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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 18:12

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

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12/ CAMUS, L’ANTI-SARTRE - 07.08.2012

1. Les attaques de la part des sartriens contre Albert Camus

2. Les erreurs politiques de Sartre

3. Le trajet « impeccable » de Camus

 

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La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~) 

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).

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SYNOPSIS


1/. DETRUIRE UNE LEGENDE SARTRIENNE

a) « Philosophe pour classes terminales »  · Incapable de lire ou comprendre les philosophes  · Romancier qui philosophe, littéraire dans ses romans  · Social-démocrate mendésiste  · Penseur des petits blancs · Philosophe du colonialisme

b) Le dispositif anti-Camus :  1) Mi-août 1952, Les Temps Modernes : compte-rendu de  L’Homme révolté  · Livre paru le 18 octobre 1951,  · Compte-rendu 7 mois plus tard par Jeanson : « Camus ou l’âme révoltée »  · Le livre a plu à la droite ? C’est donc un livre de droite  · Camus : si la vérité devait être de droite, je serais de droite    2) Procès de l’intelligentsia parisienne contre le fils de pauvre  · L’héritier Sartre et « Les mots » · Pour les Normaliens, Camus n’est pas philosophe   3) Camus réduit au moralisme :  · C’était passer sous silence la dimension libertaire du livre :  · Varlet, Proudhon, anarcho-syndicalisme, Bakounine, confédération  · La Première Internationale et le putsch marxiste  · La Confédération Nationale du travail en Espagne   4) On lui reproche son style   5) On passe sous silence son combat anticolonial depuis 1939, « Misère dans la Kabylie »

c) Evitement du débat :  1) Le marxisme, religion de l’histoire ?  2) La dialectique justifie les camps ?  3) Le marxisme-léninisme horizon indépassable de la gauche ?  4) Le réel a donné tort aux prophéties de Marx  5) Contre « le socialisme concentrationnaire », pour « le socialisme libertaire »

conf 2012 sartre-et-camus. chien

 

2/. LES RAISONS DE LA HAINE DE SARTRE

Erreurs politiques :

1) Montée du nazisme :  · Décembre 1970, à Gerassi : « (En 1933) j’ai passé une année formidable (en Allemagne). Je n’ai pas compris la signification du défilé des nazis au pas de l’oie sur la Ku’damn soit. Mais la plupart des berlinois que je connaissais les prenaient à la rigolade, comme moi »

2) Italie mussolinienne :  · 1933 : à Gerassi qui, parlant de son propre père, lui dit : « Au moment où Fernando combattait les fascistes en Espagne, vous êtes parti avec le Castor visiter l’Italie fasciste, et de là vous avez écrit, non pas sur Mussolini mais sur la mortadelle succulente que vous mangiez ».  · Sartre répond : « Eh ben, heureusement que la plupart des journalistes qui font les interviews ne sont pas si rentre dedans – à moins qu’ils ne s’informent pas » (87).  · Dans La force de l’âge, Beauvoir écrit : « Cette année-là Mussolini avait organisé à Rome une « exposition fasciste » et, pour y attirer les touristes étrangers, les chemins de fer italiens leur consentaient une réduction de 70%. Nous en profitâmes sans scrupules » (160).  · Pour valider les billets à prix réduits, Sartre & Beauvoir visitent l’exposition fasciste qui exhibe les matraques et les revolvers des fascistes morts au combat.

3) Front Populaire :  · N’ont pas voté, regardent passer les manifestations dans la rue  · Mai 1971, à Gerassi : « Les rassemblements, les défilés, les manifestations, tout ça c’étaient des actions que nous approuvions, mais ce n’était pas notre truc ; vous comprenez, le Front Populaire était un soulèvement ouvrier, et nous avions beau être totalement de leur côté, nous n’étions pas des ouvriers, donc si nous prenions part à leur machin (sic), c’était en qualité d’étrangers. Les ouvriers occupaient les usines. J’étais censé faire quoi, occuper mon bureau ? Autrement dit, ma table de travail... » (165).

