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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 11:00

 

feminisme affiche violPendant que DSK dans son nouvel habit d’innocent sabre le champagne, les strauss-kahniens fidèles triomphent et les "eaux tièdes" se félicitent de ne pas s’être mouillées avant que la "Vérité" jaillisse - nous vous invitons à la réflexion sur l’incessant combat des féministes contre la société "à la Strauss-Kahn", en vous proposant la lecture de l’article de Clémentine Autain et Audray Pulvar "Non au procès du féminisme!", paru dans Le Monde le 05.07.2011.

Consultez aussi nos deux articles sur "l’affaire DSK" : "DSK - un p’tit viol sympa ou un complot?", (23.05.11) et "Michel Onfray - American Vertigo - Le Point", (29.05.11)

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"Nous avons dit et redit ne pas savoir ce qu'il s'est réellement passé dans la chambre 2806 à New York, puis le début de l'"affaire". Nous nous sommes engagées dans le procès du viol et de la tolérance sociale qui l'entoure, et certainement pas dans celui d'un homme, Dominique Strauss-Kahn. Aujourd'hui, nous ne savons toujours pas ce qu'il s'est passé, et nous avons été très étonnées des manifestations de soulagement et de soutien sans nuances exprimées dans la journée de vendredi 1er juillet, avant même la tenue de l'audience.

Dans ce type de crimes et délits, c'est souvent parole contre parole : la preuve du non-consentement est très difficile à établir. C'est l'une des raisons pour lesquelles la majorité des femmes victimes de viol ne portent pas plainte. En France, seule une sur dix ose franchir la porte du commissariat. Libérer leur parole est un enjeu vital pour l'émancipation des femmes.

Les dernières révélations sur les mensonges de Nafissatou Diallo jettent un trouble. Il existe infiniment plus de violeurs qui dorment tranquilles que de femmes déposant plainte pour un viol qu'elles n'ont pas subi. Mais un cas n'est pas soluble dans des statistiques : le doute est donc légitime. Rappelons tout de même qu'une personne peut avoir menti dans sa vie, avoir pratiqué une prostitution occasionnelle, et dire vrai quand elle raconte un viol. Attendons la suite et gardons la tête froide, ce d'autant que les éléments du dossier nous arrivent au compte-gouttes sans que nous sachions toujours bien faire la part entre des faits établis et des rumeurs.

Et si Dominique Strauss-Kahn est innocent, tant mieux. S'il est blanchi en raison du manque de crédit accordé à la parole de la plaignante par la justice, souhaitons un récit honnête du leader politique sur ce qu'il s'est réellement passé. Quoi qu'il en soit, rien n'aura pu justifier à nos yeux l'imposition des images de DSK le visage défait et les menottes aux mains, condamnant mondialement un homme avant l'issue de son procès. La justice est incompatible avec le spectacle et la mise au pilori.

 Ce dont nous devons débattre, ce n'est pas le déroulé des faits dans la suite du Sofitel. C'est la réception de l'événement qui importe, parce qu'elle façonne nos imaginaires et forge nos représentations du monde. Dans un premier temps, l'effet de balancier fut défavorable aux femmes. La plaignante fut invisible, sa parole niée. Notre pensée pour la femme de chambre n'allait pas tant à Nafissatou Diallo qu'à toutes ces femmes qui subissent, dans un silence assourdissant, des violences sexistes.

Ne pas considérer son récit, sa personne, c'était envoyer un message d'un mépris inouï à toutes les femmes violées. C'était leur dire en substance : "Vous n'existez pas, vous ne comptez pas." Le patron du FMI pouvait s'appuyer, lui, sur ses amis pour exprimer sur toutes les ondes en boucle une "pensée pour l'homme". La solidarité de caste et de genre a primé sur la défense des subalternes.

Les propos machistes qui ont accompagné l'affaire dans les premières quarante-huit heures furent intolérables, et le resteront quel que soit le verdict pour DSK. "Il n'y a pas mort d'homme" et "troussage de domestique" ont constitué la face émergée de l'iceberg. Des commentateurs ont expliqué qu'il ne pouvait pas l'avoir violée parce qu'elle était trop laide. A maints égards, la confusion a régné… On a tout mélangé : vie privée et faits pénalement condamnables, libertinage et crime sexuel, comme si être un dragueur ou pratiquer l'échangisme prédisposait au viol, cette "affaire de moeurs". Condamner les violences sexistes n'implique aucun retour à l'ordre moral.

Les féministes ont réussi à modifier les termes du débat, à soulever la chape de plomb qui entoure les violences sexuelles et la domination masculine dans les milieux de pouvoir. Que ces sujets deviennent publics et politiques bouscule nos habitudes. Car, en dépit de lois adoptées depuis les années 1980 pour interdire ces comportements, le tabou reste la norme.

Une femme peut raconter lors d'un dîner entre amis qu'elle a été cambriolée, victime d'un attentat ou qu'elle a perdu un proche. Ce sont des traumatismes dont le récit semble légitime. Avec le viol, silence radio. La hausse de près de 30 % des appels au numéro gratuit SOS Viol femmes informations (0800-05-95-95) dans les jours qui ont suivi l'"affaire DSK" ou les récits apparus dans nos conversations en famille, entre amis ou au bureau montrent qu'une parole s'est libérée. Un processus s'est enclenché : nous avons découvert l'ampleur et la banalité de ces crimes et délits.

Ces derniers jours, force est de constater un nouvel effet de balancier : l'hypothèse d'un non-lieu pour DSK se traduit par un élan de compassion pour l'homme et une deuxième disparition de la plaignante. Et le procès s'avance déjà contre les féministes qui ont permis de délier les langues… On croit rêver ! Est-ce un point négatif que des femmes prennent la parole pour dénoncer les violences sexistes et combattre la domination masculine ? Est-ce notre faute si aucune autre occasion ne nous a été donnée d'imposer le viol au centre du débat public ? Et si DSK n'est pas coupable, faudrait-il refermer le couvercle sur le mode "circulez, il n'y a rien à voir" ?

