Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 14:24

 

Mon femme : fusion, qui est qui ?

       

DSC00083-copie-1DSC00086

 

 

orgasme 10Je suis une femme. Qui aime les hommes. Je suis un homme. Qui aime les hommes. Je suis une femme. Qui aime les femmes aussi. Et comment je survis à mon impossibilité ? Mon sexe n’a pas d’objet. Je suis cassée, sectionnée de moi-même.

Qui est cet autre moi-même ?    

Une femme devant moi - oui, j’aime les femmes, mais j’aime aussi les hommes et puis je suis un homme. J’aime les hommes, les « vrais », ceux qui me dominent... tant qu’ils savent qu’à tout moment je peux les dominer. J’aime dominer un homme, parce qu’il paraît plus beau. J’aime être dominée par lui, parce qu’il est plus beau que moi. Un homme dominé, c’est un surhomme. Nietzsche n’est pas si loin.

J’aime les femmes, je te demande, regarde-moi comme si tu étais une femme - mais tu es femme, regard lumineux, pétillant, liberté, les yeux d’une femme s’envolent à chaque instant. Tu es une femme, toi l’homme que j’aime, je m’approche de toi.

 

Ma main glisse délicatement derrière ta jambe. J’apprécie avec bonheur tes fesses de danseur, mon amour, tu danses ta faiblesse et ta puissance. Ma main glisse le long de ton dos, la colonne vertébrale est mon guide. Je pourrais presque sentir les impulsions électriques, celles qui parcourent ta moue et tu penches la tête : ta nuque m’est offerte.

Le grain de peau luit de ta sueur nerveuse. Nous le sommes toutes les deux. Ou tous les deux - ah oui ! C’est vrai, le masculin l’emporte...

J’embrasse les perles de ta peau. J’ai envie de mordre ta nuque palpitante, le cœur à cent à l’heure. J’ai envie. J’ai envie. Ta poitrine et la mienne se collent. J’ai envie. Mes lèvres sur ta nuque s’appliquent. J’ai envie. Mes dents doucement serrent, sentir la chair s’affoler, le sang affluer, s’échapper, affluer encore. J’ai envie. Sur mon ventre, ton sexe lance des messages. J’ai envie. Sentir les messagers du ventre, hardis petits soldats !

J’ai envie de toi, c’est tout, mon corps bat en retraite derrière l’homme en moi, l’homme veut te posséder un instant, faire de toi sa chose, j’ai envie. Mes mains griffent ton dos, les impulsions électriques redoublent et me parviennent, je sens les fossettes au creux de tes reins, ces fossettes me troublent. J’aimerais tant que ton corps m’offre des entrées par tous les pores, toutes les cellules, mes cellules fondent en toi, et ma main le désire plus encore.  

 

Mes dents desserrent leur étreinte. Mes lèvres se décollent. Je regarde tes yeux un instant. Tu es homme, je suis femme, tu es femme et je suis homme. Mon frère, ma sœur, mon doux amour.  Je lève ta jupe. Ta culotte délicate descend avec grande peine. Tu m’ouvres tes jambes. La culotte freine leur offrande. Tu pries un dieu mort ou m’implores de ta bouche ? Ton vagin semble me parler. J’aime quand tu me parles par l’endroit hors de parole. 

J’embrasse cette bouche que j’aime tant faire taire. Elle me le demande encore. J’embrasse, je t’embrasse, encore et encore, ma langue caresse lentement les vallées de ta bouche. Ta bouche s’ouvre, tu veux parler ? Tu m’appelles et tu geins. Chut ! un enfant sage doit bien obéir à son papa et sa maman. J’applique avec douceur le baume de l’amour.

Ton corps m’appelle, c’est pour bientôt.


C’est là que tu me cries : viens en moi je t’en supplie. Impatience et suppliques, arrête mon supplice ! Le désir est souffrance. La souffrance appelle le plaisir. Le plaisir peut venir dès que meurt la souffrance, je t’appelle, désir, joie, joie, joie !

