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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 16:51

 

Nous vous proposons un extrait de trois conférences données par Michel Onfray à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris en 2005 et enregistrées sous le titre

Le pur plaisir d’exister.

Dans cet extrait de 8 minutes, il est question d’une historiographie alternative (un exemple : des présocratiques).

 

 

"Sur le principe christique, on rédige une histoire de la philosophie destinée à célébrer la religion de l’Idée et d l’idéalisme. […] Platon en apôtre, voire en saint Paul de la cause intelligible : la philosophie idéaliste, voilà la religion révélée de la Raison occidentale. Dès lors, on établit le comput à partir de Socrate : avant lui, après lui, présocratique, postsocratique."

Michel Onfray, La puissance d’exister, § Une contre-allée philosophique  

Marc  

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commentaires

Frédéric 24/06/2011 11:18



Ewa, j'ai corrigé le lien :-)



Ewa 24/06/2011 11:09



Merci Frédéric, j’ai pensé aussi à Jung, mais plutôt aux archétypes. Et c’est vrai que la notion de synchronicité est beaucoup plus appropriée. 


J’ai un petit problème (je ne sais pas si ça ne concerne que moi), mais en cliquant sur La loi d’attraction sur votre blog, j’ai trouvé : "Aucun résultat, la page demandée n’existe pas."



Frédéric 24/06/2011 10:37



D'autres y ont vu la reconnaissance par Onfray d'une synchronicité. Par delà la causalité. Immanente.


Un podcast de 12 minutes à écouter ici : http://pasfaux.com/la-synchronicite-par-dela-la-causalite


à lire aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronicité 


 



Jean 24/06/2011 00:55



Oui, c’est exactement ça ! La fidélité à Épicure aussi.  " Convenons de l’éternité de la matière et de l’immortalité des atomes, certes, mais les agencements se défont puis se refont, ce qui
nous constitue disparaît et rien ne reste de ce qui définissait notre identité. La physique épicurienne condamne toute métaphysique : ce qui advient se déplie dans les limites d’une logique
atomique."



monica 23/06/2011 22:25



Merci, chère Ewa, merci.



Ewa 23/06/2011 21:40



Je n’ai rien trouvé de nouveau ni spécialement intéressant dans l’article de Sébastien Junca, mais j’ai pris la peine de le lire en entier, plus par devoir que pour le plaisir, et malgré peu de
temps que je peux consacrer à des pareilles lectures. Mais si on laisse sur le blog certaines affirmations à l’opposé des opinions et des convictions des auteurs de ce blog, il faut au moins se
soucier d’y répondre de temps en temps pour rééquilibrer les choses. Sinon on risque de se faire vampiriser très vite, pris au piège de notre tolérance des athées mécréants, de la tolérance dont
les mystiques et les croyants de tous genres sont dépourvus mais ils savent profiter largement de la nôtre depuis toujours. Cette remarque ne concerne pas forcement Sébastien Junca (qui a plutôt
l’air d’une personne réfléchie et qui n’est pas l’adepte des religions monothéistes, ce qui est déjà pas mal), c’est la constatation générale qui s’est imposée à moi après avoir lu les
commentaires des derniers articles sur le blog de E. (le com de Sébastien Junca s’y trouve aussi).


 


La phrase de « La puissance d’exister » de Michel Onfray citée par Sébastien Junca, sortie de son contexte devient trompeuse pour les gens qui donnent leur avis sur Onfray sans jamais
lire un seul de ses livres. La plupart de ces gens ne lisent rien ou très peu, c’est trop difficile pour eux, et d’ailleurs ils ne l’ont pas besoin, ils « pensent par eux-mêmes » et cherchent « à
l’intérieur de soi » (vide et plat) la solution pour sauver l’humanité perdue sans eux. En découvrant  joyeusement pour la première fois quelques mots sortis de leur contexte, ils se sentent
subitement familiers avec Onfray  (» sacré Michel !») et sur la même longueur d’onde que lui, alors que leur cerveau n’est pas capable de capter les ondes quelconques et surtout pas celles
de l’intellectuel. Mais ils le croient et c’est le plus important.


