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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 18:23

 

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

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24/ UNE LESBIENNE INAUTHENTIQUE - 23.08.2012

Simone de Beauvoir et « Le deuxième sexe » 

- un portrait d’une lesbienne inauthentique 

- « Le deuxième sexe » - un grand livre!

 

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La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~) 

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).

  

 SYNOPSIS


1/. L’ENFER, C’EST LE MALE

a) Toute intersubjectivité est violente  · Y compris la sexualité  · Assujettissement violent  · Appropriation agressive  · Domination masculine/servitude féminine

b) L’homme veut la délivrance après le rut  · La femme, une satisfaction subtile et mentale

c) Toute pénétration est présentée comme un viol (II.131).  · Elle enferme l’homme dans un paradoxe :  - Soit il est brutal, incompétent : D’où la frigidité de la femme  - Soit il est habile, fait jouir sa partenaire : Alors il la domine, en fait sa chose...

d) Ontologiquement condamné à mort :  · Le mâle n’a le choix qu’entre :  - Le viol brutal  - Le viol habile.


2/. L’INTERSUBJECTIVITE SEXUELLE IDEALE

a) « Une réciproque générosité de corps et d’âme » (II.168)  · Quid de l’âme chez cette athée ?

b) Elle supposerait « désir et respect » (II.167)  · Amour et délicatesse  · Un érotisme moins soucieux de performance physique  - que de voluptés construites à deux  · Une conscience de l’union des corps dans leur séparation  · Une chair convoitée comme liberté reconnue  · Une reconnaissance réciproque dans laquelle « l’altérité n’a plus un caractère hostile » (II.167).

c) Ces conditions sont réunies dans le lesbianisme  · Elle le connaîtra  · Elle niera l’avoir connu.


conf 2012 simone de beauvoir et femme nue


3/. LA HAINE DU CORPS

a) Lesbienne inauthentique = homosexuelle honteuse

b) Parle de « la misère originelle d’être corps » (I.114).

c) Chair féminine décrite du foetus au tombeau :  · La matrice est un tombeau  · L’embryon y est glaireux  - Ressemble à une « gélatine tremblante »  - Manifeste « la molle viscosité des charognes » (I.239)  · Découverte des menstruations : « Cette odeur fade et croupie qui monte d’elle-même – odeur de marécage, de violettes fanées » (II.64).  · Les sécrétions sexuelles :  - « Si la chair suinte – comme suinte un vieux mur ou un cadavre – il semble non qu’elle émette du liquide mais qu’elle se liquéfie : c’est un processus de décomposition qui fait horreur. Le rut féminin, c’est la molle palpitation d’un coquillage » (II.148).  - File la métaphore du marécage dans lequel on s’enlise  - La femme « guette comme une plante carnivore, le marécage où insectes et enfants s’enlisent ; elle est succion, ventouse, humeuse (Michel Onfray : qui a le caractère de l’humus), elle est poix et glu, un appel immobile, insinuant et visqueux » (II.148).  · Les femmes souffrent de salpingites, de fausses métrites  - Leurs muqueuses utérines sont saturées « de corps jaunes » (I.67).  · A la ménopause, la graisse envahit le corps (I.68).

d) Démarque les conceptions sartriennes du corps et de la chair :  · Dans L’être et le néant, la chair est :  - Facticité, contingence, pure facticité  - Glaireux, poisseux, visqueux, mou, gluant  - Parle du contenu flasque d’un coquillage

e) La cérémonie des adieux :  · Sartre parle de « la vraie vie (sic) où on n’a pas besoin d’un corps » (520).

f) Sartre & Beauvoir : deux grands cerveaux encombrés par leurs corps  · Maltraités avec : tabac, amphétamines, alcool, nuits courtes, hygiène défaillante...


conf 2012 beauvoir sarter sylvie le bon 1977


4/. SARTRE ET BEAUVOIR : « UNE FRATERNITE ABSOLUE »

a) Relation cérébrale torride...