Mes doigts en toi. Moi en toi. Ma bouche en ta bouche. Ma langue dans ta bouche. Ta langue dans la mienne. Mes doigts en toi. Mes doigts en toi. Sur ta cuisse, la jupe redescend. Je la relève et c’est ton ventre que je sens. Mes doigts en toi. Laisse-moi caresser ton ventre, ton vit, tes seins, tu es femme et je suis homme, tu es homme et je suis femme, j’ai envie de toi, j’ai envie de toi - mes doigts en toi.

C’est mon corps qui là souffre. J’appelle. J’appelle. Mes doigts en toi. 

J’appelle ton plaisir, que le mien s’émerveille - mes doigts en toi. Je sens que je touche à l’endroit du jouir. Je sens que tu souffres de trop jouir de moi. Je sens ton corps frémir, tu trembles et j’aime ta souffrance - mes doigts en toi. Ta souffrance est désir, désir de crier pour ne jamais plus souffrir, j’appelle Nirvana ! J’appelle la mort ! J’appelle ma propre mort ! Tu cries.

 

Un nuage de lait dans mon café. Ton corps revient à moi. Tu m’enlaces - le bateau coule. Tes lèvres tremblent et tes yeux sont fermés. Tu pleures pour ta nudité. Je souffre pour ta fragilité. Je souffre et te désire, que dire ? Le désir est souffrance. J’attendrai. Mon désir peut attendre. Mon désir est souffrance, ma souffrance appelle mon plaisir. J’attendrai. La souffrance va grandir. Le plaisir... 

 

 

       Gaëlle Reynaud et Gilles Delcuse

(publié avec l’aimable autorisation des auteurs) 

 

Si vous voulez lire d’autres textes du même auteur, cliquez sur ces squelettes

(ne soyez pas surpris, l’hôte de ce site est "anti-Onfray", ça n’empêche rien…, et deux squelettes valent mieux qu’un)

 

orgasme 13 squelette



 

  

 Ewa       

Partager cet article

commentaires

Diable 07/02/2011 01:16



Alors


-  voulez-vous que par ici ?


-  si cela vous, moi aussi


-  oh ! ma ! Oh ma ! Oh ma, ma !


-  je vous ! À moi vous ! … À moi tu !


x)



Ewa 06/02/2011 23:00



Non, ce n’est que Marguerite Duras, cher Diable. Très peu pour moi. Trop dévorant, déformant, trop atomique, nucléaire, cruel…



Diable 06/02/2011 11:17



"Je te rencontre


Je me souviens de toi


Cette ville était faite à la taille de l’amour


Tu était fait à la taille de mon corps même


Qui es-tu ?


Tu me tues


J’avais faim. Faim d’infidélités, d’adultères, de mensonges et de mourir


Depuis toujours


Je me doutais bien qu’un jour tu me tomberais dessus


Je t’attendais dans une impatience sans borne, calme


Dévore-moi. Déforme-moi à ton image afin qu’aucun autre, après toi, ne comprenne plus du tout le pourquoi de tant de désir"


( Diablesse ?)



Ewa 06/02/2011 09:50



Diable, arrête ton délire, s’il te plaît! Cela me fait rire moyennement. D’ailleurs, tu devrais te censurer toi-même pour l’usurpation d’identité. Sinon, les accents et les majuscules te vont
bien, tu devrais toujours t’habiller comme ça. ;~)



Diable 06/02/2011 00:14



C’est encore Diable qui s’invite au banquet


je me suis fait beau , habillé d’accents et de majuscules et tout et tout


et personne pour m’accueillir , bon d’accord


Et mademoiselle Ewa passe jamais par là ?


elle veut pas ou sait pas répondre à ma petite question innocente ?


et peut-être " la réponse est le malheur de la question ".....



Diable 05/02/2011 00:04



Diable est toujours là et détourne Zarathoustra 


" Ô mon âme,il n’existe nulle part une âme plus aimante, embrassant et contenant davantage de choses ! Où donc le passé et l’avenir seraient-ils plus proches, plus ensemble qu’auprès de toi ?


