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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 16:42



Du 25 juillet au 26 août 2011, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2010-2011 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 9e année - Le freudisme hérétique : Otto Gross, Wilhelm Reich et Erich Fromm

___________

 

20/ QUESTIONS -REPONSES 4/4 - 19.08.2011

france culture podcasts onfray


Cliquez sur le logo (le podcast pour ceux qui naviguent avec Google)

ou ici (pour ceux qui préfèrent d'autres navigateurs)

 


 

 question rouge

1/ Le premier intervenant propose quatre points de réflexion à Michel Onfray

. Relation entre l'Histoire et l'identité. Chercher qui on est grâce à l'Histoire

. Conscience de son corps et de son âme

. Fromm : "Connais-toi toi même" lien avec Socrate

. Dans nos sociétés en conflit, vous sentez-vous l'âme d'un prophète ? Quel peut être le rôle des philosophes dans ces sociétés ?

 

Premier temps de réponse (jusqu'à la seizième minute) : Le "connais-toi toi même" c'est savoir la place que chacun d'entre nous occupe dans le cosmos. Si on ne médite pas sa place dans le cosmos, on ne saura pas qui on est et par définition, si on ne sait pas qui on est on ne pourra pas le devenir. Tu es un fragment d'éternel retour.

A quoi ressemble le temps ? Sortir de la vision chrétienne, passé, présent, futur.

Notre société a oublié l'importance des questions ontologiques.

Second temps de réponse (jusqu'à la dix-huitième minute) : Le bon disciple est celui qui s'affranchit de son maître. Construisez vos instruments de maîtrise mais ne pensez pas comme moi. "Je veux bien cartographier avec vous et ensuite vous inviter au voyage"

 

2/ Que pensez-vous du projet d'organiser un débat sur la laïcité ? Que pensez-vous de la place de l'Islam en France ? jusqu'à la quarante-deuxième minute

 

- Le portail des gentils : l'église veut entamer un dialogue avec les intellectuels, sauf Onfray. Certains que Michel Onfray nomme de vrais chrétiens lui présentent leurs excuses, ils ne veulent pas cela et souhaitent discuter. Nécessité de débattre avec quelqu'un qui est opposé à soi.

Qu'est-ce que peut être l'idée même de la croyance ? Va-t-on parler de Dieu, de Jesus, de la religion ?

Relisons Proudhon annotant la bible, Renan La vie de Jesus et Hans Küng, théologien chassé par le Vatican.

 - Michel Onfray a le sens de la transcendance mais sa transcendance est immanente. Le sentiment du sublime n'est pas le religieux mais fait le départ de la religion.

- L' Islam. L'époque ne veut plus d'échange ni de débat mais de l'insulte. Il faut des débats de qualité et non des débat politiques.  Agir communicationnel. Livre conseillé : Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont-Saint-Michel, Les racines grecques de l'Europe chrétienne. 

 

3/ Le premier intervenant reprend la parole. Cette fois-ci deux points abordés :

. L'humanité a toujours eu besoin d'une personnalité avec une forte aura pour pouvoir rebondir. Ne pourriez-vous pas être cette personnalité ?

. Après avoir réfléchi sur l'identité, n'y aurait-il pas un travail à faire sur la personnalité ?

   

Constance  

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commentaires

Ewa 03/09/2011 13:17



La volonté de puissance… Je pense que la lecture de Nietzsche faite par Cordroc’h j f est beaucoup plus subtile et poétique que la lecture d’Anne Dhers - très commune et au premier degré.
J’espère que Cordroc’h ne m’en voudra pas si je cite ici son com qu’il avait laissé sur un autre blog et que j’ai bien aimé.


 
La raison ,ou la pensée rationnelle,ou la volonté de
contrôler et maîtriser la nature, par le contrôle et la maîtrise du processus naturel de vie se manifestant en l'homme et à l'extérieur ,sous la forme des pulsions associées aux instincts ,des
différentes forces générant les multiples et diverses formes de vie ,le mouvement perpétuel et l'aléatoire ,bref ,tout se qui procurait à l'homme les émotions indispensables à la libre circulation
de l'énergie vitale ,en lui ,et entre la réalité extérieure ,permettant de vivre sa propre existence, d'en être le possesseur et de pouvoir ainsi en prendre conscience ,est le propre du dernier
homme .Et tout ce que cette raison et cette pensée rationnalisante enferme dans des modalités comportementales et des structures psychologiques rigides ,faites de refoulements et de frustrations
,empêche l'avènement du surhomme .

Le surhomme est donc celui qui parvient à devenir ce qu'il est ,en laissant la vie faire son oeuvre en lui , en le remplissant d'un profond sentiment d'existence ,que lui procure la relation
fondamentale qu'il entretient avec le processus originel de création-destruction par l'intermédiaire des émotions qu'il peut éprouver du fait de sa grande sensibilté ,non émoussée par par une
culture imposée de l'extérieur .

Le surhomme pense et vit autrement que ce qui est normalement
établit. Il est en dehors de l'histoire en étant au dessus d'elle. Son passé ,son présent et son futur ne font qu'un ,car il est l'instant et l'éternité , il est un et tout .Peut concevoir cela
celui qui le vit , qui l'éprouve en soi sous la forme d'un sentiment de puissance , d'une plénitude ,permettant la véritable générosité ,le véritable amour de la vie .Le surhomme aime les hommes
, mais il aime aussi la solitude ,car il aime à se retrouver avec lui-même , avec ce qui vit et pense en lui. Car ce n'est pas lui qui crée ses idées ,elles naissent en lui ,exactement comme un
paysage naît selon les évènements qui se produisent.Le surhomme est un paysage à lui seul,variant selon les forces en action Il est muliple ,il aime le vent , l'eau ,le feu , la terre ,car il est
tel le vent ,le feu ,l'eau ,le ciel et la terre,il peut être doux est fou,il brule,il peut être une paisible rivière et un torrent , lumineux et sombre ,sable ou terreau... 



cordroc'h j f 28/08/2011 12:18



Avant que la volonté de domination ne devienne, l'Idéologie humaine ,avec l'avènement des religions monothéistes ,puis des idéolgies socio-économiques et aujourd'hui techno-scientifiques
,l'apparition des dominants ,d'individus s'imposant à la tête de troupes , hordes ,tribues , sociétés ,etc .. résultait de la reconnaisance de la supériorité naturelle de ces individus et de
l'acceptation tout aussi naturelle de la soumission à celle-ci . L'inégalité naturelle et donc la supériorité de certains individus étaient considérées comme des nécéssités à la survie d'une
collectivité d'individus .