4) Munichois :

a) Mémoires d’Aron :  · « Le conformisme va si loin que Sartre, dans Le Sursis, présente tous les munichois comme des « salauds », alors que lui-même, par pacifisme, approuva l’accord des Quatre » (205).

b) La Force de l’âge de Beauvoir :  · « Le pacte de Munich fut signé : je n’éprouvai pas le moindre scrupule à m’en réjouir. Il me semblait avoir échappé à la mort, et pour l’éternité. Il y avait même dans mon soulagement quelque chose de triomphant » (345).

5) Défenseur du pacte germano-soviétique :  « Je n’avais pas d’objections contre ça en soi – après tout, à Munich, les puissances occidentales avaient abandonné la Russie. Il était évident que le prochain geste de Hitler serait de s’attaquer à la Pologne. Il avait obtenu les Sudètes sans coup férir. Il était évident qu’il avait des vues sur la Pologne, et Staline avait de bonnes raisons de penser que l’Ouest le laisserait s’en emparer. Il fallait donc qu’il s’y prépare » (171).

6) Prisonnier libéré se disant évadé :  · Mobilisé comme météorologue en Alsace  · 1940 : prisonnier en Lorraine, stalag en Allemagne  · 7 mois de détention : lit la Bible, Heidegger  · Rédige « Bariona » et la met en scène :  - Des juifs pouilleux sont mis en scène derrière des barbelés, rires des soldats allemands (Gilbert Joseph, 90).  · Nourri, chauffé, traitement de faveur comme interprète  · Planqué (Beauvoir, 484) à l’infirmerie  · Libéré officiellement par les nazis en 1941 :  - Prétend avoir simulé la maladie  · Selon Gilbert Joseph rapportant le propos de camarades de chambrée :   - Remerciements pour sa pièce  - Ou intervention de Drieu La Rochelle  · Beauvoir parle d’une « évasion »

7) Publie dans la presse collaborationniste en 1941 et en avril 1944 :

A./ Une Résistance fictive :

a) Beauvoir invente une résistance fictive : tracts, projets de constitution...  · Bulletin clandestin de « Socialisme et liberté »  · Aucune trace dans le « Catalogue des périodiques clandestins diffusés en France de 1939 à 1945 » publié par la Bibliothèque Nationale

b) Auteur de cinq volumes d’une Histoire de la Résistance, Henri Noguères écrit à Gilbert Joseph :  · « En une vingtaine d’années consacrées à des recherches et à des travaux sur l’histoire de la Résistance en France, je n’ai jamais rencontré Sartre ou Beauvoir ».  · A Simone de Beauvoir dans La cérémonie des adieux : Sartre explique pourquoi il avait accepté un prix littéraire décerné en Italie :  · « C’était un prix qui était lié à la résistance. Je l’ai eu ; Dieu sait pourtant la résistance que j’ai faite... j’étais résistant, je voyais des résistants, mais elle ne m’a pas coûté grand-chose » (322)

B./ Une « collaboration » réelle :  Ecrit dans Comoedia, le 21 juin 1941 :

1) Selon Beauvoir, n’écrit qu’une fois : « elle fut aussi la dernière car, une fois le numéro sorti, Sartre réalisa que Comoedia était moins indépendant que ne l’avait dit, et sans doute espéré, Delange » (498), le directeur.  · Textes antisémites publiés dans ce même numéro

2) Dans les faits :   

 a. Ecrit une deuxième fois le 5 février 1944 (4 mois avant le débarquement) · Un Hommage à Jean Giraudoux qui vient de mourir   

 b. Qui est Giraudoux ?  · L’ami du Ministre des Affaires étrangères du III° Reich  · Le Commissaire à l’information du régime de Vichy  · L’auteur d’un « Pleins pouvoirs » (1939) qui éructe contre le métissage  · Et le cosmopolitisme, dont celui des Ashkénazes :  · « Nous les trouvons grouillants sur chacun de nos arts ou de nos industries nouvelles ou anciennes, dans une génération spontanée qui rappelle celle des puces sur un chien à peine né ».  · Puis : « Le pays ne sera sauvé que provisoirement par ses seules frontières ; il ne peut l’être définitivement que par la race française, et nous sommes pleinement d’accord avec Hitler pour proclamer qu’une politique n’atteint sa forme supérieure que si elle est raciale »…   

 c. Deux mois plus tard, en avril 1944, Sartre publie dans Les lettres françaises clandestines – ou comment ne pas insulter l’avenir !   

