Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:02

       

Michel Onfray signe un article dans le journal Le Monde : "Obscurantisme laïque, Lumières chrétiennes", où il est question de la bioéthique.

(paru dans l'édition du 06.03.2011)

 

le-monde-batiment-1-copie-1.jpg   onfray-montparnasse-1.jpg

Cliquez sur la photo (le siège du Monde)

pour accéder à l'article sur le site Le Monde.fr

Cliquez sur la photo (Michel Onfray, Paris le 24.02.11)

pour accéder au site de son auteur Juan Pedro Quinonero 

___________________   

"J'ai publié en 2003 un ouvrage intitulé Féeries anatomiques, sous-titré "Généalogie du corps faustien", dans lequel je propose une "bioéthique libertaire" justifiant ce qui permet l'augmentation de la vie et lutte contre un certain goût pour la mort. En matière de bioéthique, notre Vieux Continent fonctionne sur des réflexes philosophiques kantiens. Nous procédons en effet à grands coups de concepts : la Vie, la Mort, le Corps, la Santé, le Normal, le Pathologique, en oubliant que les mots ne sont pas des choses et que la pensée de ces dernières exclut qu'on fasse des premiers un univers autonome. Comme dans l'art pour l'art, le risque, c'est la pensée pour la pensée. 

 

Notre Occident a été formaté par plus d'un millénaire de christianisme, autrement dit d'idéal ascétique, de refus du corps, de mépris de la chair, d'invitation pour les femmes à imiter la virginité de Marie tout en ayant des enfants et, pour les hommes, à s'inspirer du corps de Jésus, corps d'un ange sans désir qui ne mange ni ne boit que du symbole, qui n'a pas de sexualité, ou du corps du même, mais crucifié, troué par une lance, percé par une couronne d'épines, supplicié sur la croix, sanguinolent, mort. Notre bioéthique hérite de cette vision du monde : la vierge, l'ange ou le cadavre comme modèles corporels.

Dans Féeries anatomiques, je proposais donc, on s'en doute, une bioéthique qui n'avait pas grand-chose à voir avec le christianisme. Ma défense de l'avortement, de la contraception, du génie génétique, de la sélection des embryons, de la transgenèse, du clonage thérapeutique, du don d'organes, du suicide, de l'euthanasie, du prélèvement d'organes, de la "nationalisation des cadavres" pour utiliser l'expression de l'excellent François Dagognet, mais aussi du mariage des homosexuels, du prêt d'utérus, de la fécondation destinée aux couples homosexuels, tout cela ne pouvait plaire au Vatican.

Cette bioéthique libertaire n'est pas une bioéthique libérale, autrement dit une bioéthique pour qui, si c'est techniquement faisable, c'est moralement possible - avec possibilité, au passage, de nourrir un marché. On peut produire une grossesse chez une femme avec le sperme de son mari mort, c'est faisable, on le sait, techniquement rien n'est plus simple. Mais moralement ? Peut-on, pour le plaisir du parent survivant, envisager le déplaisir de l'enfant et mettre au monde un orphelin qui procède du sperme d'un cadavre ?

Voilà pourquoi je pense que "le bébé médicament" produit récemment par René Frydman, qui avait tant fait pour la biophilie en rendant possible le bébé-éprouvette, est une catastrophe qui nourrit la thanatophilie. Chacun connaît l'histoire de cet enfant créé pour servir - en l'occurrence, soigner sa soeur atteinte d'une maladie. Cette fécondation in vitro de six embryons, suivie d'un double diagnostic préimplantatoire pour choisir les embryons indemnes de maladie et compatibles comme donneurs dans le dessein d'une greffe de sang du cordon ombilical prélevé à la naissance appelée à soigner, est une débauche de technique médicale pour pallier un simple don de cellules souches qui aurait pu aussi bien soigner l'enfant ! Le caprice de parents ayant déjà deux enfants d'en vouloir un troisième se paie ici d'une instrumentalisation totale d'un enfant appelé à venir au monde pour suppléer la santé défaillante de sa soeur. On connaît les dégâts induits par la découverte chez un adulte qu'il a procédé d'un accident et n'a pas été désiré. Imagine-t-on ce que sera la vie d'un être sciemment jeté au monde dans un projet utilitaire ?

René Frydman affirme aujourd'hui : "Je ne vois pas dans cette histoire où se situe l'instrumentalisation." On a peine à croire qu'il pense ce qu'il dit ! Il ajoute : "L'enfant qui vient de naître n'a été altéré ni dans son psychisme ni dans son physique." Comme si nous naissions avec une psyché terminée, alors qu'elle se constitue et que, se construisant dans l'ombre de l'instrumentalisation, elle aura du mal à se faire en dehors de ce déterminisme radical. Puis, arguant que le prélèvement a été effectué sur le placenta, il affirme : "Jusqu'à preuve du contraire, le placenta n'est pas la personne." Or le problème ne concerne pas le placenta mais l'être qui en provient et n'est pas, contrairement à la fiction chrétienne qui sert à interdire l'avortement, une "personne potentielle", mais une personne bien réelle !

