésistibles. Cette conception du monde vous rassure ? Grand bien vous fasse. Après tout, on peut très bien réussir sa vie et mourir centenaire en ayant cru de toutes ses
forces que le soleil tournait autour de la terre, laquelle, du reste, et contrairement aux rumeurs scientifiques, serait plate comme une pizza. Ou alors c'est que nous sommes toutes des putes,
rien que des putes. C'est nettement moins compliqué.

marc 03/02/2012 02:54


la grande raison se situe dans les deux corps !


mes publications de vidéos vous saluent aussi :)

Frédéric 03/02/2012 02:09


Dialogue intérieur méditatif : La grande raison ne résiderait-elle pas dans le corps de l'autre plutôt que dans le mien ? 


 


Mes insomnies vous saluent :)))

Frédéric 01/02/2012 13:49


Bien d'ac' avec ton analyse, Ewa. Et c'est un vrai plaisir de te lire d'ailleurs. Merci :-) Maintenant, comment on change tout cela ? 


 


Je constate qu'aller à l'autre s'apprend, accueillir l'autre également : je constate que je préfère à priori assouvir mes désirs, que d'être à l'écoute de ceux des autres. Mais si tout le monde
agit ainsi, le cercle est vicieux. Les garçons comprennent cela généralement à l'adolescence, quand ils réalisent, pour reprendre l'expression consacrée, que les filles courent plus vite qu'eux !
:))) Les filles à l'inverse peuvent se dire : "Tout ça pour ça ? Je préfère la sagesse de l'amitié". Comment s'humaniser ? Les morales tentent d'y répondre. 


 


Si on accorde à l'éthique son sens commun, c'est-à-dire qui "a pour but d'indiquer comment
les être humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure", on voit qu'elle ne doit pas définir le rapport qu'on peut avoir avec soi-même. La masturbation n'a
rien à voir avec l'éthique, en ce sens, si elle est pratiquée discrétement. 


 


Les morales pourtant envahissent nos dialogues intérieurs, qu'il soient corporels ou spirituels. Sûrement parce qu'il arrive qu'on se parle à nous-même en société : une amie m'expliquait il y a
quelques années, qu'il n'y a rien de plus frustrant qu'un homme se masturbant en elle. C'était sa façon toute personnelle, d'exprimer que faire l'amour, c'est désirer l'autre et non l'orgasme.
:))) C'est manquer le but alors même qu'il semblait atteint. Le pire, c'est que tout cela est vécu de façon totalement inconsciente : on sait que ça pourrait être autrement. On
ne voit pas quel chemin emprunter pour y arriver. 


 


Comment (faire) prendre conscience qu'on passe à côté d'un grand plaisir, accessible pourtant universellement ? 


 


Sinon, j'ai peut-être trouvé un indice, qui expliquerait pourquoi les sociétés doloristes ont si bien fonctionné ces derniers millénaires : se faire mal fait moins mal, parait-il. 


 

monica 31/01/2012 22:25


Le problème ?


J'ai choisi de ne pas vivre avec mon homme. Je ne sacrifierai ma liberté pour rien au monde. Comme mon ami n'est pas à ma disposition, comme je ne suis pas à la sienne, le problème se poserait à
tous les deux si la masturbation était vécue comme un acte suspect, forfaiteur de culpabilité (fichtre, je suis en verve ce soir) ! J'aime penser à lui, et je me donne le droit ne pas penser
à lui quand...


Le problème ? c'est de ne pas être libre de faire ce que bon nous semble être.


Le problème ? c'est de croire que notre bonheur dépend de l'autre.


Les femmes savent de mieux en mieux que leur bonheur ne dépend pas des hommes. Elles ont grandi. Que les hommes en fassent autant.

monica 31/01/2012 21:53


La masturbation, de l'égoïsme ?


Bien sûr que non. C'est du "philégotisme". C'est un mot que j'ai inventé pour mettre tout le monde d'accord. Cela signifie : aimer raffiner la jouissance de soi.


Il est évident que vivre le plaisir à deux c'est un vrai bonheur. Qui pourrait en douter ?


N'est-ce pas ce que tout le monde désire vivre tout au long de sa vie : aimer et être aimé et jouir de ce bonheur dans la plénitude sexuelle ?