 d. Sartre intervient une troisième fois :  · Donne un entretien au journal le 24 avril 1943 pour Les Mouches  · En profite pour critiquer la conception de la liberté du juif Bergson   

e. Comoedia fait de Sartre l’auteur de l’année 1943...   

f. René Delange, le patron du journal, pistonnera Beauvoir pour un travail à Radio-Vichy :   · Sartre accepte et écrit à Beauvoir dans une lettre du 8 juillet 1943 :  · « J’ai accepté pour vous d’enthousiasme »  · Elle y travaillera du 17 janvier 1944 au 10 avril 1944   

g. Septembre 1943, Sartre participe à un jury de scénario organisé par la Gaumont et Comoedia   

h. A la Libération, Sartre nie avoir donné un seul texte au journal...  · Il l’écrit dans une lettre au juge Zoussmann chargé d’instruire le dossier de la revue hebdomadaire  · Dans cette lettre, parlant du directeur, Sartre écrit :  · « Je lui ai demandé si je serai libre d’écrire ce que je penserais – même à l’occasion d’un ouvrage de Céline – et il m’assura que je serais parfaitement indépendant. Néanmoins, je décidai, après consultation de mes amis, de m’abstenir de toute collaboration. Je le fis non par défiance de Comoedia, mais pour que le principe d’abstention ne souffrît aucune exception » (Joseph, 174).

 

3/. LE TRAJET IMPECCABLE DE CAMUS

a) Le communiste anticolonialiste

1. Août ou septembre 1935 : adhère au PC par anticolonialisme  · Il a 22 ans, vient d’avoir sa licence de philosophie  · Jean Grenier le lui conseille

2. Son communisme est moins matérialisme dialectique que fidélité à son milieu  · Ressent « le communisme comme une préparation, comme une ascèse qui préparera le terrain à des activités plus spirituelles »  · Au PC, il veut « retrouver le sens de son éternité »

3. Le PC le charge de recruter des adhérents parmi les Arabes  · Mais le PC change de stratégie :  - Moscou craint le fascisme européen, la lutte anticolonialiste est reléguée  - Camus quitte en août-septembre 1937 (2 ans)

b) Le gramscien méditerranéen

1. Entre 1935 et 1937 : militant de la culture  · Fonde le Théâtre du travail à l’automne 1935 :  - Malraux, Le temps du mépris  - Révolte dans les Asturies

2. Un militant communiste l’accuse de voler dans les caisses

3. Crée le Théâtre de l’équipe

4. Continue ses études :  · Mémoire de maîtrise :  - Métaphysique chrétienne et néoplatonisme. Plotin et saint Augustin

5. Se marie avec une femme extravagante

6. Maison de la Culture (8 février 1937) :  · « La culture indigène. La nouvelle culture méditerranéenne »  · Nourrir l’Europe apollinienne par l’Algérie et la Méditerranée dionysiennes  · Sensualisme, hédonisme, goût de la vie, volupté, plaisir à être et vivre  · Contre le goût français et européen de l’abstraction  · Cet esprit transforme tout ce qu’il touche : christianisme, fascisme

c) Le journalisme de gauche

1. « Alger républicain », créé en 1938  · Défend le projet Blum-Violette5  · En 1938 (25 ans) écrit contre :  - Le fascisme européen  - Le colonialisme de Mussolini  - Le national-socialisme  - Pour le peuple Kabyle  - Défend les congés payés  - S’insurge contre le chômage  - Prend la défense des travailleurs immigrés

2. En 1939, dans un article du 4 juillet, défend la Commune d’Albert Ollivier  · Célèbre le fédéralisme communard  · Regrette que le marxisme ait détruit cette belle idée

3. Dans « Le Soir Républicain » du 17 septembre :  · Envisage de faire la guerre sans l’aimer  · Dès novembre, critique les « régimes totalitaires »  · Souhaite une résistance européenne aux dictatures

4. Déclaration de guerre le 3 septembre 1939  · Veut s’engager. Refus pour cause de tuberculose.  · Essaie à nouveau. Deuxième refus

