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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 16:27

 

Nous vous proposons deux extraits de 2 minutes de l’interview de Michel Onfray réalisée en mai 2010 après la sortie du Crépuscule d’une idole, et mise en ligne par

le site Myboox


Michel Onfray : Freud mégalomane ?

"Michel Onfray dresse ici un portrait peu avantageux du père de la psychanalyse Sigmund Freud"


Michel Onfray : La psychanalyse est-elle une science ?

"Dans Le Crépuscule d'une idole, L'affabulation freudienne Michel Onfray déboulonne la psychanalyse et son inventeur. Selon lui, cette thérapeutique ne saurait être une science qui guérit, et, si elle soigne, ce ne serait que par effet placébo. Controversées, les thèses qu’il développe dans cet essai ont déclenché les passions. Pour Myboox, il explique pourquoi il considère la psychanalyse comme une philosophie plutôt qu’une science."
_______________

Vous trouverez plus d’infos sur Freud et la psychanalyse dans notre article du 25.04.11. Michel Onfray - Génie de l’hédonisme - France Culture
Marc  

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commentaires

Ewa 23/07/2011 09:53



Supposons que ce soit possible, Thomas. ;~)



Thomas 23/07/2011 01:47



Une info pour les cœurs de bronze et les cœurs brisés


Le petit-fils de Freud, peintre britannique Lucian Freud est mort mercredi dernier, il n’avait jamais eu envie de parler de son grand-père.



Ewa 22/07/2011 23:01



Votre admiration "me paraît un tantinet de trop". Reprenez-vous, Yorick, sinon mon cœur de bronze risque de fondre.


"Je pense que Onfray est toujours conscient des logiques inconscientes qui sont à l’œuvre chez lui et chez les autres". Traduction : pas seulement
autrefois, mais encore et toujours aujourd’hui, ce que je pense.  C’est plus clair? Lisez ce
qu’il a écrit sur l’inconscient depuis qu’il a fini de vénérer Freud, dans Apostille au Crépuscule, § 2. …ou un inconscient matériel.


 


"Les êtres humains ne savent pas ce qu’ils disent quand ils parlent." 


[Banquet avec Onfray, Yorick]


Une jolie découverte qui confirme une de mes nombreuses certitudes qui font ma force : vous êtes décidément un être humain, Yorick (moi aussi, je sais, moi aussi…) Là, votre admiration serait
peut-être un peu plus justifiée vu la force de ma certitude.


 


Effectivement, Onfray est vaniteux, presque comme Freud, c’est pas bien, beuh! Mais un fin freudien que vous êtes, ne pense pas que les vrais vaniteux, ce sont plutôt ceux qui affirment qu’ils ne
valent rien pour que les autres leur disent justement le contraire? Ce n’est pas derrière la fausse modestie qui se cache la plus grande vanité? Même BHL devient tout petit…


 


C’est à partir de ce chameau à 5 pattes et 3 bosses que Onfray propose un début d’une étude pluridisciplinaire pour créer la psychanalyse moderne, libérée d’une pratique délirante des gourous
assoiffés d’argents et de pouvoir, et d’une idole "périmée" (Freud avait conscience qu’il deviendrait un jour complètement dépassé, mais ses disciples n’ont pas la même lucidité).


 


Il serait plus intéressant d’essayer de connaître la brisure (supposons que c’est possible) et en même temps de fabriquer une belle armure pour éviter la cassure définitive. Et bronzez à ma
place, Yorick, je déteste ça! Mais je me soigne...



Yorick 22/07/2011 13:32






@ Ewa


 


J’avoue que je suis assez admiratif devant les gens qui profèrent des pseudo-certitudes sans ciller ni hésiter, sans que le moindre doute ne les effleure. J’admets bien volontiers que c’est une
grande force dans la vie. C’est l’équivalent du bluff au poker sauf qu’en général le bluffeur sait qu’il bluffe. En effet, comment peut-on dire sans sourire : "Je pense que Onfray est
toujours conscient que des logiques inconscientes qui sont à l’œuvre chez lui" et chez les autres" ? Le "toujours" me paraît un tantinet de trop.


 


Une des découvertes de la psychanalyse, c’est que les êtres humains ne savent ce qu’ils disent quand ils parlent. Je tombe par hasard sur une phrase d’Onfray qu’il aurait eu intérêt à tourner 7
fois dans son encrier tant elle prête à rire le connaissant.


