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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 08:04

 

 

Du 28 juillet au 29 août 2014 (du lundi au vendredi, de 11h à 12h) France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2013-2014 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 12e année,

« La pensée post-nazie : Hannah Arendt, Hans Jonas, Günther Anders »


__________________

22) « QUI EST ALIENE ET QUAND ? » - 26.08.2014



  • Écoutez les conférences en direct sur le player ci-dessus (11h-12h)
  • Les players de la réécoute seront successivement  intégrés sur ce blog selon les conditions définies par France Culture qui les met en partage 
  • Vous pouvez également PODCASTER les conférences sur le site de l’émission, les archiver, prêter à vos amis, emprunter dans les médiathèques...
  • Chers internautes, n’oublions pas que les conférences à l’Up de Caen sont constamment présentées comme GRATUITES ! Ne les achetons donc  pas ! Ne remplissons pas les poches de Frémeaux & Associés ! Ne soyons pas des CON-SOMMATEURS !

 

SYNOPSIS  

 

1./ LES EVENEMENTS VIENNENT A NOUS

Guenther-Anders-mit-Hund-in-Kaliforniena) La télé et la radio fournissent les individus en informations   • Comme en eau ou en gaz.

b) Le produit n’est pas artistique ou ludique   • Mais des évènements réels : « du moins ceux qui ont été sélectionnés, chimiquement purifiés et préparés pour nous être présentés comme une « réalité », ou tout simplement pour remplacer la réalité elle-même » (129).

c) Ce qui est dehors arrive dedans   • L’extérieur du monde pénètre les familles.

d) Le réel extérieur :   • Trop complexe pour le saisir dans sa totalité, dans sa diversité, dans sa complexité   • On ne le comprend que saisi dans le prisme médiatique.   • Ce faux réel éclipse le vrai réel   • « Les évènements viennent à nous, nous n’allons pas à eux » (129).   • Sport, messe, explosions atomiques…

e) Que se passe-t-il quand nous n’allons plus au monde ?   • Nous ne sommes plus au monde   • Nous le consommons comme un produit   • Quand il vient à nous comme image,   • Il est présent et absent,   • Donc fantomatique.   • Quand nous allumons le poste : « Nous détenons une puissance divine » (131).   • Quand le monde s’adresse à nous   • Nous ne pouvons nous adresser à lui.   • Nous sommes condamnés au silence   • Et à la servitude.   • Nous sommes transformés en espions et en voyeurs.   • Une fois retransmis   • L’évènement devient une marchandise mobile omniprésente.   • Sa duplication en autant de postes en fait un produit de série.   • Devenu reproduction, image   • L’événement abolit la différence   • Entre être et paraître, réalité et image   • L’événement est modifié   • Contraint à correspondre à ce que la reproduction exige de lui   • Quand nous ne consommons plus que des reproductions   • Le monde est aboli.   • On perd le monde, et les émissions font alors de l’homme un « idéaliste » (131).

 

2./ QUI EST ALIENE ?

a) Le monde nous est donné sous forme d’images   • Plus besoin d’en faire l’expérience concrète

Guenther-Anders-Tokyo-Airport 1958b) La vitesse contribue aussi à l’effacement du monde   • Automobile et avion ?   • Fin des pauses, du temps ralenti, des observations   • Des méditations, des rencontres.

c) Le but du voyage n’est pas l’usage du monde   • L’expérimentation concrète de la vérité   • Mais la satisfaction de l’appétit de l’homo viator   • De bouger et d’être présent partout.

d) Sur l’aliénation :   • Marx l’associe au travail, à la marchandise, à la liberté, à la propriété   • Sens révolutionnaire   • L’avant-garde artistique lui fait perdre son contenu subversif   • Après la sociologie allemande des années 20   • Le surréalisme désubstantialise   • Banalisation du mot, banalisation de la chose   • Le mot devient un cliché   • Impossible à utiliser, plus de sens   • L’aliénation peut donc fonctionner à plein   • Impossible de l’analyser, donc de lutter contre elle.