Ô mon âme,je t’ai tout donné et mes mains se sont vidées de ton fait, -et maintenant ! Et maintenant souriante et pleine de mélancolie, tu me dis : Qui de nous doit dire merci ?- n’est-ce pas le
donateur qui doit dire merci que le preneur ait pris ? Prodiguer n’est-ce pas une pressante nécessité ? Prendre n’est-ce pas faire grâce ? "



Diable 04/02/2011 01:21



J’y reviens cette nuit aussi 


en rouge et noir je me sens bien ça me rappelle mon petit enfer 


j‘ai appris récemment que diable ne doit jamais étancher sa soif avec un nectar divin volé au ciel


après  rien n’est comparable et on souffre de soif permanent


 


J’ai une question a mademoiselle Ewa qui a si bien analisé ce texte que je viens de lire


" l’homme veut te posséder , faire de toi sa chose"


c’est normal pour un diable comme moi mais sinon c’est pas terrible


vous trouvez pas mademoiselle Ewa ? comment vous expliquez ça ?


c'est la curiosité de diable rien d'autre



Diable 03/02/2011 04:12



Je meurs de soif de ton corps amoureux


"Il demeura un moment immobile, bandant et frémissant de désir. Puis il se mit à bouger et la soudaineté irrésistible de son orgasme déclencha en elle d'étranges vibrations de plaisir. C'était
comme un ondoiement incessant de douces flammes brillantes qui, avec une douceur duveteuse, se rejoignaient en points lumineux, indiciblement exquis, avant de fondre en elle et avec elle. Comme
des carillons résonnant jusqu'à un paroxysme. Elle demeurait inconsciente des petits gémissements qui finirent par lui échapper."


D.H.Lawrence, L'Amant de Lady Chatterley



bruno 28/12/2010 23:32



Ouaouh ! (désolé pour l'onomatopée)


Chère Ewa, c'est ce que j'appelle une magnifique analyse, doublée d'une magnifique synthèse. Une sorte de "syntalyse", quoi.


Du coup, je fais un complexe avec mon commentaire qui parait franchement minable à coté du vôtre.


Amicalement,


Bruno



marc 28/12/2010 00:16



merci pour les explications


mais qui a vu le com court comme ça ?



Ewa 27/12/2010 15:45



Enfin, un peu de temps devant moi pour écrire et lire! Pour y parvenir, j‘ai simulé un petit malaise. Un clin d’œil amusé de mon ami, pas dupe, il me connaît
trop (je n’en ai pas fait assez) et le regard paniqué de ma mère (j’en ai fait trop). Non maman, ce n’est qu’un coup de fatigue. Allez-y, amusez-vous bien! Tu me raconteras tout. C’est comme ça
que j’ai laissé mes invités du pays lointain qui squattent mon « chez moi » depuis quelques jours, visiter seuls la crèche de Notre-Dame et d’autres sottises de ce genre. Le Père Noël sévit même
après les fêtes… 


 


J’ai promis à mes amis de donner quelques explications concernant le choix de cet article. Les voilà.


J’ai trouvé ce texte par hasard, dans les circonstances plutôt amusantes mais trop compliquées pour tout expliquer dans les détails. Bref, c’était mon coup de cœur et … de corps. Je l’ai modifié
légèrement : j‘ai supprimé quelques passages et changé quelques mots, je l’ai sectionné en petites parties soulignant une « phrase-clef » dans chacune. Et, j’ai sollicité son auteur en lui
présentant son texte modifié de cette façon. Il a tout de suite accepté très généreusement sa publication sur notre blog (depuis, j’ai constaté l’augmentation significative de visiteurs sur son
site). Mais G.Delcuse ne savait pas encore qu’il se trouverait à côté de F.Schiffter - le philosophe qu’il apprécie tant
et avec lequel il a tellement de points communs. Comme quoi, celui qui se considère comme « gueux » et celui que certains considèrent comme « nanti » - ne se trouvent pas très loin finalement,
réunis par la triste et désespérante splendeur du nihilisme.


