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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 11:55

 

 

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Michel Onfray a signé un article consacré à l’affaire DSK : "American Vertigo", dans Le Point du 26 mai 2011 (n° 2019). Voici quelques extraits :

 

 « Dès l’annonce des informations qui apprenaient à la France que DSK avait été arrêté par la police américaine pour une affaire de violence sexuelle, les communicants du présumé candidat socialiste ont dû se réunir et cogiter fort pour délivrer ce qu’il est convenu d’appeler, dans leur novlangue, des éléments de langage. Très vite, en effet, et sur toutes les chaînes de radio et de télévision, le mot d’ordre de tous les socialistes pour une fois unis était devenu : "Quoi? Un crime sexuel commis par DSK… Vous n’y pensez pas… Ça ne lui ressemble pas…"

Pas besoin d’une sémiotique bien évoluée pour comprendre que, indépendamment de la justesse du propos que je ne commenterai pas, ce qui s’énonçait dans cet argument était que, fortuné, puissant, influent, célèbre, disposant d’un épais carnet mondain de réseaux planétaires utiles dans les sphères les plus élevées de la société, cet homme ne pouvait pas commettre ce qui relève habituellement de pauvres types, inconnues, chômeurs, colorés, incultes, illettrés - les habituelles victimes de la politique libérale défendue par l’ex-patron du FMI. Autrement dit, envers du "délit de sale gueule", DSK n’avait pas la tête à être un délinquant sexuel. Donc il ne pouvait l’être. […]


IL y eut ensuite à gauche les paroles de soutien à la femme, à la fille, à la famille, aux amis de DSK. Très bien, mais le tout doublé d’un déni total de la victime, pour laquelle on n’avait pas un mot de compassion. Avant l’arrivée d’un nouvel élément de langage : "Dans cette affaire, seules deux personnes savent vraiment ce qui a eu lieu… Certes, il y a une victime, mais, pour l’instant, on ne saurait dire qui…"! Magnifique coup de bonneteau : "Abracadabra, le violeur est le violé; le violé est le violeur." Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, dégaina ce genre d’arguments… De sorte que DSK était bien sûr "présumé innocent", mais la "présumée victime", devenait, selon l’heureuse et juste formule de Clémentine Autain, une "coupable potentielle" - sait-on jamais, avec une Black vivant dans le Bronx, un quartier où grouillent ceux qui ont la tête à commettre des agressions sexuelles, tout est possible…


Les variations sur le thème du "troussage de domestique", selon l’expression de Jean-François Kahn (plus tard regrettée…) venu parler de sa "Philosophie de la réalité. Critique du réalisme.", à France-Culture, permettaient de dire clairement que, face au patron du FMI, une femme de chambre compte pour du beurre. Jack Lang, grand humaniste devant le Dieu socialiste, devait en effet préciser : "Il n’y pas mort d’homme" au JT de 20 heures… Non, tout juste la très forte présomption d’un viol de femme, mais, comme chacun sait, une femme n’est pas un homme comme les autres.
L’égalité n’est pas une habitude française… Dans les mots, oui, bien sûr. Pour la déclaration d’intention, évidemment. Mais dans les faits, sûrement pas. BHL, par exemple, écrit dans sa chronique du Point que DSK n‘est pas un justiciable comme les autres. A France-Inter, il répète : "Tout le monde n‘est pas tout le monde"  pour exiger qu‘on traite son ami avec des égards particuliers. […]
BHL devrait relire, ou lire, les derniers mots de son héros, Jean-Paul Sartre, dans "Les mots", écrit qui il est : "Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui."  DSK vaudrait-il plus que d’autres hommes? Et si oui : pour quelles étranges raisons?