e) Avec la télé, la radio, les medias de masse,   • le monde nous est présenté comme familiarisé   • Pas familier, mais familiarisé :  - Présenté de façon méprisante   • Pour obtenir du consommateur ce qu’on attend de lui.

f) Ainsi : on connaît mieux les stars que ses voisins   • On est familier avec elles   • On connaît leurs corps   • Leurs vies privées, leurs histoires, leurs aventures, leurs maris, leurs femmes   • On passe du temps avec des fictions, des images, des fantômes.

g) En regardant la télé   • Chacun croit que celui qui parle lui parle   • Cette familiarisation invite au tutoiement   • Avec la speakerine, le président de la République  « Ainsi nous sommes systématiquement transformés en copains du globe terrestre et de l’univers, mais en copains seulement : car il ne peut évidemment être question d’une authentique fraternité, d’un panthéisme, d’un amour du lointain ou même d’une « empathie » que ressentiraient nos contemporains si conditionnés » (140).

h) Le passé devient notre copain   • Anders a lu dans un ouvrage universitaire américain   • Que Socrate était « un sacré type » (141).   • Une façon de nous dire que « si le hasard ne l’avait pas fait naître en des temps reculés, (Socrate) ne serait finalement pas très différent de nous, ne dirait rien de plus que nous et ne serait donc pas une autorité pour nous » (id).   • Socrate ne serait donc pas aussi grand qu’on le dit   • Il nous ressemblerait sur plus d’un point.

i) La passion de l’égalité s’appuie sur la Déclaration des Droits de l’Homme   • Ecrêtage du génie au nom de la démocratie   • Effacement de Socrate comme génie, négation comme philosophe   • Tutoiement possible !   • Semblable à soi, il n’a plus rien à nous dire qui soit édifiant   • Il a perdu son pouvoir subversif.

j) La télévision arase les différences   • Elle produit une uniformisation égalitariste   • Jamais obtenue par un régime totalitaire  « Le passé considéré sous le seul angle de la possibilité d’y trouver des copains est aboli en tant qu’histoire » (142).

k) Anders diagnostique une « démocratisation de l’univers » (142).   • Elle se définit ainsi :  1) Egalité des informations qui arrivent au téléspectateur  2) Tout a le droit à se faire entendre/voir dans le désordre  3) Toute préférence est un odieux privilège  4) La familiarisation est un processus de neutralisation :  - On rend simple, abordable, semblable à soi  - Donc on égalise, plus rien n’a d’importance.

l) Il y a aliénation :   1) Quand on passe sa vie en compagnie de ces fictions intimes   2) Le matin, au réveil, on allume la radio pour solliciter « les copains portatifs » (148).  - Qui nous suivent toute la journée  - Sous forme de publicités, de fantômes dans les journaux, les médias   3) En présence d’une personne qui écoute une radio portative dans un compartiment  - Etonnée de la présence réelle   • Peut-on parler d’aliénation s’il n’y a ni Moi ni Je ?   • Et s’il n’y avait même plus rien à aliéner ?


3./ LE MODE FANTOMATIQUE D’APPARITION

a) La véritable présence suppose la réciprocité   • La retransmission suppose « une ambiguïté ontologique » (153) de ce qui est transmis :  - Présence et absence, réel et apparence, là et pas là  - Ni présent ni absent le réel devient un fantôme  - Le fantôme d’un véritable match de foot…

b) Depuis toujours l’image suppose un décalage temporel   • Le producteur travaille d’après modèle, il effectue une copie   • Avec la télé : l’image est synchrone avec le réel, elle est simultanée

c) Consommer ces images du monde ne rend pas présent au monde   • Mais nous en abstrait   • Les gens qui regardent la télévision sont « coupés de toute relation et rendus incapables de fixer leur attention : ils sont devenus de purs compagnons de l’instant » (157).   • Tout se passe dans l’ici et le maintenant.   • Plus ni passé ni avenir, juste un point de présence dans le moment.

