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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:18

 

le point nucléaire couvMichel Onfray signe dans Le Point du 24.03.2011 un article dans le dossier spécial Nucléaire. Nous vous proposons d'en découvrir la première partie :


"L'un des signes du nihilisme contemporain se trouve dans le pessimisme : la quasi-totalité des problèmes d'aujourd'hui sont abordés sous l'angle du pire. La logique médiatique n'est pas pour peu dans la prolifération de cette négativité : elle ne vit que de la catastrophe. Qui peut imaginer une "ouverture" du journal de vingt heures (la grand-messe cathodique qui fabrique l'opinion, comme le fit pendant plus d'un millénaire la grand-messe catholique...) avec une bonne nouvelle ? Le fait divers accroche l'auditeur, à savoir le consommateur de publicité, autrement dit la cible de l'actionnaire, mieux qu'une information positive. Quelle "une" de presse écrite se fait avec autre chose que le sensationnel ? Ce tropisme s'explique par le fait que les médias fonctionnent moins avec le cerveau, la raison et l'intelligence qu'avec les émotions, les tripes et le pathos. Le journaliste est l'homme des passions tristes. La catastrophe est l'aubaine médiatique par excellence.

 

japon nucleaire

Une femme marche parmi les décombres enneigés de Minamisanriku. (Reuters)


      Auschwitz a produit des effets philosophiques déprimants - à juste titre. Certains penseurs honorables de l'Ecole de Francfort ont décrété la faillite définitive de la raison ou l'obscénité d'écrire encore de la poésie après les camps. Voyez "Eclipse de la raison", d'Adorno et Horkheimer. En France, d'autres ont théorisé l'impossibilité de la pensée en décrétant impensable ce qui, justement, aurait dû être pensé. Or, si la Shoah a eu lieu, c'est moins un effet de trop de raison que le produit de pas assez de raison, mais ce n'est nullement un effet de raison !

L'une de ces pensées déprimantes fut celle de Hans Jonas, l'auteur en 1979 d'un ouvrage majeur dans la construction d'une pensée européenne d'après les camps. "Le principe de responsabilité" développe l'idée d'une nécessaire "heuristique de la peur" (autrement dit : d'un bon usage de l'effroi) pour amener les hommes à agir dans le sens éthique. Défaite de la pensée qu'une pensée qui joue avec la frayeur plus qu'avec la raison et qui choisit de faire peur plutôt que de faire penser - car l'un et l'autre se contredisent ! Jonas part du principe qu'on convertit mieux en agitant des épouvantails qu'en éduquant. Aujourd'hui, les films de Nicolas Hulot ou de Yann Arthus-Bertrand mettent ce scénario philosophique en images grand public.

Hans Jonas écrivit également "Le concept de Dieu après Auschwitz" (1984), dans lequel il se demande ce qu'est un Dieu qui laisse faire pareille monstruosité. De sorte que ce philosophe s'installe dans la logique de la croyance, de la foi - autrement dit, une fois de plus, dans un registre exactement contraire à la raison. En appeler à l'apocalypse pour accélérer l'épiphanie relève du messianisme, mais sûrement pas de la philosophie des Lumières, dont je persiste à penser qu'elle reste d'actualité - avec urgence, même...


Energie politique. Jonas écrivit contre "Le principe espérance" (1954-1959) d'Ernst Bloch et contre "L'esprit de l'utopie" (1918). On ne lit pas assez ce philosophe qui défend l'"utopie concrète" dans l'esprit des Lumières et les "épures d'un monde meilleur" dans l'optique des possibles de gauche et non dans l'ordre terrifiant de l'idéal. La pensée de la catastrophe de Jonas se construit sur les débris de l'hitlérisme et sur la réification du capitalisme qui transforme les autres, le monde et la nature en objets exploitables - donc exploités. Mais elle ajoute de la peur à la peur et entrave un usage correct de la raison. Cette pensée sombre d'un monde sombre devait fatalement générer l'adhésion du plus grand nombre...