 


"Serein, sans haine, ignorant le mépris, loin de tout désir de vengeance, indemne de toute rancune, informé sur la formidable puissance des passions tristes, je ne veux que la culture et
l’expansion de cette « puissance d’exister"…."


 


Même en mettant de côté le fait qu’il s’agisse d’Onfray, comment un homme peut-il être à ce point vaniteux pour parler de lui-même en ces termes ? On dirait presque du Bernard-Henri Lévy.


 


D’autre part, "la psychanalyse non freudienne (de Janet, Deleuze, Guattari, Sartre, Politzer…) décrite par Onfray" est un chameau à 5 pattes, une sorte de liste à la Prévert.


 


En effet, aucun des 5 noms cités, sauf peut-être Guattari dans sa jeunesse n’a pratiqué la psychanalyse. Janet était avant tout psychologue, Deleuze, Sartre et Politzer des philosophes. La
"psychanalyse existentielle" promue par Sartre et la "schizoanalyse" conçue par le tandem Deleuze-Guattari n’ont jamais été que des vœux pieux et n’ont jamais vu le jour. Quant à Politzer, auteur
d’un ouvrage intéressant sur Freud, il a été fusillé au Mont-Valérien avoir d’avoir eu le temps de développer sa théorie. Les exemples d’Otto Gross et de Wilhelm Reich sont assez malheureux car
ces élèves de Freud ont fini assez mal : l’un morphinomane au dernier degré et l’autre complètement fou. Quant à leurs pratiques respectives, elles sont rapidement devenues délirantes.


 


Il y a une formule de Chamfort que Onfray se plait à citer pour illustrer la manière dont il est parvenu à s'arracher à son enfance malheureuse et à aller de l'avant: "Il faut que le cœur se
brise ou se bronze". Sans doute. Mais la connaissance de la brisure est parfois plus intéressante que la fabrication d’une armure. Réfléchissez-y pendant que vous bronzez au soleil cet été.



Ewa 21/07/2011 21:18



Je pense que Onfray est toujours conscient "des logiques inconscientes qui sont à l’œuvre chez lui" et chez les autres. Sauf que l’on ne peut pas tout expliquer par "la logique" freudienne, je
dirais même que l’on ne peut pas expliquer grand-chose en utilisant uniquement "les clefs" de Freud. Les interprétations à dormir debout de Freud me paraissaient toujours aussi fumeuses et
ridicules que les histoires de la Vierge Marie - impossible d’y croire! En plus, en tant que femme (personne n’est parfait), je ne me suis jamais sentie concernée par son inconscient et ses obsessions phalliques.


 


Malgré tout je suis persuadée que nous ne sommes pas seulement des êtres de raison et que de nombreuses pulsions irrationnelles et contradictoires pèsent sur nos choix, notre comportement etc.
Pas forcément dans le mauvais sens d’ailleurs. En ce qui me concerne, mon côté instinctif et animal me plaît assez et ne me fait pas spécialement peur ;~).


 


La psychanalyse non freudienne (de Janet, Deleuze, Guattari, Sartre, Politzer…) décrite par Onfray dans Apostille au Crépuscule me paraît beaucoup plus probante et convaincante que celle
de Freud. Et Otto Gross, Wilhelm Reich et Erich Fromm, dont il va parler dans ses conférences sur France Culture cet été, peuvent s’avérer tout aussi intéressants. Je ne connais que Reich (j’ai
lu avec intérêt Écoute, petit homme qui m’a été conseillé par une a’mie) et j’attends de découvrir deux autres.


Mais vous Yorick, passez donc tranquillement vos vacances avec Sigmund…



Yorick 21/07/2011 18:19



@ Monica


 


Utile? Je n'en sais rien. Si l'on en croit les témoignages, certains s'en trouvent mieux. D'autre, pas. C'est une loterie, comme le reste.


 


Allez, bonnes vacances.



monica 21/07/2011 15:39



Mais alors, Yorick, pourquoi défendez-vous Freud avec autant de passion ?


Il vous semble qu'il est utile  ou pas ?



marc 21/07/2011 14:24



dans la serie des delires de freud 


une  incroyable histoire rectale avec les plis de pantalon sur la 3e video


http://banquetonfray.over-blog.com/article-uquier-60956386.html



Yorick 21/07/2011 14:17



@ Monica


 


N'étant ni psychiatre, ni psychanalyste, ni juriste, ni criminologue, je n'ai pas d'avis sur la question. Et comme je suis agnostique, je ne crois pas aux miracles, sauf la veille du tirage de
l'Euromillions.



monica 21/07/2011 12:11



Yorick,


Pensez-vous que la psychanalyse freudienne est efficace, et capable de guérir ?