Le hic, c'est que le plaisir, lorsqu'on y a goûté (et tous les hédonistes que nous sommes l'avons goûté dans le ventre de notre mère), on ne peut plus s'en passer. Que l'amour manque ou qu'il ne
manque pas, la masturbation est un bienfait qui n'a qu'un seul maître : soi, un maître qui enseigne le bien-être et libère les pulsions. Je ne vois vraiment pas où est le problème.

Ewa 31/01/2012 17:47


Frédéric, juste pour le plaisir d’être en désaccord avec toi. ;~)


Je n’avais pas le temps de regarder tes liens, mais une phrase m’avait halluciné. 


 


Donc pour toi, « c’est sûrement la faille éthique sur laquelle tant de morales se sont fondées pour rejeter l’acte masturbatoire : on ne va pas à l’autre » (sic!!!)


Pour moi, ce rejet concerne les morales des trois grandes religions monothéistes pour lesquelles le plaisir de la chair, c’est mal en règle générale, tout ce qui concerne le corps, c’est un
péché, on ne doit pas « se faire du bien » surtout sexuellement ; il faut souffrir, se détester soi-même et aimer son prochain.


Si le sexe doit être pratiqué, c’est uniquement pour procréer. Dans le cas de la masturbation, aucune chance d’enfanter, de se reproduire à la gloire de Dieu. Il aurait fallu un miracle, mais les
Vierges Maries ne courent pas les rues.


C’est sont, selon moi, deux causes principales du rejet de la masturbation par « tant de morales » : la détestation de soi, du corps, et la réduction de la sexualité à la reproduction. 


A quoi s‘ajoute une cause supplémentaire concernant uniquement la masturbation féminine. La femme prend du plaisir sans avoir besoin d’un homme. Et ça, c’est le crime de lèse-majesté. La femme
échappe à l’homme et son phallus-totem autour duquel tourne son monde devient dérisoire et inutile. Il ne peut plus demander : Alors, heureuse? Elle risque de lui répondre : Oui,
surtout sans toi. :~)


 


Dans le cas de la masturbation « on ne va pas à l’autre », « on manque le but », selon toi.


Sûrement, mais je te rappelle que cette exigence d’aller vers l’autre a 50 ans à peine dans la société occidentale. Ce temps nous paraît être de l’éternité, mais à l’échelle de l’histoire, c’est
rien.


Pendant des siècles, les hommes ne se sont pas souciés « d’aller à l’autre «, leur but c’était satisfaire leurs propres pulsions sexuelles. Je ne parle même pas de viols, de recours à la
prostitution (là, pour le coup, on va carrément vers l’autre, mais c’est peut-être encore mieux de savoir « s’empêcher », comme disait le père de Camus ;~)). Je parle du simple fait qu’il ne
fallait même pas que la femme « honnête », donc mariée, prenne du plaisir « à ces choses-là »; il fallait qu’elle subisse patiemment des assauts et des performances de son mari en contemplant le
plafond. Lorsqu’elle prenait du plaisir (et cela arrivait, heureusement), elle devenait suspecte, moins « honnête », moins respectable, plus salope. 


Pendant des siècles, les hommes n’arrêtent pas de « manquer le but »! C’est pourtant cautionné par « tant de morales » sans le moindre problème.


Bien sûr que le sexe entre deux personnes liées par une passion amoureuse, c’est mille fois mieux que la masturbation, c’est évident. Mais que l’on essaye encore aujourd’hui de culpabiliser les
gens avec la masturbation qui serait la preuve d’un grand égoïsme, alors là… Et quoi encore!? 

monica 30/01/2012 21:48


Bon, bon, j'ai rien dit. Tout est rentré dans l'ordre.


J'en étais où ? ...


Et quand l'amour s'en mêle, alors, les dieux peuvent envier les hommes.


Bis repetita me placent.


Bonne nuit, mon amoureux m'attend...

monica 30/01/2012 21:12


Marc ?


Mais non, c'est monica qui a écrit le commentaire précédent.


Dis donc...Marc... c'est quoi ce délire ?

monica 30/01/2012 21:09


On dit faire de la musique, jouer d'un instrument.