Alors est apparue la volonté de certains individus de s'accaparer du pouvoir que possédaient les dominants en s'imaginant qu'ils parviendraient ainsi à donner un sens à leurs existences , par
l'exercice du pouvoir dont ils se seraient accaparé en exploitant l'ignorance ,et le besoin de se soumettre des individus constituant la communauté ,ou le troupeau .A suivre ....


 



Anne Dhers 27/08/2011 14:50






Bonjour,


Les psychanalystes seraient d’autant plus amusés, Yorick, que Bartolomeo Colleoni, l’idole de Michel Onfray, n’était pas peu fier de son
nom dérivé de l’italien « coglioni » qui veut dire « boules » et qui, dans le langage familier, désigne les génitoires de l’homme. Colleoni fit graver sur son blason ces beaux
emblèmes de virilité, ce qui, au passage, dénote un certain bon goût que doivent partager les féministes.


 


Maintenant, je dois faire amende honorable.


 


Voici un texte qui donnera raison à la thèse de Monica selon laquelle les pensées anti-libérales de


Nietzsche ne sont que métaphoriques et que ce penseur voulait le bonheur des humains.


 


« Je crois que le grand mouvement démocratique de l’Europe qui va irrésistiblement de l’avant — ce qui se nomme progrès —, de même que déjà son précurseur et son annonciateur moral, le christianisme, ne signifie au fond rien d’autre que le complot général, monstrueux et
instinctif, du troupeau contre tout ce qui est berger, carnassier, ermite, et César, au bénéfice de la conservation et de l’épanouissement de tous ceux qui sont faibles, opprimés, mal lotis,
médiocres, semi-ratés, comme une interminable révolte d’esclaves, d’abord secrète, puis toujours plus sûre d’elle-même contre toute espèce de maître […], une guerre à mort contre toute morale née
dans le sein et la conscience d’un type humain dominateur […] — un type qui, comme fondement, et comme condition, nécessite un esclavage, quels qu’en soient la force et le nom ; je crois
enfin que toute élévation du genre humain a été jusqu’ici l’œuvre de sociétés aristocratiques qui croyaient en une longue échelle de hiérarchies et de différences de valeur  d’un homme à l’autre et qui, avaient besoin de l’esclavage : je crois même que sans le pathos de la distance,
engendré par le sens congénital de la différence des classes, par le regard circulaire et méprisant que la caste dominante jette constamment sur ses sujets et instruments […], il serait
impossible qu’apparaisse […] le surpassement de l’homme par lui-même. » (Fragments posthumes automne 1885-automne 1886 p.p. 82 et 83,
Gallimard).


 


Bien sûr, des mauvais esprits railleurs pourraient se demander pourquoi, par exemple, les nazis brûlèrent les livres de Freud,lequel, à en
croire Michel Onfray, entretenait avec eux les relations les plus cordiales (raison pour laquelle, sans doute, sans l’intervention de Marie Bonaparte, ils faillirent l’arrêter et le déporter),
et, au même moment, finançaient les Archives Nietzsche dirigées par Élisabeth Nietzsche. En fait, l’explication est simple : dans l’enthousiasme de leur victoire électorale, ils ont mal lu
l’un et l’autre auteur et, distraits, ils les ont confondus. Un acte historique manqué, en somme.


 



monica 27/08/2011 14:22



... La femme aussi est capable d'avoir beaucoup d'exigences au quotidien quand elle pense que son bonheur dépend d'un (unique) homme, et donc de devenir redoutable elle aussi. Ce n'est bien
évidemment pas une question de sexe, mais de tempérament.


Je vois aussi autour de moi des hommes vraiment indépendants. Je pense qu'ils sont moins nombreux que les femmes, tout simplement parce que peu ont eu la chance d'avoir été éduqués par une mère
ayant compris que le bonheur de son fils c'était de devenir un homme autonome.


Les rapports d'une mère avec son fils sont délicats, car quand il s'agit d'amour, quel qu'il soit, les jeux sont faussés si la femme (ou l'homme) est (plus ou moins) névrosé(e). Et vous savez
aussi bien que moi que l'être humain est fragile : la femme dans un système de société qui ne la reconnaît pas avec toute sa dimension de femme, l'homme qui, lui, est devenu au fil des siècles le
sexe fort bien malgré lui.


 



marc 27/08/2011 13:51



le dentiste a la retraite ami d’anne c’est pas yorick par hasard ?


le sadisme d’arracheur de dents , meme a la retraite il continue


mais a la retraite on n’a plus beaucoup de temps devant soi pour le perdre avec onfray


surtout si on n’a pas lu tous les bouquins de freud 


quel gachis franchement ;)



monica 27/08/2011 11:43



Et vous n'éprouvez aucun scrupule à écrire de tels commentaires, Yorick...


Cet essai "La Sculpture de soi" dans lequel Michel Onfray décrit des figures éthiques comme le condottiere et notamment celle de Colleoni a reçu le prix Médicis.


Ce livre, s'il ne vous plaît pas, je peux le comprendre. Mais vos railleries n'ont de cesse de se répéter ici, et cela devient monotone.


Changez de sujet, vous perdez votre temps, à moins que perdre votre temps vous agrée ; la preuve peut-être que vous ne savez pas profiter de la vie. 



Constant 27/08/2011 11:39



Vous me faites rire, Monica, car c'est majoritairement l'inverse qui se passe autour de moi : ce sont les femmes qui tiennent le plus à une stabilité de couple au quotidien. 


Pour ma part, j'aime la vie à deux. L'écueil à éviter est de rejeter la faute sur l'autre, quand quelque chose ne va pas. Au départ, c'est un jeu rigolo, qui peut être vécu très subtilement, mais
ça pourrit tout.  J'aimerais plus de solitude, pouvoir partir plusieurs jours d'affilé sans avoir à rendre de compte. Mais ce n'est pas (encore ?) possible. 


J'observe autour de moi des femmes vraiment indépendantes. Elles sont intellectuellement très douées, très sensibles, très volontaires. Difficilement accessibles, car exigentes quant aux
discussions sociales. Elles restent une énigme pour le courant dominant, la masse des encouplés. Alors, on les range dans la catégorie des écorchées vives, pour se rassurer. Grâce à vous, je
commence à percer leur mystère : elles peuvent être heureuses ainsi. :-)



Yorick 27/08/2011 11:18






Vous avez raison, Anne Dhers, à propos de cette statue équestre du Condottiere Bartolomeo Colleoni qui a l’air de plonger Onfray dans le plus
extrême ravissement. Etrange exaltation qui ferait tiquer plus d’un psychanalyste...



monica 27/08/2011 09:15



Cet amoureux va de mieux en mieux. Il fait sa rééducation. Je le retrouve demain.