Enfin, il y eut les éléments de langage obtenus un peu plus tardivement chez les psychanalystes, mais Freud se faisait tirer l’oreille… Serge Hefez expliqua à France-Inter que ce crime sexuel était un "acte manqué" : en vertu de la doctrine freudienne le conscient de DSK dit qu’il ira à la présidentielle, mais son inconscient exige le contraire et obtient ce qu’il veut par cet acte manqué - un acte tout de même tristement réussi pour la victime s’il nous faut nous aussi délirer avec les mots… Comme les freudiens volent en bande, Alain Didier-Weill, psychanalyste, membre de l’École freudienne, écrit dans Libération : "Il fait un acte qui empêche sa déclaration."  En effet…
On pourrait objecter à la science freudienne qu’il était peut-être moins coûteux de ne pas y aller tout bonnement en se déclarant non-candidat, ce qui évitait de payer cette information par le malheur de deux familles, celle du coupable et celle de la victime, par un déshonneur planétaire pour cet homme fichu, par un jugement ultra médiatisé qui accablera très probablement cette femme seule en tout, pauvre pot de terre contre riche pot de fer, et avec le risque de plus d’un demi siècle de prison pour l’ex-futur président socialiste français - à moins que l’avocat, qui connaît bien la mafia new-yorkaise pour l’avoir parfois défendue, fasse des miracles juridiques… […]

Ce délire d’élites parisiennes creuse le fossé avec le peuple, qui ne comprend pas qu’on défende l’indéfendable. […] Comment le défendre? En reconnaissant les faits : DSK est lourdement accusé pour les faute très graves par la justice d’un grand pays qui n’est pas une république bananière. Une enquête est en cours, elle dira ce qui a eu lieu - du moins, espérons-le… Et puis on avance une autre hypothèse, la mienne, celle que je défends pour tous les criminels sexuels, balayeurs et grands patrons : si les faits devaient être avérés, un homme qui abuse sexuellement d’une femme qui se refuse est un malade. Et un malade, ça se soigne. Mais le déni de la maladie et du malade n’inscrit pas la guérison sous les meilleurs auspices. »
Michel Onfray  
Voir aussi nos articles :
- du 06.07.11 Féministes, viol et DSK
Ewa   

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commentaires

Plaisir et Désir 04/11/2011 15:06



Plaisir est corps, Désir est esprit. Les deux faces d'une même pièce



Désir 03/11/2011 15:58



Désir est manque. () Plaisir est excès


Désir est exil de soi vers l'inconnue


() Plaisir est conquête de soi, de son corps, de son esprit


Connais-toi toi-même et tu connaîtras ...


"Il est d'un ignorant de s'en prendre à d'autres de ses malheurs ; il est d'un homme qui commence à s'instruire de s'en prendre à lui-même ; il est d'un homme complètement instruit de ne s'en
prendre ni à un autre ni à lui-même", chapitre V, manuel d'Epictète, Arrien



monica 03/11/2011 10:18



..."Eve et Pandore nous ont peut-être infligé la fin du bonheur, mais, en même temps, elles ont préféré l'intelligence et le savoir à l'obéissance, la curiosité et le désir à la soumission"...(Le
désir d'être un volcan de Michel Onfray)


Le désir est "impulsion de connaissance".



constance 03/11/2011 09:34



Exil sur quelle terre ? l'inconnue ?



Désir 02/11/2011 22:16



"Quand une idée de plaisir se présente à ton esprit, fais comme pour les autres, prends garde de te laisser emporter, diffère d'agir, et obtiens de toi-même quelque délai. Puis
représente-toi les deux moments, celui où tu jouiras du plaisir et celui où, après en avoir joui, tu te repentiras et t'accableras toi-même de reproches ; mets en balance la joie que tu
éprouveras à t'abstenir et les félicitations que tu t'adresseras. Si les circonstances exigent que tu agisses, fais attention à ne pas te laisser vaincre par ce que la chose offre de doux,
d'agréable et d'attrayant : mets en balance l'avantage qu'il y a à avoir conscience que tu as remporté cette victoire.", Manuel d'Epictète, XXXIV.


(!) Désir est exil



monica 02/11/2011 19:36



"Que la mort, l'exil et tout ce qui paraît effrayant soient sous tes yeux chaque jour ; mais plus que tout, la mort. Jamais alors tu ne diras rien de vil, et tu ne désireras rien outre mesure."
(Manuel d'Epitecte chapitre XXII)


Le désir à la bonne dimension (!) peut faire du bien...Voir aussi le Souci des Plaisirs...



