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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 23:08

 

 

      Du 28 juillet au 29 août 2014 (du lundi au vendredi, de 11h à 12h) France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2013-2014 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 12e année,

« La pensée post-nazie : Hannah Arendt, Hans Jonas, Günther Anders »


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23) « LE PRINCIPE EICHMANN DE NOTRE MONDE » - 27.08.2014

 

 

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  • Écoutez les conférences en direct sur le player ci-dessus (11h-12h)
  • Les players de la réécoute seront successivement  intégrés sur ce blog selon les conditions définies par France Culture qui les met en partage 
  • Vous pouvez également PODCASTER les conférences sur le site de l’émission, les archiver, prêter à vos amis, emprunter dans les médiathèques...
  • Chers internautes, n’oublions pas que les conférences à l’Up de Caen sont constamment présentées comme GRATUITES ! Ne les achetons donc  pas ! Ne remplissons pas les poches de Frémeaux & Associés ! Ne soyons pas des CON-SOMMATEURS !

 

SYNOPSIS  

1./ UN CONTREPOINT POLEMIQUE

a) Günther Anders écrit Nous, fils d’Eichmann en deux temps :    Lettre ouverte à Klaus Eichmann (1964), suivie d’un Post-Scriptum : PS   • Une seconde lettre (avril 1988).

Guenther-Anders-in-Kalifornienb) Un genre de réponse au Eichmann à Jérusalem d’Arendt (1963)

c) Donne sa généalogie du mal   • Sans recourir à la banalité ni au mal radical

d) Deux hypothèses qu’il s’agit d’une réponse :   • Sur l’incapacité des juifs à se rebeller   • Sur la comparaison nazisme & communisme.


2./ L’INCAPACITE A LA REBELLION

a) Arendt fustige les Conseils Juifs   • Elle affirme que les juifs pouvaient dire non à la barbarie   • Elle distingue l’impossibilité de la résistance et la possibilité de ne rien faire : « Il existait toujours un espace pour la liberté de décision et d’action » (Ecrits Juifs, 648).

b) Anders :   • La monstruosité nazie empêchait qu’on la pense   • Donc qu’on la saisisse   • Donc qu’on puisse agir contre elle

c) La monstruosité est tellement inconcevable   • Qu’une femme juive enceinte demande une poussette dès son entrée dans un camp  - Demande accueillie avec des ricanements   • Pour Günther Anders : elle manifeste l’essence de l’humanité  - Car elle ne peut concevoir que des hommes soient inhumains

d) L’incapacité à concevoir l’inhumain désigne l’humain   • Etre humain, c’était ne pas imaginer possible la barbarie nazie  « Quiconque le conteste – et c’est arrivé parfois -, quiconque, de ces millions de personnes qui étaient ce qu’elles étaient : à savoir conditionnées de mille manières par le monde et l’histoire et habituées à des situations et des réactions repérables, quiconque prétend que ces millions auraient pu réagir de manière plus adéquate à la situation monstrueuse, celui-là ne fait que trahir ainsi un aveuglement des plus désespérés face à la réalité. Et il y a pire encore : c’est celui qui mesure ces humains ordinaires à l’aune de postulats inconditionnels ou d’une image idéale, autrement ; celui qui, parce qu’ils ne correspondaient pas à cette image empathique de l’être humain et ne s’étaient pas mués du jour au lendemain en héros ou en surhommes, les rejette comme des êtres méprisables. Cette sentence elle aussi a déjà été prononcée. Que ce soit précisément la belle vertu d’inconditionnalité qui ait entrainé certains philosophes à se hausser jusqu’à une telle dureté, cela n’est pas tant révoltant que terriblement déprimant. Et à celui qui sait que lui non plus ne pourrait se passer de recourir à de sévères abstractions et à d’inexorables critères pour s’en tirer, pour demeurer capable de faire quelque  déclaration valable : à celui qui réfléchit, cette prétention-là devrait servir de mise en garde contre les dangers du doctrinalisme » (81-82).

e) Le nom d’Arendt n’apparaît pas   • Mais on pense à elle :  - Aveuglement désespérant devant la réalité  - Excès d’intellectualisme  - Mesure du monde au principe du seul idéal  - Exigence d’un héroïsme impossible  - Dureté de jugement  - Doctrinalisme.