5. 1941, à Oran : cours clandestins à des enfants juifs  · Termine L’étranger en mai 40, le Mythe de Sisyphe le 21 février 1941,  · Prend des notes sur La peste  · Arrive en France pour sa santé  · Rencontre Sartre & Beauvoir en 1943 à la générale des Mouches

d) Le résistant

1. Juillet 1943 : publie « Lettres à un ami allemand » dans la « Revue libre »

2. Octobre : entre en contact avec « Combat » clandestin

3. Décembre : Deuxième lettre à un ami allemand :  · Critique le nationalisme en général et le nationalisme allemand en particulier

4. Décembre : rencontre Claude Bourdet, responsable du Comité National de la Résistance  · Participe aux activités clandestines du journal « Combat »  · Remplace Pascal Pia parti en mission

5. Travaille à La Peste, grand roman antifasciste

6. Entre le 21 août 1944 et le 3 juin 1947, rédacteur en chef, éditorialiste, publie plus de 150 articles :  · Sur Occupation, Résistance, collaboration, libération, épuration,  · L’après-guerre, l’Europe post-nazie, la nécessité d’un nouvel ordre international  · Un socialisme qui nationalise pour l’économie et réalise la liberté pour la société  · Camus devient conscience morale

 

4/. L’APRES-GUERRE

a) Sartre entre dans les comités d’épuration...  · Il distribue les certificats de bonne moralité pendant l’occupation...

b) Le PCF devient le parti des fusillés, de la résistance  · C’est un ascenseur social efficace

c) Beauvoir, La force des choses, concernant la Libération : « Cette victoire effaçait nos anciennes défaites, elle était la nôtre et l’avenir qu’elle ouvrait nous appartenait. Les gens au pouvoir, c’était des résistants que, plus ou moins directement (sic), nous connaissions ; parmi les responsables de la presse et de la radio, nous comptions de nombreux amis : la politique était devenue une affaire de famille et nous comptions nous en mêler » (14)

d) 17 ans après la Libération, Sartre adhère à la Société des gens de Lettre  · Remplit un document :  -A la rubrique « guerre », il écrit : « Prends une part active à la résistance et aux barricades de Paris » (Joseph, 366).  · A cette date, Camus est mort depuis deux ans.  · C’est l’époque de la gloire pour Sartre...

 

5/. LE PCF, UN ASCENSEUR EFFICACE

a) Communistes ou sympathisants :  · Eluard & Aragon, Ponge & Gide, Picasso & Léger, Merleau-Ponty & Garaudy, Kojève & Morin, Leiris & Duras, Lefebvre & Vernant, Desanti & Vercors, Sartre & Beauvoir...

b) En août 1952, le texte de Sartre contre Camus s’inscrit dans ce contexte-là  · Quiconque n’est pas communiste est de droite

c) Camus subit une seconde attaque en 1970 avec Jean-Jacques Brochier, Albert Camus. Philosophe pour classes terminales.  · Mai 68 a montré que Sartre était dépassé  · Il s’agit d’abaisser Camus pour rehausser Sartre...

d) Cette lecture sartrienne fait toujours la loi...

 

BIBLIOGRAPHIE

  • Herbert Lottman, Albert Camus, Seuil
  • Olivier Todd, Albert Camus. Une vie, Gallimard
  • Annie Cohen Solal, Sartre, Gallimard
  • John Gerassi, Entretiens avec Sartre, Grasset
  • Gilbert Joseph, Une si douce occupation. Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre 1940-1944Albin Michel

_______________

 

Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 

 



Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

Et si vous utilisiez votre esprit critique envers tout le monde sans exception comme nous l’apprend si bien Michel Onfray… Vous pouvez donc vous abonner aux podcasts des conférences sur le site de France Culture (j’ai inséré le lien dans le titre de la conférence), les enregistrer tout à fait légalement et conserver dans vos documents dans votre ordi, transférer sur la clé USB, graver… Vous pouvez ensuite les prêter à des amis, envoyer  par courriel… Se débrouiller, s’entraider, créer des micro-résistances… Ça vous dit quelque chose? … 

Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

Ewa  - anarchiste anonyme, en association avec l’arrière-grand-père Démocrite, des pervers hérétiques freudiens et des consciences réfractaires

 

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commentaires

Ewa 28/01/2014 22:42


Je viens d’ajouter une petite « vidéo » de cette conférence trouvée sur la Toile (voir plus haut). Bonne écoute! :~)

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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