Rappelons qu'en France environ 75 000 viols sont perpétrés chaque année. Que les victimes vivent généralement dans la honte et tentent de survivre après cet acte de domination d'un sexe sur l'autre. Le viol est une négation du désir de l'autre. Il détruit la personne humaine. Quant au machisme, il fait des dégâts partout, à la maison comme dans les entreprises. Or, si les femmes peuvent aujourd'hui porter un pantalon, voter ou prendre la pilule, c'est grâce aux mouvements féminins et féministes insoumis à l'ordre dominant. Demain, si les femmes ont une chance de pouvoir se promener à 3 heures du matin dans la rue en minijupe si ça leur chante sans prendre le risque d'être violée, c'est parce que des mouvements, des individus auront porté le fer contre un tabou.

Cette histoire passionne les Français car elle est au croisement de la politique et de l'intime, elle interroge notre rapport à la sexualité et au pouvoir. L'effet miroir a fonctionné. Oui, des hommes puissants utilisent leur position de domination pour obtenir des relations sexuelles non consenties. Les fantasmes des hommes mais aussi ceux des femmes, les normes en matière de sexualité sont profondément imprégnés des modèles sexistes ancestraux. Nous peinons à faire une différence entre la drague et le harcèlement : ce n'est pas un hasard... Notre conception du désir, du pouvoir et du sexe est à déconstruire et à réinventer à la faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes. N'enterrons pas le débat, tant il faut résolument l'engager.

S'il était prouvé que Nafissatou Diallo avait menti, ce serait un camouflet pour la justice, une délivrance pour DSK et ses proches après une terrible épreuve, ainsi qu'un coup très dur porté aux femmes victimes de viol. Il faudrait alors qu'une majorité de voix s'élève pour ne pas abandonner le combat contre le sexisme et le viol. Nous assisterions à un véritable "backlash", pour reprendre le titre du célèbre best-seller féministe de Susan Faludi, si la parole des femmes violées devenait plus suspecte encore qu'avant l'"affaire". Nous ne voulons pas y croire."

Clémentine Autain et Audray Pulvar  

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 "Affaire DSK : les éléments qui étayent la thèse de l’agression" Marion Van Renterghem, Le Monde, le 06.07.11.

"Et maintenant, l’indignité retrouvée de Nafissatou Diallo", Romain Huret, Libération.fr, le 07.07.11 : "A un moment de l’affaire DSK où le jugement moral et individuel brouille toute réflexion dans l’appareil médiatique, ancrer Nafissatou Diallo dans son univers social, ethnique et culturel est important. En rêvant d’une pauvre digne et méritante, les médias américains et français, accompagnés bien souvent par l’opinion publique, ont conforté leurs propres représentations. La courageuse mère célibataire avait croisé un puissant, roué, cynique et jouisseur. La femme de ménage de l’hôtel Sofitel est désormais une mauvaise pauvre. Un populisme est en train de chasser l’autre. Alors que le PS s’interroge sur la meilleure manière de regagner l’électorat populaire et la confiance des plus démunis, l’ancien candidat idéal à la présidence de la République a rencontré dans la chambre d’hôtel une simple représentante de l’underclass américain. Ni héroïque ni criminelle. La vie de Nafissatou Diallo incarne la violence ordinaire de l’autre Amérique. Sa parole a-t-elle pour autant moins de valeur ?"

Nafissatou Diallo - DSK ou les fractures du monde, Philippe Bernard, Le Monde, le 27.07.2011

"Rapport médical de Nafissatou Diallo : « Cause des blessures : viol", Philippe Coste, L’Express.fr, le 16.08.2011 

"DSK libéré mais pas innocenté" , L’Express.fr, le 24.08.2011 "...renoncer aux poursuites ne signifie pas que l'ancien directeur du FMI est blanc comme neige, comme le laissait entendre certains ténors socialistes. [...] l'abandon des charges n'équivaut pas à un acquittement. Dans le cas de l'affaire DSK, cela signifie simplement que la victime présumée n'est pas assez crédible pour convaincre à l'unanimité un jury. Mais on ne peut pas en déduire que les faits n'ont pas été comis! Et de rappeler : on ne peut être blanchi qu'à l'issue d'un procès. [...] Le procès en civil, "une nouvelle chance d'obtenir justice."

 

La vidéo de la rassemblement contre le viol à Paris le 11.09.2011.

Vue sur le blog angrywomenymous


« L’effarante double vie de DSK », J-M.Pontaut, E.Pelletier, P.Broussard, L’Express, le 15.11.11 

Ewa - Marc  

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Published by quatuor - dans Nausée
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commentaires

Frédéric 16/11/2011 01:48



J'espère que moi aussi je trouverai le bouton OFF. Car en repensant à ce que j'ai écrit, je viens de réaliser que je ne suis que logos. Bonne nuit.



Frédéric 16/11/2011 01:12



C'est vrai, la parole des victimes s'est libérée depuis l'affaire
DSK. Moi le premier. Mais le corps ? S'est-il libéré pour autant ? 


Eve Ensler a pris conscience d'une autre dimension dans sa tragédie, plus tard, quand son corps lui a dit stop : son viol l'avait coupée d'elle-même, de son corps. C'est un peu comme si elle était devenue platonicienne sans le savoir
pendant des années, coincée dans la sphère des idées. "J'étais devenue une machine à entrainer d'autres machines". Son cerveau tournait à fond la caisse. Mais le reste du corps ne pouvait suivre
là où il était entraîné.


Je crois qu'on peut écouter son corps avant qu'il ne casse. S'y reconnecter.


Cette femme, qui témoigne dans rue89, ne semble pas très avancée sur ce chemin. Mais elle pointe une autre direction : elle a conscience que le monde qui l'entoure lui ravive ses plaies. J'espère
qu'elle trouvera le bouton OFF. Après, chacun son chemin, bien sûr. 


Sinon, il me semble que la bataille face au Général Mir Laine a été gagnée par la machine à laver, et non par les féministes. Victoire par encerclement : il n'y a plus que des pulls à laver à la
main. Ou presque. On peut lancer un débat technique pour préciser. 



Ewa 15/11/2011 23:11



Les luttes… Je n’ose même pas imaginer quel aurait été le sort des femmes aujourd’hui sans ces luttes des premières féministes (avec leur lot d’erreurs typiques aux pionniers, évidement). Et
encore, rien n’est jamais gagné, tout est constamment remis en cause, aucune lutte n’est finale. 