Faire le clown, jouer la comédie.


Faire de la peinture, jouer avec les couleurs.


Faire la cuisine, jouer avec les sensations.


Faire la vie, jouer avec sa vie.


Faire l'amour, jouer avec les sens.


Sauf que le sexe (pourquoi parler d'amour ? l'amour c'est bien autre chose), on ne le fait pas puisqu'il est intrinsèque à l'être, et que l'on ne joue pas avec car ce n'est pas un
jeu, c'est sérieux.


On le vit à deux. Sinon, rien.


Et quand l'amour s'en mêle, on alors n'a rien à envier aux dieux.


 

marc 30/01/2012 19:18



André Comte-Sponville nous fait la joie d'être en promo en ce moment pour la sortie de son livre "Le sexe ni la mort : trois essais sur l'amour et la sexualité". Une interview de huit minutes par François
Noudelmann a retenu l'attention de tous :  


 


"Faire l'amour, ce n'est pas désirer l'orgasme, mais désirer l'autre".


 


On en revient encore une fois aux trois fondamentaux que j'aime tant : l'altérité, l'altérité et l'altérité, qui restent à mon avis la source de toute éthique. Aussi simple que cela. Rien de
plus, rien de moins : penser l'autre, l'intérioriser et agir à la lumière de cette prise de conscience.  


 


Sous cet angle, la perspective sur la masturbation (féminine ou non) change drastiquement ! Car la masturbation, c'est le désir de l'orgasme, que l'on soit en état amoureux ou pas. Et c'est
sûrement la faille ethique, sur laquelle tant de morales se sont fondées pour rejeter l'acte masturbatoire : on ne va pas à l'autre. On manque le but. 


 


Mais bon : quand on désire l'autre, et que l'autre ne vous désire pas, qu'elle vous rejette ou vous méprise, qu'elle n'a pas envie, que faire ? La forcer ? non. S'abstenir, oui. Mais comment ne
pas somatiser ? 


 


Cet été, Michel Onfray racontait Wilhelm Reich et la fonction de
l'orgasme : on a besoin de jouir pour s'éviter les névroses. Pour les guérir aussi. On a besoin d'être le moins névrosé possible, pour avoir la capacité à accueillir l'autre dans
toute sa différence, pour accepter d'être accueilli par l'autre entièrement. A l'inverse, les chanceux (et ils et elles sont nombreux) qui ont réussi à s'éviter les traumas, ont besoin de bien
connaitre leur corps pour accueillir l'autre du mieux possible. Bref, le plaisir de jouir en solitaire n'est que bénéfice, mais reste non suffisant. L'élaboration du rapport à son propre corps,
aux côtés de celui de l'autre. 


 


Dans leur émission les Racines du Ciel, Frédéric Lenoir et Leili Anvar interrogent longuement André Comte-Sponville
au sujet du sexe et de l'amour. J'ai beaucoup aimé l'émission, car ils y vont franchement. La pornographie est par exemple abordée au début de l'émission : aujourd'hui, 83% des enfants de
10 à 13 ans ont déjà vu une séquence porno. Comment penser pertinemment le monde ici & maintenant sans en tenir compte, alors que cela façonne aussi radicalement nos sociétés, ainsi que la
représentation que l'on se fait de l'autre ? (écoutez l'émission pour plus de détails) Surtout quand l'accès à la pornographie crue est aussi facile qu'un clic ou une recherche google, et qu'il
est impossible à maîtriser par les éducateurs (au sens général) et soutenu par le marché (pour reprendre l'expression consacrée). A l'identique, Internet change totalement les pratiques de prostitution, comme l'explique le sociologue Laurent Mélito. Celle-ci devient progressivement une
prestation de service, sans possibilité de régulation. 


 


Pour ma part, je ne crois qu'au lent mais passionnant travail d'éducation, et à notre capacité à discerner nos frustrations, à résister à nos pulsions destructrices, et à orienter notre libido
vers plus de conscience de l'autre. Pour plus de plaisirs partagés. 


 


Faire le pari de ne pas être seul à faire ce pari. Et croiser de temps en temps ces autres, qui ont fait ce même pari. La méthode douce, somme toute. Et puis, l'envie de ne pas vivre sa vie
comme "ça" !


