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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 12:24

 

culture répliques

 

Vivre et penser avec Albert Camus, le thème de l'émission d'Alain Finkielkraut, Répliques, est posé en compagnie de Michel Onfray et de Maurice Weyembergh. Deux philosophes, qui ont réfléchi à, publié sur Albert Camus, le réhabilitant philosophiquement et politiquement.



 

 

1. Qu'est-ce qu'être nietzschéen ? En quoi Albert Camus l'est-il ? jusqu'à 9 min 15

2. Camus et le refus du surhomme.Camus comme penseur de la mesure, de la limite. L'essentiel de Camus se trouve hors de Nietzsche. jusqu'à 13 min 50

3. Camus penseur du phénomène humain en terme de nature. jusqu'à 16 min

4. Opposition Camus/Sartre sur le thème de la culture. jusqu'à 21 min 30

5. Défense de l'école et du rapport maître/élève, l'intersubjectivité. jusqu'à 24 min 

6. Pourquoi vouloir ancrer Camus à gauche, dire de lui qu'il est nietzschéen de gauche ? Définition de la gauche libertaire. jusqu'à 29 min

7. La modestie et l'épreuve de la réfutation. jusqu'à 35 min

8. Camus du côté du principe responsabilité pour la fragilité du monde plutôt que du côté du principe d'espérance. jusqu'à 41 min

9. "Un homme ça s'empêche.". Introduction de la mesure dans la révolte. jusqu'à 48 min

10. La position de Camus sur l'Algérie. 

                                          

 

 "Il vaut mieux périr que haïr et craindre, il vaut mieux périr deux fois que se faire haïr et redouter, tel devra être un jour la suprême maxime de toute société organisée." Nietzsche

"Il y a chez Nietzsche de quoi corriger Nietzsche" Albert Camus

                                                                                                           Constance

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commentaires

Samuel 07/03/2012 08:00


Ah bon, en fait  il me souvenait d'une interview où Onfray avait dit qu'il l'avait écrit vite (le traité d'athéologie). j'ai regardé une interview d'Onfray à propos de ce livre entre temps
et je vois plus clair, merci Marc.

marc 05/03/2012 22:39


garnier n’est pas le seul à faire son commerce en aboyant sur onfray et en essayant d’exister grâce à lui


y en a même des frustrés qui se jettent sur onfray avec leurs meutes de courtisans 


tous pareils tous de même avis tous ensemble il ne leur manque que des uniformes 


 


traité d’athéologie n’a pas été commandé , au contraire l’éditeur d’onfray lui a déconseillé ce sujet considérant que les religions et dieu n’existaient plus alors ça n’intéresserait personne


onfray a persisté et a eu raison c’est l’un de ses livres les plus forts 

Samuel 05/03/2012 18:23


L'émission sur France Inter est très drôle. Je ne connais pas le contempteur d'Onfray qui essaye de se faire une réputation mais il se ridiculise parfaitement : effets de manches pathétiques,
qualifier Onfray d'ignorant, dire qu'il a ouvert un fond de commerce avec l'athéisme alors que c'était un livre de commande qui est sans doute son plus mauvais livre, etc ... Pauvre petite chose
impuissante qui s'ébat sur des ondes obscures pour essayer d'exister via un un mec qui a le courage d'avancer.

marc 05/03/2012 17:32


l’insignifiance crasse de garnier à côté de l’érudition de weyemebergh


on situe bien le niveau yaglourt ;)


en ce qui concerne les propositions politiques de camus pour résoudre les problèmes de la kabylie en algérie en permettant l’autogestion des kabyles (à quoi aspirent les kabyles encore
aujourd’hui) 


