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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 23:05

 

 

Du 28 juillet au 29 août 2014 (du lundi au vendredi, de 11h à 12h) France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2013-2014 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 12e année,

« La pensée post-nazie : Hannah Arendt, Hans Jonas, Günther Anders »

__________________

 

4/ « MARTIN & HANNAH » - 31.07.2014

 

  • Écoutez les conférences en direct sur le player ci-dessus (11h-12h)
  • Les players de la réécoute seront successivement  intégrés sur ce blog selon les conditions définies par France Culture qui les met en partage 
  • Vous pouvez également PODCASTER les conférences sur le site de l’émission, les archiver, prêter à vos amis, emprunter dans les médiathèques...
  • Chers internautes, n’oublions pas que les conférences à l’Up de Caen sont constamment présentées comme GRATUITES ! Ne les achetons donc  pas ! Ne remplissons pas les poches de Frémeaux & Associés ! Ne soyons pas des CON-SOMMATEURS !

 

       SYNOPSIS

 

hannah arendt portrait 300-horz

 

I./ LE MAGNETISME DE HEIDEGGER

a) Entre 1924 et 1929 : université   • Apolitique à l’époque   • Automne 1924 : découvre Heidegger   • Elle a 17 ans, lui 35   • Depuis l’hiver 1923, Heidegger travaille à Etre et temps   • Les cours et les séminaires aident à la progression de l’oeuvre   • Elle assiste à cette gestation.

b) Cette année : lecture du Sophiste de Platon   • Et d’Aristote.

c) 1925 : début de leur histoire d’amour   • Se retrouvent sous les combles   • Dès qu’il lui donne rendez-vous, elle accourt.

d) Elisabeth Young-Bruehl :   • Ses étudiants « se réunissaient souvent après les cours se demandant si l’un d’entre eux avait compris le moindre mot de ce qu’il avait dit. Mais (sic) le travail de Heidegger forçait l’admiration » (60).

e) Portrait psychique :   • Selon Elzbieta Ettinger, Hannah Arendt et Martin Heidegger :   • Caractère exécrable de Martin Heidegger   • Catholique   • Etudes de théologie avec des bourses catholiques   • Tempérament psychique très fragile   • Asthme, troubles cardiaques d’origine nerveuse   • Renonce à une vocation religieuse   • Le mystique qui priait abandonne la théologie pour la philosophie   • Devient professeur de philosophie : « Il était d’un naturel inquiet, cherchant constamment à susciter l’adulation ou l’idolâtrie » (25).   • Il aime l’argent, le pouvoir et les honneurs   • Sa correspondance avec Jaspers :   • Ecartent des postes en regard des salaires, des avantages en nature, des allocations de déménagement   • Ettinger parle de sa duplicité, de son hypocrisie, de son art de manipuler les gens (58)   • Souligne son « magnétisme » (18) qui émane de son cours.

f) Portrait physique :   • Cheveux très noirs, teint mat   • Knickerbockers   • Manteau traditionnel de tissu sombre du paysan de la Forêt Noire avec col militaire.

g) Le cours :   • Ensorcelle son auditoire avec une rhétorique qui désoriente : - Propose une architecture complexe de sa pensée - Qu’il détruit aussitôt laissant ses étudiants dans l’expectative.   • Joue le mystère pour entretenir la servitude de ses étudiants   • Karl Löwith (1897-1973) : « Cet art d’apprenti sorcier comportait des risques : il attirait des esprits plus ou moins dérangés et une étudiante se suicida après trois ans d’énigmes »

h) Heidegger a 17 ans de plus que Hannah Arendt   • Elle avoue une « inflexible dévotion (sic) envers un être unique ».   • Il est catholique ; elle est juive   • Il est marié, père de deux fils ; elle est célibataire   • Il est son professeur ; elle est son étudiante   • Il devient nazi dès 1933 ; elle s’exile en Europe puis aux Etats-Unis   • Il n’admit jamais une erreur : - A Brême, dans un projet de conférence, justifie ontologiquement la Shoah   • Elle l’aima jusqu’à la fin…   • Il lui survivra une année.