Si oui, pourquoi y-at-il autant de détraqués dans les prisons ? ; en effet, certains amis me disent que les prisons sont remplis de cas psychiatriques.



Yorick 21/07/2011 11:50



@ Ewa


 





J’entends bien mais votre supermarché est un lieu anonyme tandis que ce marché d’Argentan est lourd de secrets et de non-dits, car une sorte
de drame familial s’est noué autour de ce lieu. En somme, ce marché est pour Onfray le centre du monde comme l’était pour Salvador Dali, la gare de Perpignan. 


 


Les quelques passages que j’ai cités montrent bien qu’à une certaine époque de sa vie, Onfray était conscient que “des logiques” inconscientes
étaient à l’oeuvre chez lui. Il faut croire que depuis cette époque, tout s’est un peu refermé chez lui, ce qui explique en partie son ouvrage rageur sur la psychanalyse et le grand nombre de
platitudes qu’il débite sur à peu près n’importe quoi.


 


Un bel exemple de platitude “homaisienne” est la perle que j’ai lue dans son article sur DSK. A l’hypothèse hardie d’un psychanalyste qui
prétendait que DSK s’était fait prendre la main dans le sac  - si je puis me permettre d’utiliser cette expression - parce qu’il ne désirait pas en
son fors intérieur participer aux présidentielles, Onfray a répondu sublimement:


 


“On pourrait objecter à la science freudienne qu'il était peut-être moins coûteux de ne pas y aller tout bonnement en se déclarant
non-candidat, ce qui évitait de payer cette information par le malheur de deux familles, celle du coupable et celle de la victime…”


 


Faut-il lui expliquer qu’un être humain est plus complexe qu’il ne le le pense? Que l’on peut être le jouet de passions ou de pulsions
sauvages. Qu’on peut vouloir des choses contradictoires. Qu’une partie de soi-même peut dire oui et l’autre non. Qu’on peut désirer quelque chose et en avoir peur. Qu’on peut se mettre
systématiquement dans une situation d’échec. Il ne faut pas être grand clerc ni psychanalyste pour comprendre ça…



monica 20/07/2011 21:30



Ce que tu viens d'écrire, Ewa, me fait penser que lorsque je suis dans un magasin de disques ou de livres, je me sens tellement bien que... j'ai envie, excusez-moi, d'aller à la selle... Je n'ose
pas imaginer ce qu'un psy aurait donné comme explication...(mais ce refus de connaître l'explication psychiatrique est peut-être un dénie de quelque chose...).


Ma manan, un jour, alors que j'étais une enfant, m'a emmenée chez un libraire afin qu'il la guide dans le choix de bons auteurs pour mon plus grand plaisir. Je sais que j'en ai éprouvé beaucoup
de bien-être. 


C'est peut-être tout simplement ça l'explication, non ?



Ewa 20/07/2011 21:01



Je me permets de m’immiscer dans cette conversation amicale entre Monica et Yorick parce que j’ai peut-être trouvé la réponse aux questionnements et doutes de Yorick qui se demande (et c‘est
parfaitement légitime) : que fait-il Onfray "sur cette place du marché d’Argentan, un cageot ou un sac de victuailles dans les mains?"


Il fait peut-être la même chose que moi quand je pousse mon caddie au supermarché du coin - il achète de quoi manger… Les interprétations les plus simples sont parfois les moins évidentes,
surtout pour les psychanalystes freudiens. Voir à ce sujet par exemple une édifiante histoire de Petit Hans et sa phobie des chevaux (Le Crépuscule d’une idole, p. 424-7).


 


PS. Je tiens à préciser que ma mère n’a pas été abandonnée dans un caddie à Auchan, alors on ne peut en aucun cas expliquer ma présence au supermarché à la manière freudienne.



monica 20/07/2011 19:12



Cher Yorick,


J'ai oublié de vous dire, si vous voulez bien me faire l'honneur de "m'écouter" encore, que je lis Onfray comme je lis un bon livre, comme j'écoute une belle musique (j'adore Schubert), comme je
regarde un beau tableau... pour le plaisir.