 


Bises Monica, Ewa et Constance. Salut à tous



Commentaire n°1 posté par Frédéric aujourd'hui à 18h20

constance 23/01/2012 17:40


Mon cher André, le voilà http://www.dailymotion.com/video/xnvj6n_andre-comte-sponville-et-l-amour_webcam 


 


- M. C. d-E : On a plus cette vision judéo-chrétienne de la sexualité, vers quoi a-t-on évolué ?


- A. C-S : Il me semble qu'on est tombés d'une erreur vers une autre erreur. De la culpabilisation de la sexualité (la boue, le péché) à l'idée que la sexualité n'est qu'un loisir innocent. Je
n'en crois rien. Faire l'amour cela met en cause la personne de l'autre. Le paradoxe de la sexualité, c'est qu'on fait l'amour avec un être humain à qui on doit le respect mais c'est aussi la
part la plus animale, la plus bestiale, qui nous fait jouir non pas de traiter l'autre comme une fin mais comme un moyen, ou de se donner à l'autre comme un moyen. Non pas de le traiter comme une
personne mais parfois comme une bête.


 


Ahhhhh, André....


 


Et sans ironie aucune, le sexe n'est pas un loisir. C'est au contraire primordial, c'est l'affaire du choix. Je pense aussi que c'est douloureux, comment fait-on pour oublier ce qu'on a donné et
ce qui a été reçu ? Ne plus (y) penser, ne plus (y) penser, ne plus (y) penser, ne plus (y) penser.... fermer les yeux.

constance 14/11/2011 15:56



"Le sexe et l’amour, pour nous, sont des problèmes, qu’il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l’un à l’autre." André Comte-Sponville



Désirs et plaisirs 14/11/2011 15:12



Un Taschen dédié à la masturbation féminine : La Petite Mort. Des
commentaires fameux :


"En tout cas, cette manière de se suicider par attouchements successifs, moi, ça me convient parfaitement !"


"Ces hommes et ces femmes qui peuvent jouir par la pensée (sans se toucher) forment une minorité (de bienheureux probablement)."


"La jouissance, c'est la possibilité de disposer de soi-même dans toutes ses dimensions."


"Les fantasmes sont les choses du monde les mieux partagées. Ceux/celles qui partagent le fantasme de soumission n'ont aucun autre point commun que ... leur fantasme."


"On peut donc aujourd'hui, en occident, dévoiler la part la plus intime de soi, en images (la littérature s'en était chargée bien avant, n'est-ce-pas Catherine M?) sans que cela ne constitue une
transgression..."


"J'ai vu un test visuel beautifulagony.com à partir de photos de femmes. Il s'agissait de deviner si elles étaient en plein orgasme ou en train d'éternuer. Bizarre, mais finalement pas facile de
distinguer l'un de l'autre. Depuis, le rhume des foins a quelque chose d'érotique..."


"Tout ce qui peut aider l'homme à comprendre la femme sexuellement et intellectuellement est enrichissant et bienvenu."


"Je féliciterai toujours ceux qui feront en sorte de nous libérer de nos anxiétés religieuses... L'orgasme est une valeur universelle dont l'absence pourrait aussi être assimiliée à une grande
mort... Je dis merci à toutes ces femmes qui "méritent" le plus grand respect. Pourvu que les esprits contrariés ne les empêchent pas de poursuivre! Petite remarque : il serait temps aussi pour
les hommes d'expliquer à ces dames que la masturbation masculine est beaucoup plus complexe et moins mécanique que nous voulons bien le croire, car les hommes sont bel et bien piégés par le
regard de la femme qui n'accepte d'eux-même dans son imaginaire érotique, qu'une attitude dénuée de la psyché qui est censée faire d'eux... Des femmes ! D'où l'extrême pauvreté des scenari
masculins affichés en matière sexuelle! Nous faisons fausse route depuis notre tendre enfance : il est temps de sortir de là pour "jouir" pleinement de l'extase !"


"..."



monica 13/10/2011 12:36



Arrêtez tous les deux !


Je ne vois mon amant que demain !