La pensée de la catastrophe dispose en France de son thuriféraire avec Paul Virilio, dont l'oeuvre entière, catholique déclarée, croit également que l'apocalypse est une bonne méthode pour annoncer l'évangile - au sens étymologique : la bonne nouvelle. Virilio pense toujours le réel à partir du pire : s'il parle avion, il disserte sur le crash ; s'il entretient de la voiture, il devise sur l'accident ; s'il aborde le train, il parle déraillement ; s'il s'exprime sur le bateau, il renvoie au naufrage ; s'il touche à la question de l'informatique, il glose sur le bug.

Tout le monde a oublié que, dans les mois qui ont précédé le passage à l'an 2000, il était le penseur invité de la catastrophe : il annonça partout - livres, articles, débats, conférences, plateaux de télévision, articles, expositions à la Fondation Cartier, catalogues - que, tout étant désormais piloté par informatique, l'impéritie des programmeurs qui avaient oublié que le 31 décembre 1999 après minuit nous passerions au 1er janvier de l'an 2000 ( !) nous vaudrait des avions qui s'écraseraient, des bateaux qui rateraient l'entrée dans le port, des embouteillages monstrueux, des distributeurs de billets qui vomiraient leurs grosses coupures. Au matin de la nouvelle année, pas un seul distributeur de sous-préfecture n'a délivré de francs comme un cadeau de Noël un peu tardif... Nonobstant l'invalidation cruelle de sa théorie par les faits, la pensée catastrophiste de Paul Virilio fait toujours autorité en la matière.

La pensée du réel à partir de la peur concerne évidemment le nucléaire, un objet rarement considéré par le philosophes. Quand il l'est, par Karl Jaspers dans La bombe atomique est l'avenir de l'homme (1958), par Günther Anders dans La menace nucléaire (1981), sous-titré Considérations radicales sur l'âge atomique, ou par Glucksmann dans La force du vertige (1983), c'est dans la perspective polémologique de la guerre nucléaire, rarement dans celle de l'usage civil de cette énergie politique.

J'écris énergie politique, car elle fut décidée par le général de Gaulle selon des considérations politiques et nullement écologiques - un souci alors ultraminoritaire, même si, à cette époque, on pouvait lire Ellul ou Charbonneau, deux excellents philosophes injustement oubliés. Le chef de l'Etat, dont le credo, ici comme ailleurs, était la souverainté de la nation, voulait que la France ne dépende de personne en matière d'énergie. A défaut de pétrole, et dans la perspective de l'épuisement des énergies fossiles comme le charbon, le nucléaire offrait en pleine guerre froide une possibilité d'indépendance nationale en matière d'énergie civile. Avec la bombe atomique, le chef de l'Etat assurait également une position de force qui dissuadait les Américains ou les Soviétiques de songer à faire de la France une colonie ou une base arrière à leurs impérialismes. Revers de la médaille : l'indépendance de la France se payait tout de même d'une politique africaine cynique et machiavélienne - on ne trouve pas d'uranium dans le Cantal ou la Corrèze...

 

uranium 2

 

Hystérique. Le nucléaire civil permet le confort bourgeois auquel personne ne s'oppose, à droite comme à gauche, du moins tant qu'il s'agit de partis susceptibles de gouverner la France de façon réelle plus qu'idéologique. L'électricité nourrit les appareils domestiques qui simplifient la vie - la machine à laver au lieu du lavoir, le four au lieu de la cheminée, le radiateur au lieu du mirus, le néon au lieu de la bougie, le réfrigérateur au lieu du garde-manger... Elle alimente les instruments de communication - les batteries du téléphone portable, le secteur des ordinateurs, le transformateur des télévisions. Qui oserait aujourd'hui inviter à vivre sans électricité ? 

Dès lors, la question est simple : soit on refuse l'électricité et le problème de sa production nucléaire disparaît ; soit on est condamné à sa production. Et ses formes renouvelables ? Séduisantes, à la mode, dans le vent de l'écologie, certes, mais, semble-t-il, insuffisantes pour les besoins quotidiens et réguliers de notre consommation actuelle. Le photovoltaïque, la biomasse, l'éolien, l'hydraulique fonctionnent en appoint mais ne suffisent pas à répondre à la totalité du considérable besoin d'énergie de nos civilisations.