II./ UN « NAZI TYPIQUE »

a) Lettre de 1929 : Heidegger manifeste déjà son antisémitisme   • Déplore la judaïsation de l’université

b) Prend sa carte au Parti Nazi le 1er mai 1933   • Discours au rectorat : appelle à nazifier l’université   • Jaspers lui dit que sa femme juive pleure en lisant la propagande nazie   • Et les nouvelles du progrès du national-socialisme   • Heidegger répond : « Cela fait parfois du bien de pleurer »   • Jaspers lui demande : « Comment un homme aussi vulgaire que Hitler peut-il gouverner l’Allemagne ? »   • Réponse de Heidegger : « La culture n’a aucune importance. Voyez ses merveilleuses mains » (Ettinger, 61).   • Etonnamment, Jaspers souscrit au Discours de rectorat de Heidegger et lui écrit : « Je souhaite un franc succès au principe aristocratique ».   • Marié à une juive, Jaspers est suspendu de participation à la direction de l’université en 1933   • Le pouvoir nazi lui supprime sa chaire en 1937   • Il est interdit de publication en Allemagne en 1938   • Mais Jaspers justifie Heidegger…

c) Pendant 12 ans, Heidegger mène une vie de nazi   • Idem pour sa femme   • A la Libération les autorités militaires françaises le déclarent « nazi typique ».   • Maison et bibliothèque mises sous séquestre

d) Heidegger crée la légende d’un Heidegger… persécuté par les nazis !   • Ecrit un document en novembre 1945 au recteur de l’université de Fribourg : - Après 33, il aurait renoncé au nazisme pour se consacrer aux cours, à son oeuvre, aux séminaires   • Le régime national-socialiste lui aurait empêché de publier ses livres : - Or Etre et temps a été réédité en 1936 et 1942…   • Le régime lui aurait empêché de voyager à l’étranger : - Or il est allé à Rome en 1936 donner une conférence à l’Institut Culturel Allemand.   • Il arborait alors la croix gammée sur sa veste  - Or il est allé à Zurich avec la même croix gammée en présence de son élève K. Löwith   • Il aurait voulu sauver l’université dans un souci apolitique :  - Or il n’a jamais consenti à l’aveu après guerre d’un fourvoiement.


III./ LA DENEGATION (1)

a) Avec sa femme, met au point une stratégie de défense :   • Anticommuniste tout autant qu’anticapitaliste   • Il aurait voulu sauver la civilisation occidentale de l’intérieur   • En menant le combat de « résistance spirituelle »   • L’expression est de Heidegger… (Ettinger, 78).   • Il n’aurait jamais souscrit au racialisme biologique   • Or le nazisme c’est le racialisme biologique   • Donc il ne fut pas nazi…   • Il n’a jamais lu Mein Kampf   • Il n’a pas assisté aux funérailles de Husserl, juif   • Mais parce qu’il était souffrant ce jour-là…   • Il n’a pas envoyé de lettre de condoléance à la veuve 1. Mais par honte ! 2. « Quand Husserl est mort j’étais souffrant, confiné au lit. Je le reconnais, après ma convalescence, je n’ai pas écrit à Mme Husserl, ce qui fut sans aucun doute une faute de ma part ; mais la raison en était une honte pénible concernant ce que l’on avait fait aux juifs pendant ce temps et le fait qu’on est impuissant confronté à cela » (Ettinger, 78).

b) Heidegger passe sous silence qu’il a fait rééditer deux fois Etre et temps sous régime nazi   • Et qu’il a supprimé les deux fois la dédicace qui se trouve dans l’édition originale de 1924.   • Husserl était un juif converti au luthéranisme, il a été radié de l’université par les nazis.   • Il prétend que d’hypothétiques espions le surveillaient en permanence   • Un étudiant lui aurait confirmé avoir été un informateur :   • Mais cet étudiant est mort à la guerre…   • Pendant la procédure de dénazification, Heidegger a été puni   • Heidegger va alors se confesser à l’évêque qui l’avait pris sous sa protection quand il avait 14 ans   • Il consent à son passé nazi,   • Il pleure dans les bras du prélat qui a espéré une transformation spirituelle   • Qui n’est jamais venue…