d) La peur du néant fait consommer des images de façon boulimique   • Chaque organe est occupé lors de la consommation de ces fantômes :  - Manger en regardant la télé  - Prendre son petit déjeuner en écoutant la radio  - Lire un magazine en mâchouillant du chewing-gum  - Bronzer en lisant  - Accumuler les activités

e) Ne pas consommer :   • Entrer dans un temps de détresse   • Conjurer paix, liberté, solitude, calme, recueillement, méditation   • Pour consommer frénétiquement objets, choses, images, nourritures, vêtements, magazines   • « L’individu a été transformé en un « dividu », il est désormais une pluralité de fonctions. La destruction de l’homme ne peut manifestement pas aller plus loin. L’homme ne peut manifestement pas devenir plus inhumain » (164).

f) Les fantômes sont devenus nos modèles   • Grands-mères tricotant devant leur télé   • Plus souvent en compagnie des héros de télé que de leur famille

g) Certaines femmes se comportent comme leurs modèles cinématographiques   • Deviennent des reproductions de reproduction pour rivaliser avec des fantômes   • le monde des fantômes entre en collision avec le réel   • Et les fantômes gagnent…


4./ LA TRANSFORMATION DU MONDE EN BIBELOT

a) La production veut que le spectateur ne distingue plus l’être et l’apparence   • Il faut familiariser le réel   • Le transformer en quelque chose de futile, d’anodin   • Le macrocosme se fait passer pour un microcosme   • Nos yeux fonctionnent comme des jumelles inversées   • La télé occulte la véritable dimension du monde

b) Les courses automobiles retransmises :   • Semblent des courses de modèles réduits   • Accident mortel ?  - Pas plus grave qu’une collision entre deux jouets   • La miniaturisation empêche de tirer les conclusions qui s’imposent

c) Idem avec la bombe atomique   • L’image falsifie l’ampleur de l’événement   • Elle nous trompe   • On croit vrai le faux ; on croit faux le vrai.


5./ QUAND Y A-T-IL « NOUVELLE » ?

a) Quand, sur simple perception,   • On fournit au téléspectateur un renseignement sur ce qui est absent

b) La nouvelle présentifie une information   • Qui vient jusqu’à la personne qui la consomme

c) Elle donne une partie de ce qui est absent   • Cette partie dissimule le tout   • Ce qui est montré cache ce qu’il y a à dissimuler

d) La nouvelle prive le téléspectateur de liberté   • Car elle inflige une vision fragmentée d’une partie de la réalité   • Son fantôme

e) La télévision et la radio abolissent « la différence entre vivre un événement et en être informé, entre l’immédiateté et la médiation » (183).

f) Jadis, les objets étaient transportables   • Pas les faits   • La maison est transportable  - Mais pas l’incendie de la maison  - En revanche, cet événement devient transportable comme nouvelle  - Il se déplace comme information – il se téléporte.   • Radio et télé transforment les objets en faits

g) Ces faits sont des fantômes qui sont des marchandises   • Le produit manufacturé prive de la vérité des faits au profit de la fiction   • Toute marchandise est un jugement   • La nouvelle : « C’est un préjugé apparaissant sous forme d’image qui, comme tout préjugé, dissimule son caractère de jugement mais – puisqu’il reste secrètement un jugement - épargne au consommateur l’effort d’avoir à juger par lui-même » (187).   • La nouvelle est un produit   • Une marchandise configurée pour produire un effet   • Le destinataire de la nouvelle est un client qui consomme

h) La nouvelle est un produit manufacturé   • A partir d’une totalité dont on prélève un fragment pour le présenter comme le tout   • Elle est un jugement imposé par le producteur de l’émission qui impose sa vision du monde   • Avec du son et des images qui font prendre ses fantômes pour la réalité

i) Or il prive le téléspectateur de sa liberté de jugement en lui infligeant ses fantômes

j) L’aliénation se trouve dans cette transformation du réel en fantômes   • Et la présentation de ces fantômes en seule et unique réalité.