 


Maintenant, qu’est-ce que j’en pense de ce texte? Contrairement à ces petites provocatrices, Helena et mamie Giselle - moi j’aime! ça me parle! (ça doit être mon côté lunaire et inquiétant ;~).
J’aime ce style simple, cru, « sexe« , réaliste et moderne. J’aime son rythme accentué par les répétitions des mots, des phrases de plus en plus courtes,
scandées ou chuchotées; ça monte crescendo et ça redescend… Il y a effectivement très peu d’adjectifs (très juste remarque de Bruno) - trop descriptifs, qui ont tendance à ralentir la narration.
En revanche, il ne manque pas de verbes d’action, toujours à l’indicatif présent. Pas de réminiscences du passé, pas de projection dans le futur, ça se passe ici et maintenant. Vivre l’instant
présent - c’est facile quand on est enfant, adolescent. Ces moments précieux deviennent plus rares à l’âge adulte. Moi personnellement, je les retrouve dans mes escapades à la montagne, dans le
contact avec la nature en général et … justement dans l’intensité d’une relation sexuelle et amoureuse. 


 


Les sentiments d’amour et la passion présents dans ce texte, ne sont pas exprimés « à côté » comme une sorte de fioritures et divagations, mais découlent de
l’acte sexuel lui-même, font corps avec lui. Les écrits échappent toujours un peu à leurs auteurs (c’est vrai, Marc) et prennent l’autre dimension passant par la perception du lecteur qui
projette ses propres émotions, son expérience et son cadre des références sur le texte. Mais dans ce cas précis, l’auteur (je pense surtout à Gaëlle) est peut-être humain, qui sait? ;~)


L’amour fusionnel  (évoqué par Constance) c’est plutôt la fusion d’un élément féminin et masculin dans l’acte sexuel, et uniquement dans l’acte.  La
conception de la vie du couple comme fusion est pour moi impensable et invivable. « On désire la fusion, on réalise l’abîme » (en fan exemplaire, je me fais plaisir et je cite mon Dieu et
Maître!). L’amour trop fusionnel pour ses enfants me paraît aussi dangereux , surtout pour eux.


Il y a trop de souffrance dans ce texte (Monica et Constance ont souligné cela). C’est vrai, dans le texte « intégral » il y en a encore plus et avec des
connotations qui ne m’intéressent pas. Dans ce texte « modifié » (c’est uniquement mon interprétation) il ne s’agit pas du plaisir de souffrir, mais quand on atteint un certain degré de
jouissance, on rejoint presque la souffrance et on se maintient sur cette ligne fragile comme un équilibriste. Les larmes de joie et de tristesse sont les mêmes…


J’aime l’ambiguïté du texte, son coté intrigant (remarque de Bruno). Moi, j’aime bien « pas tout bien comprendre ». 


Je m’arrête là, sinon… Mais qui a vu le commentaire long comme ça… ?


 



monica 25/12/2010 10:43



Je reviens vers vous Constance,


Vous avez pensé que je pouvais souffrir sur votre blog. Ne vous faites pas de souci. J'y ressens de bonnes émotions et je m'exprime. J'en ressens d'autres moins agréables, je prends du recul, et
je m'exprime. Tout va pour le mieux.


Si vous ne m'y voyez plus, par sympathie, je préfère vous en avertir, car je ressens de l'amitié pour le quatuor. Et ainsi va la vie, vous m'y voyez à nouveau "le tourbillon de la vie..." Merci
Juliette, quelle belle chanson !


A bientôt... !



monica 24/12/2010 17:09



Constance,


Votre message me fait plaisir.


Vous voyez, j'ai du mal à me passer de vous.


J'ai pris un peu de recul ; cela va mieux.


Je vous remercie pour votre gentillesse.


Bonne soirée aussi à vous.


Monica



constance 24/12/2010 15:00



Bonjour Monica,


 


J'en ai pris connaissance. Vous nous incitez à boire de la bière ce soir ?


 


Je voulais vous dire que vous devez vous protéger (comme MO le fait d'ailleurs en s'abstenant de lire les commentaires sur lui). Les relations que nous avons ici sont fragiles,
exacerbées par l'anonymat. Il est vrai que dans notre vie aussi nous pouvons rencontrer quelqu'un pour qui on existe plus du jour au lendemain mais sur les blogs, les relations que nous créons
sont plus vives (les mots sont souvent mal interprétés), et il est vrai superficielles bien que pour ma part j'y sois toujours sincère. Vous l'êtes, je le sais, voilà pourquoi je n'ai pas envie
que vous souffriez de ceci.