Désir 02/11/2011 18:24



"Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu désires ; mais désire que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.", Chapitre VIII, manuel d'Epictète, Arrien.


(le) Désir est un esclavagiste.



constance 02/11/2011 12:09



Monica, ma belle, voilà ce qui arrive à ceux qui me laissent des petits messages perso - on est malin maintenant :) c'était pour moi et je dois t'avouer que par deux voies différentes on me lance
sur le désir, et ce au même moment, troublant... un message des dieux peut-être ? :-))


 


Rien n'est jamais motivé par autre chose que par le désir dans la vie.  même le suicide est un désir, c'est la "porte ouverte" comme l'appelle Epictète. J'y reviendrai.



monica 02/11/2011 05:17



Le Désir ne serait-ce pas la Vie ?


Désirer c'est vouloir posséder, donc jouir.


La satisfaction du désir n'est-ce pas l'extinction de la volonté de jouissance ?


Mais la jouissance, elle, n'est faite que pour mourir comme tout ce qui vit. Le sachant, pourquoi désirons-nous toujours ?


Parce que le désir est l'espoir de jouissance que l'on veut sans cesse renouveler pour donner un sens à sa vie.


Le contraire de la volonté de jouissance serait-il la volonté de mourir ?


Cependant, il va de soi que la volonté de mourir est le désir de ne plus vouloir vivre.


Le bonheur serait-il savoir ne plus désirer ?


J'ai faim, je ne désire pas manger.


J'ai soif, je ne désir pas boire.


J'aime, je ne désire pas jouir.


Je suis malheureux dans cet instant, je ne désire plus vivre.


Le bonheur ce serait plutôt accepter d'avoir faim, d'avoir soif, d'aimer et de ne pas être heureux en permanence ?


Facile à écrire, très difficile à vivre, voire impossible, à moins d'être un philosophe comme Epictète.


Le désir c'est la vie, c'est la mort, tout simplement. Le bonheur n'existe pas, et il est préférable de se satisfaire de son inexistence.


Jouir donc de la vie...


Mais je l'ai déjà dit. Je crois que je suis de celles qui cultivent leurs brins de folie...et qu'il ne faut donc pas écouter.


A l'instant, je désire aller me recoucher.


 



Désir 01/11/2011 23:47



(le) Désir n'est que chimère



monica 01/11/2011 01:12



Thérèze,


Aimez, aimez, aimez de quelque façon que ce soit, mais aussi, ne vous privez pas de lirel Michel Onfray, et vos questions ne resteront pas sans réponse.


...et aussi "Tâche de vouloir la force qui te veut, alors tu connaîtras félicité et béatitude"...


Alors, vous savez, les déterminants sociaux, quand on s''imprègne de cela, on s'en fiche.


Cordialement,


 



constance 31/10/2011 21:40



qu'est-ce là cette familiarité ? qui me bise ? 


Le Désir, dois-je en user ?



Désir 31/10/2011 21:26


L'ici et maintenant, Constance. Autrement dit : la présence. Accessible a tous, à toi surtout. Bises


constance 31/10/2011 21:11



Désir, de moi à vous, de vous à moi


comment faites-vous ?


Mon temps disponible de cerveau ayant été pressé jusqu'à épuisement par ma journée de travail, je fus quelque peu "vide" en lisant ce message thérézien :)



Désir 30/10/2011 23:48


Bonsoir Thérèse, Onfray n'est pas sur ce blog. Il ne vous répondra pas ici. Nous oui :-) Bien sur qu'on peut dépasser les déterminants sociaux pour être. Pourquoi voudriez-vous qu'il soit opposè
aux amours lesbiens ? Ce ne sont pas des chemins de traverse.


THÉRÈSE GAILLAGOT-MAURIN 30/10/2011 23:11



Micchel Onfray 


pouvez-vous  préciser aujourd'hui votre point de vue par rapport "au fait divers "Dsk ?    Je combat comme vous le viol des enfants des femmes des hommes ! y'a du boulot!


Le combat continue tous les jours hors des prisons et de la télé réalité! c'est dur!