b) Rencontre à l’été 1929 au jardin du Luxembourg  · Mémoires d’une jeune fille rangée :  · Elle défend sa « morale pluraliste » pendant 3 heures  · Sartre bataille contre elle (cf. Lutte des consciences de soi opposées)  · « C’était la première fois de ma vie que je me sentais intellectuellement dominée par quelqu’un ».  · Parlant de Sartre : « Je me mesurais à lui et dans nos discussions je ne faisais pas le poids » (488)  · Prétend qu’elle n’est pas faite pour la création philosophique  · Qu’elle laisse à Sartre  · Ecrit qu’elle se met au service de Sartre dans son projet de devenir célèbre.

c) Passe l’agrégation  · Le jury hésite devant la jeunesse de Beauvoir

d) Gandillac : ne peuvent choisir ex-aequo  · Préfèrent le mâle normalien...  · Juin 1998, Gandillac : « La » philosophe, c’était elle,  · Mais « elle a accepté que le grand homme, le philosophe, ce soit lui » (Sartre) (Galster, 28).  · Ajoute que Sartre et Beauvoir eurent une relation de travail :  · « Je crois qu’en fin de compte son oeuvre à lui était pour eux la chose la plus importante ».  · 2 ans 1/2 plus jeune que Sartre, elle est classée 2ème  · L’un des 3 sujets : « Liberté et contingence »  · L’un et l’autre n’ont cessé, leur vie durant, de répondre à cette question

e) Le père de Beauvoir lui avait dit : « tu as un cerveau d’homme »  · Elle s’évertua sa vie durant à lui donner raison  · Sa relation avec Sartre est placée sous le signe du cerveau

f) Lettre à Nelson Algren :   « J’avais 22 ans et lui 25, je lui donnai avec enthousiasme ma vie et moi-même. Il fut le premier homme avec lequel je couchai, aucun auparavant ne m’avait même embrassée. Depuis longtemps nos existences se confondent, et je vous ai dit déjà à quel point je suis liée à lui, par un amour cependant qui se rapprocherait plutôt d’une fraternité absolue  – sexuellement, ce ne fut pas une parfaite réussite, essentiellement à cause de lui, il n’est pas passionné par la sexualité. C’est un homme chaleureux, vivant, en tout sauf au lit. J’en eus vite l’intuition, malgré mon manque d’expérience, et peu à peu, ça nous a paru inutile, voire indécent de continuer à coucher ensemble. Nous abandonnâmes au bout d’à peu près huit ou dix ans peu couronnés de succès dans ce domaine » (Lettres à Nelson Algren, 218).

g) La cérémonie des adieux :  · Sartre : « J’étais plutôt un masturbateur de femmes qu’un coïteur » (385).  · Indifférent à la relation sexuelle  · Avoue n’y prendre qu’un petit plaisir  · Jamais d’orgasmes dignes de ce nom  · Ignore ce que signifie s’abandonner

h) Décembre 1970, à propos de Beauvoir, Sartre dit à Gerassi : « Elle couchait avec Maheu, mais c’est nos esprits qui avaient de vrais rapports. Nous sommes tombés amoureux de notre intuition réciproque, de notre imagination, de notre créativité, nos perceptions » (Gerassi, 72).

i) Le couple fut donc un couple de papier  · Les amours nécessaires : le cerveau de deux agrégés  · Les amours contingentes : le reste du corps, chacun dans leurs coins libidineux.


5/. L’HETEROSEXUALITE EST VIOLENCE

a) A Algren (dimanche 8 août 1948) :  · « Sartre et Bost mis à part, j’ai, trois fois dans ma vie, passé une seule nuit avec des hommes » (219)  · Soit 6 hommes dans une vie de femme de 40 ans  · Voilà l’expérience sexuelle de la femme qui publie Le deuxième sexe.

b) Pense l’hétérosexualité sur le mode de la violence :  · Que veut l’homme avec la femme ? La dominer.  · L’amant avec sa partenaire ? La pénétrer, la violenter.  · Le mari avec sa femme ? L’asservir, la chosifier.  · Le mâle avec la femelle ? La posséder.  · Le fiancé avec sa promise ? La circonvenir.  · L’époux avec son épouse ? La tromper.

c) Que veulent, en matière de relation sexuée :  · La mère avec l’enfant ? Le dominer, l’assujettir.  · La mère et sa fille ? La « mater » (II.334).  · La belle-mère et sa bru ? La court-circuiter (II.414).  · La mère ménopausée avec son fils ? Le cannibaliser (II.410).  · Seule l’homosexualité féminine échappe à cette logique belliqueuse.

