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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:53

 

La chronique mensuelle de Michel Onfray publiée sur son site officiel en novembre 2011 a suscité beaucoup de polémiques et « d’indignations «, prévues d’ailleurs, et même attendues par l’auteur.

Nous avons décidé de vous la présenter aussi sur notre blog pour trois raisons :

1) Nous proposons une mise en page différente

2) Nous donnons des liens vers les articles polémiques,  pour que chacun puisse se faire sa propre opinion

3) Les commentaires sont ouverts donc, l’opinion ainsi forgée, on peut l’exprimer 

 

______________________

 

G Moquet couve

Je viens de lire un livre terrible intitulé L’Affaire Guy Môquet sous-titré Enquête sur une mystification officielle publié dans la très sérieuse maison d’édition Larousse dans une collection dirigée par Emmanuel Thiébot qui fit un temps partie de l’équipe de L’Université Populaire de Caen. Bravo aux auteurs Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre.

Que dit ce livre ? Que Guy Môquet ne fut pas résistant. Thèse sidérante tant elle va contre la mythologie qui fait de ce jeune garçon de seize ans fusillé par les nazis l’emblème de la résistance communiste à l’occupant allemand. Guy Môquet est le fils d’un cheminot qui doit son ascension sociale au Parti Communiste auquel il voue un culte. Quand les communistes russes et les nazis signent le pacte germano-soviétique, le PCF obéit à la décision de Staline. Dès lors, le Parti se réjouit de la défaite de juin 40 : selon eux, elle signe l’échec de la démocratie parlementaire, du capitalisme juif, de la bourgeoisie d’affaire. De plus, elle prépare la France à la révolution bolchevique ardemment souhaitée. L’Allemagne peut donc envahir la Pologne, puis la France, l’URSS ne bouge pas, les communistes français approuvent. L’Angleterre décrète un blocus économique contre l’Allemagne nazie, mais l’Union Soviétique laisse transiter sur son territoire les produits qui ravitaillent les nationaux-socialistes. Le PCF ne dit rien. 

Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens. Les députés communistes envoient une lettre en ce sens à Edouard Herriot, le Président de la Chambre. En cas de refus, la France et l’Angleterre porteront la responsabilité de la guerre qui deviendrait impérialiste ! La France refuse. Le PCF invite alors ses militants au sabotage. Ils ne s’en privent pas et causent la mort de soldats français envoyés au combat avec du matériel qui les lâche en plein milieu de la bataille. Le père de Guy Môquet soutient cette ligne, il est arrêté et emprisonné.  Le fils clame haut et fort qu’il reprend le flambeau et continue le combat du père qui, on le voit, n’est pas un combat de résistance, mais de collaboration avec les nazis liés aux staliniens par le pacte.

Des tracts sont distribués, voici ce à quoi invite l’un d’entre eux le 27 juillet 1940 : « Les soldats allemandsguy-moquet lettre d'adieusont vos frères, pactisez, ne vous trompez pas, votre ennemi c’est le grand capital, les trusts de France, d’Angleterre, d’Amérique »… Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance : ils épargnent les nazis, accablent les capitalistes français, justifient le pacte germano-soviétique, attaquent l’Angleterre et les Anglais, insultent de Gaulle, font de l’URSS le pays de la liberté et de la démocratie. Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi. Il est interrogé, mais pas torturé. Il vit dans le camp sous un régime qui n’est pas concentrationnaire. 

Le 22 juin 1941, Hitler envahit l’URSS. Fin du pacte germano-soviétique brisé unilatéralement par les nazis. Les communistes changent de stratégie presque un an après la déclaration de la guerre, ils entrent enfin dans la résistance. Des nazis sont abattus dans les rues. L’occupant organise des représailles et prélève des otages dans les prisons. C’est dans cette configuration que Guy Môquet est fusillé le 22 octobre 1941.