Je suis d'autant plus étonné de cette volte-face radicale du professeur Frydman que, dans un entretien donné à Corinne Bensimon pour Libération, le 5 octobre 2000, sous le titre explicite "Un enfant, vu en sauveur, me gêne", il répondait négativement à la question de la journaliste qui lui demandait s'il ferait ce que venaient de réaliser les Américains, à savoir le premier bébé médicament. Il disait alors : "Je redoute la responsabilité que l'on fait porter à cet enfant", et, plus loin : "Cela me gêne que cet enfant ne soit pas vu en tant que tel mais en tant que sauveur d'un autre." A quoi il ajoutait : "Pour répondre à un cas comme celui-ci, je préfère recourir à une culture de cellules issues d'un embryon..."

Frydman 2011 renvoie les adversaires du bébé médicament du côté de l'obscurantisme religieux parce que Christine Boutin et Mgr Vingt-Trois sont contre. Dans un même mouvement, il revendique la laïcité. Mais l'obscurantisme laïque existe aussi, tout autant que, parfois, un christianisme éclairé. L'athée laïque que je suis, mais qui aime par-dessus tout les Lumières, ne choisit pas le camp de la laïcité quand elle est obscurantiste, mais celui des Lumières, fussent-elles chrétiennes."

 

Michel Onfray 

____________

Les réactions

- L'article de Jean-Yves Nau Le philosophe qui veut étriper l'obstétricien, sur le site Slate.fr (26.05.11) 

Constance - Ewa  

Partager cet article

commentaires

GEMI 20/08/2011 19:32



Merci Ewa .....



Ewa 20/08/2011 18:34



Je suis rarement d’accord avec quelqu’un ;~) mais là, je souscris entièrement à ce que vous avez dit, GEMI. Moi aussi j’ai du mal avec  "Christine Boutin des Lumières"…


Vous êtes la bienvenue sur ce blog! 



GEMI 20/08/2011 15:03



Faire un bébé uniquement à des fins thérapeutiques ,pour sauver un frère ou une soeur malade est contestable en effet car l'enfant aura une lourde charge psychologique à supporter dès sa
naissance mais ce n'est peut-être pas une raison pour parler d'obscurantisme laïque ...Les religieux et les chrétiens  qui contestent le bébé -éprouvette sont les mêmes qui contestent
l'avortement , admirent le pape qui refuse la contraception à ses adeptes  , cause essentielle de la surpopulation et de la misère sordide qui en découle dans bon nombre de pays ...Alors
parler de chrétiens éclairés, je ne sais pas  vraiment ce que cela veut dire ...



Ewa 08/04/2011 15:30



Des nouvelles concernant le projet de loi sur la bioéthique : le Sénat autorise (l’autorisation réglementée) la recherche sur l’embryon et les cellules souches. (08.04.2011) http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/04/08/le-senat-autorise-la-recherche-sur-l-embryon-et-les-cellules-souches_1504827_3244.ht



Ewa 10/03/2011 10:58



Cher Igor, 


Pourriez-vous m’accorder une faveur et demander à votre ami Grand Blogger Devant l’Éternel - pourquoi  laisse-t-il passer (et ce n’est pas la première fois) un com d’usurpateur et
d’imitateur écervelé?


C’est pour qu’il n’y ait pas de décalage entre les commentaires et son article?


Merci d’avance, Igor.


Mes hommages,



constance 09/03/2011 21:21



Ne dis pas des choses comme cela, ma tendre, je sens pointer la marque de la jalousie d'un certain "amour". Je suis d'accord avec toi, enfants non désirés, issus de la violence, de la
prostitution, la vie ne démarre pas pour chacun de la même manière, c'est pourquoi je pense sincèrement que nous ne sommes pas égaux avant même notre naissance. La différence est le consensus
autour d'une procréation dans un but de "service à rendre". Je suis partagée sur le fait de sauver un seul enfant, tu imagines la douleur quand celui qui ne sera pas sauver mourra ? Qui pour
empêcher alors la fécondation d'un quatrième enfant pour sauver le restant ?


 


Quand au travail sur les cellules souches, nous le savons, le problème est la "folie" des scientifiques autour de cela. A quand un être humain mutant ? C'est de cela dont on a peur.


 


Sylvie, l'enfant qui sera sauver ne devra pas plus à son frère que s'il lui avait donné un rein. Je le perçois comme cela.