Je ne suis pas assez érudite pour expliquer pourquoi j'aime Onfray, Schubert, la poésie, la danse, la peinture. C'est ainsi. Je dois peut-être avoir besoin d'une petite analyse, non ?


Mais, du moment que je jouis à ma façon de l'existence (j'ai oublié de parler de l'amour qui comble aussi mes jours et mes nuits de grands bonheurs !) est-ce bien nécessaire ?


recarpe diem



monica 20/07/2011 18:51



Ah ? je répète aveuglément des formules de mon maître à penser ?


Vous avez dû oublier de mettre vos lunettes, Yorick, ou bien j'écris des com sans le savoir, dans vos rêves peut-être...


Je n'ai pas de maître à penser.


Je n'ai pas de maître du tout.


Je ne fais jamais de réflexions sur la façon de penser des autres personnes ici.


C'est une manie ou quoi ?


Mais, tout de même, tout cela vous a donné l'occasion d'écrire une belle dissertation sur l'inconscient freudien ! Bravo ! Cela peut toujours servir pour tous ceux qui n'ont pas encore lu le
crépuscule d'une idole.


Quant au texte reproduit ici grâce à vous, tiré de la puissance d'exister, merci aussi, cela m'a donné envie de relire ce livre.


Carpe diem comme dirait Jean-Claude !



Yorick 20/07/2011 16:17






@ Monica


 


Quand allez-vous apprendre à penser par vous-même au lieu de répéter aveuglément les formules de votre maître-à-penser?


 


Le fait qu’un même terme soit utilisé par plusieurs auteurs ne signifie pas que ce terme ait automatiquement la même signification. Bien au
contraire. Il suffit de suivre par exemple l’évolution de la notion de “force” ou d’”énergie” en physique ou de “vie” en biologie - lire à ce propos “La logique du vivant” de François Jacob -
pour s’apercevoir que ces notions ont reçu un grand nombre d’acceptions différentes.


 


Il en va de même pour la notion d’inconscient. L’inconscient selon Freud n’est pas l’inconscient selon le philosophe Eduard von Hartmann, pour
ne prendre que cet exemple. L’inconscient freudien n’est pas l’envers du conscient, en tout cas pas seulement. Car cet inconscient-là, il existait bien avant Freud. Un peu avant Freud, Janet
avait également recouru à la notion d’inconscient, jusqu’à ce qu’il convienne qu’il ne s’agissait chez lui que d’une manière de parler. L’inconscient freudien se caractérise avant tout par
l’existence de mécanismes inconscients , que Onfray pourtant connaît bien puisqu’il leur confère même une tournure littéraire (voir mon post précédent).


 


Un autre mécanisme isolé par Freud est celui de l'automatisme de répétition. Comment se fait-il que l’on répète souvent les mêmes
comportements, et même parfois de génération en génération? Onfray en sait pourtant quelque chose, ou plutôt il en savait quelque chose lorsqu’il écrivait ceci:


 


“Je fus donc écarté du chemin de ma mère et placé dans un orphelinat, étrange paradoxe, par mes parents… Compulsion de répétition. Scène
primitive. Théâtralisation cathartique. Je jouais un rôle sur une estrade dont j’ignorais les logiques. Même chose pour ma mère.” (La puissance d’exister).


 


La psychanalyse aurait peut-être permi de démêler “les logiques” en question. Notons en passant que le jeune Michel Onfray qui prétend
pourtant être au courant de certaines rumeurs sur sa famille* colporte régulièrement le récit de sa mère abandonnée par sa propre mère dans un cageot de fruits sur le perron d’une église, alors
que de toute évidence, il s’agit d’un roman familial créé de toutes pièces par sa mère. En effet, un passage laisse entrevoir une autre vérité, et notamment le fait que sa mère fut enlevée à sa
propre mère et placée à l’assistance publique par décision du juge sur plainte du grand-père maternel, lequel n’était pas le père de sa fille (il était paraplégique) et refusait de reconnaître un
enfant né d'une relation adultérine. Apparemment, la grand-mère fut accusée de quelque larcin commis en rapport avec le marché d’Argentan à la suite de quoi la mère fut placée à l’assistance
publique, ce qui fut la cause de tous ses malheurs.