d) Un chapitre consacré à « La lesbienne » dans Le deuxième sexe

conf 2012 Simone de Beauvoir, 1952 miroirChapitre osé en 1948  · Une lesbienne est normalement constituée  · Pas de dérèglement hormonal  · Pas de malformation congénitale  · N’est pas un hermaphrodite  · Pas de déterminisme psychique  · Critique :  A. Les thèses freudiennes :  - Absence de pénis  B. Les thèses adlériennes :  - L’infériorité d’organe  - Négation de la mutilation  - Affirmation compensatoire d’une virilité  · Contre l’existentialisme, elle écrit :  - « Si l’on invoque la nature, on peut dire que naturellement toute femme est homosexuelle » (II.173).  - Car elle se veut sujet alors que la culture masculine les construit comme objets  - Cette tension entre son désir subjectif et le pouvoir objectivant des hommes se trouve résolue dans l’homosexualité où sa partenaire femme ne lui demande pas d’être objet  - Mais sujet

e) Le lesbianisme : la seule façon d’échapper à la lutte des consciences de soi opposées  · Pour les femmes, c’est « avec (l’homosexualité) que les rapports sont libres, gratuits, qu’ils peuvent donc être voulus » (II.385)  · Dans le lit où sont deux femmes il n’y a pas domination/servitude  · Mais projet, choix, vouloir libre, authenticité  · Comme dans l’existentialisme, et avec lui, par lui  · Le lesbianisme est un humanisme

f) Le lesbianisme :  · Assomption et non refus de la féminité  · Refus de la passivité imposée par l’homme  · Choix de l’activité fondatrice de subjectivité  · Abolit la séparation  · S’exerce dans une configuration amoureuse et libidinale qui exclut la lutte, la violence, la victoire ou la défaite  · Vit de l’exacte réciprocité, chacun étant alternativement sujet et objet, souveraine et esclave  · Orgueil de n’obéir à aucun maître  · Se pratique en dehors de l’institution, contre elle-même,  · Dès lors, il est plus sincère que l’hétérosexualité  · Dure bien après la période sexuelle qui, dans l’hétérosexualité, marque la fin de l’histoire.

g) Le lesbianisme :  · Un moment naturel dans le développement des femmes  · La jeune fille redoute :  - La pénétration du mâle,  - La domination masculine,  - Le corps des hommes  - Les assauts de la virilité  · Elle se sent naturellement portée vers une relation avec sa semblable qui ne lui infligera aucun dommage :  · « En presque toute jeune fille, avons-nous dit, il y a des tendances homosexuelles : les étreintes souvent maladroites du mari ne les effacent pas ; de là vient cette douceur sensuelle que la femme connaît auprès de ses semblables et qui n’a pas d’équivalent chez les hommes » (II.362).  · Hétérosexualité = viol : « C’est par le vagin que la femme est pénétrée et fécondée ; il ne devient un centre érotique que par l’intervention du mâle et celle-ci constitue toujours (sic) une sorte de viol » (II.131)  · Lesbianisme = bonheur : « Entre femmes, l’amour est contemplation » (II.184).

 

6/. UNE DENEGATION PERMANENTE

· Beauvoir célèbre théoriquement le lesbianisme  · Mais refuse toute sa vie de dire qu’elle l’a été

1. Septembre 1966, entretien au Japon  · Interrogation sur les progrès de l’homosexualité dans le monde  · Asabuki Tomiko pour un mensuel de jeunes filles « Mademoiselle » :  · L’homosexualité : une simple perversion ? Ou non ?  · « Vous me posez une question difficile à laquelle je ne peux répondre pour l’instant. Pour le faire il faudrait se livrer à des recherches en profondeur, tant sociologiques que psychologiques. Il est sûr que l’homosexualité est une perversion de la nature humaine, mais sa progression résulte sans doute de causes plus profondes ».  · Sartre est surpris  · Or Beauvoir a souvent pris position sans se documenter  · Elle a travaillé sur ce sujet

2. Septembre 1982, Alice Schwarzer :  · « Lorsque vous évoquez votre sexualité, il n’est jamais question que d’hommes. Vous n’avez jamais eu de relations amoureuses avec une femme ? ».  · Réponse de Simone de Beauvoir qui, à cette époque, vit avec Sylvie Le Bon :  · « Non, jamais. J’ai toujours eu de très grandes amitiés avec les femmes. Très tendres, parfois même avec une tendresse caressante. Mais ça n’a jamais éveillé en moi de passion érotique » (118).