weyemebergh juge ses propositions irréalisables contrairement à onfray 


et je pense que malheureusement il a raison 


l’opposition des algériens arabes pourrait entraîner la guerre civile 

yaglourt 05/03/2012 14:40


Au sujet de la critique littéraire de France Inter (je n'ai pas lu l'article du Monde Diplo) :
Ce Jean-pierre GARNIER quand il parle d'Onfray, on dirait entendre Roudinesco...
Le "nouveau BHL"... ... à "l'ignorance crasse"... le "philosophe de tête de gondole" (qui ne s'adresse donc qu'aux lecteurs pauvres et ignorants)... en tant que lecteur d'Onfray il y a de quoi se
sentir insulté... e t Daniel Mermet de ricaner comme un idiot...
"Onfray est un dieu dans le milieu anarchiste" : les anarchistes apprécieront !
"Plus Michel Onfray a du succès, plus il se caricature lui-même", et plus l'obscure Garnier pête les plombs.
Il y a quelques années, un de ses articles déjà très haineux envers Onfray se terminait ainsi : "Onfray libertaire ? À lire ou à entendre ses propos, ce serait plutôt
Onfray-mieux-de-se-taire." Pour vous situer le niveau...


 

Ewa 05/03/2012 11:39


Il m’avait aussi fallu dépasser mes a priori et faire abstraction de la voix et de l’élocution de Maurice Weyembergh (il a 75 ans). Je ne le connaissais pas. J’ai trouvé ses interventions intelligentes,
justes, précises et très intéressantes. Il est proche des idées de Michel Onfray concernant Camus, mais il apporte les nuances appréciables à ses propos.


 


Quelques réflexions en désordre.


Weyembergh dit que la notion de l’absurdité reste en arrière-plan de la pensé de Camus toute sa vie, il ne l’a jamais abandonnée. L’homme révolté reste antinomique, il « roule son rochers comme
Sisyphe «, entre ses antinomies. Et si pour Onfray la résolution de ces antinomies se trouve à la fin du livre, dans l’éloge de l’anarcho-syndicalisme, pour Weyembergh (et pour moi aussi :~)) il
n’est pas possible de résoudre des antinomies définitivement, toutes les solutions ne sont que partielles et provisoires.


 


La forte opposition nature/culture se voit atténuée significativement par une petite remarque de Weyembergh : Camus perçoit la nature algérienne à
travers le modèle de la culture grecque.


 


Je n’ai pas l’impression que Finkielkraut essaye de « tirer Camus vers la droite «. Il veut plutôt dire que Camus ne se réclamait ni de droite ni
de gauche, qu’il dépasse ces clivages et que l’on a tort de vouloir l’ancrer à gauche. Personnellement, je pense, comme le disent Onfray et
Weyembergh, que Camus était viscéralement de gauche, mais pas de façon sectaire.


Camus : « Si la vérité était de droite, j’y serais ».


Michel Onfray (les paroles librement retranscrites) : C’est ce qui définit la gauche libertaire. On est sur le terrain de gauche mais quand la gauche a tort on n’est plus de gauche. La
liberté est plus importante que la gauche. La gauche peut se tromper. La gauche libertaire ne se laisse pas enfermer dans le catéchisme de gauche, contrairement à la gauche de ressentiment,
sectaire (Sartre, marxisme, léninisme).


Maurice Weyembergh : Mais quelle est l’attitude de Camus à l’égard de la vérité? On ne peut  qu’approcher la vérité, on ne la connaît pas. Alors la seule chose dont on dispose, c’est
l’honnêteté. 


C’est quand même toujours la gauche qui l’emporte, même si Camus la critique souvent. Il est viscéralement de gauche (la fidélité à sa famille, son milieu, son enfance), mais aussi par la
réflexion et l’approximation. 


 


« L’essentiel de Camus se trouve hors de Nietzsche ». (?)