Les heures de câlins que nous nous réservons dépendent de moi qui aime la solitude. Sans elle, mon énergie perdrait de son amplitude. Sans ces moments de solitude, pas d'écriture, de bain de
musique, de plénitude avec le ciel et la terre, dont je parlais hier.


Je ne conçois ma vie qu'avec la liberté d'être comme je suis : une femme indépendante donc capable d'être heureuse sans homme accolé à moi. De fait, j'ai pu remarquer qu'un homme est capable,
hélas, d'avoir beaucoup d'exigences lorsqu'il devient dépendant d'une femme : il devient donc redoutable...


Pas tous... je le sais...


Et vous ? Constant ?


 



Constant 26/08/2011 22:48



Votre amoureux n'est pas avec vous ce soir, Monica ? Quel dommage ! C'eût été  sublime ! J'espère que son pied s'est rétabli, et que vous vous rejoindrez bientôt. Merci pour votre lyrisme
volcanique.  



monica 26/08/2011 21:42



C'est le rosé : leurs nuées ardentes. C'était un lapsus ?


Dites-moi, dites-moi !



monica 26/08/2011 21:41



Constance, je dirais quant à moi Mes désirs...selon les circonstances bien évidemment. Il y a tellement de sortes de volcans avec leurs éruptions effusives, explosives avec leurs nurées
ardentes... Ah !


Soyons insatiable.



monica 26/08/2011 21:30



Ce qui me donne de l'énergie, cher Cordroc'h, c'est notamment la vision du ciel étoilé, d'imagner les planètes au-dessus de ma tête, le nuit, la profondeur d'un coucher de soleil, c'est lorsque
mon corps s'imprègne de la poussière d'un chemin les jours de canicule, de la terre d'un sentier boueux quand il pleut à verse, du tonnerre, des orages sans pluie, du sable et de l'océan de ma
belle région.


...C'est la lecture de livres amis, la danse initiée par mon association, la caresse du regard des hommes qui me trouvent belle.


...C'est la gentillesse, cette suprême qualité humaine que je capte chez certains êtres pour lesquels je serais capable de donner plus que je ne reçois d'eux car ma force est l'amour de la vie.


Pardonnez-moi cet excès de lyrisme ! Amour, quand tu nous tiens !


Il faut vous dire que je suis en train de boire un petit Rosé de Mouton Cadet pas piqué des vers...



constance 26/08/2011 21:09



En certaines circonstances, Mon désir aussi me fait devenir un volcan, Anne.



cordroc'h j f 26/08/2011 20:16



C'est là qu'on voit la différence entre ceux animés par la volonté de puissance , ou les forces de la nature , ou encore une bonne circulation de l'énergie vitale , et ceux n'éprouvant pas en eux
cette puissance poussant à s'aventurer dans des domaines inexplorés ,à essayer plusieurs voies , à faire des tentatives , des essais et des erreurs , à oser avancer des théories  , à
tenter des explications avec les connaissances dont l'on dispose alors etc ... tout cela au risque d'une imcompréhension , d'être la cible de personnes animées d'une volonté de dénigrement
parceque se sentant remis en question par certaines idées ,au risque d'être récupéré , etc ...Celui qui est comme possédé par une telle force se laisse emporté par celle-ci , il ne peut faire
autrement , vouloir la contrôler le priverait de multiples sensations et  émotions étant à l'origine de ses idées .


Il y a ceux qui osent s'aventurer ,créer ,innover , découvrir etc ... et ceux qui incapables de le faire ,ne savent que critiquer , analyser ,juger etc ...en oubliant de tenir compte du processus
à l'oeuvre chez le véritable philosophe .


Quelqu'un qui aime la vie , qui aime l'homme ,déteste et ne supporte pas tout ce qui va à l'encontre de cet amour ,déteste que l'on préfère se réfugier dans le troupeau en se soumettant à
des idéologies .


Je reviendrai plus tard sur ce sujet , j'en ai pas finit avec ceux qui étudient à fond les idées des autres pour pouvoir montrer qu'ils dominent leur sujet , mais dont on ne voit jamais la teneur
de leurs idées personnelles .



monica 26/08/2011 17:59



Frédéric,


C'est bon de se projeter dans l'univers, comme ça, grâce à la magie de l'image et la gentillesse d'un internaute. 


Nous ne sommes rien et tout à la fois puique nous savons que nous sommes.


J'aime ces boules, grosses, moyennes et minuscules.


Ce qui est rond serait apaisant ?


L'univers serait-il rond ?


Nos discours tournent en rond, comme la terre tourne autour du soleil ? 


En pensant, les hommes évoluent.


L'univers évolue-t-il aussi ?



Frédéric 26/08/2011 15:46



Notez qu'à l'époque de Nietzsche, personne n'avait conscience que le monde était si vaste. 



Frédéric 26/08/2011 15:13



Monica, je vous redonnerai le lien vers mon blog un peu plus tard : j'attends que les esprits s'apaisent. Je n'aimerai pas que la bise souffle sur mes terres. Je ne sais me défendre contre ces
assauts. :)


Après avoir comparé la terre au soleil, 





voici le soleil par rapport à d'autres étoiles : 





Imaginez que notre terre se mette en colère, et décide de s'embraser (un humain illuminé par exemple, pourrait trouver drôle d'appuyer sur le bouton nucléaire) : sa lumière furieuse mettrait 37
années avant d'arriver à Arcturus. Cette dernière ne le remarquerait même pas. 


Notez sur l'illustration, cette phrase non dénuée d'humour scientifique : la Terre est invisible à cette échelle. :))))))))))))))))))))))


Et nous ? Et nous ? On est où ?  :)))))))



monica 26/08/2011 13:18



"LE désir d'être un volcan", journal hédoniste.


Ce n'est pas une trouvaille de Michel Onfray. Il a emprunté ce titre ailleurs... Je retrouverai la source...


D'autre part, anne dhers, je sais quelle maladie a tué Nietzsche. Michel Onfray a parlé de la vie de Nietzsche et a raconté cette aventure avec une prostituée.