3. Le 7 mars 1986, Deirdre Bair aborde franchement la question.  · Réponse de Beauvoir :  · « C’est exact, j’embrasse les femmes sur la bouche. Je les serre contre moi et parfois nous nous caressons les seins. Mais il ne se passe jamais rien plus bas ».  · Sa biographe lui demande ce qu’elle entend par plus bas : « Elle m’expliqua, avec bien des circonvolutions, des ambiguïtés, en rougissant beaucoup et en bégayant, que, puisqu’elle affirmait n’avoir aucune activité génitale avec les femmes, personne ne pouvait la qualifier de lesbienne. La suite de la conversation fit apparaître qu’elle conservait les idées de son milieu en matière de sexualité, vestiges de son éducation catholique rigide. Elle estimait, reconnut-elle, que toute activité sexuelle autre que la « position du missionnaire » était « perverse », et que, même si elle s’y était parfois livrée, ce n’avait jamais été avec des femmes, et voilà pourquoi, répéta-t-elle plusieurs fois avec véhémence (sic), on ne pouvait la qualifier de lesbienne ».  · Pour ce que nous savons, excluons Zaza faute de preuves, il y eut :  · Olga Kosakievicz, Bianca Lamblin, Nathalie Sorokine, Natacha Moffat, Sylvie Le Bon, « et plusieurs autres femmes » (Bair, 802).

4. Bianca Lamblin, Mémoires d’une jeune fille dérangée  a) Relations entre Beauvoir, son professeur, et elle, son élève (17 ans)  · Entre mars 1938 et février 1040.  b) Beauvoir ne connaît pas la retenue au lit :  · « Nous avions peu à peu renouvelé nos rapports physiques, qui me donnaient beaucoup de plaisir et me captivaient. Elle avait, contrairement à Sartre, une capacité d’abandon réconfortante » (59).  · Lamblin écrit après que Beauvoir et Deirdre Bair aient publiés des textes qui la mettaient en cause  c) Juin 43, la mère de Bianca porte plainte  · Relation orageuse  · Echangent des coups  · Beauvoir l’implique dans un trio avec Sartre, puis la jette  d) Cette histoire de détournement de mineur lui vaut une radiation par Vichy  · Radiation qui devient fait de résistance sous sa plume  e) À propos de ses élèves qui tombaient amoureuses d’elle au lycée, elle écrit : « Ce qui ne m’a pas toujours déplu, trois ou quatre fois même je me suis laissé prendre au point d’en arriver à me conduire très (sic) mal ; il en a découlé des histoires infinies car si pour moi c’était plaisant, mais sans véritable importance, pour ces filles, au moins pendant un temps, ça en avait une considérable, et je devais les manier avec précaution » (Lettres à Nelson Algren, 142).


conf 2012 beauvoir tous les âges


CONCLUSION GENERALE :

LE DEUXIEME SEXE : UN GRAND LIVRE

1. Un grand livre :  a) Excellence de la phénoménologie de la condition féminine  b) Description juste de l’aliénation des femmes par les hommes  c) Terrible démontage des mécanismes de la domination masculine  d) Description de la vie mutilée que notre civilisation offre sans autre choix aux femmes  e) Négation de l’existence d’un instinct maternel  f) Affirmation que les femmes ne se déterminent pas par la seule maternité  g) Dissociation de l’amour, de la sexualité, de la procréation, de la cohabitation  h) Invitation à ce que chacun crée sa formule  i) Théorie de la réappropriation de leur corps avec la contraception et l’avortement  j) L’homosexualité l’une des modalités possibles de l’intersubjectivité sexuée et sexuelle en dehors de toute morale  k) Les effets induits dans la vie de millions de femmes au quotidien  l) Ce livre reste un Traité du combat pour les femmes menacées par toutes sortes d’idéologies – entre autres, le capitalisme

