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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:38

 

Nous vous proposons de découvrir ces quelques extraits de l'article signé par Michel Onfray dans Marianne du 20.08.2010, Les hyper-riches, à quoi servent-ils ? Ont-ils une morale ? Que font-ils de leur argent ?

Couv Marianne     onfray rond point postanarch. 3

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Marianne : Les initiatives philantropiques de Warren Buffett, Bill Gates et autres milliardaires américains démontrent-elles qu'on peut, à la fois, être hyper-riche et moral ?

Michel Onfray : Le lecteur que je suis des moralistes français en général et de La Rochefoucauld vous répondra que ce prurit de bonté dissimule mal un banal acte égocentrique : cet amour de soi transformé en amour du prochain satisfait l'âme de celui qui n'a plus d'âme parce que l'hyper-richesse a ce don de détruire l'âme de celui que la fortune à soustrait au monde véritable. Que reste-t-il au riche quand il a constaté que ce qui lui fait vraiment défaut ne s'achète pas ? Jeter par-dessus bord un peu de son or pour alléger sa conscience ?

 

Marianne : L'apparition récente d'une "surclasse" internationale d'hyper-riches fait-elle basculer la mondialisation dans l'indécence ?

Michel Onfray : L'indécence n'a pas attendu la mondialisation pour faire la loi : elle existe depuis que l'homme est homme. L'indécence est dans l'inégalité qui, elle-même, est partout : l'indécence de l'intelligence sur la bêtise, de la force sur la fébrilité, de la richesse sur la pauvreté, de la jeunesse sur la vieillesse, de la santé sur la maladie, de la culture sur la barbarie, de la vitalité sur la fatigue, de la beauté sur la laideur. Certes, il y a de l'indécence à l'hyper-richesse d'une poignée dans un monde où triomphe l'hyper-pauvreté du plus grand nombre, mais il y a une grande indécence à constater combien toute chose politique au pouvoir, même quand elle y a été placée pour réduire cette indécence, renonce à lutter contre elle pour l'accompagner dans le plus pur style cynique...

 

Marianne : Dans son célèbre Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, Karl Marx, décryptant le second Empire, notait que les caprices des puissants formaient la lie d’une époque, bien davantage que les "classes dangereuses". Cette analyse a-t-elle gardé, d’après vous, sa pertinence?

Michel Onfray : Marx a contribué à nous faire penser de manière binaire : les méchants riches contre les bons pauvres, la bonne avant-garde éclairée du prolétariat contre la mauvaise paysannerie petite- bourgeoise, le vice bourgeois contre la vertu prolétarienne, le très vrai socialisme scientifique (marxiste, bien sûr…) contre le très faux socialisme qui n’est pas scientifique et qui se trouve, de ce fait, rangé au magasin des accessoires du socialisme utopique (tous les socialismes français, par exemple…). C’est efficace, commode et militant, ça mobilise facilement ça n’est pas intellectuellement compliqué et ça facilite grandement le renoncement à une pensé digne de ce nom au profit d’une "pensé" réactive, toujours prompte à surgir : il suffit d’agiter la muleta rouge pour que le taureau militant aille directement là où on souhaite le conduire… Je trouve la parabole de Mandeville dans la Fable des abeilles intéressante à lire à gauche… La droite libérale brandit souvent ce texte pour expliquer que "les vices privés font les vertus publiques" et qu’il faut donc faire avec le monde comme il va sans vouloir le changer… Je retiens de Mandeville sa psychologie et son anthropologie, comme avec Machiavel : Marx fait de la politique avec l’idéologie, il n’a cessé d’être hégélien, finalement. Mais faire de la politique avec l’idéologie, c’est souvent la faire sans les hommes avant de la faire contre eux. Comment faire de la politique avec les hommes tel qu’ils sont? Pour ma part, je ne veux pas choisir entre "les caprices des puissants" et le caprices de ceux qui n’aiment pas les caprices des puissants - parce qu’ils préfèrent les leurs… Les riches n’ont pas le monopole de la lie, les pauvres non plus, d’ailleurs…


Marianne : Les hyper-riches sont-ils "heureux" ou, au contraire, livrés à une frénésie insatisfaite de puissance ?