Je deviens folle ! J'ai besoin de lui maintenant à cause de vous !



constance 13/10/2011 09:21



Bonjour Jean-Claude,


Depuis deux jours, j'essaie de trouver le chemin d'une réponse mais je crains être trop peu expérimentée et rien ne me vient car je ne perçois pas les signaux par delà la parole et le langage
corporel dans l'amour (quoi que enlacés nus, je vois bien :-))



Jean-Claude Serlet 11/10/2011 22:08



Bonsoir Constance


N'y-a-t-il pas des signaux entre deux êtres amoureux qui dépassent la parole , le geste ou le regard et font que l'émotivité propre à chacun s'accroit de la résonance que provoque celle de
l'autre. : ne peut-on dira alors que l'on ressent l'émotion de l'autre ? ce que je traduis par ces lignes :


_________________________________________________________________


Souffles confondus


Regards éperdus


Les amants enlacés nus


Se disent l'ineffable


___________________________________________________________


oui Carpe Diem



constance 11/10/2011 21:55



Bonsoir Monica,


Pardonne-moi, je n'avais pas vu ton message. En effet, la jouissance partagée et la tendresse (amour) sont pour la plupart des personnes ce qui est recherché dans l'acte. Nous ne pouvons
qu'imaginer les sentiments des autres car nous ne les saurons jamais tout à fait et l'on ne peut que ressentir les siens. 



Jean-Claude Serlet 11/10/2011 15:24



Chere Monica


je ne pense pas  que je sois un cas rare - pas un cul rare- en avouant que la tendresse lue dans le regard accompagnant la caresse m'est autant source de plénitude que la dite caresse est
source de jouissance : l'une et l'autre sont indiciblement liées


que c'est bonde faire des tp sur le verbe aimer !!! et de corriger ses fautes de français


Cazrpe Diem



Jean-Claude Serlet 11/10/2011 15:22



Chere Monica


je pense que je suis pas un cas rare - pas un cul rare- en avouant que la tendresse lue dans le regard accompagnant la caresse m'est autant source de plénitude que la dite caresse est source de
jouissance : l'une et l'autre sont indiciblement liées


que c'est bonde faire des tp sur le verbe aimer !!!


Cazrpe Diem


 



monica 08/10/2011 10:20



Cher Jean-Claude, le commentaire précédent ne m'appartient pas, il est à Constance.


Constance, la jouissance féminine est complexe, ne penses-tu pas ? Pour de nombreuses femmes, le sexe est plénitude non seulement si la jouissance est partagée, mais surtout et avant tout si elle
s'octroie l'idée que son amant qu'elle espère aimer, est amoureux d'elle, qu'elle est son unique désir et qu'ainsi la tendresse est au rendez-vous... Ah ! Pourquoi sommes-nous si compliquées
!


Pour autant, avec l'âge, je m'aperçois que l'homme aussi a besoin de tout ce que la femme désire... Me ferais-je encore des illusions ?


Oui, encore et toujours carpe diem



Jean-Claude Serlet 07/10/2011 22:03



Bonsoir Monica


Je dis la même chose que vous avec d'autres mots: "A deux c'est mieux car plaisir partagé vaut plaisir décuplé"


Et puis faire plaisir , faire jouir c'est aussi se faire plaisir et jouir : donner et recevoir est tout l'art d'aimer


Carpe Diem



constance 07/10/2011 21:32



Bonsoir Jean-Claude,


merci de votre visite et pour votre message


le sexe n'est pas une question de pouvoir mais de jouissance partagée - voilà ma conception du plaisir :)



Jean-Claude Serlet 07/10/2011 10:36



Monica, la Femme au sens profond du terme : c'esst un réel plaisir que de te rencontrer et dialoguer avec toi ici


Bise



monica 06/10/2011 12:48



Jean-Claude, l'Hédoniste : "Jouis et fais jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois, toute la morale".


C'est un réel plaisir de te voir sur ce blog.


Bise



Jean-Claude Serlet 05/10/2011 23:58



Très bref : pour le bonheur de l'humanité , faire lire le livre de Elisa Brune et yves Ferroul à tous les hommes de la terre ... même si seuils 10% d'entre eux en retire quelque chose  la
femme verra son statut progresser vers ce qu'elle est : l'égale de l'homme dans son droit au plaisir


Carpe Diem : je me fais du bien en lui en prociurant



monica 03/08/2011 12:28



Jean-Claude,


Que tes vacances excellent en plaisir et en joie d'aimer.