IV./ LA DENEGATION (2)

a) Emmanuel Faye :    Heidegger. L’introduction du nazisme dans la philosophie. Autour des séminaires inédits de 1933-1935.   • Prouve que l’implication de Heidegger dans le nazisme a été totale, indiscutable   • Y compris dans sa philosophie   • Avant le nazisme : il est antisémite – dans une lettre d’octobre 1916   • Pendant le nazisme   • Après le nazisme dans son incapacité à reconnaître une erreur   • Dans un entretien dans le Spiegel en 1976 : ne regrette pas.

b) Publication de :

1) Heidegger, à plus forte raison – sur l’insistance de Marcel Gauchet   • Dans Le Figaro (29.09.2006), François Fédier affirme :    « Je n'avais pas au départ le projet de réfuter la thèse de Faye, tant elle est aberrante ; c'est Marcel Gauchet, le directeur du Débat chez Gallimard, qui m'a suggéré de le faire, parce que pour lui le livre de Faye relevait de la police de la pensée et dépassait les bornes de l'acceptable sur le plan de l'honnêteté intellectuelle. »   • Avec les contributions d’un certain nombre de « philosophes »

2) Voici comment le livre est vendu :    « En réponse à la dernière entreprise en date de diffamation et de condamnation inquisitoriale à l’Index librorum prohibitorum : textes de Philippe Arjakovsky, Henri Crétella, Pascal David, François Fédier, Hadrien France-Lanord, Matthieu Gallou, Gérard Guest, Jean-Pierre Labrousse, François Meyronnis, Jean-Luc Nancy, François Nebout, Étienne Pinat, Nicolas Plagne, Alexandre Schild, Bernard Sichère, Éric Solot, Pierre Teitgen et Stéphane Zagdanski » .   • Monument de mauvaise foi violente et agressive

3) Emmanuel Faye écrit dans Le Monde (28/29 septembre 2006) :    « François Fédier soutient dans ce volume que l'on peut "mettre en doute l'existence des chambres à gaz" sans "nier l'extermination". J'ai consulté Serge Klarsfeld qui a été formel : si l'on nie l'arme principale conçue pour éliminer les juifs, on conteste les millions de morts dans les camps d'extermination et l'on met donc en doute le génocide par lequel les juifs ont été exterminés ».

c) Jean Beaufret a beaucoup oeuvré pour la réhabilitation de Heidegger en France   • Il a pris en otage un René Char ignorant tout du dossier   • Char retenait :   • Les méditations du philosophe sur la poésie comme voie d’accès privilégiée au sens   • Le rôle de voyant du poète   • Le résistant, le chef de réseau, l’homme du maquis, l’auteur des Feuillets d’Hypnos sert de caution…

d) Beaufret (1907-1982) :   • Elève d’Alain   • Normalien, agrégé   • Rencontre Heidegger en 1946   • Professeur en classes préparatoires, puis à l’ENS pendant 15 ans   • Postule 2 fois pour entrer à l’université : est 2 fois refusé   • en 1968 paraît un collectif initié par François Fédier : L’endurance de la pensée (1968)   • Interventions de Derrida, Deguy, Blanchot   • Textes à relents révisionnistes   • En 1978, l’ancien élève de Beaufret, Robert Faurisson se fait connaître par son révisionnisme   • Beaufret défend publiquement le travail de Faurisson   • Deux lettres de Beaufret à Faurisson témoignent   • 22 novembre 1978, Beaufret l’assure de son soutien face au lynchage médiatique qu’il subit   • Il lui conseille d’être prudent   • Et lui affirme qu’il est parvenu aux mêmes conclusions que lui…


