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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 09:25

 

Sur le site du Figaro.fr en date du 11.01.2012,  un billet est consacré à une rencontre entre Michel Onfray et son ami, Franz-Olivier Giesbert, et qui fait référence au dossier spécial que Le Point avait consacré à Dieu, Questions et réponses sur l'existence de Dieu.

A consulter, notre article du 22.12.2011 intitulé Michel Onfray, Dieu n'est pas, point à la ligne.

 

"Et Dieu dans tout ça" 

 

FOG et Michel Onfray sont amis. Le premier ne fait pas mystère de sa foi chrétienne héritée de sa chère mère. Le second fait profession d'athéisme. Tous deux publient un livre: l'un sur Dieu, l'autre sur Albert Camus. Rencontre.

FOG-MO

LE FIGARO. - Michel Onfray, que pensez-vous de la foi de votre ami Franz-Olivier Giesbert? Il écrit qu'il est chrétien par toutes ses fibres, mais ne croit ni au Dieu créateur ni à la divinité de Jésus et se proclame aussi bouddhiste, musulman, taoïste, hindou, manichéen, etc.!

Michel ONFRAY: Franz est un chrétien d'en bas et je n'ai rien à redire contre ça. Je distingue en effet l'Église d'en bas, l'assemblée des gens qui croient sans m'infliger une façon de penser et de me comporter. Et l'Église d'en haut, celle du pouvoir qui descend du ciel en passant par le Pape et qui m'aurait coupé la tête il y a quelques siècles. Franz est un père de l'Église postmoderne qui invente la théologie populaire. Il a écrit un livre sur le sentiment religieux, pas sur la religion. Je n'ai rien contre le sentiment religieux, au contraire, je trouve qu'on l'a perdue, cette émotion qu'on ressent devant la création. Car le sentiment du sublime est aussi vieux que l'homme.

En fait, vous êtes tous les deux panthéistes?

Franz-Olivier GIESBERT: Je crois qu'on est d'accord avec saint Augustin qui, avant sa conversion, définissait Dieu comme «une substance immense pénétrant de toutes parts à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité».

Franz-Olivier Giesbert écrit: «La foi est irrationnelle ou elle est fausse.» Michel Onfray, qu'en pensez-vous?

M. O.: Je suis un des rares philosophes qui ne croient pas que la raison fonctionne a priori mais a posteriori. La raison est un instrument sophistique qu'on fait fonctionner après avoir eu des émotions, des sensations, des expériences.

Êtes-vous définitivement athée?

M. O.: Il y a des athées qui sont dans la quête de Dieu, comme Claudel ou Frossard, qui ont eu une soudaine révélation, et d'autres qui sont à l'abri de cela - même si tout peut arriver. Moi, je n'ai pas de désir de Dieu.

F.-O. G.: Je ne suis pas d'accord. Frossard, que j'ai bien connu, ne cherchait pas Dieu avant de le trouver. C'était un personnage ricanant, ironique. La foi pourrait te tomber dessus, comme à Frossard, qui était hyperrationnel!

Michel Onfray, la joie dont parlent les mystiques qu'affectionne Franz-Olivier Giesbert ne vous fait-elle pas envie?

M. O.: Pour tout vous dire, et c'est un scoop, j'aurais aimé être moine. Consacrer ma vie à mes idées, ça m'aurait plu. Et je n'aurais pas voulu être moine dans un ordre laxiste, non, mais dans un monastère où l'on ne voit ni ne parle à personne. Il n'y avait qu'un obstacle à cette vocation, c'est que je n'avais pas la foi… Mais, d'une certaine façon, je ne suis pas loin de mener cette vie-là. Je me lève pour me mettre à mon bureau, travailler, puis prêcher, faire des sermons!

Michel Onfray, vous écrivez que Camus est «un homme bien». C'est quoi, un homme bien?

F.-O. G : C'est une personne, comme Camus, qui a des valeurs et des scrupules, et l'humilité de reconnaître qu'il s'est trompé, comme lors de son différend avec Mauriac au sujet du pardon et de la justice après la guerre. En fait, Camus a des qualités assez chrétiennes.