Pouvez-vous me donnez votre sentiment sur le libertinage ici et maintenant : l'âge le sexe la couleur de le peau la classe sociale ,l'argent sont-ils les seuls déterminants pour réussir où
échouer a être ET si essayant nous ne pouvions pas être tout le temps flamboyant ? Le bracelet électronique, le port du " coeur jaune ",d'autres ont porté l'étoile,seront-ils votre nouveau
travail de philosophe consultant au ministère d Hollande/Montebourg-Audrey Pulvar ? Vous nous montrez ensemble vos postures vos certitudes votre nouveau moraliste vous ne nous empêcherez pas
d'aimer autrement: sur les chemins de traverse,dans les merveilleux nuages  en dansant  sur la corde ou en chantant avec Bilitis


Si vous le pouvez répondez-moi!


Thérèze


 



mireille Bigorie 22/07/2011 23:53



Dans un sketch resté fameux , Coluche répondait au juge du tribunal : " mais puisque je vous dis qu'il n'y a pas eu  viol ! Un viol c'est quand on veut pas , mais moi  je voulais" ...


En couverture de ELLE de ce jour , un gros titre barre la page : "Spécial Love : Comment le rendre fou ? "


 



monica 31/05/2011 19:26



Chère Ewa,


A vingt ans, nous étions une kyrielle de jeunes femmes à proclamer : "Le machisme ne passera pas..." C'était dans les années 70.


Je crois, que toutes, nous avons souffert du machisme, plus ou moins.


Beaucoup pour ma part. Cependant, je n'ai pas connu que cela.


Mais quand je vois que le machisme perdure, je me pose encore beaucoup de questions...


Je me suis forgée une carapace à force de me batailler contre cela et je me dis qu'à force de prendre l'habitude de me battre, j'ai perdu le lucidité de mes jeunes années ; comme si tout cela
était finalement la norme.


Je suis perplexe aujourd'hui.


Ce blog, quatuor, est enrichissant.


Merci à vous



Ewa 31/05/2011 10:39



QUELQUES CITATIONS


 



"un homme qui abuse sexuellement d’une femme qui se refuse est un malade" - M.Onfray


"Dorénavant au moindre fou-rire dans les rangs, à la moindre allusion grivoise, on vous décrète définitivement malade" - Yorick






Voilà comment un viol devient un fou rire.


______________







Ce n'est qu'un simple "troussage de domestique", "un acte
manqué". Enfin, "il n’y pas mort d’homme". Une femme? "Tout le monde n‘est pas tout le monde", monsieur.


Ceux qui disent ça, n’ont pas perdu leur Ça (?). Toujours prêts à fermer
les yeux quand on s'attaque au Ça des autres. Comment ça, les autres osent défendre leur Ça? 


______________





"...la collusion des
puissants, toujours plus pressés de défendre la présomption d'innocence de l'un des leurs que la présomption de sincérité de son accusatrice guinéenne. A croire que, pour eux, la parole d'une
femme de ménage ne vaudra jamais rien, ou si peu. Question de classe, que voulez-vous."


"...l'affreux sexisme et
le consternant machisme d'un microcosme politico-médiatique qui semble vivre encore dans la préhistoire de la modernité, quand la femme n'avait sa place que dans la cuisine ou au lit et
inversement. En la réduisant de surcroît à un rôle de «Marie, couche-toi là», disponible à toute heure pour leur bon plaisir, certaines de nos «élites » masculines ont mis au jour ce qu'il
faut bien appeler leur arriération mentale."


"Cette sale affaire aura
au moins eu le mérite de nous placer face à nos tares et à nos archaïsmes. Puissions-nous, à cette occasion, balayer devant notre porte toutes les rognures d'un passé
machiste."


Le Point n° 2019, "Pour en finir avec le
machisme' - F.O.G 





monica 30/05/2011 23:41



Ah non, Yorick, moi, je continue de rigoler, grâce à vous ! merci !


C'est vrai quoi, ça rime à quoi de défendre la veuve et l'orphelin ?


A quoi ça sert un philosophe ? à défendre qui ? à enseigner quoi ? à penser ?


Philo... sophie... l'amour de la sagesse ! non mais on aura tout vu : un philosophe qui aime la sagesse ! Mais de quoi se mêle-t-il celui-là ?