 


Cette phrase se trouve dans le chapitre « Esthétique cynique ». Onfray parle donc du corps
comme sujet d’art, des nouvelles possibilités d’explorer cette chair vivante dans l’art moderne (par exemple le cinéma donne des possibilités infinies). Après le mouvement vers le néant et
le nihilisme dans l’art du XX e siècle et le retour réactionnaire vers les vieilles valeurs du début du XXI e siècle, « il reste un point fixe : le corps. Non pas l’idée platonicienne d’un corps
coupé en deux, taillé, mutilé, dualiste, mais celui de la science postmoderne : une chair vivante, fabuleuse, considérable, riche en potentialités, traversée par des forces encore inconnues,
travaillée par des puissances encore inexploitées. L’art sert le sacré depuis toujours, ce qui semble déborder ce que la raison contient. Ce qui, aujourd’hui, déborde ce que la raison contient se
nomme le corps : celui dont Spinoza écrit qu’on ne l’a pas encore assez sollicité, au point qu’on ignore encore ce qu’il peut, celui que Nietzsche nomme la grande raison, le même que Deleuze et
Foucault installent finalement au centre de leurs préoccupations philosophiques. Ce corps reste chrétien, marqué par le formatage de plus de mille ans de civilisation, mais il porte des
puissances fabuleuses. […] … l’art peut s’installer aux avant-postes, à la manière d’un laboratoire conceptuel, idéologique, intellectuel et philosophique. Après la mort de Dieu, celle de Marx,
puis de plus petites idoles, chacun reste devant son corps, souvent Gros-Jean comme devant. Comment le définir, en saisir les modalités, le comprendre, le dresser, l’apprivoiser, le dompter? De
quelle manière le sculpter? Que peut-on , que doit-on attendre de lui? Jusqu’où peut-on compter sur cet irréductible ontologique? Déjà des artistes travaillent sur le clonage, le génie génétique,
la transgenèse, la reproduction d’un homme-machine… »


 


Dans ce contexte, le sens de la citation change. Après avoir lu cet extrait, il est déjà beaucoup plus difficile (si on a un peu d’honnêteté intellectuelle) d’utiliser « le corps de la science
postmoderne » et de l’art à des fins mystiques, religieuses. Mais d’où vient-elle, cette volonté des croyants, de faire dire à Onfray ce qu’il n’a pas dit, de chercher des petites phrases, de le
pousser vers la transcendance? Pourquoi ne pas se contenter d’y aller soi-même dans cette dimension divine, accompagné par de nombreux frères et soeurs du même acabit? Onfray doit vraiment
déranger leurs certitudes, s’ils veulent à tout prix le faire rentrer dans leurs rangs.


Ça me rappelle une anecdote personnelle : quand je dis que je suis athée depuis toujours et que je n’ai jamais cru en dieu, même pas au Père Noël dans mon enfance, certains sont tellement
déboussolés qu’ils essayent de me persuader que j’y crois… sans le savoir :-o. Si je les aime bien - pour leur faire plaisir, pour les assurer et tranquilliser, calmer leurs angoisses - j’admets
parfois qu’ils ont sûrement raison. Pourquoi pas?


 


Sébastien Junca se demande pourquoi Onfray rapporte cette anecdote sur le grillon dans sa chronique « Jour de fête » du juin 2011. Il semble pourtant connaître la réponse : parce que
Onfray est croyant sans le savoir, mystique qui s’ignore. Il pressent la transcendance, la métamorphose de la matière - une chrysalide qui rêve de devenir un papillon ou … un grillon, au choix,
mais il ne va pas plus loin… Pourquoi pas?


J’ai une autre version, la mienne. C’est humain et naturel de souffrir après la disparition de l’être cher jusqu’à interpréter tout comme signe de sa présence, de le voir et entendre partout.
Même le philosophe athée n’y échappe pas et Onfray l’avoue, il est parfaitement conscient de ça. On aurait tellement voulu que ce soit vrai, ça correspond tellement à nos attentes, notre
imagination guidée par la douleur va tellement dans cette direction, notre instinct de survie veut soulager nos souffrances à tout prix et trouve les solutions miracles : la mort qui n’est pas
une, le sens suprême de notre existence qui nous échappe, les grillons qui nous font des signes.. La majorité des gens tombe dedans, s’accroche à des illusions et des interprétations fumeuses des
marchands d’angoisse par peur du néant qui nous attend tous, sans exception. Le philosophe athée, l’esprit fort, conscient du réel cruel constate qu’il souffre et qu’il a entendu un grillon qui
lui a rappelé son père mort, c’est tout. Une belle métaphore poétique, la fidélité à Démocrite...


"Posé en
terre, je retournerai à la terre


Atomes libérés d’une forme qui avait mon nom
Particules reparties vers d’autres aventures
La sérénité triomphera"


Michel Onfray, Le recours aux forêts.



Patrick Cressain 21/06/2011 12:49



Et alors il l'a corrigé, ce bourricot ?