M. O.: Un homme bien a des valeurs et construit sa vie sur ces valeurs. Il vit sa pensée et pense sa vie, essaie d'éclairer l'une par l'autre. On affine la théorie par la pratique et la pratique par la théorie. Si l'on constate qu'il y a des difficultés dans la pratique, on revoit la théorie. C'est un homme qui fait le bien. Le bien, le mal ne sont pas des inventions chrétiennes. Il y a un bien et un mal universels.

Franz-Olivier Giesbert conclut son livre sur ce mot de Thérèse de Lisieux: «Je choisis tout.» Ne rejoint-il pas votre credo qui est de «vivre sans rien refuser de la vie»?

M. O.: Si vous me demandiez à l'aveugle qui a écrit cette phrase-là, je vous dirais qu'elle peut être de Nietzsche!

Michel Onfray, vous vous sentez très proche de Camus. Vous écrivez à son sujet: «Il n'est pas contre l'État, il s'en moque et invite moins à agir contre lui que pour autre chose.» Cela ressemble quand même beaucoup au «Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu»?

M. O.: Je suis d'accord. Je défendrais Jésus car Jésus n'est pas le Christ. Je n'ai rien contre Jésus, il est plutôt sympathique, une espèce de bouddhiste à sa manière qui prêche douceur et fraternité.

F.-O. G.: La révolte aussi! Contre les pharisiens, contre les riches. C'est un «indigné », Jésus. Il n'est pas révolutionnaire, mais c'est un résistant. Tandis que le bouddhiste se fiche de l'ordre établi.

Franz-Olivier Giesbert, vous déplorez la tiédeur des catholiques. Michel Onfray, vous les traitez d'illuminés. Qu'attendez-vous l'un et l'autre des chrétiens?

F.-O. G.: Comme Camus, j'attends qu'ils parlent d'une voix forte et claire sur tous les sujets d'actualité. N'ayez pas peur! L'Église ne joue pas son rôle dans la société, elle est absente. On a envie d'une Église d'illuminés, d'indignés. On en rêve. Je me sentirais plus chrétien si je trouvais une Église plus vivante.

M. O. : J'attends des chrétiens qu'ils soient vraiment des disciples de Jésus. Pas qu'ils le professent, mais qu'ils pratiquent les vertus qu'ils enseignent: le pardon des péchés, l'amour du prochain, le désintérêt des choses matérielles. Ce que dit Franz me donne envie de relire les Évangiles. Il a raison. Jésus a une façon de dire: ne collaborez pas.

Le Pape a invité récemment les catholiques à dialoguer avec les non-croyants. Qu'en dites-vous?

M. O. : Le Vatican a fait savoir qu'il fallait dialoguer avec les incroyants mais pas avec les athées de mauvaise foi, et m'a cité en exemple! De toute façon, je ne crois pas au dialogue. Reste que ce pape est un vrai intellectuel et un mystique. Son livre sur Jésus est un traité d'herméneutique haut de gamme. C'est vraiment culotté lorsqu'on est pape de lâcher deux volumes en disant: voilà, pour moi, Jésus, c'est ça.

Si Benoît XVI vous invitait à dialoguer avec lui, que diriez-vous?

M. O.: L'hypothèse est improbable. Mais je crois que j'accepterais.

Propos recueillis par Astrid de Larminat
                                                                                                         Constance

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commentaires

monica 16/01/2012 21:02


J'ai écrit "avec" au lieu de "avoir" les mots... Sans doute aurais-je aimé ce soir, rire avec toi, Ewa.

monica 16/01/2012 20:59


Chère Ewa, si je pouvais avec les mots ce soir pour te faire rire à nouveau, je serais très très heureuse.


Rire est un état presque magique : le fou rire, rire aux éclats, pleurer de rire, mourir de rire...


"Faire rire, c'est mon point G à moi" Gad elmaleh


"L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire" Friedrich Nietzsche


Bise à toi




  

Ewa 16/01/2012 20:36


Chère Monica, j’espère que tu dormiras mieux aujourd’hui, bien au calme, sans mon rire. :~) Bise.

monica 15/01/2012 22:41


Ma chère et riante Ewa,


Ne sois pas si pressée de me voir dans les bras de Vittorio, ma belle !