Michel Onfray : Si l'argent faisait le bonheur, ça se saurait et l'on n'aurait pas autant de névrosés chez les riches qui ignorent que le problème est moins l'avoir que l'être. Il y a une véritable malédiction à l'hyper-richesse : elle condamne à ne vivre qu'avec des parasites, des pique-assiette, des hypocrites, des flagorneurs, des flatteurs, des courtisans, des adulateurs... Nietzsche affirmait que "ce qui s'achète est de peu de valeur", et il avait raison... Mais je ne vais pas plaindre les riches, qui ont la possibilité immédiate de devenir pauvres en le choisissant s'ils le désirent, ce qui n'est pas le cas pour les pauvres, qui n'ont pas le choix. Dès lors, si le riche reste, il n'a pas à être plaint. Voyez comment le philosophe Ludwig Wittgenstein a dilapidé son héritage, qui était grand, pour acquérir la vraie liberté qui est de n'être pas esclave de l'argent qu'on a - ni de celui qu'on a pas. L'affectation de Diogène qui prétend détester l'argent et s'y refuse montre toute l'importance qu'il lui accorde, elle m'intéresse moins que la sagesse d'Aristippe qui n'est même pas prisonnier de cette affectation et qui, lui, est vraiment libre d'avoir ou ne pas avoir car il sait où se trouvent les vraies richesses. Tous les problèmes essentiels ont été posés et résolus dès l'antiquité gréco-romaine. Seule l'écologie est un problème typiquement contemporain. La réponse se trouve dans une philosophie de la nature qui nous fait défaut depuis la fin du monde rural, la disparition du paysan virgilien, l'industrialisation, l'urbanisation et la lecture culturelle de la nature.

 

Marianne : Les principaux dirigeants politiques d'Europe et des Etats-Unis sont-ils crédibles en jurant, la main sur le coeur, qu'ils veulent sanctionner les "voyous" de la finance ?

Michel Onfray : Que l'Etat emblématique de l'Etat voyou qui ne connaît que son intérêt partout où il agit dans le monde propose de moraliser les marchés financiers n'obéit pas à une soudaine passion pour la vertu, car le vice continue ici sous une autre forme : il s'agit de faire le nécessaire pour que le système de la finance américaine, donc mondiale, ne s'écroule pas. Dès lors, sous couvert de morale, qu'on fasse le ménage pour redonner santé et vigueur aux voyous n'abuse que les naïfs...

 

Marianne : Les responsables politiques seraient donc, selon vous, les otages des hyper riches?

Michel Onfray : Un chef d’Etat postmoderne ne se retrouve là où il se trouve que parce qu’il aura fait fi de la morale et se sera comporté comme un prédateur sans foi ni loi. Il instrumentalise la morale pour les campagnes électorales, pour les discours, la parade et l’estrade, pour les médias et la télévision, pour faire bonne figue. La morale est chez lui un masque qui dissimule son faciès d’animal de proie. Il ne commande pas, ou alors aux marges : il distribue les hochets, les postes, les rubans, les décorations, il inaugure une gare ou un aéroport, il engloutit chaque jour le budget de 100 Louis XIV pour ses frais de parade, il jouit des prérogatives du mâle dominant dans une cour plus ou moins grande. Mais les vraies décisions se prennent ailleurs : là où l’argent fait des petits sur le mode tumoral. Le chef de l’Etat est le ministre servile du président de la Banque centrale : il dispose seulement des moyens d’assurer la publicité d’une forme vide…


Marianne : Quelle alternative à ce capital débridé, à ce phénomène de l'argent roi, appelez-vous de vos voeux ?

Michel Onfray : Je suis un disciple de La Boétie et je crois que, très souvent, notre servitude est volontaire : il nous suffirait de ne pas vouloir ce qu'on exècre pour qu'il n'existe plus. L'ami de Montaigne écrivait : "Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres.". Comme beaucoup, je ne crois plus à la politique macrologique avec grands soirs révolutionnaires et lendemains de gueule de bois. Les penseurs critiques des années 70, Foucault, Deleuze et surtout Guattari, ont annoncé l'avènement des microrésistances. Celles-ci sont susceptibles d'être mises en réseau grâce aux circuits d'information qui court-circuitent l'habituel réseau sclérosé de la grande presse. La politique n'est plus affaire de partis mais de citoyens et de consommateurs capables d'inventer des modes alternatifs à la production et distribution capitaliste. Proudhon a indiqué la voie en proposant la coopération, la mutualisation, la fédération, la banque (vraiment) populaire, il a réfléchi sur le droit d'auteur, les finalités de l'art, etc. Je crois à la potentialité d'un anarcho-syndicalisme débarassé du cathéchisme dix-neuvièmiste. Il existe, outre-atlantique, ce qu'il est convenu d'appeler un postanarchisme dans lequel je trouve mes petits...