V./ ARENDT & HEIDEGGER

a) Heidegger fut jaloux de l’oeuvre et de la renommée de Hannah Arendt   • Réagit mal à la traduction allemande de La condition de l’homme moderne   • Quand elle a du succès, il ne le supporte pas   • A Francfort, remise du Prix de la Paix à Jaspers pour La bombe atomique et l’avenir de l’homme (1958)   • Hannah Arendt prononce un éloge de Jaspers – qui déclenche la rancoeur de Heidegger

b) Après 17 années sans contacts, elle se manifeste le 8 février 1950 :   • Dans une lettre à Blücher : « Ce matin il y a eu une discussion avec sa femme – qui depuis vingt-cinq ans, ou en tout cas depuis qu’elle est au courant de cette histoire, fait de sa vie un enfer. Et lui qui est notoirement (sic) un menteur invétéré n’a visiblement jamais lors de ces vingt-cinq ans, du moins c’est ce qui est apparu lors d’une pénible discussion à trois, nié que cela avait été la grande passion de sa vie ».   • Heidegger confiera que Hannah Arendt a été l’inspiratrice de son travail, l’impulsion de son « penser passionné » (Young-Bruehl, 61).

c) En privé, Hannah Arendt s’énerve contre l’obscurité de la langue de Heidegger.   • Elle s’élève contre les écoles philosophiques, les chapelles, les systèmes, les disciples.

d) En 1951, à Yale, elle en fait un philosophe pour philosophes.   • Mais elle le sauve en en faisant un poète   • Dans Qu’est-ce que la philosophie de l’existence ? :   • Elle en fait le dernier romantique allemand effrayé par la modernité   • Faisant des valeurs agraires et pastorales un rempart contre le monde brutal de la technique   • Ce serait au nom de ce désir d’en revenir à l’état pré industriel   • Aux valeurs du paysan enraciné dans la terre   • Que Heidegger poète et philosophe souscrit au national-socialisme   • Michel Onfray : le nazisme n’a jamais critiqué le modernisme qu’il a mis au service de sa thanatophilie   • Le nazisme n’a rien à voir avec Hölderlin

e) Hannah Arendt témoigne pour les 80 ans de Heidegger en 1969.   • Elle dit ce jour là que chez lui la pensée et la vie ne font qu’un…

f) Octobre 1996, Colloque à l’université de New-York :   • Question : « Le philosophe a-t-il une vie ? »   • Réponse (heideggérienne) de Derrida : « Vous vous souvenez sans doute de la formule de Heidegger à propos d’Aristote : Quelle fut la vie d’Aristote ? Eh bien, la réponse tient en une seule phrase : Il est né, il a pensé, il est mort. Et tout le reste est anecdote ».   • L’engagement nazi de Heidegger fut donc… anecdote.


VI./ MARTIN & HANNAH

a) S’écrivent des lettres d’amour, s’envoient des poèmes, mots doux, etc   • Signes cabalistiques pour se retrouver nonobstant Mme Heidegger   • Heidegger communie dans les valeurs familialistes

b) A une autre histoire avec une autre étudiante en même temps qu’Hannah Arendt :   • Elisabeth Blochmann, une amie juive de son épouse, plus âgée que Hannah Arendt de 14 ans   • Il lui envoie des lettres dans lesquelles il utilise la même citation d’Augustin : « Je veux que tu sois » (Ettinger, 40).

c) Hannah Arendt a des amants, puis des maris, des divorces, des remariages, des aventures   • Mais rien n’entame leur amour   • Il a nié son engagement : - Elle a minimisé ce qu’il ne pouvait cacher   • Il a menti, travesti, inversé les choses : - Elle sait qu’il ment, peu importe.

d) Dans sa correspondance, elle montre de la lucidité :   • A Jaspers elle rappelle que Heidegger a dû son entrée à l’université à la protection de Husserl  - Mais qu’à l’époque il a signé une lettre qui excluait son vieux maître de l’université :  « Et parce que je sais que cette lettre et cette signature l’ont presque tué, je ne peux que considérer Heidegger comme un meurtrier potentiel ».   • Dans une autre lettre :  - Elle commente les entretiens de Heidegger avec la presse après-guerre  - Elle parle de lui comme d’un menteur qui obéirait « à une pathologie prononcée » (Ettinger, 80).  - Elle ajoute : « Ce que vous appelez impureté, je l’appellerais manque de caractère, mais au sens où il n’en a absolument pas, et certainement pas un mauvais ».  - Elle crée la légende d’un philosophe faible,  - Marionnette entre les mains de sa femme nazie et militante, perverse, diabolique, castratrice.   • A Blücher (3 janvier 1950) :  - « Les lettres de Heidegger que Jaspers m’a laissé lire sonnent comme par le passé : le même mélange de sincérité et de mensonge constants, ou plutôt de lâcheté ».