 

Le PCF qui a demandé la reparution de L’Humanité le 20 juin 1940 à l’occupant nazi sous prétexte qu’ils avaient des ennemis communs, (les juifs, les capitalistes, les anglais, la ploutocratie, le parlementarisme, lire le détail dans Juin  40. La négociation secrète de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier), ont eu besoin de se refaire une santé à la Libération - avec l’assentiment du général de Gaulle… Guy Môquet rue Baron 02 plaqueGuy Môquet fut un moment idéal dans le dispositif légendaire communiste : ce jeune homme stalinien qui défendait l’union des communistes avec les nazis contre la démocratie parlementaire, autrement dit le contraire de la Résistance, devint la figure emblématique d’une résistance communiste totalement inexistante à cette époque.

Il y eut d’autres moments dans cette légende : le PCF fabriqua un faux pour faire croire qu’il avait appelé à la Résistance dès le 10 juillet 194O, « l’appel du 10 juillet » ; il s’intitula « le parti des 75.000 fusillés », alors qu’il y eut au total 41OO fusillés et que tous n’étaient ps communistes ; il présenta fautivement quelques noms de communistes comme résistants de la première heure (Tillion, Guingouin, Havez) alors cils furent de bons soldats du pacte hitléro-stalinien ; etc.

 

« Qu’avez-vous encore contre les communistes ? » me feront savoir nombre de mails ou de courriers que je sais déjà insultants… « Rien ». Rien contre les communistes, mais tout pour l’Histoire. Qu’il s’agisse de Freud et des freudiens, de Sartre et des sartriens, des communistes et de leur saga, le combat contre la légende et les mythes s’effectue moins « contre » que « pour » - en l’occurrence : pour l’histoire. Car le déni de l’histoire constitue et nourrit le nihilisme. 

Michel Onfray  

 

 

Réactions 

 

Pourquoi Michel Onfray participe-t-il au lynchage de Guy Môquet?, Jean-Emmanuel Ducoin, le blog La roue tourne, le 10.11.11

« Qu’arrive-t-il à l’inventeur génial de l’université populaire de Caen? […] Michel Onfray reprend argent comptant les thèses stupéfiantes d’un livre grossier […] Onfray dit « bravo » aux deux auteurs. Sans aucun recul. Ni travail historique.  […] Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, professeurs et surtout spécialistes en anticommunisme lucratif. […] Le supplice du jeune Guy n’est qu’un prétexte. La quasi-totalité du livre n’existe que pour dénoncer toute idée d’engagement plus ou moins communiste. Le parti pris, qui se base en totalité sur la parole policière de l’époque (sic!), vise autant à plaquer un « point de vue «  sur l’histoire qu’à sa falsification.[…]

 Berlière et Liaigre légitiment les arrestations des députés et autres militants du PCF, ce « parti de l’étranger ». Pourquoi les justifient-ils? Parce qu’elles étaient conformes à la loi! Vous avez bien lu. Il aurait fallu par la même occasion passer de Gaulle par les armes et tous ceux qui refusaient le régime de Vichy, l’Occupation. […]

Môquet, Timbaud, le député Charles Michels et les martyrs de Châteaubriant, tous les suppliciés du Mont-Valérien sont-ils donc morts pour que, soixante-dix ans plus tard, un débat de démagogues sur l’ »identité nationale » remettre au goût du jour une vision ethnicisée de la France empruntée à Maurras, Barrès et Pétain, rouvrant la voie à tous les extrémistes? 

Question simple. Comment Michel Onfray peut-il, presque deux ans plus tard, adhérer à ce genre de propos? »


Un honteux dérapage, Jean-Paul Piérot, l’Humanité.fr, le 10.11.11

Michel Onfray : un crachat qui retombe sur son auteur, Danielle Bleitrach, Initiative Communiste, le 12.11.11

Onfray sur Guy Môquet : l’abjection, Les JRCF, le 14.11.11

"Pas résistant Guy Môcquet ? Pas résistants les communistes ?