6./ DIRIGER AVEC DES STEREOTYPES

a) Emissions et agencements d’émissions   • Le monde construit par la télé produit des stimuli pour obtenir des réponses   • Produire un homme nouveau nourri de fantômes  « La tâche de ceux qui nous livrent l’image du monde consiste ainsi à confectionner à notre intention un Tout mensonger à partir de multiples vérités partielles » (188).

b) Exemple du national-socialisme :   • A produit une image fausse du monde en la présentant comme vraie : avec le stéréotype   • Dans une revue nazie : Juif présenté comme enjuivant   • Entretenir la propagande par du faux présenté comme du vrai   • « ‘Que ma représentation soit votre monde’ dit la volonté qui produit les matrices. Ainsi parlait Hitler » (195).   • Les millions de morts de la Shoah ont donc été perpétrés « en se fondant sur des images » (190)…

c) Le stéréotype vise à obtenir des comportements   • Conditionnement télévisuel et auditif   • Moins on sent le conditionnement, plus il est efficace   • Il faut faire désirer le consentement   • Il faut conditionner les désirs   • Il faut standardiser les besoins  « Apprends à avoir besoin de ce qui t’es offert. Car les offres de la marchandise sont les commandements d’aujourd’hui » (197), voilà le mot d’ordre de notre époque.

d) Quiconque refuse le conditionnement passe pour non chrétien   • Sous prétexte de manquer d’humilité et de manifester de l’orgueil   • Ou bien pour un non-démocrate,   • Sinon pour un malade social.

e) On ne peut plus se passer de ce que l’on a   • le manque est vécu comme une faim, une souffrance   • L’accoutumance est le mode du besoin :   - Prenant l’exemple du Coca-Cola, Günther Anders écrit : « La demande est donc le produit de l’offre, et le besoin le produit du produit » (202).

f) Nous sommes dans un monde de marchandises   • Et nous ne sommes plus que des marchandises parmi d’autres marchandises.   • On ne peut plus se passer de marchandises :  - Qui pourrait vivre sans électricité ? Sans voiture ?  - Ce serait proprement un suicide social.


7./ PHENOMENOLOGIE DE LA PHOTOGRAPHIE

a) Le réel n’est plus la matrice   • Mais les produits obtenus par elle

b) Plus les produits sont nombreux   • Plus ils paraissent réels

c) En vertu du principe que « Ce qui n’a lieu qu’une fois n’est pas » (204),   • Ce qui est, c’est ce qui est démultiplié,   • Proposé en quantité, transformé en marchandises pléthoriques.   • « Le réel devient le reflet de son image » (205).

d) Le réel = ce qui est produit en série   • La singularité n’existe pas   • Seules existent les multiplicités   • La vérité, c’est la série

Guenther-Anders-Auf-dem-Weg-nach-Hiroshima-1958-e) Les touristes devant un monument :   • Les dupliquer, en faire des fantômes pour mieux en jouir  « Ce qu’ils voient, ils ne le voient que pour le photographier, et ce qu’ils photographient, ils ne le photographient que pour l’avoir » (207).

f) Appuyer sur l’obturateur :   • Recouvrer une sérénité perdue devant l’objet unique qui angoisse

g) Rentrés chez eux, les touristes possèdent en effigie ce qu’ils ont photographié   • Ils transforment l’unicité en objet de série  « Les copies constituent pour eux la réalité » (207).

h) « Ce qui compte pour eux n’est pas d’y être mais d’y être allé » (208) .   • Ce qui a été constitue une possession certaine   • Devant une image, le passé devient réel   • Au contraire du présent qui fuit et ne peut devenir une marchandise   • Une fois fixé, ce qui fut est véritablement

i) Si on proposait un voyage avec interdiction de photographier   • Certains refuseraient   • Que faire, sinon, de son présent ?   • Que faire du monument dont la fonction est d’être photographié ?   • Seuls la photo ou le film donnent une consistance   • A ce qui peut être transformé en marchandise

j) La photo agit sur la mémoire   • Elle substitue le fantôme à la mémoire vive   • L’image au souvenir véritable   • On fait moins confiance à ce qu’on pourrait se remémorer   • Qu’à ce que la photo nous montre

k) Sur le principe du musée   • Ce que nous sommes se réduit   • Aux images de ce que nous avons été

l) Ce qui est compte pour rien   • Ce qui a été photographié compte pour tout.