C’est vrai qu’elles n’étaient pas douces comme chaque femme se doit de l’être pour ressembler à son pull lavé avec Mir Laine (ça rappelle quelque chose à quelqu’un? ;~)) Elles étaient moquées,
insultées, humiliées, moches, masculines, « guines mal baisées «. Leurs luttes ont fait tant de victimes, de morts,  de guerres, de camps de concentration… Ça fait peur.


 


Mais chut… Parlons un peu de l’éducation. 


Le syndrome de Stockholm… Tu sais, j’utilise très souvent les mots que je ne comprends pas. Heureusement, Wikipédia est là. 


Pologne, Auschwitz… Mes hommages à ta grand-mère. Dommage qu’elle soit mêlée à cette affaire. 


 


L’affaire DSK « fait bondir le trafic de Banquet avec Onfray ». 


Je tiens juste à rappeler que contrairement à L’Express, on ne vend rien, on ne gagne rien ; on donne et on perd notre temps. 


 


Maintenant, ce témoignage, ce que j’en pense, et je ne suis pas la seule.


Cette femme n’attaque pas son bourreau mais une autre victime, pas assez victime pour elle. Tristan Banon n’a pas subi assez d’ignominies pour mériter ce statut (alors, marchandons un peu, qui a
été violée plus?) Elle est trop jolie, trop blonde, trop bourgeoise, trop médiatique, elle est trop… Alors qu’elle ferme sa belle gueule! Qu’elle la ferme pour que cette femme meurtrie ne souffre
plus, elle! Pour ne pas rappeler aux autres que les agressions et les viols existent. Faites-vous violer et taisez-vous! Ne voyez-vous donc pas que vous ravivez les plaies des autres? 


Cette femme ne dit pas qu’elle éprouve de l’empathie pour son violeur, elle fait pire - elle le protège tout simplement, et avec lui d’autres violeurs passés et futurs. Interdit de parler d’eux!
Laissons les bourreaux tranquilles et insultons les victimes! Comparons l’étendue de notre souffrance. Il est là, mon syndrome de Stockholm, Frédéric.


 


Sinon, DSK est innocent, évidement. Ses avocats de la mafia aussi. Il reste toutes ces « connes » qui racontent n’importe quoi, comme d’habitude. Off!


 


P.S. Je ne sais pas si je dois rappeler que je t’aime bien, Frédéric, et ce com ne change absolument rien, même la possibilité de savourer l‘instant présent. Amen.  :~) 



Frédéric 15/11/2011 22:17



Panser ses plaies, c'est oser se demander : et si je n'avais pas été victime, je serai qui ? Et tendre à le devenir. Je penserai comment ? Et penser ainsi. Je donnerai quoi ? Et le donner. 


"Tout ce qui n'est pas donné est perdu".


Vient ensuite le jour, où on se dit qu'on a été victime, là-bas et ailleurs. Mais qu'on ne l'est plus, ici et maintenant.


Notre histoire personnelle, qu'elle soit glorieuse, banale ou désastreuse, est un poids mort, dont on peut se libérer. Elle empêche de savourer l'instant présent.


Amen (je suis d'accord)



Frédéric 15/11/2011 18:13



Hello,


Ce n'est pas du Stockholm, puisque cette femme n'éprouve aucune empathie pour
son violeur. Elle commente le monde extérieur, pas son histoire.


Elle crie juste qu'elle n'est pas capable de retenir la violence du monde hors d'elle. Que la souffrance des autres est la sienne désormais. Qu'elle prend tout pour elle. Tout simplement parce
qu'elle est meurtrie au plus profond de son intégrité.


Un peu comme ma grand-mère, qui a crevé la dalle lors de la seconde guerre mondiale, et ne comprenait pas nos comportements modernes : nous, les enfants de la société de l'abondance, à l'arbre de
Noël bien garni, on se moquait d'elle, car elle avait toujours quelques kilos de sucre et de farine en réserve. Et puis, nous sommes allés faire un tour en Pologne avant la chute du mur de
Berlin. J'y ai compris ma chance. J'y ai compris ma grand-mère. J'ai visité Auschwitz aussi, c'est un autre degré de perte d'intégrité.


Après, chacun son niveau de compassion. On peut ne pas en avoir, et continuer son bonhomme de chemin à projeter sa détresse sur le monde à l'infini. On peut continuer à faire la promotion d'un
certain type de comportement, d'une certaine configuration du cerveau vis-à-vis du sexe. Je préfère la méthode douce : l'éducation. Les luttes ne libèrent qu'un temps. Cela peut aussi renforcer
l'adversaire, le contraindre à avancer masqué, à muter sous d'autres formes. Un peu comme l'Hadopi. Eve Ensler l'a compris APRES son cancer et a arrêté de fonctionner ainsi.


Enfin bon, pourquoi l'Express changerait de comportement ? DSK fait vendre comme jamais. Il insufle un
souffle de vie revigorant à la presse. Merci DSK doivent-ils rigoler, des bouteilles de champ' comme ils n'en jouissaient plus depuis longtemps. Chacun son niveau de compassion. Sûr aussi que ça
fait bondir le trafic de Banquet avec Onfray. La vie, c'est le mouvement, non ? Pourquoi ne pas en créer ? C'est tellement plaisant. Quelque soit le mouvement, l'important est qu'il y en ait.


Sinon, la présomption d'innocence, on en fait quoi ? L'Express en parle très bien sur l'affaire Baudis. Enfin bon, y'a prescription,
c'était en 2003. Tout le monde a oublié, l'Express en premier. 


On peut aussi appuyer sur le bouton OFF.



Ewa 15/11/2011 16:49



Le dernier lien en bas de l’article - «
L’effarante double vie de DSK » - c’est juste pour le plaisir de « raviver les plaies » (pas d’accord du tout avec ce témoignage, Frédéric - bel exemple du syndrome de
Stockholm).


 



Frédéric 27/09/2011 11:23



Victime de viol, je suis dégoûtée par la mascarade Tristane Banon.


Un témoignage fort sur rue89. Les 11 commentaires choisis doivent être absolument lus, car ils reflètent les différents points de vue sur cette affaire. Chacun sa part de vérité. Ce qui
m'intéresse, c'est le vécu de Tristane Banon, mis en lumière par ce témoignage.