 Avec la catastrophe japonaise, la tentation est grande de renoncer à la raison, puis de convoquer l'émotion. Les images télévisées montrent le cataclysme en  boucle et les commentaires de prétendus experts mériteraient eux aussi d'être montrés en boucle, mais plus d'une journée : on verrait ainsi comment ceux qui, le jour même, écartent absolument la fusion du réacteur comme une vue de l'esprit nous expliquent auourd'hui qu'elle est possible, voir probable, avant qu'ils ne la commentent possiblement après coup en expliquant qu'elle était inévitable dès le premier jour... Le traitement médiatique de cette catastrophe est hystérique, incantatoire, acéphale - comment, par exemple, en commentant les images qui montraient l'étendue de la catastrophe, donc qui prouvaient l'hécatombe en vies humaines, le journaliste peut-il annoncer en même temps un bilan de dix-neuf morts, alourdi à vingt et un une heure plus tard?

Cette catastrophe n'est pas pensée par la classe politique en dehors de la politique politicienne. Les écologistes avancent leurs pions. Qui pourrait d'ailleurs leur en vouloir? La droite et la gauche de gouvernement qui soutiennent  la politique nucléaire française font des efets d'annonce, car eux aussi songent aux prochaines échéances électorales - en l'occurrence, les cantonales. Mais tout cela n'est jamais que torse bombé devant les caméras. On annonce des réunions, des vérifications, des tests, des commissions, mais une fois l'émotion passée, gageons que rien ne sera fait. Le restant du spectre politique qui n'arrive jamais au pouvoir peut se permettre de jouer la carte de l'éthique de conviction sans souci de l'éthique de responsabilité : il suffit dès lors d'arrêter tout de suite les centrales et de se mettre aux énergies renouvelables demain matin...

 

tele.jpgjapon nuclaeaire

 

Impéritie. Or il nous faut penser en dehors des émotions. La catastrophe fait partie du monde. Catastrophe mythologique et religieuse si l'on y croit (Adam et Eve chassés du paradis originel, le Déluge, la destruction de Sodome et Gomorrhe, les plaies d'Egypte) ou, plus sérieusement, catastrophe naturelle (la chute d'une météorite qui détruit les dinosaures, l'engloutissement de l'Atlantide, Pompéi rayé de la carte par l'éruption du Vésuve, le tremblement de terre de Lisbonne suivi d'un raz de marée, les tremblements de terre de San Francisco ou plus récemment d'Haïti...), on ne peut pas grand-chose contre elles. En revanche, on peut lutter contre les catastrophes culturelles, autrement dit celles dont la responsabilité totale incombe aux hommes (massacres, dictatures, tyrannies, génocides, guerres, pollutions massives, etc.).

Ce qui a lieu au Japon relève d'abord de la catastrophe naturelle, rappelons-le : une catastrophe géomorphologique explicable par la tectonique des plaques, suivie par une conséquence, un raz de marée consécutif au déplacement de ces plaques. Cette vague scélérate ne procède pas des hommes, mais de la nature. Que celle-ci endommage tout ce qui se trouve sur son passage, y compris des centrales nucléaires, rien que de très normal... Les lois de la nature sont connues depuis longtemps et seule leur ignorance par une poignée d'hommes a provoqué ce qui a eu lieu. Cette ignorance en fait ensuite une catastrophe culturelle.

En effet, nul n'ignore que le Japon, se trouvant à la confluence de plusieurs plaques, est un lieu sismique du globe par excellence. Dès lors, le problème est moins le nucléaire que l'impéritie des Japonais, qui, sachant leur pays sujet aux tremblements de terre, donc aux tsunamis qui les accompagnent quand l'épicentre est en mer près des côtes, ont tout de même construit des centrales nucléaires bien qu'ils sachent possible, pensable, sinon probable, le fameux Big One qui détruirait le pays tout entier.

Le Japon et les Japonais ont fait prendre des risques considérables à l'humanité et à la planète. Si l'on construit ses villes au pied d'un volcan, il ne faut pas s'étonner un jour qu'elles disparaissent sous la lave et sous la cendre. Si l'on bâti 17 centrales nucléaires, pour un total de 55 réacteurs, dans un pays quotidiennement suet aux secousses sismiques, il faut bien que cette catastrophe naturelle inévitable soit amplifiée par la catastrophe culturelle évitable qu'est la multiplication de ces bombes atomiques japonaises potentielles...