e) Heidegger lui écrit tout le bien qu’il pense… de sa femme   • Souhaite que sa femme et elle deviennent les meilleures amies du monde   • Finissent par se faire des cadeaux et se tutoyer

f) Heidegger se froisse de son succès mondial   • Il la souhaiterait en retrait, discrète, obéissante, soumise   • Il n’aime que les gloses positives qu’elle effectue sur son travail   • Il prend mal la publication des Origines du totalitarisme qui rapproche nazisme et bolchevisme.

g) Avril 1969, Elfriede Heidegger sollicite Hannah Arendt :   • Heidegger est vieux, fatigué,   • Il veut vendre sa maison pour en construire une autre, plus facile d’accès   • Manque d’argent   • Mme Heidegger souhaiterait vendre le manuscrit de Etre et temps   • Hannah Arendt obtient qu’il soit acheté par la Schiller Literaturarchiv   • Aux USA elle fait tout pour qu’il soit traduit dans d’excellentes maisons    « Et surtout, elle fit tout ce qu’elle pouvait pour blanchir son passé nazi » (Ettinger, 94).

h) 1960, publie La Condition de l’homme moderne en allemand sous le titre Vita activa : Lettre :    « Vous remarquerez que ce livre ne comporte aucune dédicace. Si les relations entre nous n’avaient pas été contrariées par les astres – quand je dis entre nous, ce n’est pas seulement entre vous et moi-, je vous aurais demandé si je pouvais vous le dédier ; le livre tire ses racines de mon premier séjour à Marbourg et c’est un travail qui vous doit tout, à tous égards. Dans l’état actuel de choses, cela me semble difficile à croire ; mais je voulais au moins vous dire, d’une façon ou d’une autre, les choses telles qu’elles sont ».   • Sur une feuille volante jamais envoyée, ce projet de dédicace : « Re vita activa /A ce livre, pas de dédicace. / Comment pouvais-je te le dédier, / Toi mon si proche ami, / A qui je suis restée fidèle / Et infidèle, / Sans jamais cesser de t’aimer ». (Ettinger, 133)   • Elle fut amoureuse ; il fut amoureux de l’amour qu’elle lui porta, c’est souvent ainsi que les hommes et les femmes aiment.


VII./ L’OMBRE DE HEIDEGGER DANS SON OEUVRE

• Influence de cette histoire sur son oeuvre :

1. Qu’est-ce que le totalitarisme, notamment nazi ?   Les Origines du totalitarisme.

2. Quels mécanismes conduisent un homme à devenir nazi,   Eichmann à Jérusalem

3. Qu’est-ce que mentir ? Pourquoi recourir à la violence ?   Du mensonge à la violence

4. Réfléchir sur l’articulation entre vie privée et vie publique,   • Vie active et vie contemplative :   Conditions de l’homme moderne.


VIII./ CONCLUSION

a) Hannah Arendt résout des problèmes personnels – comme tous les philosophes

b) Plus l’enracinement biographique est grand   • Plus il est récusé

c) Hannah Arendt a manifesté son aversion pour :   • La biographie, les problèmes personnels, l’autobiographie   • Condamnait l’introspection   • Avait des mots durs pour l’analyse psychologique   • N’écrivit aucun texte sur le mode de la confidence

d) Elle fut froide et conceptuelle dans son oeuvre

e) Elisabeth Young-Bruehl : « Ce sont les fondements historiques des concepts qu’elle forgea, les expériences particulières qui donnèrent naissance à ses idées, les amitiés et les amours qui les nourrissent et – autant que possible- sa façon de penser, qu’il faut mettre en lumière ».


BIBLIOGRAPHIE :

• Rudiger Safranski, Heidegger en son temps, Grasset

• Victor Farias, Heidegger et le nazisme, Verdier

• Elzbieta Ettinger, Hannah Arendt et Martin Heidegger, Seuil

• Heidegger / Arendt, lettres, Gallimard

• Heidegger à plus forte raison, Fayard

• Hannah Arendt, Vies politiques, Gallimard


 

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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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