Chaque chose à sa place. Le comte est toujours dans mon lit. Vittorio pas encore dans mes bras, et moi à tout jamais sur la toile du peintre. A propos de toile, j'ai été voir sur
wikipédia, je ne la trouve pas sensas, la comtesse d'Albany ! J'ai peut-être de son esprit, mais elle a du mal à rivaliser de beauté avec moi !


Mais bon, le principal c'est que je te vois rire ! Cela me fait penser à une belle phrase de Spinoza : "la joie est le passage de l'homme (de la femme aussi...) d'une moindre à une plus grande
perfection".


Ewa, j'emmène ton rire dans mes rêves cette nuit ! Je t'embrasse.

Frédéric 15/01/2012 22:35


Monica, c'est vrai que tu es très attachante. Très très. Mais enfin bon, si c'est pour se faire écorcher à tout bout de champs, autant ne pas l'être, non ? Je n'en vois pas le bénéfice
existentiel. Je crois qu'on a le choix de ne plus l'être, si on juge bon que cela soit ainsi. C'est très stoïcien, j'en conviens.


 


C'est vrai Ewa, qu'on s'adoucit avec ses amis. Michel Onfray est encore cohérent avec lui-même. La fraternité est un bien commun qu'on piétine trop souvent. L'ami(e) est un autre moi-même pour peu qu'on le veuille bien. Lui le
veut, et le vit. Un bel exemple.


 


C'est vrai Vittorio, qu'on ne se grandit pas en abaissant les autres. La question du soir : comment détecter que la pulsion de mort triomphe en nous ?  

Ewa 15/01/2012 21:38


Très chère Monica, imaginer Michel Onfray qui embrasse la mule du pape - c’était drôle, mais Vittorio et toi en comtesse d‘Albany - c’est plus amusant. Tu es "responsable" de mon fou rire. Merci.
:~)


 

monica 15/01/2012 21:05


Vous sachant donc fin psychologue, je désire à nouveau me confier à vous Vittorio (que ce prénom est joli !). Si Père Michel fait le cathéchisme à nous autres, ses ouailles, dans les jours qui
viennent, j'ai décidé de devenir bonne soeur. J'assouvirai enfin mes fantasmes car je trouve les hommes qui portent des robes très séduisants. Il est vrai que je vois toujours le bon
côté des choses, c'est ma façon à moi de rester zen.


Faites en autant, Vittorio, tâchez de voir le bon côté des choses. Positivez. Essayez de vous figurer qu'un philosophe qui a une certaine idée de la morale est
quelqu'un de bien. 


Vous n'êtes pas obligé de me croire sur parole, mais vous n'êtes pas obligé non plus de continuer à vous masturber les méninges pour nous apporter vos si délicieux commentaires.


Je vous souhaite bien le bonsoir.

monica 15/01/2012 20:37


Oh ! oui ! Vittorio ! Comme vous êtes fin psychologue de si bien détecter les embarras des gens. Quand je vous disais que cet article était un vrai cauchemar (euh ! moi qui ne voulait faire qu'un
petit jeux de mots avec rêve et cauchemar...) ! Ben vrai, c'est réussi ! Autant pour moi !


Vittorio, vous prenez les choses à coeur. Mais ne trouvez-vous pas que vous vous répétez ? Bien que vous ayez changé de registre en laissant de côté les cadavres d'animaux, vous avez
conservé ce vocabulaire très chrétien qu'est le vôtre. C'est tout à votre honneur.


Continuez ainsi, je vous prie ; je préfère que vous vous en preniez au curé et à ses ouailles vivantes qu'à des animaux morts, cela me paraît plus digne de vous. 

Vittorio Alfieri 15/01/2012 19:03


Tout ce que je peux lire dans vos commentaires c'est combien cet entretien où Frère Michel Moraline laisse apparaître son froc de moine vous embarrasse, vous, ses affidés. Un bâton merdeux. Vous
ne savez par quel bout le prendre. 