La question semble moins pour ou contre nucléaire que pour ou contre les pleins pouvoirs à ceux qui transforment les centrales nucléaires en occasions de bénéfices et de profits considérables, en instruments à fonctionements paramilitaire, en vestibules au marché du nucléaire militaire et en bombes atomiques potentielles placées à l'entrée des villes où le peuple vit, aime et travaille.

Ici, comme ailleurs, il est temps que, comme avec la diplomatie et la politique étrangère qui échappent au pouvoir du peuple, les élites rendent des comptes aux citoyens. Le nucléaire ne doit pas être remis en question dans son être mais dans son fonctionnement : il doit cesser d'être un reliquat monarchique pour devenir une affaire républicaine. La technocratie supplante souvent la démocratie. Un an avant la présidentielle, les candidats potentiels seraient bien inspirés de proposer leurs visions des choses quant à la restitution au peuple de ce qui lui appartient : la souveraineté... Car, sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres, notre démocratie est une catastrophe..."

Michel Onfray    

  

   Ewa - constance - marc 

 

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commentaires

constance 01/04/2011 21:30



Tu vois, j'arrive. Aujourd'hui, j'ai fait le contraire, d'abord les messages (enfin, j'avoue un peu à l'arrache, repas sur le clavier de l'ordi) ensuite les liens (le tien et celui de Marc). Je
partage ton avis sur le nucléaire mais comme je l'ai déjà dit, crois-tu que nous allons "vouloir" diminuer notre conso d'énergie ? Allons-nous choisir moins de confort, moins de technologies
? Car où trouver de quoi nourrir notre appétit énergétique. Et que les écolos ne me fassent pas rire, ce qu'il faut c'est une fracture, un choc parce que sans cela la révolte des "toujours plus"
va gronder même si c'est le peuple qui, un jour, les met au pouvoir.


 


On commence pas un peu tôt à campagne des présidentielles ? Attention, la séduction, et les promesses qui vont avec, pointe son nez...



Ewa 01/04/2011 15:49



Comme je suis une "suiveuse" têtue et coriace,  j’ai essayé de suivre la pensée de Michel Onfray jusqu’au bout. C’est pour ça que j‘ai construit une hypothèse. 


 


Supposons que la gestion de l’énergie nucléaire se trouve sous le pouvoir des peuples très sages partout dans le monde, soumise aux contrôles les plus stricts; que les centrales atomiques ne sont
plus construites sur la terre qui craque, chancelle et se fâche; que le problème des terroristes, qui aiment bien s’écraser avec leurs avions contre les objets inattendus, est enfin résolu; et
qu’aucune météorite n’ose jamais s’y hasarder.


 


Tous ces miracles accomplis, il reste encore un petit problème à résoudre. Le réacteur nucléaire a une durée de vie limitée mais il ne veut pas mourir proprement comme chacun d’entre nous. Ce
monstre s’accroche à la vie et tant pis pour la terre entière! Il faut le désactiver, achever, enbetonner. Et malgré tout, son pouvoir de nuisance radioactive reste quasi illimité : 300 ans pour
le césium, 24000 ans pour le plutonium, 4,5 milliards d’années pour l’uranium.


 


Alors, quand Michel Onfray dit que le nucléaire ne doit pas être remis en question dans son être mais dans son fonctionnement - je ne le suis plus…


Et peut-être la solution « Pour moi c’est Eva »? ;~) 


http://www.lepost.fr/article/2011/03/31/2452057_pour-moi-c-est-eva.html#xtor=EPR-344-[NL_1144]-20110401



constance 30/03/2011 22:30



Ewa, et si ça ne lui passait pas ?


 


En ouvrant les yeux, mes premières pensées iront à toi.



constance 30/03/2011 22:24



Voilà, maintenant j'ai peur. La peur ne servant à rien sinon à prendre conscience d'un danger, faut le dire : on est en danger. Qu'est-ce que j'ai entendu ce soir ? Que le risque calculé
nucléaire ne peut pas exister, que l'énergie pour tous est une utopie et que la notion de service public terminée, que les sociétés privées font peu cas de leurs employés, encore moins du
citoyen. Les hommes et femmes qui travaillent pour le nucléaire sont des sous-traitants considérés comme dommages collatéraux, que la sacrifice y est quotidien. Au sein du nucléaire, l'Homme est
ignoré.