Quand j'ai écrit "il a donné sa vie", cela signifiait que ce philosophe a pensé, écrit et travaillé tout sa vie au bonheur des gens.



monica 26/08/2011 12:53



Ah ! flûte et flûte, j'ai oublié un "S", encore un lapsus calamitatis...


DiteS-moi tout sur les bas, Yorick, s'il vous plaît !



monica 26/08/2011 12:48



Comment pourrais-je réponde à cette drôle de question puisque l'esprit de la pensée de Nietzsche (ouf !) n'est pas anti-humaniste, anti-démocratique, anti-libéral bref comme vous dite,
anti-philosophie des lumières. 


Je m'évertue à vous dire que votre vision de Nietzsche ainsi que celle de anne dhers est déformée.


Par contre, je veux bien débattre des bas avec les uns et les autres (mais pas qu'avec des mères de famille) si cela vous chante... Cordroc'h, ce n'était pas une erreur de frappe, avouez. Vous en
mourrez d'envie vous aussi.


Bon, je commence. J'adore en mettre, par tous les temps et en toute occasion...



Anne Dhers 26/08/2011 12:39






Bonjour,


Nietzsche fut un grand admirateur de Wagner, mais, quand celui-ci l’éconduisit, il en éprouva un tel ressentiment qu’il n’eut de cesse de
discréditer sa musique (et de louer celle de Bizet). Il lui reprocha son style « héroïco-vantard », belle formule, je l’admets, mais qui peut très bien s’appliquer, comme je l’ai montré
ici, à bien des textes de Nietzsche lui-même.


Je ne sais plus dans lequel de ses films Woody Allen s’écrie en sortant de l’opéra : « Quand j’écoute trop du Wagner, j’ai envie
d’envahir la Pologne ! ». Je me demande si ce ne fut pas le cas d’Hitler à force de lire trop de Nietzsche.


Mais ce style héroïco-vantard on en trouve abondamment dans la prose de Michel Onfray. Ainsi, cette phrase relevée dan Mon désir d’être un volcan (rien que le titre donne le ton du reste) : «J’aspire à la philosophie tragique qui installe les hommes au carrefour du destin et de la nécessité, là où l’on tente de s’arracher à la terre pour se faire un
peu, un peu, semblable aux dieux. Tout cela est épuisant, certes, et il faut compter avec force douleur. »


Semblable aux dieux… rien que ça ! Il est vrai que le dentiste à la retraite, la surveillante générale, l’éducateur spécialisé,
l’informaticien, le commercial qui lisent une telle profession de foi nietzschéenne se sentent soudain propulsés dans les sphères olympiennes par une puissante volonté d’exister. Je n’ai sans
doute pas le sens de la poésie dionysiaque, mais pareille grandiloquence ne laisse pas de m’évoquer la fable du crapaud et de son désir d’être un bœuf, voire un « Condottiere » muni des
« vertus de la foudre ».


 
P.S. :
Monica, vous avez raison de rappeler que Nietzsche a donné sa vie pour rendre l’humanité meilleure et plus heureuse. Il est mort des suites d’une vieille syphilis contractée auprès des prostituées
de Nice et de Gênes — les seules femmes, semble-t-il, qui ont bien voulu de lui. 


marc 26/08/2011 12:03



yorick , onfray est anti-liberal !


 


ewa a fait des efforts pour satisfaire anne mais ewa sait pas debattre intelligemment 


 


sinon moi je peux pas satisfaire anne , pas assez feministe et  feminine pour moi alors elle peut toujours attendre  , je prefere mille fois me perdre dans les bas d’une autre
 trop chienne de garde a mon gout mais on peut pas tout avoir non plus


 


pour qu’anne se satisfasse y a que constance et monica gentilles meres de famille qui peuvent la comprendre se faire des confidences et discuter avec elle entre les filles sur la question des bas
par exemple ;)



constance 26/08/2011 11:36



Eh bien, vous avez du mordant, vous aussi Anne. Je ne crois pas que Nietzsche n'ait jamais été un surhomme.


 


Cordroc'h, votre erreur de frappe me revient en mémoire, puisque soulignée par ce cher Igor. ça donne envie de les porter. Certains, c'est sûr, auront des envies de bas...





"Ici la vue est libre et l'esprit s'élève". Il y a cependant des gens d'une tout autre espèce qui eux aussi se tiennent sur la hauteur et dont la vue est dégagée - mais c'est vers le
bas qu'ils portent leurs regards. Nietzsche, Par delà bien et mal, Neuvième partie, §286



Yorick 26/08/2011 10:24



Je ne comprends pas pourquoi Ewa et Monica s'en prennent personnellement à Anne Dhers et pourquoi elles veulent à tout prix transformer un débat sur la postérité de Nietzsche en un débat sur la
personnalité des unes ou des autres. La question que Anne posait, à bon escient me semble-t-il, au début de la discussion est la suivante. L'éthique hédoniste et l'utopie social-libertaire
défendues par Onfray sont-elles compatibles avec l'esprit anti-humaniste, anti-démocratique, anti-libéral bref anti-philosophie des Lumières de la pensée de Nietzsche dont Onfray se réclame.


 


Ça, c'était la question posée par Anne et il me semble qu'elle attend toujours une réponse qui la satisfasse.



monica 25/08/2011 22:39



J'ai envie de devenir aussi féministe que je suis féminine à cause de vous Anne Dhers. Mon délicieux lapsus (mais vous êtes de ces êtres qui se font certainement un plaisir de trouver des lapsus
là où ils n'existent pas), n'a d'égal que votre méprisante verve (vous voyez, je ne suis pas méchante, j'essaie d'avoir un peu d'humour, contrairement à vous) à l'égard de ceux qui ont cette
noblesse qu'il vous plairait tant d'avoir, comme tout être qui se respecte.


Je pense que vous ne voyez que le négatif en toute chose et en tout être, que vous ne savez pas frissonner d'émotion à la lecture d'un beau texte et que cette rigidité qui caractérise les êtres
prétentieux va finir par vous gagner.


L'hypocrisie ne sied pas à la femme. Vos "Chères Monica et Ewa" me font l'effet du "serpent qui siffle sur vos têtes", ce sont des mots que je n'arrive pas à comprendre dans la bouche d'une
personne qui ne me connaît pas. 


Prenez soin de vous, vous avez bien raison, et apprenez aussi à être une femme grisée par la caresse d'une brise un soir d'été... au lieu de perdre votre temps à vous apitoyer sur des grands
personnages qui ont donné leur vie pour que les hommes et les femmes aient accès au bonheur.