 


Je tiens également à vous souhaiter, à vous, à Bruno, à Jean-Claude, à tous ceux qui viennent nous rendre visite et qui ne laissent pas de messages (ils sont nombreux, qu'ils n'hésitent pas à se
lancer) une bonne soirée. 



monica 24/12/2010 12:50



le précédent commentaire était le 33ème :


Je vous invite à en prendre connaissance :


http://www.youtube.com/watch?v=v7d97nQZCYA


Merci à vous



sylvain 23/12/2010 18:02



la reunion de la sainte famille ?



pépé Lucien 23/12/2010 17:03



ah pourtant mémé, je me souviens de quelques moments ensemble bien plus torrides que cela!


et si c'était pas un blog pour parler entre nous, ce serait quoi? un blog pour parler "entre moi", "entre eux" "en dehors de nous"?


;)  pépé



mamie Giselle 23/12/2010 15:39



Alors, on est deux, Helena. Pour moi, c'est pareil, j'aime pas!!!



Helena 23/12/2010 15:07



bon en fait vous avez créé un blog juste pour parler entre vous ??? c'est rigolo.


Sinon je n'aime pas le texte. Je ne trouve ni le sexe, ni le cru, ni vibrant... juste scolaire et pas bon. J'ai trouvé ça chiant à lire et je n'ai rien éprouvé.


 



juliette 22/12/2010 20:37



Chère Monica,


je vous comprends, et vous remercie de votre fougue et vitalité qui sont essentielles à notres banquet! ne partez pas trop loin, revenez (chacun pour soi est reparti dans l'tourbillon d'la vie,
je l'ai r'vu un soir ah la la elle est retombée dans mes bras...)


pour moi c'est très frustrant de ne pouvoir être plus présente ici,: décalage horaire et quotidien m'obligent souvent à arriver quand les discussions sont vives ou déjà passées, je voudrais
pouvoir prendre mon temps, répondre, proposer, mais souvent je me sens hors-rythme et remets à plus tard ce qui doit être consommé sur l'instant.


moi aussi je travaille jusqu'au 24 Constance, ensuite vacances et je ne pense pas passer mes jours et mes nuits face à l'écran!


Jean-Claude, je suis heureuse que Juliette vous plaise: c'était le prénom de mon arrière-grand-mère qui, entre autres forfaits, a giflé le maire collaborateur d'une ville des Hauts de Seine
pendant la seconde guerre mondiale, ce dont je ne suis pas peu fière, vous vous en douterez... elle a décidé de troquer son prénom, jugé trop "ancien", pour celui de Renée, plus moderne... je
suis donc ravie de pouvoir le reprendre!


pour en revenir à l'article ci-dessus, le texte m'a agréablement surpris, ce qui me surpend, c'est que j'ai ressentie parfois une bonne partie de ce qui s'y trouve, j'ai employé les mêmes mots
pour exciter mon amant épistolaire, mais qu'à la lecture du texte de Delcuse j'étais loin de ressentir le frisson qui me traversais quand moi même j'écrivais mon désir...


pour rebondir sur le désir (même si la discussion est sur une autre partie du blog), je pense que Jean-Claude en a résolu le mystère : transformer son désir en un "je t'aime", une caresse,
l'offrir à celle qu'il aime.


Marc, j'ADORE Arthur H, merci cela m'a rappelé quelques rares moments lointains!


vous voyez, je m'étends, je brise le rythme...


à tout bientôt


besos


 



monica 22/12/2010 19:47



Chère Ewa, Chère Constance, Chère Juliette, Cher Marc,


Cher Jean-Claude, Cher Bruno,


J'ai passé de bons moments de discussions hédonistes avec vous, sur ce blog.


Je ne me lasse pas de vous, mais de certaines discussions stériles avec des gens bien désagréables. 


Je vais prendre un peu de recul vis à vis de ces "méchantes gens" qui me donnent, je dois l'avouer, étant une émotive, certaines émotions qui ne me conviennent pas du tout.


Je viendrai visiter votre blog, cher quatuor, toujours avec plaisir.


Monica



monica 21/12/2010 17:08



Tralalalalère, je suis en vacances toute la sainte semaine.


Alors ? et ces contrepèteries ?