3./ LA COMPARAISON NAZISME/COMMUNISME

a) Günther Anders fustige l’un des protagonistes de la « Querelle des Historiens » :   • Ernst Nolte qui publie le 6 juin 1986 dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Un passé qui ne passe pas »

b) Thèse fonctionnaliste :   • Les meurtres de race commis par Hitler   • Etaient une réponse aux meurtres de classe perpétrés par Staline

c) L’URSS menaçait le restant de l’Europe avec ses Goulags et son système concentrationnaire

d) Hitler en a préservé l’Allemagne avec son fascisme national-socialiste

e) Thèse intentionnaliste :   • Hitler voulait la solution finale depuis le départ

f) Arendt est morte lors de cette polémique   • Anders semble l’impliquer à son corps défendant   • Anders refuse de comparer les deux régimes

g) Staline a commis des crimes de masse, mais sans planifier   • Ni légitimer moralement ou philosophiquement ses forfaits   • Staline n’aurait jamais voulu « fabriquer systématiquement des cadavres » (146) .   • Ce qui définit le programme national-socialiste

h) Mettre « sur le même plan, moralement, les deux dictatures (comme on nous l’a suggéré durant des décennies, avec le chant de sirène des opportunistes politiques, pour leur coller une seule et même étiquette « totalitarisme ») » (143) ?    « Nous aurions été entraînés sur un mauvais front » (id).


4./ GENEALOGIE DU MAL

a) Arendt : mal radical, péché originel, faute ontologique

b) Anders : « les gens de gauche tels que moi » (143).   • Lecture sans transcendance :  - Sur l’aliénation produite par notre monde technologique.


5./ « NOUS, FILS D’EICHMANN »

anders-nous,-fils-d-eichmanna) Lors de la première lettre (1964) Klaus Eichmann a 28 ans   • A la seconde (Avril 1988) : 52 ans

b) Günther Anders ne s’adresse pas de la même manière :   • Au jeune homme qui vient de perdre son père par pendaison   • Et à l’homme mûr un quart de siècle plus tard

c) S’adresse à lui comme à un philosophe   • S’adresse à sa raison, à sa logique, à son intelligence, à son bon sens   • Ni mépris, ni haine, ni violence, ni ressentiment, ni vengeance.

d) Le contraire de l’heuristique de la peur   • Une heuristique de la raison   • Qui ne convaincra pas le fils…

e) Ouvre ainsi la lettre :   • Pas question de rendre le fils responsable de ce que faisait le père   • Ce qui serait donner raison au père antisémite   • Pour qui l’enfant juif était coupable de la judéité de ses parents

f) Mais on ne peut empêcher la malédiction d’être fils d’Eichmann   • Mais « fils de », il peut cesser de l’être.

g) Il y eut deux pères de Klaus Eichmann :   • Adolf Eichmann probablement bon époux, bon père   • Adolf Eichmann acteur zélé de la solution finale   • Si Klaus Eichmann ne peut éviter d’être le fils du premier   • Il peut éviter d’être celui du second.

h) Il y a quelque chose d’immérité à être le fils de Eichmann II.   • Autant immérité que la détresse de 6 millions de Juifs.   • Ontologiquement Klaus Eichmann est une victime de son père   • Au même titre que 6 millions de Juifs.   • Voilà pourquoi un chapitre de ce livre s’intitule « Six millions un »

i) Anders s’interroge :   • Que faire de ces deux pères ?   • Y en a-t-il un qui prend le dessus sur l’autre ?   • Peut-on aimer l’un et détester l’autre ?   • Qu’advient-il quand on découvre que deux pères habitent le corps que l’on connaît ?   • Comment faire son deuil de deux pères perdus ?   • Auquel réserve-t-on sa peine, sa douleur ?   • Y a-t-il même pitié ? Pour lequel des deux ?

j) Anders essaie de se mettre à la place de Klaus Eichmann   • Et avoue ne pas y parvenir   • Pourquoi ?

k) Parce que pour ressentir douleur, deuil et pitié   • Il faut du respect   • Et qu’on ne peut respecter n’importe qui   • Seul quiconque se rend respectable est digne de respect

l) Pour être respectable et respecté Klaus Eichamnn doit souscrire à la proposition de Günther Anders :   • Aimer le père I   • Répudier le père II.   • Puis s’engager dans un processus de conversion existentielle   • En devenant un militant de la vie et de la survie de l’humanité   • Là où son père a brillé comme un militant de la mort

m) Eichmann père n’était pas respectable   • Eichmann fils ne saurait le respecter sans devenir lui-même indigne de respect   • Anders ne peut se mettre à la place de Klaus Eichmann.