 Qui donc, quand Franco égorgeait le République espagnole, envoyait ses meilleurs fils dans les Brigades Internationales combattre le fascisme, pendant que d’autres signaient la non-intervention ?

Qui donc a condamné les Accord de Munich qui offraient la Tchécoslovaquie à Hitler et l’envoyait vers Moscou ?

Qui donc a tenté, aux côtés de l’URSS, pendant des années, à instaurer une sécurité collective contre le fascisme, tentatives rejetées par les classes dirigeantes de France, d’Angleterre et des Etats-Unis ?[…]

Qui a résisté en 1934 aux Ligues fascistes dans les rues, au prix du sang, et qui a promu le Front Populaire pour le pain, la paix et la liberté ?"


 A propos d’un texte ignoble de Michel Onfray contre Guy Mocquet, Annie Lacroix-Riz, blog de Jean Lévy, le 15.11.11

Quand Michel Onfray se pique de parler pour l’Histoire contre Guy Môcquet les arguments et les accusations de l’extrême-droite, Jean-Christophe Grellety, Mediapart, le 15.11.11

« Oui, parce qu’il était internationaliste, Guy Môquet pouvait écrire et dire dans un tract « les soldats allemands sont vos frères », non pas en tant que SOLDATS ALLEMANDS, mais en tant de citoyens allemands enrôlés souvent de force pour faire la guerre à des Français pour lesquels certains de ses soldats avaient de l’amitié, de la sympathie. Contre le nazisme, le pétainisme et contre « des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier, …), tous, qu’ils soient Juifs, catholiques, protestants ou franc-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, » qui « ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère », Guy Môquet a pris, avec ses modestes moyens, tous les risques. Arrêté, il a été intégré par les nazis à une liste de 62 communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français ».

Marc - Ewa  

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commentaires

Tietie007 18/07/2016 19:51

Guy Mocquet n'avait que 16 ans ...quoi qu'il ait distribué, on ne peut pas s'en prendre à un gamin de 16 ans ! Onfray déconne de plus en plus !

nicole 17/12/2013 19:21


Attention,  rappelons nous que Guy Moquet n'avait que 16 ans ! A 16 ans nos idées politiques suivent celles de nos parents ou celle d'un proche, la maturité n'est pas là, ces idées
politiques auraient certainement évolué,  mais  attribuer à un gamin de 16 ans des idées politiques staliniennes et j'en passe, stop !  un peu de bon sens, Guy Moquet est mort en
martyr..IL est mort pour la France, assassiné par les nazis, point barre ou plutôt point d'exclamation !


Michel Onfray me déçoit, j'avais cru percevoir en lui beaucoup de sensibilité, je le pensais au dessus de ce genre de  polémiques stériles...

Jeanne Lemire 26/11/2011 17:06


Monica,


Votre message m'encourage. Je me fixe dix ans pour atteindre au mi-surhumain et dix ans de plus pour, enfin, jouir du surhumain en totalité. Je serai à la retraite et ce sera le bel âge pour
bénéficier de tous les efforts que j'aurai accomplis pour renverser les valeurs judéo-chrétienes qui entravent ma puissance d'exister. J'espère que mon sceptique d'époux prendra exemple sur moi.
Oui, parce que mon époux ne respecte pas l'éthique hédoniste et nietzschéenne. En voyant la couverture du dernier livre de M. Onfray où on voit un homme debout sur des échasses, il a osé me dire
: "La construction du Surhomme ? C'est un idéal de nabot!". Vous voyez le niveau. Je viens de me rendre compte que j'ai épousé un nihiliste. Mais je ne me laisserai pas entamer dans ma
détermination. Je vais réécouter tous les CD de MO et je finirai bien par devenir qui je suis. Comme vous, Monica, que je devine très avancée dans la quête du surhumain.

monica 26/11/2011 13:08


Jeanne,


Nous avons, toutes, toutes nos chances.


Il ne s'agit pas de Surhomme, mais de surhumain.


Hauts les coeurs !