Cela me semble être plutôt l’opinion de Finkielkraut, mais pas d’Onfray, ni de Weyembergh. Ils soulignent tous les deux que Nietzsche accompagnait Camus toute sa vie, dès le début à la fin, on a
même trouvé l’exemplaire du Gai savoir dans la voiture accidentée dans laquelle Camus avait trouvé la mort. Mais les deux philosophes sont d‘accord pour dire que Camus était nietzschéen
de deux façon différentes. Il est pleinement nietzschéen dans sa jeunesse, dans Noces, où son adhésion au monde est totale. Il devient nietzschéen de gauche après la seconde guerre mondiale, dans L’homme révolté, où il introduit la notion de limite, de mesure dans la conception du
surhomme : on ne peut pas dire oui à tout.


 
Quant au Monde diplomatique dont parle Alain Lasverne, j’ai mis cette émission sur France Inter dans les brouillons du blog il y a trois jours,
on s’en servira prochainement dans notre article.  

Alain Lasverne 05/03/2012 09:55


Manifestement l'émission de Finkelkraut est favorable à Onfray.


Je me permets de donner cet autre son de cloche : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2393


Branchez le player, la critique commence à 15:49...


Pour ma part, je ne jugerai pas, n'ayant pas lu l'ouvrage. Mais je me souviens de ce que disait Foulcault sur le commentaire et je crois qu'Onfray écrit beaucoup et se  médiatise trop pour
avoir le temps de soupeser sa pensée et d'en filtrer l'essentiel.

Melilotus 04/03/2012 20:25


“ Dans ses  Carnets,  1953  il écrivait : « Je demande une seule chose et  je la
demande humblement, bien que je sache qu’elle est exorbitante :être lu avec attention ! (IV 1165 )


Pour honorer sa mémoire ,le lire  vraiment
, lui rendre justice ,aller au texte,  à tous les textes ,croiser sa pensée et son existence, saluer une vie philosophique exemplaire et impeccable,
j’ai  souhaité  écrire ce livre,


après l’avoir lu avec attention.  La suite de cette aventure
de la pensée


pragmatique et  libertaire,
inventée  par Albert Camus appartient désormais aux lecteurs. Eux seuls peuvent prolonger sa vie « 


 


   ( M.Onfray , L’Ordre Libertaire –
La vie philosophique d’Albert Camus


    p, 521 )

Samuel 04/03/2012 12:15


Une belle leçon pour moi cette émission, j'ai du aller au delà de deux préjugés pour l'écouter. Premièrement Finkielkraut me donne la gerbe lorsqu'il exprime ses idées, deuxièmement Maurice
Wyemberg semble avoir de gros soucis d'élocution (paraplégie?).


Fort heureusement j'ai dépassé ces  a priori mesquins et je suis vraiment heureux de cette écoute. Devant l'opposition et l'appétence à vouloir tirer Albert Camus vers la droite de FK,
Onfray deploie une réthorique bien plus avancée que dans les médias habituellement.


Et je me demandais ce qui me faisait tant apprécier Onfray, et ce que je sais de Camus. J'ai enfin trouvé : l'honnêteté, honnêtete intellectuelle, honnêteté humaine. 


Je reviens sur des commentaires d'un autre article où il est dit que Onfray serait une sorte de péripatétitienne des médias, un papillon attiré par la lumière. Quelle malhonnêteté je trouve,
Onfray a tout pour vendre à plein sans ne faire aucun média, et pourtant il commet son érudition et son intelligence avec des intervieweurs parfois incultes souvent fats et tellement
malhonnêtes. 


La seule raison que je vois qu'à Onfray de participer autant aux médias, elle se trouve dans sa philosophie de vie, partager, faire connaître, progresser dans les rencontres inter-subjectives.


Je me rappelle qu'à 15 ans j'ai découvert Onfray un soir alors que je zappais à la radio, sur France CUlture ou Inter, et je ne me souviens que peu de qu'il avait dit dans cette interview (encore
une!), mais il m'avait marqué et c'est par ce biais que j'ai lu ses livres et ait découvert combien je me retrouvais dans la philosophie hédoniste.


 


Bref, ne repprochez pas à Onfray la médiocrité de Poutou (article émission Ruquier). Ayez un peu d'honnêteté! ;)

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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