6./ QU’EST-CE QUI EST MONSTRUEUX ?

a) Quand y a-t-il monstruosité ?   • Quand il y a volonté de détruire industriellement des millions de gens   • Quand on trouve des gens pour réaliser ce projet   • Dès que les hommes renoncent à leur honneur, leur dignité, leur humanité, leur libre-arbitre   • Pour servir cette idéologie

b) Ce qui a eu lieu peut revenir   • Il faut se mettre dans la position que ça ne se répète pas   • On doit mener ce combat, même s’il sera difficile à gagner

c) Pour ce faire : aller à la racine de la monstruosité

d) Généalogie du mal :   • La racine ?  - La place prise par la technique dans notre civilisation   • Notre monde est devenu énorme : il a cessé d’être nôtre : « Ce que nous pouvons faire désormais (et ce que nous faisons donc effectivement) est plus grand que ce dont nous pouvons nous faire une image » (52).   • Décalage entre ce que l’on fait  - Et ce qu’on peut se représenter   • Notre faire  - Excède notre représentation de ce faire   • Notre capacité à faire est illimitée  - Notre capacité à penser ce faire est limitée  - On ne conçoit plus ce que l’on peut déchainer   • Nous avons perdu notre capacité à concevoir, percevoir  - Mais aussi à ressentir le mal    « Nous devenons des analphabètes de l’émotion » (57) devant des informations trop grandes pour nous.   • Nous sommes froids, insensibles, impassibles, imperturbables devant ce qui est excessif et démesuré.  « Six millions demeurent pour nous un simple nombre, tandis que l’évocation d’une dizaine de tués aura peut-être encore quelque résonnance en nous, et que le meurtre d’un seul homme nous remplit d’effroi » (58).   • Une nouvelle racine au monstrueux : « L’insuffisance de notre sentir » (58).

e) La triple source de la répétition du mal  - Incapacité à concevoir,  - Incapacité à percevoir,  - Incapacité à ressentir   • Dans cette configuration, nous perdons tout sens de la responsabilité

f) Auschwitz, Hiroshima, la fin de l’humanité.


7./ LE DEVENIR MACHINE DU MONDE

a) Eichmann a été monstrueux   • Car il n’a pas eu besoin de se représenter   • Ce qu’il a vraiment vu

b) A-t-il été victime du décalage réalité / représentation ?   • Non, car ce qu’il a vu ne l’a pas conduit à « une peur salutaire » (68)

c) Ce que Eichmann a fait   • S’apparente à ce que font les ouvriers dans le processus de production :  - Ils ont perdu le sens du projet global   • Tout au détail, ils sont « d’infimes segments d’un processus d’ensemble » (90).   • Comme le prolétaire qui répète indéfiniment son geste   • Le criminel de guerre effectue de petits gestes qui semblent sans relation

d) Notre monde se transforme en machine   • Le principe de ces machines :  - Performance maximale  - Génération de méga-machines par les machines  - Exigence de la soumission des hommes aux machines  - Pour produire « une machine mondiale » (94) :  - Un monde transformé en immense parc à machines  - Activées par des humains devenus des machines  - Sous forme de pièces pour ces machines…

e) « Le monde en tant que machine, c’est vraiment l’Etat technico-totalitaire vers lequel nous nous dirigeons » (96).

f) Anders rapproche totalitarisme technologique & totalitarisme national-socialiste :   • Ceux qui résistent aux deux totalitarismes   • Sont liquidés « en tant qu’être humains » (99).

g) Auschwitz n’est pas atypique mais prototypique :   • Notre futur a déjà eu lieu sous forme nazie   • La malédiction est devant nous

h) Günther Anders : plus tard, le III° Reich sera perçu comme « une simple scène provinciale, expérimentale » (101).   • Les 6 millions de victimes paraîtront dérisoires   • En témoignent :  - La prolifération des armes nucléaires  - Le projet de guerre nucléaire auquel des milliers de gens travaillent  - Et qui vise la destruction de l’humanité  - La bombe atomique « pourrait transformer le monde entier en un camp d’extermination » (112).  - En ce sens, nous sommes « des fils d’Eichmann, du moins des fils du monde d’Eichmann » (104).


8./ « LE PRINCIPE EICHMANN DE NOTRE MONDE »

a) L’expérience faite par Klaus Eichmann quand il découvre la coïncidence des deux pères   • Nous la faisons en découvrant :  - Que le monde nazi et la réalité technologique sont une seule chose

b) Les tenants du « principe Eichmann de notre monde » (112) ?   • Les partisans de la pulsion de mort

c) Il faut s’y opposer   • Et rallier les défenseurs de la pulsion de vie

d) Si Klaus s’y ralliait, on pourrait parler d’« un Eichmann pour la paix » (113).   • Son nom pèserait plus lourd que celui de tous les autres

e) Pareil ralliement pourrait entrainer des quolibets   • Mais les rieurs entreraient ainsi dans le monde de l’abjection

f) Certains anciens nazis ont compris et ont épousé ce combat-là.