J'aime ce point de vue, même si la douleur veut comparer l'incomparable : il n'y a pas de vrai ou de faux viol. Je me sens tout de même en phase : ce que fait Tristane Banon ravive les plaies de
nombreuses victimes. Cela ne les aide pas, au contraire.


Cela rejoint ce qu'explique Eve Ensler (voir mon commentaire du
22 aout)  :  "Mon corps n'était pas devenu qu'une machine sous contrôle, il était maintenant devenu responsable de détruire
le corps d'autres femmes, dans sa quête folle de faire de plus en plus de machines pour supporter la vitesse et l'efficacité de cette machine. Alors, j'ai eu un cancer -- ou je m'en suis rendu
compte."


Possible que Tristane Banon soit la nouvelle Eve Ensler. Devra-t'elle tomber gravement malade pour s'en rendre compte ? Pas marrant d'avoir en
soi cette raison d'être. 



Ewa 13/09/2011 12:53



Bien sûr qu’on s’en fiche de DSK, mais pas de cette affaire sordide.


Voici encore une petite vidéo (en bas de l’article) de la rassemblement contre le viol dimanche dernier, à Paris, place des Vosges, devant le domicile de DSK.



marc 30/08/2011 21:51



on s’en fiche de dsk !


will you still love me tomorrow ?



Ewa 30/08/2011 12:51



Il faut toujours être prudent, comme conseillent certains philosophes, - jamais se prononcer avant le verdict de la Justice. Et voilà la Vérité vraie : DSK est innocent! Vous voyez, j’avais
raison…


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/dsk-libere-mais-pas-innocente_1023533.html



marc 21/08/2011 00:55



amy toute en douceur 


http://www.youtube.com/watch?v=WohZm1GsAOw&feature=related



Ewa 16/08/2011 19:19



Voilà encore un lien que j’ai jugé sérieux concernant "l’affaire DSK", en bas de l’article : Rapport médical de Nafissatou Diallo : "Cause des blessures : viol". Mais DSK n’y est pour
rien, elle l’a sûrement bien cherché…



Frédéric 28/07/2011 13:04



Je vois une issue : identifier son ego en suivant le fil d'ariane de sa propre souffrance. Mettre toute son énergie, et tout son coeur dans un projet qui rentre en résonance avec cette détresse.
Le projet peut être artistique, d'entreprise, associatif. Un blog. Quand le projet prend son envol, sauter de la nacelle, en y laissant tout le reste. Et surtout résister à l'envie de recommencer
un projet du même type. Et nous voilà libre ! Et on contemple cette belle oeuvre s'envoler, mais de la terre ferme.


Amy Winehouse est restée dans la nacelle. Personne ne lui a tendu la main avec suffisamment de force pour l'aider à s'en échapper. 


Voilà ma vision de ce drame. Cela n'enlève rien à sa musique.



Ewa 27/07/2011 18:43



Devenir une icône est plus que difficile, ça peut s’avérer complètement dévastateur. 


Le dernier exemple en date, même si ce n’est pas du même genre - Amy Winehouse dont le succès et l’idolâtrie qui l’a suivi ont certainement accentué sa fragilité naturelle et précipité sa chute.


http://www.youtube.com/watch?v=Ll7UFxqI2pM&feature=related



Tout est génial, sauf les paroles…







Frédéric 27/07/2011 10:45



Merci Ewa,


Je voulais juste réagir à cela : " Quelle ait menti, et les femmes africaines violées
risquent d'avoir encore plus de mal à être crues et protégées. Qu'elle ait dit la vérité, elle deviendra une icône et fera progresser le combat des Africaines contre les humiliations."


Qu'elle ait menti ou pas, cette femme est déjà une icône et le restera. Car elle a bouleversé notre rapport au monde. Courage à elle : il est difficile de vivre le statut d'icône. 



Ewa 26/07/2011 20:22



Si ça peut intéresser quelqu’un, j’ai mis encore un lien à un article publié dans Le Monde qui d’après moi mérite attention pour la justesse et la profondeur d’analyse de "l’affaire de
DSK".



monica 19/07/2011 14:07



Cher Marc,


A quoi bon épiloguer en effet.


C'est tellement plus simple de dire ce que l'on pense être ou ne pas être : je ne suis pas raciste, je suis contre la violence que l'on soit blanc, rouge, jaune ou noir, je ne suis pas féministe,
je ne suis pas anti-féministe, je n'ai pas plus d'antipathie pour les hommes machos que pour les femmes idiotes ou de sympathie pour les hommes "merveilleux" que pour les femmes splendides.


Les gens deviennent ce qu'ils sont. Et pour que nous devenions ce que notre conscience nous dit :


Usons de culture et d'éducation, abusons de savoir et de réflexion, répandons la compréhension de l'autre et la gentillesse, bref, philosophons... donc, revenons à nos moutons (sourire).


Rebise à toi, adorable Marc !



marc 19/07/2011 13:12



monica tu prends mes arguments pour l’agression et c’etait pas mon but du tout


si on avait tous les memes avis a quoi bon de discuter ?


et tu m’as toujours pas dit si mes 2 arguments (violence et antiracisme-feminisme) etaient un peu convaincants pour toi ou pas 


mais si ça ne t’interesse pas laisse tomber , de toute façon on va bientot changer le sujet avec le prochain article


bises a toi aussi



monica 19/07/2011 12:52



Marc,


Admettons que je ne comprenne pas le féminisme, puisque tel est ton sentiment.


Il faut donc que j'y réfléchisse.


Il me reste encore certainement beaucoup de choses à comprendre.


Ce que j'éprouve, aujourd'hui, c'est que je ne me fais plus vraiment plaisir à venir sur ce blog. Vous me connaissez un peu ; ce qui est important pour moi c'est d'être en phase avec les
personnes que j'apprécie et que ces personnes fassent un effort pour me comprendre.


Sache aussi que je ne suis pas contre ni pour les féministes, et ne pense pas que je ne fais pas d'effort pour vous comprendre tous ici. J'ai apprécié vos personnalités, votre gentillesse, mais
je n'apprécie pas que l'on me dise avec autant de certitude que je me contredis...