Tant pis, vous avez raison, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.


 


 



constance 21/12/2010 16:53



Je suis désespérée : n'y-a-t-il que moi qui travaille aujourd'hui ? Pas le temps de jouir sur Arthur h ni d'acheter mes cadeaux. Vous êtes de petits chanceux...



monica 21/12/2010 16:43



Merveilleux,


Arthur h : la chanson de Satie


un régal


je jouis presque...


Aaaaahhh !



monica 21/12/2010 16:40



Marc,


Je pars à la découverte... et j'aime, j'aime....


Merci, du bonheur, encore du bonheur sur ce blog, et rien d'autre...


Bise



marc 21/12/2010 16:25



chere monica


arthur h "est-ce que tu aimes ?"


c'est un tango que vous aimez tant



monica 21/12/2010 15:53



Ewa, Marc, j'écoute Arthur h, j'ai beaucoup de choses à apprendre de vous.


"Inséparable" par exemple...


Je suis surprise, le style jazzy, oui, la voix, il faut que je m'y fasse, je peux m'y faire.



monica 21/12/2010 15:34



Soyez indulgents, je vous propose (c'est un peu tiré par les cheveux, il faut le dire) :


'c'est ton ventre que je sens..."..."que le mien s'émerveille..."


Si vous ne jouez pas avec moi, j'arrête tout !



marc 21/12/2010 15:33



moi j'aaimee


arthur h


cette version du baiser de la lune est la meilleure


y a encore plus instrumentale beaucoup moins bien


dans le meme album ("mystic rumba" de cette annee)


ecoute "nancy et tarzan"


prends ma chanson et reste



monica 21/12/2010 15:22



Ah ! bonjour Ewa, 


oui, vous me manquiez aussi.


Au risque de vous perdre, vous l'aurez voulu ; c'est parti :


"Je t'appelle désir"... "C'est mon corps qui là souffre"...


...


qui veut bien jouer avec moi ?



Ewa 21/12/2010 13:54



Je ne fais pas exprès, Constance. Je reste coincée sous une armoire à glace, engloutie par un de ces monstres : Père Noël, il ne veut pas me recracher. Décidément, il y a trop de cathos dans mon
entourage! Comment s’en débarrasser une fois pour toutes quand on les aime? Pas possible! Et les malins, ils connaissent bien mes faiblesses, ils profitent de moi honteusement en ces moments là.
Et pourtant, ils savent très bien que depuis mes 8 ans (l’âge de raison) je ne fête que le solstice d’hiver - le Soleil Invaincu…


Monica, n’hésitez pas à nous présenter vos contrepèteries! Moi, j’aime beaucoup ce texte, mais ça ne me dérange pas du tout, au contraire, cela peut être très drôle. Laurent et Juliette - pas
d’avis? Et personne n’aime la voix rayée et jazzy de Arthur H, nom de tous les pères Noël du monde?!


Je vous embrasse tous (sauf un et son autre côté).


A bientôt!


 



constance 21/12/2010 10:41



S'il te plaît, Ewa, reviens, tu nous manques. Je t'embrasse



monica 21/12/2010 04:53



Cher Bruno,


Je suis déjà debout à cette heure, et je vois votre message.


Oui, j'avais tort... J'ai eu ma petite crise de "non confiance en moi". Cela m'arrive encore, par excès d'émotivité. Parfois, quand je prends le risque d'aller sur un blog, j'ai le coeur qui bat
commune une petite fille. J'aime tellement être en accord avec les gens que j'apprécie ! 


Mais là, non, vraiment, je ne ressens rien à la lecture de ce texte. Je fais l'effort de le relire, et j'en arrive même à le trouver ridicule. J'ai presque envie d'en faire des contrepèteries. Je
me disais en le lisant la première fois, que je ne ferai pas part de mes impressions. Trop tard...


Bon, il est toléré d'être espiègle sur ce blog. Si je suis parvenue à "contrepéter" grâce à ce texte, je vous en ferai peut-être part.


A très bientôt



bruno 20/12/2010 22:29



Chère Monica,


J'ai écrit "Trèves de balivernes" comme j'aurais pu écrire "Bref." C'étais juste une articulation. Il ne fallait pas prendre cela mal ; ni vous ni personne n'était visé.