Personnellement, que Frère Michel Moraline aille se prosterner devant le pape me semble logique. Hommage d'un petit escroc au grand patron d'une multinationale du mensonge. Ils échangeront des
idées sur l'art d'enfumer les foules chacun dans son domaine de bobards. 


 


Madame Isis, pardonnez-moi, mais, peu familier du charabia, je n'ai rien compris à votre commentaire. 


 


 

monica 15/01/2012 18:10


Chère Ewa,


J'ai aussi parmi mes amis et dans ma famille des êtres chers qui ont la foi. Leur philosophie de vie est belle, parfois pas très hédoniste (cette remarque n'engage que moi) mais qu'importe,
ils me plaisent tels qu'ils sont.


Michel Onfray, invité par le pape ? (et non l'inverse évidemment) - "l'hypotèse étant improbable" -  Il est tout de même libre de faire ce que bon lui semble. Je ne pense pas
qu'après une entrevue de cette sorte, cela changerait grand chose dans l'esprit des croyants et des athées. Le pape et le philosophe échangeraient des idées, bon, et alors ? Deux hommes
totalement différents échangent des idées... N'est-ce pas le propre de l'homme de donner son opinion à un autre homme. C'est peut-être aussi ce qui fait la différence entre un singe et
un éléphant. As-ton déjà vu ces deux animaux échanger des idées ?... Oui, je sais, Vittorio... au fait, savez-vous que je suis blonde ?


Un philosophe ne ressemble à aucun autre philosophe. Le comparer à un Diogène n'a vraiment aucun sens. Chaque penseur est unique, comme chaque individu. 

monica 15/01/2012 17:34


Je vous pardonne, Vittorio, je vous pardonne d'autant plus facilement que je revendique mon style juvénile. J'aime tellement peu me prendre au sérieux surtout quand je m'adresse à des personnes
qui jouent avec des peaux de lapin, des bouts de gras ou autres produits de cadavres d'innocentes petites bêtes.


Mais entre nous, je vous fais une confidence : si je devais choisir entre être une grand-mère ou un petit garçon, je choisirais être un petit garçon... mais s'il vous plaît, ne le dites à
personne, parce que lorsque je deviendrai grand-mère, ce qui ne saurait tarder, je risque dort de regretter de vous avoir fait cette confidence.


Frédéric, as-tu remarqué comme  certain victorieux du verbe à la va comme je te pousse attache de l'importance à nos deux belles personnalités ?

Isis 15/01/2012 17:31


Il n'y a pas besoin de chercher bien loin d'où viennent les guerres, tous les humains vivent dans leurs bulles respectives avec leurs idées, croyances et dogmes respecifs et dès qu'ils se
déplacent d'une bulle à l'autre c'est pour se dénigrer et si ça peut aller jusqu'aux armes ils n'en demandent pas mieux, vrai que de temps en temps il faut s'entraîner pour ne pas perdre la main
hein!!! Ne peut on vivre côte à côte avec des points de vues différents?? doit cracher sur la main que vous tend votre voisin parce qu'il est d'un autre bord politique ou d'une autre croyance? On
comprend comment notre planète a pu connaître les massacres les plus sanglants et ce ne sont pas tellement les petits qui sont responsables, eux ce sont les bras, mais les plus intelligents et
plus érudits qui manient tellement bien la langue qu'ils sont à même faire vibrer et lever les foules, et comme ils sont malins bien souvent ils ont prévu le  terrier de lapin où aller
se mettre à l'abri après avoir mis le feu aux poudres. Si M. ONFRAY a envie d'aller discuter avec le Pape, pourquoi pas? ce n'est tout de même pas une discussion entre HOMMES qui peut le faire
changer d'avis. Comme je l'ai déjà dit L'INTOLERANCE et la non acceptation de L'AUTRE est mère de tous les problèmes en ce monde, ajoutez à ça le désir de POUVOIRS et c'est reparti pour un tour,
on n'en finira jamais. Peut être qu'une bonne guerre, entre croyants et non croyants règlerait les problèmes de surpopulation dont se plaignent nos dirigeant, il y aurait-il quelqu'un pour le
leur souffler à l'oreille, quoique il se peut qu'ils y aient pensé déjà, affaire à suivre......