Sans rancune, vraiment ! et bise à toi.



marc 19/07/2011 12:32



parfois c’est tres utile de montrer la violence  


les mots ne suffisent pas pour la prise de conscience


10 jours en afrique avec la violence de la misere change le comportement d’un quart des jeunes "delinquants " alors que tu peux leur parler autant que tu veux ça donne rien


 


desolé monica mais tu dis que tu comprends le feminisme et tout ce que tu dis avant et apres prouve juste le contraire , un petit exemple t’aidera peut-etre a mieux comprendre ça


je suis antiraciste et tu sais combien y a des noires arabes et juifs cons violeurs tyrans criminels ?


beaucoup plus que les femmes idiotes criminelles etc  je suis quand meme antiraciste


etre contre l’esclavage des noirs par les blancs ne signifie pas qu’on est contre les blancs 


avec les feminisme c’est pareil


je ne sais pas si c’est plus clair maintenant ou si je t’ai embrouillé encore plus :)



monica 19/07/2011 07:47



J'aimerais simplement dire que je ne pense pas qu'il soit utile de montrer par des images ou des films "la violence extrême" des êtres humains.


Rajouter à la violence des mots, cette violence des images, à quoi bon ?


J'ai vu dans "le souci des plaisirs" de MO une photographie terrible en noir et blanc représentant un être torturé à mort. Michel Onfray a souligné que ce genre de photo aurait certainement pu
trôner dans le bureau d'un Sade ou d'un Bataille.


L'image est traumatisante ; on a le droit de désirer la fuir. Les mots eux suffisent pour que l'on puisse se faire une idée de l'horreur que suscite la violence extrême des hommes et des femmes.
Le traumatisme étant moins fort, on ne désire pas fuir la réalité ; on en prend conscience avec le raisonnement et non avec l'émotion extrême.


Mais ce n'est que ma façon de voir les choses.



Frédéric 19/07/2011 00:45



C'est pas faux, Thomas. Une autre vidéo de la violence du monde, prise en février dernier : 


http://pasfaux.com/une-gigantesque-eruption-sur-le-soleil





C'est consternant : nous ne sommes rien face à la puissance des éléments cosmiques. Nous nous protégeons derrière l'atmosphère et le champs magnétique de la Terre. C'est notre bouclier. Mais il
suffirait que notre soleil tousse un peu trop fort, pour que nous soyons calcinés 8,32 minutes après. 


Et pourtant, personne ne parle de cette injustice. Je trouve cela révoltant. 


Alors ce bouclier ? L'utiliser pour partir en guerre ou pour se protéger ? Des deux, qu'est l'attitude la plus virile ? 



Thomas 19/07/2011 00:19



Un méchant bug a effacé mon commentaire la nuit dernière. Je voulais juste dire que montrer la violence extrême, comme cette vraie lapidation filmée grâce au téléphone portable par un des
participants, peut être parfois utile comme un catharsis, pour remettre bien les idées en place et les deux pieds dans la réalité du monde, aussi vaste soit-il. 


Douce nuit ou doux réveil pour les guerrières et les guerriers 



Frédéric 18/07/2011 23:26



Là Monica, je crois que c'est Ewa qui morfle. Je n'ai jamais lu un tel concentré de violence. C'est une démonstration par l'évidence. 



monica 18/07/2011 22:42



Frédéric, 


Je n'ai pas attendu d'être dans mon hamac pour visiter un peu cette nuit noire.


Fatiguée de ma journée, je vais me plonger dans mon lit.


Demain, je retourne dans cet univers encore plus vaste que vaste.


Merci à vous



Frédéric 18/07/2011 22:26



Bonsoir, j'aimerais juste vous écrire ce que j'entends par "le monde est tellement vaste".


J'en ai pris conscience en écoutant Hubert Reeves. Il a le don de raconter l'histoire de l'Univers dans la douce perspective du gnothi seauton.


Nous ne sommes que poussières d'étoiles, car nous sommes en quelque sorte les enfants d'étoiles mortes il y a plusieurs milliards d'années.


Reeves, le scientifique, nous rappelle qu'il a fallu des milliards d'années pour nous générer. Ouvrir les yeux, se tourner vers le ciel et contempler ce cosmos qui nous a enfanté, reste la plus
grande des performances jamais atteinte. 


Mon sentiment est que notre existence fugace vaut bien de la vivre telle qu'on le souhaite, et dès que possible. Ewa, répare-toi, libère-toi et avance !


Dans votre hamac cet été, prenez 80 minutes pour écouter Hubert Reeves vous expliquer pourquoi la nuit est noire, et imaginer comme ce qui nous entoure est encore plus vaste que vaste. 


Bonne soirée



monica 18/07/2011 21:21



Je ne suis ni féministe, ni non féministe, je ne pave pas le monde de bonnes intentions et de tolérance, je ne prétends pas pouvoir le faire évoluer, je n'accepte pas la réalité du monde telle
qu'elle est...


Je ne comprends pas pourquoi la façon que j'ai de m'exprimer fait penser que je suis le style de femme qui parle à la fin du commentaire d'Ewa. Je n'ai jamais tenu des propos aussi absurdes en ce
qui concerne le viol des femmes, les femmes provocantes, le pardon à accorder aux violeurs...


Non, Ewa, tu te trompes en ce qui me concerne, tu ne peux me mettre une étiquette sur le dos juste à la lecture de mes commentaires, parfois certainement maladroits.


Nous sommes faits chacun de nuances : "depuis la mollesse d'une éponge mouillée jusqu'à la dureté d'une pierre ponce, il y a des nuances infinies, voilà l'homme." (Balzac)


 



constance 18/07/2011 20:05



J'ai pris le temps de consulter tous les liens que tu nous as donnés, Ewa, oui, je persiste, un grave défaut d'éducation et de respect dans le monde que nous avons créé. Désolant. Accepter cette
réalité c'est dèjà un peu la faire évoluer. Je suis une utopiste et pourtant, parfois, je me sens dépassée par la lutte qu'il nous reste à accomplir.



monica 18/07/2011 19:17



Oh ! de la rancune envers toi ? Ewa ?


Non, de la reconnaissance, seulement de la reconnaissance...


J'ai encore tellement de choses à connaître !



Frédéric 18/07/2011 18:57



Merci Ewa.



Ewa 18/07/2011 18:54



Sans rancune, Monica. Tu m’as tendu la perche. C’est de bonne guerre.