 Ces propos ont été recueillis par Alexis Lacroix pour le magazine Marianne.

_________________

 

constance - marc - Ewa  

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commentaires

monica 26/03/2011 20:27



Ce que j'aime chez un homme c'est sa "virilité suspecte", sa féminité qui n'appartient qu'à lui, son regard plein de douceur et sa maladresse amoureuse ; les hommes qui n'ont pas "tout
ça", c'est comme les femmes à qui il manque le goût de la liberté et du plaisir sans entrave. Pour moi, un homme est douceur, une femme est force. Il faut avouer que j'ai le goût des
contrastes !



marc 25/03/2011 12:41



je constate qu’on a de tres bonnes frequentations 


nos meilleurs amis sont au top



Ewa 25/03/2011 12:11



Ma meilleure amie a de la chance de connaître un homme qui (parce qu’il était doux, attentionné et un peu amoureux d’elle) s’était fait traiter (par un de ces imbéciles) d’homme à la virilité
suspecte. Ignorant royalement celui qui l’insultait, l’homme en question s’est adressé à mon amie avec humour : "J’ai perdu ma virilité pour toi, ce n’est pas la preuve d’amour ça?". Pas mal,
non? 



marc 24/03/2011 20:01



tu es ma sœur machiste monica


 


mon meilleur ami est follement amoureux d’une jeune femme qui a l’habitude de dire


"un homme est feministe ou n’est pas un homme" pas mal non ?


 


je rappelle a tout le monde que les anges n’existent pas



monica 24/03/2011 18:07



Si je comprends bien, Ewa,  il y a plein d'anges invisibles comme tous les anges d'ailleurs, sur ton blog ; des, qui trépassent et des, qui te tracassent, ces derniers s'étant
fracassés à tes pulsions féministes et malgré tout maternelles pour ton vrai ange, Constance qui est le seul ange que je connaisse ici...


Tu me dis si j'ai bien compris, parce que si Jean-Claude est ton frère, moi qui suis-je alors ?



Ewa 24/03/2011 17:06



@Ange qui trépasse,


Il me semble que je vous dois des explications et des excuses. J’étais désagréable avec vous parce que je pensais que vous étiez Y (Vrai Ange) qui imitait X (Ange de Constance) pour se moquer de
sa délicieuse candeur et pour la faire marcher. 


Alors, malgré ma sympathie pour Y, j’ai attaqué l’ange qui trépasse - vous en l’occurrence; mais à l’époque, je ne le savais pas, je pensais que c’était Y qui imitait X pour faire plonger mon
amie Constance; mais en fait, c’était moi qui me suis fait piéger…


Vous comprendre moi? :~)


Maintenant, quand tout est clair entre nous, je vous souhaite la « rebienvenue » sur ce blog. Et la prochaine fois, ne repliez pas si vite vos ailes, s’il vous plaît!


PS. Dans mon précédent message, j’ai oublié de saluer Jean-Claude. Ave « mon frère féministe »!



monica 24/03/2011 13:13



L'amour :


http://www.youtube.com/watch?v=lspRhX5Vhhg


Pour le plaisir



monica 24/03/2011 13:04



Constance, attends, attends, non ce n'est pas encore fait, j'attends de voir... L'amour, c'est une drôle de maladie, et ce n'est plus trop mon rayon.


Pour le moment, c'est la découverte, on ne se bouscule pas, on est tout gentil l'un avec l'autre... et c'est ce que j'aime le plus ; je crois avoir passé l'âge des déchaînement amoureux.
J'aime plus (mais ai-je jamais aimé ?) qu'on me bouscule. Des désirs ?


Il y a une chose que je désire très très fort : conserver ma paix et ma liberté.