 


Mesdames, avez-vous vu l'émission hier soir sur France 2 concernant les femmes ? Mme Badinter dit "simplement" que le prêt d'utérus est comme un avortement. Je suis franchement scandalisée par
une telle comparaison. Ces messieurs aussi peuvent réagir :)



Ewa 09/03/2011 20:59



Je ne suis pas, comme Michel Onfray, du côté des Lumières chrétiennes dans « cette affaire ». Enfin, je n’ai pas d’avis tranché
sur ce sujet beaucoup trop complexe, et je suis incapable de choisir « mon camp« . Les arguments des uns (« laïques obscurantistes« ) et des autres (« chrétiens des Lumières ») me paraissent tour
à tour acceptables et convaincants. 


En revanche, je suis sûre que c’est un lobby des obscurantistes chrétiens qui est à l’origine de l’interdiction de la recherche sur les embryons humains et les cellules souches, ce qui aurait pu
constituer cette alternative qu’évoque Bruno. Cela n’a pas été proposé aux parents, Sylvie, parce que les médecins n’avaient rien d’autres à proposer, les travaux scientifiques ne sont pas assez
avancés. Le problème ne se serait peut-être même pas posé aujourd’hui, les médecins auraient pu soigner cet enfant sans recours aux moyens extrêmes, si on n’avait pas empêché les recherches.
Onfray semble oublier (?) que c’est la même « Christine Boutin des Lumières » qui s’oppose, comme lui,  à « l’utilisation » du bébé médicament, qui est également contre les recherches
scientifiques sur les cellules souches qui sont pourtant la solution à ce problème.


 


Constance, (moi aussi, je t‘aime ;~)) : « l’enfant sélectionné génétiquement ne sauvera qu’un seul de sa fratrie, et l’autre? » C’est déjà pas mal d’en sauver un. C’est mieux de les laisser
mourir tous les deux?


 


C’est effectivement pas terrible pour un enfant d’apprendre qu’il était conçu uniquement pour sauver sa sœur ou son frère. Mais, ce n’est pas pire que de venir au monde « grâce » au papa
alcoolique qui viole la maman; ou pour « sauver » le couple à la dérive; ou pour servir de bâton de vieillesse; ou pour satisfaire les besoins « d’immortalité » de ses parents, de réparer leurs
erreurs, déceptions et désillusions, de combler leur vide affectif et intellectuel; ou être conçu uniquement parce que les parents se sont soumis bêtement et sans réfléchir aux normes de la
société qui impose le modèle familial.


Les vraies raisons de notre venue au monde et du désir d’enfant sont multiples et complexes. Nous ne sommes pas uniquement les fruits de l’amour, malheureusement. Et on doit malgré tout se
débrouiller tant bien que mal avec cette triste réalité.



Sylvie 08/03/2011 23:39



Merci Constance pour votre éclairage, je pense également que s'il y a faute elle vient des médecins et non de parents qui sont prêt à tout pour sauver leur enfant malade. Autre questionnement :
la difficulté ne sera t-elle pas du côté de l'enfant sauvé ? Il peut se sentir redevable "à vie"... 


 



constance 08/03/2011 21:10



Bonsoir Sylvie,


C'est un sujet passionnant. Enjeux politiques et éthiques majeurs, nous sommes tous concernés en tant que citoyens.


Ce n'est qu'un avis, voilà ce que m'évoque cet article. Nous, adultes, voyons de façon merveilleuse le fait de naître pour sauver. Mais jamais, nous ne nous mettons à la place de celui
dont la raison d'être est cela. Je ne peux pas m'empêcher de comparer cette naissance à une situation similaire : les enfants substitus, les enfants que l'on conçoit après la mort
d'un autre. Toute une vie à lutter pour atteindre, auprès de sa mère, l'idéal de ce frère ou cette soeur décédé(e) et échouer, bien entendu.


Avoir un enfant "sélectionné" pour ne pas être porteur d'une maladie, bien sûr, quelle avancée, mais ne le concevoir que pour cela, quelle douleur.


En même temps, il est facile de juger les parents qui aiment et veulent sauver. Ce sont les médecins qui, en laissant cette possibilité, donnent à réfléchir à la société et non le choix des
parents aimants.


Bonsoir Bruno, contente de te retrouver.   



Sylvie 08/03/2011 17:43



L'article de Michel Onfray m'interpelle, pourquoi cet enfant ne serait pas heureux d'avoir été conçu pour soigner sa soeur ?


Mais je ne savais pas que l'on pouvait soigner avec des cellules souches, et pourquoi cela n'a pas été proposé aux  parents  ?


Comme d'habitude, Michel Onfray donne envie d'en savoir plus.



bruno 08/03/2011 01:17



Salut à tous !


Difficile de se faire une opinion sur un tel sujet.