Sacha Cioran 20/06/2011 18:55



« Moqué par les
dragueurs comme étant une prude parade amoureuse, le flirt ne se réduit pas une stratégie de séduction."





 En français correct, espèce d'analphabète, ce la s'écrit
: Moqué par les dragueurs comme étant une prude parade amoureuse, le flirt ne se réduit pas
à une stratégie de séduction. 


 Allez ! Corrige, bourricot !






ewa 20/06/2011 15:11



Marc, tu m’étonneras toujours. Monsieur Tmmalf te salue aussi. ;~)



Stirner 20/06/2011 14:30



Voilà. 



marc 20/06/2011 14:26



merci stirner



Stirner 20/06/2011 14:19




Pour parlez avec nous ou parlez entre vous, cliquez sur "Qu'en pensez-vous ?"  En
français correct, espèce d'analphabète, ce la s'écrit : Pour parler avec nous ou parler entre vous, etc. Allez ! Corrige, bourricot !


 










Sébastien Junca. 19/06/2011 23:45



L’apnéiste, le grillon et le philosophe...


 


C’est toujours avec une certaine impatience (toutes proportions gardées) que j’attends la publication de la chronique
mensuelle de Michel Onfray sur son site officiel. La dernière en date, intitulée Jour de fête,
n’a fait que me titiller davantage pour ce qui est des revendications athées du philosophe. Parmi ses affirmations toujours catégoriques, l’hédoniste d’Argentan nous dit le ridicule qu’il trouve
dans la croyance aux signes venus d’un défunt. Je corrige ; non pas dans la croyance en de tels signes, mais dans l’hypothétique manifestation de tels signes. La phrase exacte étant :
« Je ne crois pas aux signes venus d’un défunt, ce qui serait ridicule ». À la lecture de cette phrase, on se rend tout de suite compte de la triple interprétation qui peut en être
donnée. – « Ridicule » la croyance en ces signes ? - « Ridicule », la manifestation de tels signes de la part de défunts ? Or, chacun sait que le ridicule ne tue
pas... aussi, le fait que des défunts se ridiculisent de la sorte est pour le coup d’autant plus ridicule en plus d’être un parfait oxymore (si j’ose dire) ; ou enfin -
« ridicule » le fait qu’un philosophe se déclarant athée, puisse être amené à croire en de telles calembredaines ? Une simple phrase comme celle-ci prête déjà à de multiples
interprétations. Or, et un peu plus sérieusement, chacun sait que la vie elle-même, dans ses différentes formes, n’est pas moins sujette à différentes interprétations et visions des
choses.


 


Pour Michel Onfray, et comme chacun sait, « La mort emporte tout, tue tout, et rien ne subsiste de l’être qu’on a aimé
[...] ». Quiconque ne se serait pas penché un peu sérieusement sur les écrits du philosophe serait tenté de conclure à sa « simplification métaphysique de l’existence ». Sans aucun
doute, et comme le dit aussi l’intéressé, ne subsistent de l’être aimé que son image, ses simulacres et tous les souvenirs de nos existences mêlées que nous avons pu engranger. Mais la question
se pose néanmoins. Toute vie n’est-elle réductible qu’à ces seuls simulacres ; aux seules apparences que nos existences déploient à travers l’espace, le temps et la matière, l’intervalle de
quelques battements de cœur ? De telles affirmations pourraient trahir une conception simplificatrice pour ne pas dire simpliste des multiples possibilités de la matière. Or, Michel Onfray,
ailleurs dans son œuvre, nous dit tout ce qu’il pense de cette matière ; de tout ce qu’elle peut au-delà des seules apparences qui ne sont que les limites de notre propre perception. Dans
La Puissance d’exister, il suggère les infinies possibilités d’un corps et d’une chair qui ont
encore tant à exprimer, à révéler et à faire vivre au travers d’ « [...] une chair vivante, fabuleuse, considérable, riche en potentialités, traversée par des forces encore inconnues,
travaillées par des puissances encore inexploitées[1] ».
Et de poursuivre en parlant du corps : « Celui dont Spinoza écrit qu’on ne l’a pas encore assez sollicité, au point qu’on ignore encore ce qu’il
peut, celui que Nietzsche nomme la grande raison, [...][2] ».
(Lisez la suite en cliquant ici.).


 


Sébastien Junca.


 http://les-naufrages-de-dieu.over-blog.fr







[1]      Michel Onfray, La Puissance d’exister, Éditions Grasset & Fasquelle, 2006, Le livre de Poche, p. 210.




[2]
    Ibid.





Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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