Si jamais, je sens que l'on y porte atteinte, à ce désir-là, "tu vas voir ta gueule à la récré..." !


carpe diem, peace and love !



constance 24/03/2011 12:50



Notre Monica qui va avoir des papillons dans le ventre ! Je poursuis puisque vous êtes là. Que je serais malheureuse si je pouvais avoir tout ce que je veux :) Aucun désir non comblé donc aucune
tentation frustrée et aucune envie de l'impossible (après les enfants rois, les femmes reines). Ce serait à désespérer de vivre. Non ce que j'aime c'est qu'on me bouscule.


 


Ce que j'aimerais Ewa serait de te rencontrer au Virgin des Champs Elysées. Et en plus, le plaisir de la rencontre ne s'achète pas.


 


Bruno, heureusement que je ne compte pas sur toi pour me rattraper dans l'Univers. Enfin, tu es revenu avec nous, on est pas si mal, non ?


 


Si un ange passe par là, et qu'il voit de la lumière, il peut entrer.



monica 24/03/2011 12:32



Dis donc voir, Ewa, ce n'est pas gentil de te moquer de mamie monica ; mais bon, ça pourra passer pour aujourd'hui encore parce que de 20 ans à 40 ans, je pensais comme toi. J'avais beau les
aimer les hommes, ils me décevaient toujours, "que(u) drôle" (expression charentaise). Si j'ai pris le parti de les défendre, c'est parce qu'il n'y avait pas grand monde pour le faire...et
depuis, je ne m'en porte que mieux.


Bise à toi.



Ewa 24/03/2011 12:17



Monica - féministe (que je suis!) est en désaccord majeur avec tes récents propos sur les hommes et les femmes; mais il m’est impossible de ne pas t’aimer à la folie, surtout après : "je suis
sous l’emprise…" Bise!


 


Bruno -  ça doit être la fatigue printanière, donc saisonnière, passagère. Tout vous paraîtra plus clair plus tard, bien plus tard, quand vous relirez tout ça…


 


Ma Chère Être - tu sais très bien qu’on ne "chavire" pas toujours pour les mêmes choses ni les mêmes personnes, et c’est très bien comme ça. ;~) 


Alors, tu te sens comment, chez les hyper riches? Tu l’imagines : pouvoir acheter tous les livres de Virgin Mégastore - quel malheur! On risquerait les déceptions à ne plus finir. Tandis qu’avec
un budget limité, on fait des choix judicieux et si l’on ne veut pas payer une gorgée de café à certains écrivains, eh bien, on s’y tient! ;~) 



monica 24/03/2011 07:21



Tenez, un exemple : mon chéri et moi hier soir, nous étions dans un bled pommé pour une ballade en amoureux. La faim nous surprit alors qu'on refaisait le monde. Le seul restaurant
qu'il y avait c'était un 4 étoiles, avec des hors d'oeuvres hors de prix. Sincèrement, si nous avions eu le porte-monnaie bien rempli, ça ne nous aurait pas rendu malheureux d'ajouter à nos
baisers quelques petits plats savoureux.


Mais bon, je rigole, le bonheur n'est pas que nourriture ; nous sommes rentrés à la maison et l'omelette aux pommes de terre est passée au second plan, et l'amour au
premier ; c'est cela le bonheur après tout !



monica 24/03/2011 06:44



Bruno,


Sois sans inquiétude, c'est le thème qui fait ça. J'ai eu du mal à lire le texte jusqu'au bout. Quand je lis notamment que l'argent ne fait pas le bonheur, cela me laisse "rêveuse"... Je
l'entends depuis que je suis née, et je vois tout le monde courir après... Alors... où est le hic ?


"Soyez résolu de ne plus servir, et vous voilà libre", c'est beau, mais impossible à mettre en pratique. Ce n'est pas l'argent qui m'oblige à aller tous les jours au turbin, à obéir à des ordres
imbéciles, à supporter la mesquinerie des uns et des autres, et la mienne, non c'est justement mon goût pour la liberté. Pas de salaire, pas de liberté.


Ce que dit Michel Onfray est magnifique comme une symphonie, c'est pour cela que je l'aime, mais complètement utopique. Le philosophe, immergé dans ses livres, tout en ayant le sens des réalités,
ne voit plus la nécessité pour la plupart des gens d'être esclave d'un système qui les dépasse.