8./ LA DIALECTIQUE DES MATRICES

a) Les matrices conditionnent les évènements   • En les rendant possibles comme reproductions

b) Le réel ainsi produit conditionne les consommateurs   • Le réel c’est ce qui est reproductible, donc reproduit   • Ce réel produit des hommes nouveaux   • Dialectique des matrices qui produisent des matrices   • Dans lesquelles les individus ne sont plus rien

c) Cette logique induit cinq conséquences :   1) « Le monde « va parfaitement » à l’homme et l’homme va parfaitement au monde » (223). - Cette coïncidence assimilable à celle du vêtement prêt à porter rend presque impossible la résistance.   2) « Le monde a disparu en tant que monde » (224).   • Le monde appartient désormais aux objets comestibles, faits pour être ingérés, digérés, détruits, remplacés.   • La fonction du monde c’est de disparaître en tant que monde.   3) « Notre monde actuel est « post idéologique » » (224).   • Plus besoin, après coup, de justifier par de l’idéologie le monde nouveau   • Car « Mentir devient superflu quand le mensonge est devenu vrai » (225).   4) « Ceux qui sont conditionnés ont été préparés à l’être » (226).   • La matrice produit des matrices qui produisent des matrices   • Les fantômes produisent des fantômes qui produisent des fantômes.   • L’individu est le produit mécanique de ces matrices et de ces fantômes.   5) « L’existence, dans le monde du pays de cocagne post-idéologique, n’est absolument pas libre » (226).   • Pays de Cocagne = rêve matérialiste d’un âge d’or devenu consommable   • Les fantômes arrivent en quantité et s’imposent.


9./ TRAVAIL SANS FRUIT, FRUITS SANS TRAVAIL

a) Au XIX° :   • Les travailleurs sont privés du fruit de leur travail :  - Planter ses légumes, les soigner, les récolter, les préparer, les manger

b) Au XX° :   • Le travailleur est dépossédé du travail :  - Les légumes arrivent dans une boîte

c) A propos de celui qui travaille :   • « Sa vie - notre vie à tous - est doublement aliénée : elle n’est pas seulement faite de travail sans fruit mais aussi de fruits obtenus sans travail » (229).

d) Dès lors, les hommes recherchent le travail,   • L’effort qu’on ne leur demande plus   • Ils croient manifester une résistance

e) Alors qu’ils pourraient acheter simplement   • Ils veulent construire de leurs mains

f) Les transports sont faciles   • Ils se créent des challenges pour marcher, courir

g) On peut acheter des vêtements   • Certains les tissent

h) Le week-end permet une débauche en la matière :   • Allumer un feu dans la campagne avec un barbecue au gaz,   • Cuire lui-même sur le grill des saucisses convoyées dans une glacière,   • Monter la toile de tente à la façon d’un conquérant de terres inconnues,   • Monter comme un puzzle les pièces de sa table de camping   • Poser sur le produit monté la radio qui l’assure de disposer de ses fantômes à satiété.   • Sujets tragi-comiques, « désir puéril des adultes » (213), farce contemporaine…

i) Cette résistance n’en est pas une :   • Elle a déjà été préemptée par l’industrie qui fait d’énormes bénéfices

j) Délire de l’expression de soi créative :   • Conjurer l’ennui dans un monde plein de fantômes   • Artistes, créateurs, peintres, potiers, écrivains …   • Activités sensées montrer la liaison entre travail et fruits.   • « Cette tragi-comédie (…) n’est qu’une simple régression de l’homme obsolète, équipé de tout le luxe marchand des temps modernes, vers une étape obsolète de la production et de l’existence – une régression qui ne peut par définition jamais atteindre son but, puisque son esprit et son style s’y opposent absolument » (233).   • Même quand on croit résister, on collabore…


anders -obsolesescence de l'homme

BIBLIOGRAPHIE :

• George Grosz, Günther Anders, Allia

• Günther Anders, La haine à l’état d’antiquité, Rivages

• Günther Anders, Agir pour repousser la fin du monde, Kimé

• Christophe David et Karin Parienti-Maire (dir.), Günther Anders : Agir pour repousser la fin du monde, Revue Tumultes, no 28-29, octobre 2007

• Günther Anders, De la désuétude de l'homme, Editions du Jasmin

 


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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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