Ewa 18/07/2011 18:32




Le monde merveilleux pavés de bonnes intentions et de la tolérance des "non
féministes"




"les femmes sont interdites de conduite en Arabie Saoudite, sauf dans les zones rurales.
Pourquoi dans les zones rurales ? On peut supposer que le contrôle social y est plus serré eu égard au nombre relativement faible de la population. La liberté des femmes y est maîtrisée,
contrairement aux grandes villes."


http://www.continentalnews.fr/actualite/culture,5/en-arabie-saoudite-il-est-interdit-aux-femmes-de-conduire,5814.html




Mes copines conduisent des voitures et elles auraient mieux fait de ne pas le faire parce
qu’elles provoquent trop d’accidents. Alors peut-être les bons et précautionneux Saoudiens ne laissent pas  les femmes conduire pour leur bien, pour qu’elles ne se blessent pas. Il ne faut
pas leur mettre tout sur le dos et essayer de comprendre leur comportement.


____________





"Un mariage forcé c'est obliger une personne à en épouser une
autre contre son gré c'est à dire sans son consentement. La pratique des mariages forcés va à l'encontre de la dignité et du respect de la personne.
C'est une discrimination qui s'exerce en grande partie à l'encontre des femmes, qui porte atteinte à ses droits fondamentaux et à son intégrité. Le mariage forcé entraîne des violences
psychologiques, physiques et sexuelles : pressions familiales, menaces ou chantages affectifs, sorties quasi-interdites, privation de nourriture, coups, séquestration et viols, souvent
répétés."
http://www.sosfemmes.com/points_de_vue/sujets/03_mariage_force.htm

http://www.youtube.com/watch?v=LN9Lsg7Qw_k



Mariage forcé? Autour de moi il n’y a que les mariages d’amour et de respect mutuel. Et puis, il faut comprendre
qu’il y a aussi des petits garçons de 12 ans qui sont parfois forcés de se marier avec des vielles dames. Et ils soufrent aussi, il n‘y a pas que des petites filles. Les féministes exagèrent,
c’est pas parlant des mariages forcés qu’elles vont les arrêter. C’est peut-être pour ça que je ne suis pas féministe.


________________




http://www.youtube.com/watch?v=DeZmxN0CkuY  


http://www.youtube.com/watch?v=YMXJmGIsxEE


Moi, je n’ai jamais vu une femme se faire violer, alors je ne peux pas me prononcer . Quoi? 75 000 femmes violées par an en
France? Et comment vous comptez ça? C’est parole contre parole. Je n’aime pas qu’on accuse uniquement des hommes. Les hommes ne sont pas les seuls responsables, les femmes sont parfois
provocantes et puis elles violent aussi de temps en temps. Un homme est plus fort physiquement que la femme mais il n’en profite pas, il viole en douceur, parce qu’il est sensible. C’est pas la
peine de pleurer comme la dame sur la vidéo, il faut pardonner, c’est son mari quand même…




constance 18/07/2011 18:17



Oui, oui, oui, ma belle, c'est exactement ça : être égaux dans nos différences et ne pas vouloir les gommer.


 


Quant à Elisabeth, je n'ai pas bq aimé son bouquin sur la lutte entre mère et femme, p-ê parce que je suis les deux :))



monica 18/07/2011 13:51



Ewa, tu tiens plus que tout à "ta différence".


Je tiens plus que tout à la tolérance de la différence ces êtres.



Ewa 18/07/2011 13:32



Constance - et moi, "Il y a quelque chose qui me chagrine un peu, c'est le refus d'une différence génétique entre hommes et femmes dans un premier temps, puis le refus de notre animalité dans un second."  Si j’avais utilisé le
mot "inégalité", tu aurais pu me demander : quel patrimoine génétique est supérieur et quel est inférieur, celui de l’homme ou celui de la femme?
Et moi, je ne pense pas selon ces critères-là. Les patrimoines génétiques comme les êtres humains peuvent être égaux dans leurs différences. 


Cela m’a fait penser au féminisme d’Elizabeth Badinter. En fait, pour finir avec "la guerre des sexes", elle propose l’abolition de la différence sexuelle, sans cela -  pas d’égalité! Eh bah
non! Moi, je tiens plus que tout à ma différence, mais j’exige qu’elle soit considérée égale à celle d’un homme. Je veux l’égalité dans nos différences et pas l’uniformisation.


Concernant l’innée et l’acquis - on est d’accord toutes les deux avec Patrick Cressain (je vous ai dit -bienvenue quand même, je vous dis - bienvenue tout court :~))


Pas d’enfants - pas de problèmes d’éducation. Pour moi c’est réglé.  :~)



monica 18/07/2011 12:47



Louise michel, une femme que j'aime aussi.


Il en faudrait bien d'autres comme elle.


Le souci, c'est que peu de femmes sont amies avec la rébellion...


Pour moi, la rébellion a plus d'impact que le féminisme sur le changement des mentalités.


Combien d'hommes rebelles ? tant


Combien de femmes rebelles ? si peu


"... Que les femmes cessent de croire que leur épanouissement passe par la maternité ou le mariage, car il suppose l'exacerbation de leur subjectivité, alors elles seront l'avenir d'elles-mêmes,
le seul qui importe vraiment." (la Philosophie féroce Michel Onfray)



marc 18/07/2011 12:08



bises de monsieur tmmalf   


http://www.youtube.com/watch?v=SdHSvdGyA2s 



monica 18/07/2011 11:45



... Je pense faire partie bientôt d'un conseil municipal.


Là, je saurais peut-être devenir ce que je suis : une femme heureuse d'être devenue une femme sereine. Cela sera difficile pour moi, rebelle dans l'âme, mais j'espère mener mon petit combat à ma
façon.



monica 18/07/2011 11:35



Non, Ewa, je comprends le féminisme, mais je pense autrement.


Je comprends les écrivains féministes ; mais je n'ai lu avec passion que Benoîte Groult qui m'a appris à relever la tête face à beaucoup d'imbéciles, hommes ou femmes.


Je n'ai pas eu à me battre seulement contre les hommes, mais aussi contre les femmes dépourvues d'intelligence du coeur. C'est peut-être pour cela que je ne peux devenir féministe ; je ne sais
pas...


Pourquoi ferais-je abstraction de mes expériences de femme pour ne penser qu'à celles des autres ?