2. Contre le judéo-christianisme :  · Les femmes, les épouses, les mères

3. Pour le marxisme :  · « C’est de la révolution que viendra l’émancipation des femmes » (II.214).  · Et non d’un féminisme séparé des luttes sociales  · Lucide, elle voit dans l’URSS un double mouvement :  A. La révolution de 1917 : progrès  - Légalisation de l’avortement  - Simplification de la contraception,  - Politique d’éducation sexuelle  - Facilitation du divorce  B. Tournant réactionnaire après-guerre :  - A cause de la démographie  - Retour à la femme épouse et mère  - Production d’enfants en quantité pour grandeur et prospérité du pays du socialisme réel

4. Contre l’islam : une religion fondamentalement misogyne : « La religion qui s’est créée au moment où le peuple arabe était guerrier et conquérant a affiché pour la femme le plus total mépris. « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu leur a donné la prééminence et aussi parce qu’ils dotent les femmes », dit le Koran ; elle n’a jamais détenu ni pouvoir réel ni prestige mystique » (I.136).   · Contre le voile  · Contre le travail manuel des femmes  · Contre leur soumission aux hommes  · Contre leur réduction à la cuisinière, au tissage, aux enfants  · Contre leur mise à l’écart du monde que les mâles se réservent.  · La civilisation préislamique des Bédouines a donné aux femmes une place nettement plus importante que le Koran (I.119).  · Critique dans Tout compte fait (1972) de ce que l’islam a fait de l’Algérie

5. Ni capitalisme, ni soviétisme, ni islam  · Mais laïcité : égalité dans la différence  · Faire renaître la « fraternité » (II.573) entre les deux sexes  · Table sur une « évolution progressive » (II.570)  · En mai 1981, elle appelle à voter Mitterrand...

6. En dehors de toute construction sociale :  · Il existe deux mondes sensibles érotiques, sensuels, sexuels  · Maintenir « les différences dans l’égalité » (II.576)

7. Son couple fut un essai non réussi d’intersubjectivité sexuée et sexuelle postchrétienne  · On peut se focaliser sur l’échec  · Ou interroger les raisons de cet insuccès  · Et saluer l’essai  · Nul n’est tenu de réussir tout ce qu’il entreprend  · Leur couple morganatique est le produit de leur temps  · Ils nous montrent ce qu’il ne faut pas faire  · Une autre façon de nous montrer ce qu’il faut faire...


BIBLIOGRAPHIE

  • Francis Jeanson, Simone de Beauvoir ou l'entreprise de vivre, Seuil
  • Catherine Rodgers, Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Un héritage admiré et controversé, L'Harmattan
  • Michel Kail, Simone de Beauvoir philosophe, puf
  • Jacques J. Zephir, Le néo-féminisme de Simone de Beauvoir, Denoël/Gonthier
  • Simone de Beauvoir et la lutte des femmes, L'Arc

______________

Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 



Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

Et si vous utilisiez votre esprit critique envers tout le monde sans exception comme nous l’apprend si bien Michel Onfray… Vous pouvez donc vous abonner aux podcasts des conférences sur le site de France Culture (j’ai inséré le lien dans le titre de la conférence), les enregistrer tout à fait légalement et conserver dans vos documents dans votre ordi, transférer sur la clé USB, graver… Vous pouvez ensuite les prêter à des amis, envoyer  par courriel… Se débrouiller, s’entraider, créer des micro-résistances… Ça vous dit quelque chose? … 

Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

Ewa  - anarchiste anonyme, en association avec l’arrière-grand-père Démocrite, des pervers hérétiques freudiens et des consciences réfractaires

 

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commentaires

Laura 04/06/2014 11:02


Bonjour, 


Je pense le tabou crée l'interdit et l'interdit crée la frustration. L'orientation sexuel ne devrait pas constituer un tabou pour les homosexuels notamment les lesbiennes. Dommage pour celles qui
ont vécu cela. De nos jours, on est plus libre, même pour acheter un gode http://www.loveandmag.com/2013/04/09/comment-utiliser-un-gode-double/ , on n ese cache plus. 

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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