à bientot,


bruno



monica 20/12/2010 19:28



Ah ! Je vous retrouve là aussi, cher Jean-Claude, et cela me fait toujours autant de bien.


Oui, je ressens le bonheur d'aimer et d'être aimée comme un échange palpitant entre deux êtres qui se sont doucement apprivoisés l'un à l'autre avec tendresse, émotion frémissante, avant de
"passer aux choses sérieuses". 


L'acte sexuel est un moment essentiel pour s'apercevoir si cet échange est heureux ou malheureux. Toute la générosité d'un amant ou d'une amante est concentrée dans cet acte tellement humain :
oui, "mon corps d'abandonne à ses caresses, même les plus audacieuses, tout comme le sien s'ouvre aux miennes".


La jouissance de l'amour, c'est cette générosité-là...


Jean-claude, vous devez être un amant merveilleux, et être bercé par vous doit être un délice... Je n'envie pas votre douce amie, je suis simplement heureuse pour elle !



Jean-Claude 20/12/2010 18:28



Bonjour


Ici me voyez par l'impératif Marc me chassant manu militari du Schiffter où mes propos semblaient être plus à leur place ici ...


J'en doute car le texte lu je me sens , tout comme  Monica -tiens vous ici ?  - , vide de toute émotion physique et simplement ébloui par la façon de rapporter un vécu


Cela ne me procure qu'un plaisir intellectuel car le style , oui Monica le style , est bien en rapport avec le sujet : vibrant , haletant ... mais l'émotion ne la ressent pas physiquement comme
me l'a procurée "Hiroshima mon amour" dans une pudique et ô combien érotique scène d'amour 


Mes symptômes physiques du ressenti émotionnel :pouls s'accélérant , ligne électrique le long de la colonne vertébrale, chair de poule sur les bras, sensibilité pileuse exacerbée au niveau des
avant-bras, glandes lacrymales se libérant ...oui j'ai ressenti cela à la lecture d'un texte érotique ("L'amant de Lady Chatterly")...non je n'ai rien ressenti de tout cela ici


Je trouve le fond tourné exclusivement   vers les rapports physiques oublieux de ce qui mènent deux êtres dans cette situation


quel besoin avaient-ils l'un de l'autre ? pourquoi la connivence a-t-elle été remplacée par cette proximité physique ? comment se sont ils dit "oui" ?


un acte purement physique sans affect le  sous-tendant me laisse de glace


hé oui le donneur-receveur de baisers que je suis a besoin d'être mis en situation par de longs et délicats prémisses et se trouve choqué dans son sens des rapports vrais quand il lit "faire de
toi sa chose" .. l'amour est pour moi don de soi à l'autre et trouve plus de satisfaction émotionnelle à lire quelque chose comme "mon corps s'abandonne à ses caresses , même les plus
audacieuses, tout comme le sien s'ouvre aux miennes" où je ressens l'expression d'un échange ... pas vous Monica ?


Allez suffit pour un commentaire de Carpe Diem trop "intello"


 



constance 20/12/2010 10:44



Personnellement, j'ai bien aimé le style, brut, cette façon d'aller à l'essentiel, ce dont je suis malheureusement incapable. Il me manque la mise en pratique d'une telle passion. Je ne sais si
c'est quelque chose que je dois regretter ou que je dois rechercher pour une prochaine relation. La souffrance est liée à l'amour, aimer c'est quelque part toujours souffrir. Cependant, cela
semble si intense ici...Il faut être capable également de se mettre autant en danger. Cela aussi pour l'instant j'en suis incapable.



Monica 20/12/2010 08:20



Bonjour, Bruno,


Espiègle, vous l'étiez de bonne heure, ce matin... pas un seul adjectif ? Que vouliez vous dire ? Ce texte a son compte...


Dans les actes, je m'attache aux sensations qu'ils me procurent, dans un texte, selon le style, les sensations vivent en moi ou ne vivent pas.


Sans doute ai-je tort, j'ai été un peu blessée par "trêve de balivernes". Je l'ai pris pour moi.