Jean-Claude Serlet 03/08/2011 07:30



Atmosphère : j'aime la gueule de l'atmosphère régnant ici


Je vous embrasse tous : je pars 10 jours avec ma belle en vacances


A nous l'hédonisme


je ne prendrais pas le temps de me connecter car bien des choses réelles nous attendent


La pratique est le seul moyen de vérifier l'adéquation de sa pensée au monde réel !!!


Carpe Diem



monica 02/08/2011 22:07



Atmos...fatalité ! fatalité ! est-ce que j'ai une g... de fatalité !


Marc, toi qui aurais pu être mon petit frère, ne dévoile pas tout, certains freudiens pour ne pas les nommer n'auraient plus de fil à retordre grâce à nous.


Jean-Claude, tu me confortes dans l'idée que l'être humain est beau, et j'apprécie beaucoup nos échanges, d'autant plus que tu fais de moi une noble dame hédoniste, ce vers quoi je tends tant (ça
c'est drôle Marc !) !


Constance, j'aime ton bonheur.



constance 02/08/2011 21:21



Marc et Monica, rhaaa, je le savais !! :-)


 


J-C, Monica, je suis bien heureuse que vous tombiez d'accord car vos derniers propos résument assez bien l'objet de cet article, se connaître pour se donner à deux en beauté. bises à vous



marc 02/08/2011 21:07



vous etes un vrai psychologue  jean-claude , oui j’ai fait un transfert


mais alors vous ne saviez pas qu’on etait ensemble monica et moi ? depuis longtemps


la jambe dans le platre c’est moi ;)



Jean-Claude Serlet 02/08/2011 20:37



D'expérience, Marc fait un transfert des craintes qu'il a connues sur ma personne et tâche , en inversant les rôles, de trouver cela drôle


Je ne savais pas mais j'apprends par vous, Marc, que Monica est une femme fatale ;en seriez-vous tombé amoureux à votre corps défendant ?


Je pensais que cette noble dame  empreinte de philosophie hédoniste se contentait d'un seul homme ! Me trompé-je ?


toujours est-il que drague ou pas j'apprécie l'échange d''idées avec les membres du quatuor et  des visiteurs


Carpe Diem



marc 02/08/2011 19:00



j’ai l’impression que jean-claude craint d’etre draguer par monica femme fatale


alors il n’arrete pas de repeter que leur conversation reste bien amicale c'est drole :)



Jean-Claude Serlet 02/08/2011 16:05



petit mais important addendum : c'est en totale amitié que je discours avec plaisir avec vous - toi ? - chère Monica


Amicalement et chaleureusement



Jean-Claude Serlet 02/08/2011 16:01



Chère Monica ,


Vous avez mille fois raison car aucun homme aussi sensible soit-il, aussi ouvert que possible , aussi attentif à l'autre ne peut ressentir physiquement ce qui se passe dans le corps d'une femme.
Il ne peut s'en faire une idée au travers de l'exprimé par la compagne et se tromper lourdement : la simulation est un bon moyen pour avoir la paix avec un mal-aimant.


Mais nous touchons tous deux au coeur du problème : la parole et donc la sincérité dans les propos et le refus de tout interdit ou tabou. Quand les deux sont sincères , sans interdit et sans
susceptibilité mal placée -ah la vanité masculine quand elle s'accroche à la "virilité" - le chemin vers la joie du plaisir partagé , le donné et le reçu , peut s'ouvrir et rendre deux êtres
follement heureux.



monica 02/08/2011 12:31



Cher Jean-Claude,


Oui, à deux c'est mieux, vous avez bien raison, je n'ai jamais dit le contraire. Relisez mes com si vous voulez, ami.


Mais apprendre à se connaître pour une femme, jeune comme moins jeune, lui permet d'atteindre le plaisir à deux. C'est ce à quoi peut servir la masturbation féminine aussi.


Beaucoup n'osent pas parler avec leur partenaire... beaucoup trop de tabous, d'inhibitions, de honte, de crainte de décevoir dans les rapports amoureux.