Jeanne Lemire 26/11/2011 10:26


Monsieur Gavagai,


Vous ne comprenez pas que M. Onfray est nietzschéen et, donc, qu'il pense par-delà Bien et Mal. Vous êtes choqué qu'il ne montre aucune compassion pour ce tout jeune homme de quinze ans fusillé
par les nazis, mais c'est ainsi que réagit un Surhomme : sans sensiblerie. 


Moi, je ne suis malheureusement qu'une femme de quarante ans, mère d'adolescents, et l'idéal du Surhomme m'est interdit. Mais, en attendant, M. Onfray m'a transformée. Avant d'écouter ses
émissions à France Culture je n'étais qu'une femme au foyer sans vie intellectuelle. Depuis cet hapax,  je ne cesse de penser ma vie tout en essayant de vivre ma toute nouvelle
pensée hédoniste. J'en parle à mes amies, qui sont, je dois le dire, épatées, ainsi qu'à mes voisines, à mon mari que je ne désespère pas de convertir à l'eudémonisme conjugal et même à mon
beau-père, ouvrier à la retraite.


Si je pouvais prendre une image, la philosophie de M. Onfray a embelli mon âme comme le goût exquis de la décoration de Valérie Damido transfigure en palet, pardon, en palais, des intérieurs de
maisons modestes. M. Onfray a "relooké" ma subjectivité tout en renforçant mes convictions féministes. Grâce à lui, j'ai le sentiment d'exister plus intensément. Je suis devenue une radicalité
existentielle. Ma mère ne me reconnaît plus.

Ewa 25/11/2011 10:28


Je suis d’accord avec vous, Gavagai. D’ailleurs, j’ai choisi des extraits des articles en réaction à la chronique de Michel Onfray (en bas de l’article) parce que je les ai trouvés pertinents.
 J’avoue ne pas très bien comprendre l’adhésion de Michel Onfray aux propos de ce livre.

gavagai 24/11/2011 21:26


En histoire, pas plus que dans les sciences physiques, le but n'est pas la "Vérité Absolue". Il s'agit plutôt de distinguer les hypothèses les plus acceptables de celles qui ne le sont pas.
L'article de Michel Onfray est centré sur une affirmation qui n'est pas recevable : "Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais
comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi"


Michel Onfray dit clairement ici, et c'est cela qui inacceptable, que la police de Vichy en 1940 défendait la France, et arrêtait ceux qui voulaient pactiser avec l'occupant nazi, alors même
qu'elle se soumettait à celui-ci. Il ferait presque oublier que ce sont les nazis qui ont fait fusiller Guy Môcquet, probablement parce qu'il voulait pactiser avec eux...

Ewa 24/11/2011 14:32


Gavagai,


Premièrement, il s’agit de se faire « sa propre opinion » sur la position de Michel Onfray exprimée dans cet article et de pouvoir la comparer avec des avis opposés - et certainement pas de se
faire son opinion sur l’Histoire, et encore moins de décider quoi que ce soit. « Quelle drôle d’idée! »


Deuxièmement, « en histoire le but » serait-il d’atteindre la Vérité Absolue? Ça doit être pour ça que des historiens sont si souvent d’accord entre eux sur le déroulement des événements et leur
interprétation...


Troisièmement, je ne connais pas les émissions de Stéphane Bern, je ne rate rien d’après ce que je vois.  

gavagai 24/11/2011 05:55


"2) Nous donnons des liens vers les articles polémiques,  pour que chacun puisse se faire sa propre opinion


3) Les commentaires sont ouverts donc, l’opinion ainsi forgée, on peut l’exprimer "


 


Quelle drôle d'idée ! On se croirait chez Stéphane Bern qui, a la suite de ses émissions "historiques", répète cette formule à l'attention du petiit roi qu'est le téléspectateur, lui laissant
croire qu'il lui revient de décider...


 


En histoire, le but est-il que chacun ait "sa propre opinion" ?


 

monica 18/11/2011 17:17


J'aime...