Allez, cher Yorick, remettez-vous encore une fois devant tant de bons sentiments. Je vous comprends : c'est usant à la fin de voir qu'on n'arrive pas à la cheville du grand justicier.


 



Yorick 30/05/2011 23:14









Ah, l’occasion était vraiment trop belle. Un maître du monde, blanc, riche et puissant est accusé d’avoir abusé d’une pauvre femme de ménage noire du Bronx. Il n’en faut pas plus pour que
l’amer Michel qui a perdu son ça, notre grand justicier vertueux et défenseur de la veuve et de l’orphelin soit de retour. Se tenant droit comme un I dans l’axe du Bien, on peut compter sur lui
pour rétablir le fléau de la balance.


 


Donc, honte à ceux qui dans les rangs socialistes ont cédé à des réflexes de caste et des réactions machistes ! Honte à tous ceux qui se sont affligés de voir DSK menotté et exhibé mais
n’ont pas et le moindre mot de commisération pour la victime ! Honte à ceux qui ont eu un moment de doute ou d’incrédulité et n’ont pas eu instinctivement l’attitude correcte, celle qui vous
met à l’abri des remontrances et des froncements de sourcils. Honte à ceux qui ont proféré des propos lestes et ont oublié que les Clémentine Autain de ce monde veillaient au grain.


 


Fini de rigoler, mes amis. Dorénavant au moindre fou-rire dans les rangs, à la moindre allusion grivoise,  on vous décrète définitivement malade.
Ma-la-de ! Vous êtes bon pour la Pitié-Salpêtrière, Sainte-Anne, peut-être même Charenton. C’est Michel Onfray et Clémentine Autain, gambadant main dans la main, le teint frais et le regard
bleu acier, qui vous l’annoncent. Hosannah, Hosannah, Hosannah !


 




Ewa 30/05/2011 11:45



Rien à voir avec le sujet, mais je conseille à nos visiteurs intéressés par la bioéthique, de (re)voir l’article de Michel Onfray sur le bébé médicament "Obscurantisme laïque, Lumières
chrétiennes". Nous avons ajouté un lien intéressant, critique envers la position d‘Onfray (dans les réactions). 


http://banquetonfray.over-blog.com/article-michel-onfray-obscurantisme-laique-lumieres-chretiennes-le-monde-68708759.html



Ewa 30/05/2011 11:39



J’aime bien le titre - le "vertigo américain" de DSK ne doit pas être tout à fait le même que celui de BHL…


 


L’analyse des éléments de langage trouvés par les strausskahniens, certains politiques de droite et les psychanalystes freudiens (toujours aussi drôles) pour défendre DSK - est très proche de
l’analyse d’André Gunther (voir notre article du 23.05.11 : http://banquetonfray.over-blog.com/article-un-p-tit-viol-sympa-74473528.html ).


 


Selon une amie, avec laquelle j’ai eu dernièrement une discussion intéressante, cette triste affaire de DSK était trop orientée sur des "broutilles" comme le sexisme, le féminisme. Tout ça pour
cacher des "vrais" problèmes : les injustices sociales, la "lutte des classes". Je pense que là, elle peut être satisfaite, au moins partiellement. Il me semble que ces deux aspects ont été bien
mis en évidence dans cet article ; ou je me trompe? En tout cas, elle ne m’en voudra pas, j’espère, si je partage avec les visiteurs de ce blog le lien qu’elle m’avait donné. http://blog.monolecte.fr/post/2011/05/19/L-affaire-DSK-cristallise-la-guerre-des-classes



un épicurien 29/05/2011 22:57



Propos très justes, comme d'habitude.


 


J'appréci surtout la fin pour ce qu'elle suppose. Car depuis le début de cette affaire, je trouve que la mode est à l'excès en tout. Dans le déni du délit, comme dans la lapidation populaire du
bandit à terre. L'élégance voudrait qu'on soigne le malade, qu'on évite à d'autre femmes de subire le même sort que cette pauvre demoiselle... Mais l'élégance a certainement en horreure le fait
qu'on s'acharne sur le corps d'un homme à terre, même si cet homme est des plus médiocre.



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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