Il faut sans doute être femme pour tenter de bien comprendre toutes les femmes.


Amicalement


 



Jean-Claude Serlet 02/08/2011 07:41



Chère amie Monica " répéter est l'art de la pédagogie" alors répétons avec l'autre les gestes qu'il peut et doit faire pour nous porter au sommet du plaisir ; l'ensieigner c'est lui faire
découvrir ce qui nous transporte et , parfois lors d'un cours , l'élève dépasse le maitre et découvre seul ce que l'enseignant ne soupçonnait même pas ... coment remerciez-vous celui qui vous
ouvre un nouvel horizon de plaisir ? en lui faisant  les mêmes surprises !!!


Je persiste et signe : à deux c'est mieux car "plaisir partagé plaisir décuplé "


Carpe diem


je ne suis pas un "coincé" refusant la masturbation ; je suis un libéré osant tout ce que l'autre accepte et veut pour atteindre le plaisir attendant d'"elle" le même comportement


C'est par le silence de tout ce qui est tû lors des rapports que nait l'emmerdement des femmes et la frustration des hommes qui ne prennent pas 10% du plaisir possible


car dire dans ce cas c"est faire !!!


Pour certaines -suivez mon regard- il y a du boulot avant que d'être ainsi libérée  : vaincre les tabous se fait mieux mais plus difficilement par la parole libérée avec l'autre que par la
masturbation enfermement sur soi ....



monica 29/07/2011 19:41



Constant,


J'adore Brassens, mais je veux pouvoir lui donner tort. Dans peu de temps, grâce à ce blog, ce sera 45 % de femmes qui s'emmerderont en baisant. D'ici un an, ce sera 10 %... les genres Mireille
et cie, sauf votre respect, Mireille !



Ewa 29/07/2011 18:46



Constant, je ne connaissais pas cette expression, je me suis donc lancée dans les recherches. Voilà ce que j’ai trouvé dans Le Petit Larousse : 


« La gaule - 1. Longue perche.  2. Canne à pêche. »


Est-ce que la pêche était bonne?  ;~)



Constant 29/07/2011 14:53



Monica, tu me fous la gaule. Merci



monica 29/07/2011 13:20



Correction : pour faire partie du faible nombre de femmes qui jouissent 100 fois sur 100 pendant les rapports sexuels, masturbez-vous !


Oui, je sais, j'insiste lourdement, mais répéter les choses n'est-ce pas l'art de la pédagogie ?


Mireille, regardez-vous comme vous êtes belle ! Cette fleur de chair qui n'appartient qu'à vous pour mieux l'offrir à votre amant !



monica 29/07/2011 13:09



Pour faire partie des 5 % de femmes qui jouissent, masturbez-vous, Mesdames !


Vous apprendrez ainsi à mieux vous connaître.


La femme qui possède tout en elle
Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Mais dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais...

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'œuvre de chair
Elle est souvent triste, peu chère
S'il n'entend le cœur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est ell' qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure

Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux menson(ges)
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
Ne soit pas déçu

J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdam's, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto...




monica 28/07/2011 21:43



Chère Ewa, tu veux dire, en gros, que la pauvre Mireille ne sait pas de quoi elle parle, c'est cela n'est-ce pas ? Alors, il faut que j'entre encore un peu dans les détails pour qu'elle comprenne
mieux.


Mon homme actuel me baise bien ; je pense même que c'est l'un des meilleurs baiseurs que j'ai pu avoir.


On ne vit pas ensemble, c'est notre choix (en fait, c'est le mien), et lorsque je suis seule, je pense à lui avec délice. Il suffit que je me masturbe quelques minutes pour avoir trois à quatre
orgasmes en un petit quart d'heure en me le représentant dans le plus simple appareil. Et, quand je le retrouve, il tient dans ses bras la plus amoureuse des femmes... Vous pouvez imaginer la
suite...


Je conseille à toutes celles qui ont choisi de vivre indépendantes, libres et heureuses, de se masturber sans modération. C'est bon pour le corps et l'esprit.


Ainsi, vous possédez à la fois la liberté, l'amour et le plaisir.


Carpe diem



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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