Mais il a cette remarquable qualité de nous faire entrevoir un monde meilleur, de vouloir faire progresser les hommes et les femmes. L'écouter et le lire me fait du bien. "La politique
du rebelle" est un livre superbe qui m'aide à accepter la prise conscience de ma servilité, et donc qui me grandit. Ainsi, j'ai moins l'impression lorsque je m'insurge contre
la souffrance au travail que je suis cinglée.



bruno 24/03/2011 00:44



Bonsoir à tous !


Heu...je ne sais pas pour vous mais moi, je n'ai presque rien compris de ce raconte Michel (Onfray) ; bon, je retrouve bien quelques thématiques (micro-résistances, l'être et l'avoir etc.) ; mais
quel brouillard !! Je dois être fatigué, ca doit être ca.


A bientot,


Bruno



monica 23/03/2011 22:00



bis repetita placent, il fallait lire : l'argent ça vaut rien...


...Je suis sous l'emprise d'un petit muscadet Sèvre et Maine sur Lie, d'un prix tout à fait abordable.



monica 23/03/2011 21:57



Les filles,


Mes livres à moi, d'occase ou pas, je les chéris, je les caresse et les regarde avec amour. Je ne m'en sépare que pour les confier à mes "vrais" amis, et seulement si je suis certaine de les
retrouver dans le même état.


Comme ça coûte cher un livre, Je les expose chacun à leur tour sur mon étagère, comme un bibelot de grande valeur.


Et mes livres me le rendent bien. Ils me redonnent gratuitement tout ce qu'ils ont à l'intérieur de leur pages.


Parce qu'au fond, ce qui est gratuit, c'est ce qui m'est le plus cher. Alors, l'argent, finalement, ça vaut bien, mais rien de rien.


Constance, ma chérie, je n'ai pas pu mieux faire.



constance 23/03/2011 21:18



A défaut d'un inconnu statiste :) me voilà. Ce matin, entre deux "maman" j'ai lu ceci de Wittgenstein, philosophe qui m'était avant cet article inconnu : "Le but de la
philosophie est la clarification des pensées. [...] La philosophie n'est pas un enseignement mais une activité [...] qui consiste essentiellement en élucidations. Le résultat de la philosophie,
ce ne sont donc pas des thèses philosophiques mais la clarification des thèses qui autrement seraient troubles et confuses".



Mes livres d'occas ne te plaisent pas (moi ils me font chavirer), ça dépanne bien quand on a pas les moyens. Parce qu'en parlant d'argent, soyons honnêtes, un budget livres peut facilement
atteindre des sommes considérable pour parfois bien des déceptions.  



Ewa 23/03/2011 11:55



Aujourd’hui dans les stats de notre blog, on a reçu une question de la part d’un internaute : quel est le salaire d’un vendeur au Virgin Megastore des Champs Elysées? Comme c’est une question qui
concerne de l’argent et son indécence : le sujet de cet article, je tâcherai d’y répondre tant bien que mal.


 


Le vendeur gagne probablement le SMIC. Il est « nombreux », de deux sexes, jeune, pas bête, toujours prêt à chercher avec vous et pour vous des trucs improbables ou commander un s’il n’en trouve
pas, il donne l’impression d’aimer ça.


 


Virgin Megastore sur Champs Élysées possède cet atout qu’il est ouvert le dimanche jusqu’à tard le soir, toutes les nouveautés sont là, et le choix des livres de poche, que j’affectionne tout
particulièrement, est énorme. Et j’aime les livres qui sentent la fraîcheur de l’imprimerie, alors des livres d’occase - très peu pour moi. Ah…, on peut aussi lire à volonté, assis
confortablement sur l’escalier de la librairie, échangeant des sourires complices ou restant enfermé dans sa bulle - toutes les options sont envisageables et ça n’étonne personne. 


 


Actuellement, quand vous sortez de Virgin Megastore le soir, vous pouvez admirer un groupe des « jeunes » qui font la démonstration très sympa de break dance, entourés de la foule des passants
qui se dispersent rapidement dès que les danseurs font tourner leurs chapeaux. Honteuse, j’y jette de la monnaie qui me reste après mes folies d’achats livresques.


 


J’espère que l’internaute est satisfait de ma réponse et qu’il me pardonne mes indécents dimanches sur Champs Elyséés et que ça lui donne envie de se manifester…



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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