Ewa 25/08/2011 22:22



Et pourquoi toute cette colère, Anne? J’étais si gentille avec vous… Vous avez des problèmes avec votre féminité comme Stirner? 


Je ne semble pas faire grand cas des féministes, je suis féministe. Féminine? Pas autant que vous, Anne, pas autant… Mais peut-être plus que Aspasie, n‘est-ce pas, Igor?



Anne Dhers 25/08/2011 21:39



Chères Monica et Ewa,


Vous voilà bien en colère, en effet. 


Où avez-vous vu que j'étais freudienne ? Ma lecture de Freud relève de la curiosité intellectuelle, ni plus ni moins, et m'intéresse d'un point de vue philosophique. Je trouve notamment son
analyse psychologique de la croyance et de l'idolâtrie aussi percutante que, par exemple, l'analyse de la superstition de Lucrèce ou de Spinoza. Michel Onfray, mais le sait-il ?, lui doit
beaucoup. La critique de Nietzsche aussi, bien évidemment, est intéressante, d'autant qu'elle va à rebours de celle de Marx. Pour Marx la religion est un instrument au service des forts pour
abrutir les faibles (l'opium du peuple), pour Nietzsche, excellent paradoxe, elle est l'arme des faibles pour triompher des forts (l'opium que le peuple fait fumer aux forts).   


Que la misogynie soit la bêtise la mieux partagée chez les philosophes, n'en exonère pas Nietzsche. Avec Schopenhauer, son maître, et Freud, son héritier — car Freud rend souvent hommage à
Nietzsche —, Nietzsche occupe une bonne place dans l'Internationale de la goujaterie.


Vous semblez faire grand cas des féministes. Or, et en cela le lapsus de Monica est délicieux, féministes ne veut pas dire féminine — n'est-ce pas Ewa ? En tant qu'individu, je ne me laisse pas
endoctriner par une idéologie qui parle en mon nom et qui, pour me racoler, prétend savoir ce qui est bien pour "nous" les femmes. Je n'ai, pour prendre soin de moi, ni dieu ni maître ni chienne
de garde.


Vous frissonnez d'émotion quand vous lisez sous la plume de Michel Onfray que SON Nietzsche aime les femmes mais ne sait pas le leur dire. En effet ! Ce doit être également son problème avec les
Juifs, les "hommes manqués", les "races décadentes", les "chiens d'anarchistes", etc. Il déborde tellement d'amour pour tous ces gens que, ne sachant le leur dire, il les voue à l'esclavage
ou à l'anéantissement — mais métaphoriquement, qu'on se rassure, puisque Michel Onfray le certifie. 


C'est terrible mais tellement touchant la timidité chez un surhomme. 


 



Yorick 25/08/2011 21:22






"A l’évidence, ce tableau évite de représenter Nietzsche habillé en abrouti de la Waffen SS, antisémite, dévot d’un culte de la force armée, de la brutalité guerrière, ou même travesti en
penseur avant l’heure de la solution finale. Parmi la cohorte des vertueux qui ne sont pas nietzschéens, ces arguments qui volent bas se retrouvent à longueur de page."


 


C’est amusant de lire ceci sous la plume d’Onfray (cité par Ewa) alors que celui-ci rend l’évangéliste Jean responsable des chambres à gaz dans le traité d’athéologie (page 241). De même qu’il
n’hésite pas à diagnostiquer à deux mille dans de distance une impuissance sexuelle chez Paul de Tarse mais se met dans tous ses états lorsqu’un des premiers freudiens du Cercle de Vienne ose
soupçonner son cher Nietzsche d’homosexualité.  


 


Le problème avec Onfray, c’est qu’il rompt des lances dans toutes les directions et qu’il s’étonne ensuite que certaines lui reviennent au visage. En outre, il ne se relit pas et ne filtre jamais
sa pensée au tamis de l’auto-critique.


 


En ce qui me concerne, Nietzsche et toute son exaltation dionysiaque dénuée d’humour m’emmerdent prodigieusement. Les aphorismes poétiques du genre "Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter
une étoile qui danse" sont l’exemple même de la mièvrerie kitsch qui me font rire. Je comprends que Freud s’en soit méfié. Et puis cette traque au "nihilisme" sous toutes ses formes, cette chasse
aux passions tristes (alors que d’immenses créateurs furent effectivement des mélancoliques), cette glorification du surhomme, de la volonté de puissance et de la grande santé, je sens bien où
tout ça mène. A l’éradication des "êtres inférieurs" et des prétendus "dégénérés". 



constance 25/08/2011 21:11



Merci Ewa, merci Monica, vous avez du mordant.


Je n'ai pas eu ton courage, ma belle, de rechercher tous ces passages onfrayiens et je te remercie de nous les offrir.



monica 25/08/2011 20:36



Bise, Ewa !


Oui, sus aux machos, sus aux misogynes, sus aux grincheux qui veulent voir chez Michel Onfray leurs propres défaillances qu'ils déplorent tant chez eux à en crever de rage et ces bassesses dont
ils n'arrivent pas à se déposséder et qu'ils prêtent sans vergogne à ce philosophe dont ils envient inconsciemment les qualités de noblesse et de lucidité.


Je n'ai cité personne qui emploie des méthodes indigne de lui. 


Michel Onfray, lui, n'a pas de méthode, il a un sens profond de l'éthique et de l'élégance. 


Mais c'est que je finirais par me mettre en colère !



Ewa 25/08/2011 20:07



Je compte sur toi, Monica. Au combat! ;~)


Bises!



monica 25/08/2011 19:44



... et la misogynie de Schopenhauer, alors, vous la connaissez ? : "Comme la seiche, la femme aime jouer à se dissimuler et nage dans le mensonge"


"Les femmes ont le plus contribué à passer au monde la lèpre qui le mine".


"Auprès des femmes, la déraison ne nuit pas : plus qu'une anomalie, ce serait plutôt un trop-plein de vigueur intellectuelle ou même le génie qui dérangeraient. C'est pourquoi on voit souvent un
individu laid, bête et rustique supplanter auprès des femmes un homme bien fait, spirituel et charmant."


etc.



monica 25/08/2011 19:39



correction après lecture : l'âme d'une féministe ! où ai-je l'esprit après avoir remis mon nez dans l'homme révolté grâce à Anne Dhers ? un livre que j'ai eu besoin de connaître après avoir lu la
politique du rebelle de Michel Onfray, et conseillé par ce dernier lors de ses cours à l'UPC.



monica 25/08/2011 19:29



Euh ! Ewa ! si je puis me permettre, je ne me sens pas l'âme d'une féminine, mais je défendrai de toutes mes forces les femmes traitées de si vilaine manière par les fans de freud, et je ne
cesserai jamais de boxer les machos avec mon mépris le plus direct à la moindre occasion qui se présentera, machos qui, heureusement pour eux, ne sont pas si fans de tango que ça, je peux te
l'assurer.