 


Oedipe est ce personnage qui a tué son père et épousé sa mère sans le savoir et la psychanalyse en a fait son miel, ce qui a le don d’énerver
Onfray. Mais Oedipe est aussi celui qui revient sans le savoir au pays de ses origines croyant par là échapper à l’oracle. S’il avait analysé le mythe d’Oedipe sous cet angle-là, Onfray aurait
peut-être compris ce qui le conduit à peu près chaque jour que Dieu fait sur cette place du marché d’Argentan, un cageot ou un sac de victuailles dans les mains.


 


* “L’enfant taciturne et renfermé ne récriminait pas, ne se plaignait pas, ne manifestait pas plus d’espièglerie qu’un petit garçon de ce âge.
Je voyais, je sentais, je suppliais, je surpris ici ou là, j’appris telle ou telle chose – dans un village, la haine des adultes n’épargne pas les enfants au contraire… J’ai découvert des
secrets, bien sûr, mais a-t-elle jamais su que je les avait décelés? Je ne sais.” (La puissance d’exister)



Ewa 20/07/2011 12:56



Et dans "Le Crépuscule d’une idole" Onfray a écrit ça :


 



"Pendant vingt années, j’ai donc enseigné dans mes classes de philosophie ce que j’avais consciencieusement  appris. […] Qu’est-ce qui aurait justifié que je passe à la trappe Freud, le
freudisme, la psychanalyse, dans un cours de philosophie qu’on me demandait de faire, ce pour quoi l’État me payait? Le monde de l’édition sérieuse, l’Éducation nationale et son programme
officiel de terminale, l’enseignement de la discipline à l’université, la prescription freudienne au baccalauréat, rien ne permettait de douter de la validité scientifique de la psychanalyse.
[…] J’ai donc souscrit  à ce que j’appellerai les cartes postales freudiennes. 


[...] Pour préparer mes cours à l’UP, je recours à une méthode fort simple : lecture de l’œuvre complète in extenso, car la plupart des cartes postales procèdent d’une certaine fainéantise
intellectuelle. […] Prévoyant des interventions d’opposants à la psychanalyse, j’ai lu les œuvres des historiens critiques. […] Or j’ai lu ces livres : ils disent vrai… […]  Que faire
après avoir découvert ces informations historiques qui pulvérisent la légende? [...]


Pour ma part, j'ai regardé dans la lunette freudienne avec, a priori, le dessein d'y découvrir ce que Freud affirme qu'on y trouve. Je n'y allais pas avec un préjugé défavorable, on l'aura vu :
j'ai souscrit assez longtemps à la parole perfomative de Freud... En revanche, j'ai vu assez de choses dans l'oeilleton pour me permettre de déchirer les cartes postales punaisées si longtemps
à mon mur."

Mais peut-être vous aussi, Yorick, enlèverez un jour les photos de Freud accrochées à vos murs. Qui sait? Ce n’est pas
facile de décrocher, on s’attache…


monica 20/07/2011 08:38



Oui ? et alors ?


Depuis ces textes, Michel Onfray, pour l'enseigner à l'UPC, a étudié Freud à fond.


La découverte de l'inconscient n'appartient pas exclusivement à Freud.


Et puis, de toute façon, philosopher suppose l'acceptation de ses contradictions ; sinon, a quoi cela sert-il de penser, de réfléchir, de douter, afin de comprendre le monde ?


 



Yorick 19/07/2011 23:21



Onfray écrivait pourtant ceci autrefois:


"Personne ne se remet d'avoir été un jour récusé par sa mère; encore moins quand devenue mère on récuse à son tour son fils en fictionnant dans l'enfer de son inconscient que la partie jouée par
un autre permettra de ne plus jouer la sienne .................. A huit ou neuf ans, je savais trop de choses. Ma mère l'ignorait peut-être; mais pas son inconscient" (La puissance d'exister).


Et dans un autre ouvrage:


On sait, depuis Freud, quelle méfiance redoublée il faut activer devant ce qui se cache, s'oublie et disparait de la mémoire, réapparait parfois, mais travesti, lisible dans un rêve ou
perceptible dans un mot introuvable, en déséquilibre sur le bout de la langue. Le mobilier de l'inconscient souffre d'incroyables brutalités: torsions, étirements, tiraillements, combustions,
glaciations, réductions, expansions, liquéfactions. De perpétuelles métamorphoses surgissent après le travail maintenant connu et décrit des condensations et déplacements" (L'Archipel des
comètes).


 



Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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