Les têtes pensantes de ce blog.


Oui, chère Ewa : "Quelle idée de faire de cet ado un stalinien appelant à pactiser avec l'occupant nazi ou un symbole de la résistance" !

Ewa 18/11/2011 16:30


L’histoire m’intéresse mais je ne suis pas spécialiste du communisme français ni international ;~), et je n’ai pas lu ce livre sur Guy Môquet. Mais…


 


Pourquoi voir l’Histoire dans un livre « Affaire Guy Môquet », et les Mythes dans d'autres ouvrages publiés sur ce sujet? D’où vient ce choix arbitraire? Ce livre
serait-il si bien documenté, si convaincant que les autres ne tiendraient pas la comparaison? L’un était écrit par les anti-communistes, les autres signés par les procommunistes. Et si
l’Histoire se trouvait quelque part au milieu, entre les deux…


 


Le pacte germano-soviétique n’était pas glorieux, c’est vrai (l’Armée rouge a envahi la Pologne en 1939 en même temps que les armées d‘Hitler ; n’en parlons même pas du massacre de Katyn). Mais les
communistes ne sont pas entrés dans la résistance en 1941. Ils étaient les premiers à combattre le nazisme (en 34 - les communistes allemands, en 36 - espagnols…) pendant que les autres dormaient
en se berçant d’illusions. 


 


Enfin, Guy Môquet n’était qu’un adolescent de 16 ans arrêté par la police française de la Brigade spéciale de répression anticommuniste du
gouvernement collaborateur de Vichy et fusillé par les occupants allemands!!! Quelle idée de faire de lui un « stalinien appelant à pactiser avec l‘occupant nazi« ou un héros symbolisant la
Résistance! 


« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade… « comme disait Monica. ;~)

Marc 18/11/2011 09:59


C'est assez incroyable... Pour Guy Môquet, je l'ignorais. En revanche, je savais que certains de "résistants" communistes, alors que l'URSS était alliée avec l'Allemagne nazie, avaient participé
à des sabotages de matériel militaire français afin de soutenir l'Allemagne... (les amis de mes amis étant mes amis...). Cette trahisons de communistes français semble avoir été complètement
oubliée de l'histoire officielle où l'on aime mieux célébrer leur résistance tardive (une fois que leur chère URSS ait été attaquée par les Allemands)...

monica 17/11/2011 18:06



J'aurais préféré, à l'époque, que Nicolas suggère aux professeurs des écoles de donner envie à leurs élèves de chanter, au moins une fois par an, ce charmant poème de Rimbaud :


http://youtu.be/8xiXfLXtsT4


 



marc 17/11/2011 17:01



powell , la lettre de guy môquet se trouve déjà dans notre article mais merci pour votre commentaire


cette chronique est effectivement troublante pour nous aussi c’est pour ça que l’on publie ici


 



Powell 17/11/2011 16:41



"Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien
appelant à pactiser avec l’occupant nazi. Il est interrogé, mais pas torturé. Il vit dans le camp sous un régime qui n’est pas concentrationnaire. "


Grâce à Michel Onfray, nous apprenons que la police de Vichy ne collaborait pas avec la gestapo, mais, au contraire, traquait
et arrêtait, entre autres, des jeunes hommes de quinze ans qui appelaient "à pactiser avec l'occupant nazi". Vichy résistait contre les pro-allemands, en somme. Et nous,
pauvres ignares, qui ne fréquentons pas l'U.P. de Caen, qui serions demeurés dans une affabulation satino-nihiliste ! Après une conte-histoire de la philosophie, Michel Onfray nous
offre désormais une philosophie de la contre-histoire. Renversant.


 







monica 17/11/2011 13:19



Les réactions de ce style iront encore bon train pour Guy Môquet comme elles y sont allées pour le traité d'athéologie, le crépuscule d'une idoles, et j'en passe...


C'est le travail du philosophe de faire réagir les têtes pensantes et moins pensantes ou pas du tout pensantes.


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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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