Ewa 25/08/2011 19:15



On peut retrouver les propos misogynes dans les écrits de tous les philosophes, certains y excellent. Nietzsche n’est pas une exception. Je connais les extraits pires que ceux cités par belle
Anne Dhers (bizarrement, cette misogynie n’était pas vraiment pratiquée par Nietzsche dans la vie).


Mais ce n’est qu’une philosophie. C’est beaucoup plus grave quand la misogynie est à la base d’un système idéologique qui prétend soigner et guérir comme la psychologie freudienne.


 


« La vie sexuée de la femme adulte n’est-elle pas d’ailleurs un dark continent pour la psychologie ? Nous avons reconnu que la fille ressent péniblement le manque d’un membre sexuel égal en
valeur au membre masculin, se considérant pour cela comme de valeur inférieure, et que cette ‘envie de pénis’ constitue l’origine de toute une série de réactions féminines caractéristiques. […]
Des traits de caractère que la critique a depuis toujours reprochés à la femme, à savoir qu’elle fait montre d’un moindre sentiment de la justice que l’homme, d’une moindre inclination à se
soumettre aux grandes nécessités de la vie, qu’elle se laisse plus souvent guider dans ses décisions par des sentiments tendres et hostiles, trouveraient un fondement suffisant dans la
modification de la fonction du surmoi. »


[Sigmund Freud, La question de l’analyse profane, XVIII, 36 et XVII, 201, ] 


 


Anne Dhers, vous, si féminine, vous avez vraiment envie du pénis quand vous regardez votre clitoris « rabougri »? Votre problème, c’est de ne pas être un homme? Vous, avec tout votre bagage
culturel dont vous n‘avez pas à rougir, vous vous définissez en fonction d’un homme comme un être inférieur auquel il manque quelque chose? Quelle âme d’esclave faut-il avoir pour se laisser
mettre ces délires d’un phallocrate dans la tête? Vous savez Anne, entre nous, c’est avec les féministes que les hommes, même machos, rêveraient de danser les tangos… 


 


Freud m’inspire..., je soupçonne Yorick d’avoir « envie des seins ».  Mais des vrais beaux seins d’une femme et pas de ces petits tétons plats et rabougris d’un homme qui servent à rien.
Avouez Yorick, ne soyez pas dans le déni, c’est le complexe de votre vie. L’envie de pouvoir enfanter aussi, ça crève les yeux! Cette citation vous aidera peut-être à mieux vous situer.


« Si la maternité est l’apanage de la femme, est-il concevable de s’en tenir à une définition négative de l’homme : celui qui ne porte pas d’enfant? »


[Elisabeth Badinter, Le conflit, la femme et la mère, p.12]



monica 25/08/2011 19:05



"Mon Nietzsche est fragile, il aime les femmes, mais ne sait pas le leur dire..." 


Onfray est un seigneur !



monica 25/08/2011 19:03



Ewa, ton commentaire, un bonheur !



Ewa 25/08/2011 19:00



Affirmer que Onfray n’a pas lu Nietzsche parce qu’il n’a pas la même lecture de Nietzsche que Anne Dhers et Yorick n’est pas sérieux, tout simplement. Il existe presque autant de lectures et
d’interprétations que de lecteurs. C’est encore plus vrai pour les auteurs comme Nietzsche. Son œuvre poétique, métaphorique, novateur, brisant les tabous, dépassant largement le cadre de son
époque, se prête particulièrement bien à des vives polémiques, malentendus, amalgames, incompréhensions et interprétations complètement erronées, contraires aux intentions du philosophe.


 


On peut voir  Freud - comme un médecin, l’inventeur de l’inconscient et de la « médecine » qui soigne et guérit, un penseur matérialiste et rationnel ;  Sade - comme un libertaire
féministe, adorable auteur des excitantes fictions littéraires, qui n’a jamais violé ni torturé personne dans la réalité de la vraie vie ; et Nietzsche - comme un réactionnaire vantant la force
d’une brute blonde, antisémite et misogyne. Toute cette lecture n’a rien d’original, c’est la pensée dominante. La grande majorité des intellectuels français pense de la même façon. Et en plus,
Claude Lévi-Strauss appréciait Freud (rien d’étonnant, le structuralisme et la « métapsychologie » freudienne - le même oubli de l‘histoire au profit des mythes), alors l’autorité oblige - il
faut suivre.  


 


Onfray ne suit pas. Pour pouvoir se rendre compte à quel point Onfray « n’a pas lu Nietzsche« , il faudrait lire « La sagesse tragique, Du bon usage de Nietzsche ». C’est un petit texte
qu’il a écrit à 29 ans, à l’époque refusé par des éditeurs, avec la préface qu'il a ajouté en 2005 - la date de sa première édition. Non, Anne Dhers, Onfray ne présente pas Nietzsche comme un
penseur libertaire et hédoniste, Nietzsche n’a pas besoin d’être compatible avec Onfray, être nietzschéen ne signifie pas penser comme lui et adhérer à toutes ses idées. Vous aimez les citations,
chère Anne - alors c’est pour vous :


 


« Chacune de mes publications s’ouvre en effet par une phrase de Nietzsche dont le livre propose un commentaire libre. On peut être nietzschéen de cette manière : en s’appuyant, comme avec un
tremplin, sur  telle ou telle idée pour effectuer une volte personnelle. Voilà comment je tâche d’être et de rester nietzschéen.


Je sais que Nietzsche n’est pas de gauche, ni hédoniste, libertaire, ou féministe. Moi qui tâche de m’inscrire dans ces filiations idéologiques, comment puis-je m’en sortir? Justement en me
servant de l’œuvre complète - textes publiés, manuscrits inédits, fragments colligés, correspondance et surtout biographie - comme d’un chantier pour un projet philosophique singulier et
subjectif.


