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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:20

 

comedie-francaise 4Que le rideau se lève sur « Le jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux, pièce jouée à la Comédie-Française de novembre 2012 aux premiers jours de janvier 2013, et diffusée sur France 2 mardi dernier. Rien d’original ni de révolutionnaire, tout ce qu’il y a de plus classique, juste les dialogues pétillants et l’excellent jeu d’acteurs. Mais, assister à des représentations du Français n‘est pas forcement accessible à tous, et bien connaître ses classiques, c’est pouvoir mieux apprécier et comprendre le théâtre contemporain. « Construire pour mieux détruire »…


ACTE I  

 

Résumé  : Silvia, fille de Monsieur Orgon, craint d’épouser, sans le connaître, Dorante, le jeune homme que son père lui destine. Elle décide de se travestir et d’échanger son habit avec sa femme de chambre, Lisette. Elle espère ainsi pouvoir mieux observer son prétendant. Mais Dorante a eu la même idée et se présente chez Monsieur Orgon déguisé en un serviteur nommé Bourguignon, alors que son valet, Arlequin, se fait passer pour Dorante. Monsieur Orgon et son fils, Mario, sont seuls informés du travestissement des jeunes gens et décident de laisser ses chances au «jeu de l’amour et du hasard».


Scène 1

SILVIA : Cette physionomie si aimable que nous lui voyons, n'est qu'un masque qu'il prend au sortir de chez lui.

           

Scènes 2-3-4

MONSIEUR ORGON : Eh bien, abuse, va, dans ce monde il faut être un peu trop bon pour l'être assez.


Scènes 5-6

SILVIA : Laissons là l'amour, et soyons bons amis.

DORANTE : Rien que cela : ton petit traité n'est composé que de deux clauses impossibles.

 

Scènes 7-8-9

ARLEQUIN : Je ferai encore mieux dans les suites, et puisque le sérieux n'est pas suffisant, je donnerai du mélancolique, je pleurerai, s'il le faut.




Résumé  : Dès la fin du premier acte et au cours de l’acte II, les rencontres entre maîtres et valets déguisés sont autant de surprises de l’amour et de quiproquos. En effet, Silvia et Dorante s’étonnent d’être sensibles aux charmes d’une personne d’un rang social inférieur. Lisette et Arlequin, de leur côté, s’émerveillent et profitent de leur pouvoir de séduction sur celui ou celle qu’ils prennent pour un maître ou une maîtresse. Lorsque Silvia apprend enfin de Dorante sa véritable identité, elle éprouve un vif soulagement. Toutefois, sans se dévoiler, elle décide de poursuivre le jeu à sa guise.


Scènes 1-2-3

LISETTE : Jusqu'ici je n'ai pas aidé à mes appas, je les ai laissé faire tout seuls ; j'ai ménagé sa tête, si je m'en mêle, je la renverse, il n'y aura plus de remède.


Scènes 4-5-6-7

LISETTE : Donnez-vous le temps de voir ce qu'il est, voilà tout ce qu'on vous demande.

SILVIA : Je le hais assez sans prendre du temps pour le haïr davantage.

 

Scènes 8-9-10

SILVIA : C'est par générosité que je te parle, mais il ne faut pas que cela dure, ces générosités-là ne sont bonnes qu'en passant, et je ne suis pas faite pour me rassurer toujours sur l'innocence de mes intentions, à la fin, cela ne ressemblerait plus à rien.


Scènes 11-12-13

SILVIA : Tâche de m'estimer sans me le dire, car cela sent le prétexte.




Résumé  : Silvia veut en effet obtenir de Dorante qu’il lui donne une très haute preuve de son amour : elle aimerait l’amener à lui offrir le mariage alors qu’il la croit encore une femme de chambre. Aidée de son frère Mario qui pique la jalousie de Dorante, Silvia triomphe finalement de celui-ci et c’est seulement dans la dernière scène qu’elle lui révèle qui elle est. Arlequin et Lisette, eux aussi démasqués au dénouement se jurent, malgré leur déception, un amour éternel.

 

Scènes 1-2-3

DORANTE : Elle est si aimable, qu'on aurait de la peine à ne lui pas parler d'amour.


Scènes 4-5-6
SILVIA : Je serai charmée de triompher ; mais il faut que j'arrache ma victoire, et non pas qu'il me la donne.

Scènes 7-8

ARLEQUIN : Vos petites manières sont un peu aisées, mais c'est la grande habitude qui fait cela.


Scènes 8-9

DORANTEVous m'aimez donc ?

SILVIA : Non, non ; mais si vous me le demandez encore, tant pis pour vous.

DORANTE : Vos menaces ne me font point de peur.


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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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