Ewa 15/01/2012 16:36


Je me demande : si Michel Onfray acceptait le dialogue avec le pape, il baiserait aussi sa mule comme l’avait fait Philippe Sollers?


 


Mais sérieusement, il ne faut pas oublier la source : Le Figaro, donc la droite catho. Les mêmes propos recueillis par la journaliste de L’Humanité ou Doux Jésus et
Compagnie auraient pris des accents bien différents. Ce n’est pas un article signé Onfray, ce ne sont que des notes prises par une journaliste Astrid de Larminat lors d’un bavardage entre deux amis, athée et croyant.


 


Attention, une confession autobiographique :~). La personne que j’aime le plus au monde, ma maman, est croyante (fidéiste, je dirais), et moi - athée depuis l’âge de 6-7 ans. Il ne me viendrait
jamais à l’esprit de vouloir la convaincre que Dieu n’existe pas, comme elle n’essaye pas de me persuader du contraire. Ni elle, ni moi, nous ne sommes pas devenues agnostiques non plus.


Ce que je veux dire par là, c’est que l’on « s’adoucit » en parlant avec la personne que l’on aime, mais on n’en pense pas moins. Cela me semble d’être le cas d’Onfray. Il ne va pas en plus «
saboter « le livre que son ami vient de publier, Dieu, ma mère et moi. Entre parenthèses, j’ai regardé hier On n’est pas couché, et d’après Beigbeder et Pulvar c’est un
très bon livre. Il faudrait peut-être que je m’y intéresse de plus près. 


 


Et si Onfray se trouvait encore sous influence de Camus, panthéiste et syncrétiste? Il se prend un peu trop pour lui, peut-être? En ce moment, je suis plongée dans L’ordre libertaire,
passionnant et très bien écrit; je me demande si je ne vais pas en sortir croyante. Quoique, Dieu n’est pas, point à la ligne, je préfère. ;~)

Vittorio Alfieri 15/01/2012 16:02


Mon petit Frédéric,


 


Benoît XVI, un libre penseur... Le Dalaï Lama, un démocrate... Frère Michel Moraline, un nietzschéen... Pour ce qui est de l'ingénuité, sans conteste vous êtes un élu de la pensée lait-grenadine.
 Impressionnant l'enseignement de grand-mère Monica à son petit Surhomme !

Frédéric 15/01/2012 12:23


Si vous lisez attentivement la retranscription de l'interview, pour peu qu'elle soit fidèle à ce qui s'est dit, vous constaterez que MO ne se positionne que sur des points précis : Jésus
philosophe, dit autrement, le Jésus historique. et Benoit XVI en tant qu'intellectuel, autrement Benoit XVI en tant que libre penseur, faisant l'effort d'avoir une pensée personnelle, écrivant en
son nom plutôt qu'en celui du Pape. Autrement dit : c'est le Benoit XVI d'en bas qui intéresse Michel Onfray, pas celui du haut. 


 


Et moi, je dis Bravo ! Ce n'est qu'avec cette attitude que les choses peuvent changer. Cela me rappelle d'ailleurs une déclaration du Dalaï Lama, qui m'avait absolument sidéré :

Isis 15/01/2012 11:45


Effectivement Diogène même avec le train n'aurait pas fait le déplacement pour rencontrer les gens d'en hauts, mais Diogène était Diogène il ne faudrait pas l'oublier et faire comme lui c'est
faire le singe. Quand Darwin dit que l'homme descend du singe, ce pour lequel je ne suis pas d'accord, je lui baiserai presque les pieds si je pouvais tellement l'homme revendiquer sa filiation
au singe de par son comportement, je ne dirais pas du langage parce que le singe ne parlait pas au temps préhistoriques et il ne parle toujours pas le bougre, comment se fait-il?? mais il fait
toujours des grimaces et pousse des cris. A ne pas vouloir essayer d'aller vers L'AUTRE quelque que soit les conséquences l'être humain va finir par crier et vociférer comme notre ami le singe et
il n'y aura plus d'homme pour lui lancer les cacahuètes qui adore tant. La je ne viens pas défendre la cause de MIMI, mais la cause d'êtres humains civilisés et Diogène ne l'était pas, il l'a
bien dit lui même.