Comme beaucoup, je hais la violence, je hais la bêtise humaine...


N'oublie pas le chanteur que je t'ai fait découvrir, il y a quelque temps : Henri Tachan. Ce sont d'autres hommes comme celui-là qui font que je ne suis pas une féministe, tout simplement. C'est
difficile pour moi de l'être. Il faut essayer de comprendre les femmes de ma génération qui ont vu d'autres femmes dans des excès de révolte ou de soumission.


Toi, continue.


Bise amicale



Ewa 18/07/2011 10:59



L’incompréhension la plus totale du féminisme de la part de Monica m’oblige à rappeler et répéter des choses évidentes (pas pour tout le monde apparemment).


Le féminisme n’est pas dirigé contre les hommes, qui peut encore l‘interpréter de cette façon-là?!


"Le féminisme n’est pas lié à l’apparence sexuelle mais à une analyse politique de la répartition des pouvoirs dans notre société. Tout(e) démocrate cohérent(e) devrait se revendiquer féministe.
Certaines femmes (trop) ne le sont pas. Certains hommes (pas assez) le sont."


[Isabelle Alonso, Pourquoi je suis Chienne de garde]


D’ailleurs, je tiens à remercier les hommes de mon entourage proche, les hommes "merveilleux"  (eh oui, même toi qui ne le savait pas ;~)) qui comprennent et partagent mon "combat". 


 


Et encore une incompréhension assez fréquente : il ne s’agit absolument pas de "jeux de mots" de quelques "cons" mais de la démonstration par de nombreux exemples (cliquez sur le lien!) que la
misogynie est encrée dans des structures du langage. Dès qu’on féminise un mot, son sens change et devient péjoratif,  à connotation sexuelle vulgaire.


 


Benoîte Groult est la féministe préférée de Monica, alors voilà une de ses pensées :


"Le féminisme n’a jamais tué personne - le machisme tue tous les jours."



monica 18/07/2011 10:37



Constance,


Je suis tellement en accord avec ton commentaire.


Merci à toi



constance 18/07/2011 07:08



Bonjour à tous, j'ai un peu l'impression d'arriver après la bataille :)


 


Il y a quelque chose qui me chagrine un peu, c'est le refus d'une inégalité génétique entre hommes et femmes dans un premier temps, puis le refus de notre animalité dans un second.


 


Oui, les H et les F n'ont ni les mêmes caractéristiques physiques ni psychiques. Au sein de ces deux groupes, comme chacun des êtes vivants qui sont sur la Terre, il y a des prédispositions
existantes et inhérentes à la naissance, donc innés. Nous naissons avec des vertus, des dons, pourquoi ne naîtrions-nous pas avec des vices ?
L'éducation est la seule manière que nous connaissons pour couper aux instincts. C'est l'acquis. Parfois, cette éducation est défaillante...
l'inné couplé alors à celle-ci conduisent à la violence, toujours un échec.


 


Notre société est violente, faut-il y voir notre propre défaillance ? Et quand je vois comment certains traitent leurs enfants, les laissant voir très jeunes la banalisation et l'échec de cette
violence via les média télé/ciné, bien oui, je suis choquée. L'éducation demande du temps, du travail et de la douceur, c'est difficile mais on y
arrive quand on le veut.



monica 18/07/2011 06:12



Je n'ai jamais dit que le monde était merveilleux ! S'il l'était, je n'aurais pas recours à la philosophie.


Je pense que le monde tel qu'il est n'est pas le fait du sexe masculin, exclusivement.


Les "jeux de mots" machistes (entraîneurs/entraineuses) sont des jeux de cons. Il y en a tant. Mais la connerie n'est pas exclusivement masculine.


L'inégalité des femmes dans le monde du travail n'est pas de la seule responsabilité des hommes.


"L"excision, une tradition pharaonique, est illégale dans la plupart des pays du monde. De nombreuses organisation militent pour son abolition mondiale.


Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilation de leur(s) fille(s) dans le but d'améliorer leurs chances de faire un"bon" mariage."


Je sais qu'un nombre innonbrable d'hommes trouvent cet acte à tel odieux. Beaucoup ne peuvent même pas en parler.


La religion est source de maux innonbrables à l'égard des êtres humains.


La violence conjugale doit être traitée autrement qu'en pensant que la violence est intrinsèque à l'homme. Il va de soi qu'un homme est physiquement plus fort qu'une femme. Il n'en profite pas,
il l'a en lui et s'il est psychologiquement malade, alcoolique (c'est une maladie)...il devient dangereux, voire criminel à la moindre occasion vis à vis de sa femme. 


En parlant ainsi, je ne défends pas les hommes. Mais à quoi cela sert-il d'accuser un sexe ? Cela ne fera pas changer les choses. Il faut essayer de comprendre pourquoi la violence existe et la
combattre en allant à sa source dans le but de l'éradiquer.


Ewa, je ne pense pas être stupide à ce point ! Le monde est terriblement violent. Mais je pense que cette violence n'est pas l'apanage des hommes. En essayant de comprendre pourquoi il
l'est, je pense que le monde peut changer.


Je suis ici pour m'exprimer, mais je ne souhaite pas passer pour une demeurée (sourire), et je tiens à dire que l'homme souffre depuis la nuit des temps de la violence du monde. Il l'exprime par
les livres, les poèmes, la peinture, le théâtre, la musique. Le progrès est lent, très lent. Mais il faut croire dans le génie humain, dans l'homme comme dans la femme.









Frédéric 18/07/2011 04:10



Ben oui, c'est à l'infini. Evacue. Le monde est encore plus vaste que cela. 



Ewa 18/07/2011 00:42



LE MONDE MERVEIILEUX DE MONICA 



Un entraîneur c’est un coach sportif 


et une  entraîneuse ben, c’est
une pute.


http://lachansonenfle.wikispaces.com/file/view/CHANSON+C'EST+UNE+PUTE.pdf


__________


Les femmes sont plus diplômées, mais moins bien payées que les hommes  Entre 2003 et 2008, les
hommes non diplômes gagnaient en moyenne 23% de plus que femmes en début de vie active. De la même façon, chez les diplômés du supérieur long, cet écart était de 21%.



http://m.intelligence-rh.com/actualites/emploi/femmes-sont-plus-diplomees-mais-moins-bien-payees-que-hommes


______________

On estime qu'au moins 30 000
femmes et fillettes excisées vivent actuellement en France. Différentes organisations avancent le chiffre de 10 000 à 20 000 petites filles originaires d'Afrique, exposées au risque
d'excision.  Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc, de la douleur insoutenable ou d'une hémorragie.