Le double diagnostique pré-implentatoire permet non seulement de diminuer le risque d'avoir un enfant malade (à vie), sachant que l'on en a un autre
atteint ; mais en plus, la méthode permet de sauver le frérot ou la frangine. On peut être contre cette pratique, mais il faut proposer des alternatives, notamment pour les maladies
gràves, comme les betâ-thalassémies ; et encore, on ne résoud que la moitié du problème (c'est à dire que l'on accepte de prendre le risque, sachant que l'on va avoir un enfant, qu'il soit
handicapé) ;


Je dois reconnaître que sur ce sujet, Michel Onfray fait acte de bravoure, et je reconnais bien en lui son intelligence et son esprit d'ouverture ; en revanche, je regrette qu'il ne pousse pas
d'avantage son argumentation, qui me parait un peu légère, en tout cas dans cet article du Monde.


@Igor, vous avez raison, MO n'a pas l'air en grande forme sur la photo ; peut-être pourriez vous envoyer votre photo au blog, qu'on rigole un peu ; narcissique comme vous êtes, vous devez en
avoir des centaines chez vous, toute prises seul, à l'aide du retardateur.


Bruno



Monica 07/03/2011 22:48




Michel Onfray choisit les lumières fussent-elles chrétiennes et non pas la laïcité quand elle est obscurantisme parce que ce philosophe a la suprême qualité d'être un grand philosophe.


Peu d'intellectuels osent s'exprimer ainsi. C'est ce qui m'a transportée lorsque j'ai découvert, il y a maintenant un certain temps grâce à lui, que l'on pouvait s'exprimer avec autant de
limpidité et de lucidité. Cette intelligence-là est redoutable pour les autres intellectuels...



constance 07/03/2011 21:01



Nouvel opus de la marchandisation des êtres humains : l'enfant à naître. Nous avions déjà la vente d'ovocytes, d'organes, d'hymen (mais oui, la virginité a un prix mesdames, trop tard pour
moi). Cet enfant sélectionné comme un animal pour sa génétique (on fait cela très bien pour les bovins) ne sauvera qu'un seul de sa fratrie, et l'autre ?


 


Igor, vous nous amusez beaucoup, vous avez même conquis Monica, c'est peu dire.



Ewa 07/03/2011 19:20



Ah… Igor, vous voilà! J’ai commencé à désespérer... Vous m’avez rappelé l’esprit sentimental de ma tante, Lady Chatterley, qui avait eu, elle aussi, un garde-chasse. Elle disait de lui : Oh,
Oliver, he makes love like a god! Mais par pudeur (enfin, je crois), elle ne parlait pas de sa face de derrière. Je vous remercie Igor, d’avoir réveillé en moi ces souvenirs délicieux . Et
la bioéthique, ça va ?


 



Monica 07/03/2011 17:35



Doux Jésus ! Igor pense !


Quel progrès !



Igor Travieso 07/03/2011 16:53



J'y suis ! Je sais à qui Michel Onfray me fait penser : au garde-chasse de mon oncle. Tiene una cara de culo con gafas, me disait pour m'amuser ce vieux monsieur à propos de son
domestique : "Il a une face de derrière à lunettes". Je vous remercie pour cette photographie comique du philosophe qui me rappelle Fernando — ainsi s'appelait le garde-chasse — et l'esprit
moqueur de feu mon oncle.


Mesdames, mes hommages,


Igor Travieso


 



Monica 07/03/2011 14:14



"athée laïque" une double négation ?


Cette affirmation est aussi absurde que le reste de ce com.



mireille Bigorie 06/03/2011 20:58



On savait déjà , Mr Onfray , que se définir comme "athée laïque " ,( double négation ) , n'était pas vraiment sinonyme de Connaissance , ni de Connaissant . Mais plutôt un constat consternant sur
soi-même ! , surtout lorsqu'on ne "pratique pas la pensée pour la pensée ".Par ailleurs, au-delà des familles ,des mouvements de société, et des partis , reconnaître la Vérité lorsqu'elle vient
précisément d'un " camp ennemi " (pensée chrétienne de Mme Boutin en l'occurence ) , est bien le ba BA , d'une personne qui se veut " penseur " .MO nous fait une incroyable révélation : il
affectionne plus que tout ..."les LUMIÈRES " !  Wouah ! où s'arrêtera t-il  ? Il est sur la bonne voie en tous les cas ,et pourra même se permettre un jour d'écrire un VRAI LIVRE DE
PHILOSOPHE .Il honorera ses prétentions , qui sait ?



Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

La publicité, peut-on y échapper ?

 

Je lave mon cerveau avec la pub  

 pub-2

La pub nous a été imposée par OverBlog. Pour désactiver les messages publicitaires ici et partout sur le Net, installez gratuitement en un seul clic Adblock Plus.


Recherche

Archives

Nos vidéos