9./ LA SECONDE LETTRE

a) Günther Anders découvre dans la presse un article dans lequel Klaus Eichmann dit que : « L’avenir rectifierait et purifierait à nouveau l’idée de justice traînée dans la boue par la condamnation de (son) père ; que la sentence du tribunal ne représentait rien d’autre qu’une preuve supplémentaire du triomphe de l’argent juif » (118).

b) Klaus Eichmann l’a t-il dit ?   • N’est-ce pas un scoop de la presse qui ment ?   • Propos truqués, mal rapportés ?   • Envie de faire scandale ?   • Sursaut d’affection compréhensible pour le père ?   • Maladresses d’expression ?   • Günther Anders attend confirmation ou infirmation.

c) S’il souscrit, alors il est un Eichmann de plus,    « Un authentique Eichmann, sinon même quelque chose de pire encore que ce pire : Eichmann en personne » (125).   • On pourrait hypothétiquement trouver quelques excuses au père (« sa débilité totale » ou bien encore « l’appareil terroriste totalitaire » sinon « la conjoncture »…)   • Mais aucune au fils.   • Anders demande :  - Et le fils du fils d’Eichmann, que dira-t-il, lui, un jour, le jour où il saura ?   • Il prendra acte de l’abjection de son grand-père,   • Il aura honte   • Ne faut-il pas briser la chaîne des malédictions ?   • Infidèle à son père, Klaus Eichmann serait fidèle aux générations futures.


10./ UN TEXTE ANTI-NAZI

a) Günther Anders recourt à deux notions utilisées par les nazis :   • La Sippe (25) :  - La Famille : dans le texte : « le principe de ‘responsabilité familiale’ »  - Acception médiévale : un groupe humain lié par le sang  - Et non un contrat intellectuel  - Les nazis souhaitent réhabiliter ce sens   • La Treue (45) : la Loyauté, la Fidélité.  - La valeur qui rend possible la communauté national-socialiste  - Noyau dur de la morale germanique  - Lien inconditionnel entre une personne et une idéologie via le serment  - Rend possible le principe du Chef  - Adolf Eichmann a expliqué son comportement par cette loyauté

b) Günther Anders demande ainsi que Klaus Eichmann rompe avec le nazisme de son père :   • En cessant d’être solidaire d’une famille par le sang   • En se déchargeant du fardeau de la loyauté du père.


11./ « AUSCHWITZ N’A PAS EU LIEU »

a) 25 ans plus tard, Klaus Eichmann n’a pas réagi…   • Günther Anders croit toujours possible que le fils renie son père mort depuis un quart de siècle

b) La Shoah se banalise   • D’autres la mettent en perspective d’autres massacres

c) Certains récusent la culpabilité collective du peuple Allemand

d) D’autres imputent la faute au peuple Juif   • Afin d’obtenir des Allemands et des Autrichiens une impossible rédemption   • Qui justifierait la haine reportée sur les victimes

e) Les négationnistes gagnent du terrain   • Ils affirment qu’« Auschwitz n’a pas eu lieu » (140)   • Ils profanent les cadavres en disant qu’il n’y a pas eu de cadavres   • On prête aux victimes l’invention de la Solution Finale

f) Cette nouvelle configuration exige plus que jamais   • Une défense de la pulsion de vie

g) Günther Anders ne renonce pas et veut toujours que Klaus Eichmann rejoigne ce camp   • Quiconque n’empêche pas la destruction de la planète est un fils d’Eichmann

h) Anders conclut : « Triste, mais vrai : l’infidélité peut-être une vertu » (158).


BIBLIOGRAPHIE :

• Günther Anders, Nous, fils d'Eichmann, Payot – Trad. Sabine Cornille & Philippe Ivernel

• Rony Brauman, Eloge de la désobéissance, Le pommier

• Stanley Milgram, La soumission à l'autorité, Calmann Lévy

• Arendt, Eichmann était d'une bêtise révoltante, Fayard

• Ernst Nolte, La Guerre civile européenne (1917-1945) : national-socialisme et bolchevisme, Librairie Académique Perrin

• Ernst Nolte, Entre les lignes de front, Entretiens avec Siegfried Gerlich, Ed. du Rocher

 


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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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