La gauche dont je me réclame - gauche libertaire - apprend de la critique du socialisme marxiste - celui de Nietzsche quand il écrit socialisme -, mais aussi de sa généalogie. Je ne méprise pas
les adversaires  si leurs critiques me permettent une meilleure connaissance de moi-même. Nietzsche est l’un des rares philosophes qui permet le compagnonnage et l’édification existentielle.
»


 


« Je n’ai pas proposé un Nietzsche hédoniste, gauchiste, libertaire. […] A l’évidence, ce tableau évite de représenter Nietzsche habillé en abrouti de la Waffen SS, antisémite, dévot d’un culte
de la force armée, de la brutalité guerrière, ou même travesti en penseur avant l’heure de la solution finale. Parmi la cohorte des vertueux qui ne sont pas nietzschéens, ces arguments qui volent
bas se retrouvent à longueur de page. « 


 


« Mon Nietzsche est fragile, il aime les femmes, mais ne sait pas leur dire, donc se protège puis s’expose dans la misogynie ; il pratique la douceur, la politesse, la discrétion dans la vie -
sur le papier il lâche les chevaux, fait tonner le canon, parler la poudre et monte au front philosophique sabre au clair ; dans les pensions de famille, attentionné aux vieilles dames fragiles,
prévenant, il se repose de ses épopées intellectuelles où le sang coule, où la guerre règne, certes, mais comme dans « l’Enfer » de Dante. […]  Quiconque aurait d’ailleurs lu Nietzsche avec
les yeux qui s‘imposent se serait immédiatement aperçu que son champ de bataille est exclusivement intellectuel, culturel, que le philosophe lui-même répugne à la guerre des militaires stricto
sensu, qu’il a payé de son corps et de sa santé lors de la guerre de 1870, et qu’il a usé dans ses livres de la guerre comme d’une pure et simple métaphore. »



monica 25/08/2011 18:59



Cher Frédéric, vous êtes ce que j'aurais tant aimé devenir : une matheuse !


S'il vous plaît, redonnez-moi le lien avec votre blog où vous parlez si superbement de l'univers (c'est bien vous n'est-ce pas ?).


Ces boules, révélatrices de notre infinie petitesse dans cet univers infiniment grand et qui me subjugue, me donnent des envies toujours plus gigantesques de bonheur.


Merci à vous



monica 25/08/2011 18:48



Pardonnez-moi Anne Dhers, mais vous ne comprenez donc pas Camus quand il explique la pensée de Nietzsche : ."... Une race de seigneurs incultes ânonnant la volonté de puissance a pris enfin à son
compte "la difformité antisémite" qu'il (Nietzsche) n'a cessé de mépriser.


"Il avait cru au courage uni à l'intelligence, et c'est là ce qu'il appelait la force. On a tourné, en son nom, le courage contre l'intelligence ; et cette vertu qui fut véritablement la sienne
s'est ainsi transformée en son contraire : la violence aux yeux crevés. Il avait confondu liberté et solitude, selon la loi d'un esprit fier...."


Je vous en prie, Anne Dhers, lisez, lisez autrement qu'avec vos yeux fermés, lisez la suite de ce magnifique texte de Camus qui parle de Nietzsche avec autant d'intelligence qu'un philosophe doit
avoir pour parler d'un autre philosophe dont la profonde solitude à comprendre le monde "s'est pourtant perdue dans la foule mécanisée qui a fini par déferler sur l'Europe"...


Je ne sais pas pourquoi vous vous évertuez à déformer des écrits qui louent la pensée d'un magnifique philosophe.


Il est vrai que Nietzsche est le penseur le plus difficile à comprendre.


C'est pourquoi, je vous invite à écouter les cours de Michel Onfray qui a passé de nombreuses heures à étudier son oeuvre pour l'enseigner avec soin dans ses cours de l'UPC de CAEN.


Merci à vous



Anne Dhers 25/08/2011 16:21



Le passage que vous citez à bon escient, Monica, ne signifie qu'une chose, à savoir que Camus déplore que les nazis se soient emparé de Nietzsche en prenant tous ses textes anti-démocratiques,
son apologie de l'esclavage et sa prophétie de la sur-humanité à la lettre, comme des manifestes de propagande, en somme. Ce que Camus se propose d'examiner dans ce chapitre c'est la raison pour
laquelle la pensée de Nietzsche a connu le funeste destin d'être devenue une caution idéologique d'un totalitarisme. Or, vous l'avez lu comme moi, il relève une ambiguité dans les écrits les plus
anti-moraux de Nietzsche, ambiguité qui, dit-il, le rend "responsable involontaire" des atrocités commises en leur nom. "Dans un certain sens, la révolte, chez Nietzsche [sa négation
de la morale], aboutit encore à l'exaltation du mal". Et, le fait est que Nietzsche a trouvé des lecteurs enthousiastes chez ceux que Camus appelle les "tueurs", plutôt que
chez les partisans du "peace and love", les contestataires des années soixante, les adeptes des communautés libertaires bref, cette jeunesse hédoniste dont il n'aurait pas manqué de railler,
selon ses termes, le " marasmus femininus". Dans des notes prises en vue d'écrire un livre sur ne "nihilisme européen", Nietzsche défend un vitalisme
économique que ne renieraient nullement nos ultra-libéraux contemporains : "Avoir et vouloir plus, la croissance en un mot, c'est la vie même. Dans la
doctrine du socialisme se cache mal une "volonté de négation de la vie"; une telle doctrine a dû être inventée par des races ou des hommes manqués." (1885). Bien sûr,
par "socialisme" Nietzsche n'entendait pas un système totalitaire de type soviétique, mais tout bonnement les idées révolutionnaires issues de la Commune de Paris qui se généralisaient à son
époque en Allemagne.  


 



monica 25/08/2011 13:12



L'homme révolté : "...fou de droiture (en parlant de Nietzsche) ("cette droiture devenue un instinct, une passion"), serviteur obstiné de cette "équité suprême de la suprême intelligence qui a
pour ennemi mortel le fanatisme", son propre pays, trente trois ans après sa mort, l'a érigé en instituteur de mensonge et de violence et a rendu haïssable des notions et des vertus que son
sacrifice avait faites admirables. Dans l'histoire de l'intelligence, exception faite pour Marx, l'aventure de Nietzsche n'a pas d'équivalent ; nous n'aurons jamais fini de réparer l'injustice
qui lui a été faite... (Albert Camus)


Allons, allons, cessez de vouloir mal comprendre l'un des plus grands philosophes bien compris, apprécié et enseigné par MO.