 


Bon, les mecs, maintenant je vais dormir. Mais demain, Marc, j'irai faire un tour du côté de chez France Culture.



marc 30/03/2011 22:02



comment ? selon onfray la diplomatie internationale bien organisee permettrait de resoudre ce probleme


un peu utopique  mais pourquoi pas ? quelle est  l’autre solution ?


j’ai entendu que vous n’avez rien a faire ce soir les filles alors voici encore un lien audio


http://www.franceculture.com/dossier-apocalypse-au-japon.html



Ewa 30/03/2011 21:04



Mais tu es folle ou quoi, ma belle? Réponds à mon message de ce matin d’abord et laisse tomber les liens d’Archange! La catastrophe nucléaire le met en colère, rien de plus normal. Je connais ça,
moi aussi ;~) ; ça passera, n’est-ce pas, cher Archange? 



constance 30/03/2011 20:51



L'Homme étant ce qu'il est, il me paraît difficile de croire que nous allons, tous ensemble et cela d'un comme un accord, diminuer volontairement notre demande énergétique. J'ai l'impression
que quelque soit les nouveaux désirs créés nous ne sommes pas plus heureux mais au contraire toujours plus enfermés.


 


Je préfère avoir vu avant d'en parler, je vais donc regarder ce que notre archange en colère nous recommande (justement j'avais rien à faire ce soir, p-ê à répondre à des messages...tant pis
faut faire des choix :) et reviendrai faire un petit tour ici.



Ewa 30/03/2011 19:43



Votre sainte colère est justifiée et m‘arrange bien, Archange. Vous tombez du ciel au bon moment. Comme personne ne s’aventurait ici, je craignais qu’il fallût y aller en guerrière, seule, à
contre-courant, comme d’habitude…, eh bah non ;~).


 


Que les médias et les journalistes se nourrissent de toutes sortes de catastrophes et de faits divers - ce n’est pas un secret pour personne depuis longtemps. Que certains journalistes s’en
offusquent et semblent ne pas être au courant - ça fait franchement sourire.


 


Je suis parfaitement d’accord avec Michel Onfray quand il dit (comme les écologistes d’ailleurs) que cette prétendue indépendance énergétique de la France est  illusoire à cause de la
nécessité de l’importation de l’uranium; que nous subissons un lavage de cerveau « grâce au » traitement hystérique des informations et que toutes les promesses politiciennes de changement dans
le domaine du nucléaire ne sont que des effets d’annonce : une fois l’émotion retombée, tout redeviendra comme avant.  .


 


En revanche, quand il affirme en conclusion que le nucléaire ne doit pas être remis en question dans son être mais dans son fonctionnement - je commence à avoir des doutes.
Comment redonner aux peuples le pouvoir, le contrôle de l’énergie atomique confisqué jusqu’à maintenant par les élites dirigeantes? Le
fonctionnement de l’industrie atomique est déjà compliqué et opaque dans les pays « développés » et démocratiques comme le Japon et la France, alors comment contrôler le nucléaire dans les pays
dirigés par les tyrans, les fous d’Allah et les autres?



archange en colère 30/03/2011 15:00



à voir, pour comprendre un peu mieux la marchandisation de l'énergie électrique. voir quelles sont les variables d'ajustement.


http://www.arte.tv/fr/3771746.html


Bien sûr que ça fait réagir, mais c'est pas que le nucléaire. C'est aussi la façon dont on confisque le pouvoir du peuple (cf. la fin de l'article qui le dit tellement mieux que je ne le
pourrais). Et dire que 53% des Français votants ont mis le Naboléon au pouvoir.



Ewa 29/03/2011 10:43



Frédéric, nous étions obligés de supprimer l’ancien article (et les trois coms, dont le votre) car il a fait un bug sur notre blog ( les liens en bleu). On vous invite donc, si vous voulez bien,
de récrire votre message et laisser le lien de votre blog.


Amicalement,



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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