Vittoro Alfieri 15/01/2012 10:30


Madame Monica,


 


Si Diogène ne fit pas le déplacement pour aller vers Alexandre, ce n'était donc pas pour un principe éthique, par mépris "des gens d'en haut", mais faute d'un moyen de transport. Frère Michel
Moraline, qui en dispose, s'envolerait donc pour aller baiser la main de Benoît XVI si celui-ci le sifflait. Elle est belle la radicalité existentielle!


 


Frédéric,


 


Pardonnez-moi, mais vos commentaires infantiles me laissaient penser que vous étiez un petit garçon.


 


 

monica 15/01/2012 09:57


Vittorio,


Oui, je vous comprends bien, mais la différence, c'est que l'On venait à Diogène alors que dans nos temps modernes, c'est le philosophe qui va à On.


Je vous concède que On est toujours aussi C.., mais le philosophe, lui, a évolué avec son temps : il a une voiture et non pas qu'une lanterne (avec tout le respect que j'ai pour Diogène que
j'adore), il peut prendre le train ou l'avion. C'est tout de même plus pratique pour rejoindre On qui Lui, n'a pas du tout évolué, le Pôvre.  

Isis 14/01/2012 23:24


Heu! Frédéric c'est pour les dames que tu dis ça?

Frédéric 14/01/2012 18:26


Chez moi, rien n'est petit. Haha !

Vittorio Alfieri 14/01/2012 18:03


Enfin, il se démasque le nietzschéen en peau de lapin.  


Quelle attitude aurait eu Diogène si on l'avait invité à discuter le bout de gras avec un chef d'Etat (rappelons-nous la rencontre Onfray-Sarko) ? Et, là, Frère Michel Moraline irait
s'agenouiller devant le pape, le chef des chrétiens d'en haut...  Hihihi ! dirait le petit Frédéric.

Isis 14/01/2012 16:30


En tout cas Michel ONFRAY répond honnêtement aux questions posées, mais son honnêté est-elle seulement acceptée et bien vue dans ce contexte par certains?

monica 14/01/2012 08:33


Frédéric,


Oui, j'ai lu la construction du surhomme. J'ai raffolé, et j'en ai fait part dans la "vraie vie", surtout la deuxième partie avec Nietzsche.


Comment veux-tu que je t'en parle ? Un livre d'Onfray, cela parle tellement au lecteur qu'il peut en rester coit, comme lorsqu'il est "trop" heureux (je n'ose pas dire comme lorsqu'il jouit, ce
serait peut-être mal interprété par les malheureux qui viennent de temps en temps ici pour faire de l'humour mal t'a propos).


Ce livre est magnifique. Nietzsche est immense d'humanité. Onfray est immence de connaissance de Nietzsche. Je les aime.


 


 

Frédéric 13/01/2012 22:48


Fameux Monica :)


Je te sens en pleine forme. Un beau week-end qui démarre sans lumbago, cette fois-ci. As-tu fini de lire le livre de la contre-histoire sur le surhomme ? Ton silence à ce sujet me laisse penser
que tu n'as pas bien aimé. Me trompe-je ? 

monica 13/01/2012 20:34


Laissons laissons, Frédéric http://youtu.be/qhvg6syG7uY


Mais quatuor, par pitié, athée-vous de nous donner un autre article pour le WE !

Frédéric 13/01/2012 18:46


Pas d'inquiétude Monica, la formule est bien connue et déjà éprouvée : un athée + un croyant => plein d'agnostiques. Hihihi ! Laissons faire la nature. Laissons les plaisirs de chacun
produire leurs effets :))

monica 13/01/2012 18:32


Pitié ! Faites que la foi ne tombe par sur Michel Onfray ! Je ne sais pas à qui je m'adresse, mais j'implore quand même le Manitou, n'importe quel grand esprit, pourvu qu'il m'exauce !


"L'Eglise ne joue pas son rôle dans la société, elle est absente. On a envie d'une Eglise d'illuminés, d'indinés. On en rêve."...


Un vrai cauchemar, cet article !


 


 

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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