Merci à vous Anne Dhers



Anne Dhers 25/08/2011 12:38



Chère Monica,


Dans L'homme révolté, Albert Camus consacre un beau chapitre au nihilisme de Nietzsche et, notamment, à l'influence que ce penseur de la volonté de puissance a pu
exercer sur les nazis. Comme, à ce qu'il semble, vous trouvez ma plume lourdaude, je vous laisse valser avec celle de Camus que vous devriez trouver, à raison, plus légère : "N'y
a-t-il rien dans son œuvre [ celle de Nietzsche] qui puisse être utilisé dans le sens du meurtre définitif ? Les tueurs [ Camus parle des nazis] à condition de nier l'esprit pour la lettre et
même ce qui, dans la lettre, demeure encore de l'esprit, ne pouvaient-ils trouver en lui leurs prétextes ? Il faut répondre oui." Comme Camus, à son habitude fort louable, ne veut
pas instruire son enquête sur Nietzsche à charge, il poursuit : "À partir du moment où l'on néglige l'aspect méthodique de la pensée nietzschéenne (et il n'est sûr que Nietzsche
lui-même s'y soit toujours tenu), sa logique révoltée ne connaît pas de limites."


Il est bien évident que Michel Onfray n'aurait pu écrire une "affabulation nietzschéenne". En revanche, quand lui-même présente Nietzsche comme un penseur libertaire et hédoniste, il s'agit bien,
je le crains, d'une affabulation. 


Merci pour votre patience.


 



Frédéric 25/08/2011 10:47



Merci Monica, c'est un très beau compliment que tu fais à un matheux comme moi, je t'assure. Ta plume est par delà la danse. Ce matin, j'avais envie de partager cette image. Comprendra qui voudra
:-)






monica 24/08/2011 19:39



Ah ! Flûte de paon ! on n'y voit queue dalle : 


"Danse avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ?"


Je trouve que Cordroc'h, Constant et Frédéric, eux, dansent avec leur plume, et ça me plaît.


C'est plus clair ?



monica 24/08/2011 19:35



Marc, j'aime dépendre de ton bon vouloir, moi.


Apparemment, si Michel Onfray avait écrit un livre sur l'affabulation nietzschéenne, Anne Dhers et Yorick eussent été contents... ou pas...


Tous ces textes de Nietzsche, alors que cette année qu'il s'agit de Freud à l'UPC, ça m'impressionne.


N'empêche que, moi qui reviens d'un stage de danse de tango argentin, j'aime bien ceci de FN : "Danse avec
les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l'on doit être capable de danser avec la plume ?"


Je trouve que Cordroc'h, constant et Frédéric, eux, dansent avec la plume. J'aime bien leur commentaires
!






Yorick 24/08/2011 19:02



Et que dire de ce passage du Traité d'athéologie - "Les chambres à gaz peuvent donc s'allumer au feu de Saint Jean" parce que Hitler, dans "Mein Kampf" se réfère à l'épisode où Jésus
chasse les marchands du temple un fouet à la main. Quel stupéfiant raccourci caractéristique de la méthode Onfray!


 


Anne Dhers a parfaitement raison. Si à deux millénaires d'intervalle on peut rendre un évangéliste responsable de la pire horreur du vingtième siècle, alors on peut, on doit même s'interroger sur
la dimension anti-libérale et anti-démocratique de la philosophie nietzchéenne.



marc 24/08/2011 18:56



anne , l’espace de libre parole c’est chez notre voisin


ici tout depend de mon bon vouloir ;)



Anne Dhers 24/08/2011 15:18






Bonjour Constance,


N’importe quel lecteur sérieux de Nietzsche sait que les textes que j’ai cités ne sont pas marginaux mais nombreux et centraux. Il n’est
pas jusqu’à son Gai Savoir qui ne fasse le violent procès du libéralisme politique, de l’égalité des droits, du progrès social et une vibrante
apologie de l’esclavage (cf. § 377).


Il n’est pas vrai, comme le prétend Monsieur Cordroc’h, que Nietzsche aimait les hommes. Schopenhauer vantait la compassion. Nietzsche y
voyait une faiblesse, un symptôme de nihilisme. « Nous ne sommes pas des humanitaires », écrit-il dans ce même § 377 ; « Nous ne
connaissons que trop bien aujourd’hui ces hystériques hommelettes et femmelettes qui aujourd’hui ont besoin de se voiler et de s’affubler précisément de cette religion-là [l’amour de
l’humanité]». Visant les philosophes français des Lumières, qu’il détestait, il ajoute : « Il faut vraiment être affecté d’un excédent gaulois d’excitabilité érotique et d’impatience amoureuse pour aller se frotter de bonne foi dans son ardeur même à… l’humanité ! Y eut-il jamais vieille
femme plus odieuse parmi toutes les vieilles femmes ? »


Je crois que si tout autre philosophe que Nietzsche avait tenu pareils propos qui, encore une fois, abondent dans son œuvre, Michel Onfray
n’eût pas manqué de le clouer au pilori comme étant un auteur représentatif de ce qu’il appelle un « fascisme trans-historique »( !). Si Freud, par exemple, avait écrit cela, je ne
doute pas qu’il eût fait état de ces pages pour enrichir son réquisitoire contre lui. J’ai déjà entendu Michel Onfray accuser Kant de ce tout nouveau délit d’opinion parce que le nazi Adolf
Eichmann s' était référé à Critique de la raison pratique pendant son procès. Or les nazis se réclamaient bien plus de Nietzsche (à tort ou à raison, je ne sais), que de ce pauvre
Kant.


Aussi suis-je étonnée que les étudiants de Michel Onfray lui emboîtent le pas quand il s’attaque à Freud (auquel les nazis et, plus tard,
les communistes, s’étaient déjà attaqué) et ne lui fassent pas remarquer que la pensée de Nietzsche appelle peut-être, elle aussi, un inventaire. Non pas un autodafé, mais une analyse
circonstanciée de son fonds réactionnaire.


Vous dites, Constance, que « Michel Onfray cristallise les ego ». Peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression que ce sont
plutôt ses étudiant(e)s ou ses lecteurs qui « cristallisent » sur sa personne et cela au sens stendhalien du terme : qui magnifient l’objet de leur désir ou de leur amour. Parmi
les belles qualités qu’ils lui prêtent la plus imaginaire de toutes est, peut-être, l’honnêteté intellectuelle.


Pardonnez-moi pour la longueur de mes commentaires. Mais j’ose croire que je suis ici dans un espace de libre parole.


Merci.



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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