Je ne veux froisser personne en n'aimant pas le texte que nous a proposé quatuor. Ce n'est pas le sujet qui me rebute, oh non ! c'est le style de l'auteur, toujours ce style que j'arriverai
peut-être à dépeindre...



bruno 20/12/2010 02:01



Bonsoir Marc !


Comme disait Claudel "La crainte de l'adjectif est le début du style" ; de ce point de vue, ce texte a du style (il n' y a pas un seul adjectif).


Trèves de balivernes. Indéniablement, ce texte dégage quelque chose, il y a de la force là dedans. J'ai été attiré par ce texte comme un enfant est attiré par l'obsurité : je le trouve intrigant.
Je ne pense pas d'ailleurs avoir tout compris, je l'ai pourtant relu plusieurs fois.


A bientot


Bruno



Monica 19/12/2010 20:29



Je pense que l'auteur a exprimé des émotions qu'il a vécues : souffrance et plaisir, et qu'il les a vécues avec intensité, avec amour.


Je n'ai pas écrit, Marc que c'était très sexe, cru, brute. La description de l'acte sexuel reste relativement délicate ; l'érotisme est peint de façon très réaliste, et doit provoquer chez la
personne qui est touchée par ce style d'écriture, du plaisir.


Je n'ai pas été touchée par le style de l'auteur ; allez savoir pourquoi...


Ma sensibilité n'a pas réagi. Je n'ai pas aimé. Le style, Marc, pour moi, c'est très très important.  C'est ce qui fait vibrer le lecteur ou pas. 


Vous avez été touché, et je peux vraiment bien le comprendre.


Je vous embrasse, cher Marc.



marc 19/12/2010 19:50



monica


quand j’ai lu ce texte la premiere fois je pensais que c’est quelqu’un d’autre qui l’a ecrit et j’ai adore


et maintenant que je sais qui c’est j’aime malgre tout


c’est tres sexe cru brute ok mais y a aussi l’attention a l’autre le renoncement l’amour 


faut croire que ce qui est ecrit echappe parfois a son auteur


et exprime les sentiments  que l’auteur n’est meme pas capable d’avoir


 



Monica 19/12/2010 17:25



Je voulais simplement dire que je suis plus sensible aux caresses telles qu'on en parle dans cette chanson. 


Les caresses en prose, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Et puis, franchement, je ne peux associer le plaisir et la souffrance. Peut-être parce que j'ai souffert, dans le passé, autrement,
profondément, presque mortellement. Je ne sais.


Donc, non, vraiment, Marc, le texte des auteurs ci-dessus ne me crée aucune émotion.


Je laisse la place aux amis pour en parler mieux que moi. Mais, promis, si vos commentaires me parlent, je me précipiterai pour vous le dire.


 



Monica 19/12/2010 17:07



Je vous propose une belle chanson, Marc :


http://www.youtube.com/watch?v=eWbPiYied-4


Tant de gens en ont besoin de ces caresses-là. Ce sont celles-là qui me font frémir.


Bise


 



marc 19/12/2010 15:25



vous avez perdu vos voix ma parole 


plus envie de parler des caresses monica ?


jean-claude trop occupe de donner des baisers


juliette avec son romeo


bruno coince sous une armoire


et laurent en meditation ?


faut que j’appelle delcuse ou quoi ?


 



Ewa 19/12/2010 00:54



Doc, lire - ça peut suffire!



marc 18/12/2010 23:06



doc. quand votre player sera en etat de marche je vous conseille d'ecouter les 2 "chansons" en meme temps ca fait son effet


ew.???rep!


excusez nous y a un leger bug dans les coms



Constance 18/12/2010 20:28



Le temps vire au rouge feu...


 


Cher Doc, le player fonctionne très bien sur mon ordinateur, mais il se passe parfois des choses bizarres sur ce blog...



doc 18/12/2010 20:18


mais je ne peut ecouter rien, le player est muet (et il y a quelques jours aussi)


Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

La publicité, peut-on y échapper ?

 

Je lave mon cerveau avec la pub  

 pub-2

La pub nous a été imposée par OverBlog. Pour désactiver les messages publicitaires ici et partout sur le Net, installez gratuitement en un seul clic Adblock Plus.


Recherche

Archives

Nos vidéos