Nombre d'entre elles souffrent toute leur vie de douleurs chroniques,
d'infections internes, de stérilité ou de dysfonctionnements rénaux.


http://www.droitsenfant.com/excision.htm


http://puteaux-libre.over-blog.com/article-video-l-excision-une-barbarie-faite-aux-femmes-61286090.html


____________



Une femme meurt tous les
deux jours et demi sous les coups de son compagnon. (en France)

une enquête montre que 90% des cas de maltraitance
conjugale restent inconnus de la justice.



En 2009, la plate-forme téléphonique a reçu plus de 33 000 appels et les
chiffres pour 2010 sont déjà en hausse de 6%. «Les violences augmentent, mais de plus en plus de
femmes osent parler. Les proches interviennent, même si l’indifférence de l’entourage des victimes reste grande.»

http://www.liberation.fr/vous/01012304296-femmes-battues-les-victimes-invisibles


http://fr.wikipedia.org/wiki/Violence_conjugale


_____________



ette femme iranienne condamnée à la peine capitale par lapidation 


Son “crime” (qu’elle n’a avoué, rappelons-le, que sous la torture et qui
consisterait, selon ses accusateurs, à avoir eu deux relations amoureuses hors mariage) avait déjà été puni par 99 coups de fouet administrés en présence de l’un de ses deux enfants.


http://www.video225.com/watch_video.php?v=2b7a012c0af75e4




Ewa 18/07/2011 00:18



Merci Frédéric.



Frédéric 17/07/2011 23:27



Que de violences ... même en parlant de la violence, on reste violent. Cela sera donc sans fin. 


Bon, je viens de lire les 263 commentaires de l'article de rue89. Et cela me donne du courage, pour vous dire, que moi aussi, à l'âge de 14 ans, j'ai été victime d'attouchements répétés par un
vieux monsieur. Cela m'a coupé du monde. Pour faire court, il me semble en être sorti il y a bientôt 3 ans, soit 21 ans après les faits.


Voici mon point de vue, "de l'intérieur" : 


Les victimes ont besoin de tout sauf de violence. Et je ne crois pas que c'est en faisant se tabasser les féministes et les machistes que la solution émergera. "Nothing comes from violence and
nothing ever could", chante si bien Sting. L'exercice reste cependant divertissant,
sauf quand on est réellement dans la souffrance, et qu'on souhaite en sortir. La violence des mots ne tend pas la main au naufragé. 


Le plus beau des cadeaux me parait être de faire subsister ce possible, dans le conscient collectif : on peut retrouver ses rêves d'enfant. Redémarrer son histoire là où elle s'est arrêtée. Et la
vivre en pleine intensité. 


Car ce chemin existe bel et bien. Il peut être emprunté également par tous les violeurs de la planète. Michel Onfray et quelques autres nous l'enseignent merveilleusement. Il faut savoir tendre
l'oreille. :-)


Bonne nuit à tous


Je vous mets quelques liens directs vers les commentaires qui m'ont le plus touchés : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12        



monica 17/07/2011 23:02



En me relisant... j'ai vu un v de trop ! le v de la vie sans doute ! Eve n'est-elle pas notre mère à tous...



monica 17/07/2011 22:56



Je ne vois pas la société, Ewa, comme tu la vois ; et je ne pense pas que l'on y considère Ewe comme responsable de tout.


Mon environnement est simple : dans mon travail, la majorité des femmes sont des chefs et franchement je préfère, et de loin, travailler avec des hommes ;  je ne vois pas mon fils et ses
copains devenir de futurs machos, quant aux jeunes femmes, je t'assure qu'elles ne subissent pas la domination masculine, les unes font des études d'ingénieur en alternance, les autres des études
de commerce ou de communication également en alternance comme leurs copains. elles sont respectées par ces derniers et se sentent en confiance avec eux.


Je n'ai fait aucun rapprochement entre une mère qui couve son fils et un homme bourreau de son fils et battant sa femme.


Cela me désole que l'on mette exclusivement le machisme, la pédophilie ou la perversion sur le dos des hommes. Je pense que c'est une grave erreur. A mon avis, cela ne peut faire progresser les
mentalités. C'est ma façon de voir les choses.


Je pense sincèrement que chaque être a sa part de responsabilités au sein des familles, du travail, de l'éducation nationale, des conseils municipaux, de la politique, où les femmes, de nos
jours, peuvent prendre la parole, et s'exprimer avec autant de liberté que les hommes.



Ewa 17/07/2011 21:51



Monica - Les responsabilités peuvent être partagées dans la société où les pouvoirs sont partagés. Pour l’instant, on est loin du compte. Cela n’empêche pas que Ève est devenue responsable de
tout - commençant par le péché originel et finissant par le machisme de sa progéniture. Pire encore, on lui a si longtemps mis cette culpabilité dans la tête qu’elle a fini par y croire
elle-même. En plus, la responsabilité d’une idiote de mère couvant son fils de 40 ans, n’a rien à voir avec la responsabilité d’un bourreau de père violant son fils de 8 ans et battant sa femme.


 


Frédéric - Si on définit "la virilité" comme un manque de maîtrise de ses pulsions agressives et asociales, alors il vaut mieux qu’elle soit "re-tenue" - comme… du caca qu’il vaut mieux faire
dans les toilettes que dans son pantalon, comme une gifle ou un coup de poing qu’on a si envie de donner parfois à quelqu’un, comme une envie de courir nu sur les Champs-Élysées aux heures de
pointe (quoique, la dernière pulsion n’est pas si mauvaise en fin de compte ;~)).


 


Patrick Cressain - Le rapprochement entre le machisme et la pédophilie - pourquoi pas. Mais il y a une différence importante. Le machisme comme le racisme par exemple, c’est plutôt une idéologie,
une vision du monde qui engendre les mentalités spécifiques, influence la structure de la société et concerne beaucoup d’individus différents. La pédophilie se limite à la sexualité et reste une
orientation sexuelle incriminée et punie par la loi.



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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