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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 10:19

 

 

Je ne lis pas souvent les tweets de Michel Onfray. Chaque fois que je voulais voir ce qui se passait sur son compte Twitter, j’étais déçue et je me suis sentie gênée. La plupart du temps j’y suis allée à l’instigation d’un (e) ami (e) : regarde ce que raconte « ton » Onfray. Cette fois-ci, c’était la colère matinale du journaliste Rue 89 Clément Guillou contre un tweet du philosophe posté le 10 septembre 2014 qui a été la raison de ma visite. Et je la partage, sa colère.

     


 

Et si, à l'école , au lieu de la théorie du genre et de la programmation informatique , on apprenait à lire, écrire, compter , penser ?

 

 


 

Rappel à Michel Onfray : la « théorie du genre » n’existe pas et l’informatique est utile

 

Quelque chose, on ignore quoi, n’est pas passé au petit-déjeuner ce mercredi matin pour Michel Onfray. Peut-être un chocolat trop tiédasse – oui, imaginons ici qu’Onfray boive du Van Houten au réveil comme Nietzsche, son maître à penser. (1)

En tout cas, un truc suffisamment grave pour mettre en boule le philosophe et lui faire pousser un gros coup de gueule sur Twitter, où il affiche 38 000 followers, soit beaucoup plus que Nietzsche – un point commun avec Valérie Trierweiler, 145 000 exemplaires vendus contre 50 pour le Zarathoustra du philosophe allemand, comme il le déplore justement sur le réseau social car oui, Onfray déplore beaucoup, sur Twitter. (2)

Colère matinale, donc, de Michel Onfray. Il saisit son smartphone et tweete avec plein d’espaces :

« Et si, à l’école , au lieu de la théorie du genre et de la programmation informatique , on apprenait à lire, écrire, compter , penser ? »

Eh ouais les gars ! Pourquoi ? 

Bon, la dernière fois que j’ai vérifié, il y avait beaucoup plus d’heures de lecture, écriture, calcul et philosophie que de code et « théorie du genre » dans le cursus scolaire. Mais admettons. 

Et rectifions.

      - 1 -

La « théorie du genre » n’existe pas


Un mensonge mille fois répété par Nadine Morano ne devient pas une vérité.

Il est amusant de constater que l’homme entré dans le débat public avec un « Traité d’athéologie » (éd. Grasset, 2005) emboîte le pas des catholiques conservateurs tel un vulgaire Jean-François Copé. 

Donc, au risque de radoter, répétons une fois de plus (attention, je vais crier)...

LA THEORIE DU GENRE N’EXISTE PAS. 

Comme le Yéti. Ou le mot premier-ministrable. Ou une frappe cadrée de Jordan Ayew.

Il n’y a que des « études de genre » (en sociologie, en psychologie...), ce qui n’est pas nouveau, puisqu’elles sont nées aux Etats-Unis dans les années 60. Ces études portent sur l’identité féminine et masculine et leurs représentations.

 

« Un argument récurrent des conservateurs de tout poil » 


En juin 2013 déjà, quatre sociologues et politistes avaient dû faire la leçon (3) au ministre de l’Education nationale qui avait mentionné ce « mot démon » (4) à l’Assemblée nationale : 

« L’idée qu’il existe une théorie du genre est un argument récurrent des conservateurs de tout poil qui cherchent à renvoyer de solides analyses empiriques à la fragilité d’une doctrine.

Leur démarche s’apparente à celle des conservateurs américains qui attaquent systématiquement l’enseignement de la biologie dans les écoles américaines en prenant pour cible la “théorie de l’évolution”, aux côtés de laquelle il faudrait, d’après eux, enseigner la “théorie du dessein intelligent” – résurgence du créationnisme le plus antiscientifique. »

Comme l’écrivait alors ma collègue Florencia Rovira Torres, « parler de “théorie du genre” permet de supposer que le genre n’est pas vrai. Or, en tant que concept, le genre peut être plus ou moins pertinent ou utile, mais pas vrai ou faux ». (5)

Qu’il faille le rappeler à un intellectuel comme Michel Onfray est désolant mais montre aussi à quel point ce mot s’est installé dans la conversation, avec la complicité de médias qui le prennent pour argent comptant. L’expression même devrait être décomptée du temps de parole de la droite.

D’un éditorialiste de l’hebdomadaire de droite France catholique (6) à un philosophe athée d’extrême gauche : quel joli parcours pour la « théorie du genre » en France en pas même quatre ans... 

 

Il ressort le monstre utile John Money (7)


onfray-chemise-blanche.jpgQuant à la présence des questions de genre à l’école, rappelons aussi à Michel Onfray que l’Education nationale n’a pas un programme secret visant à équiper les filles de pénis et à couper le zizi des garçons, ni d’enseigner la masturbation, mais simplement d’expliquer l’égalité hommes-onfray en jupefemmes et interroger les rôles attribués aux uns et aux autres par la société. Et grâce à l’intox de la droite, ce dispositif est plus ou moins enterré. (8)

Pour faire justice à la pensée de Michel Onfray, notons qu’il s’est déjà exprimé sur le sujet par le passé, notamment sur son blog en septembre 2013, pour dire qu’il y avait peut-être autre chose à faire pour l’égalité hommes-femmes, par exemple « dénoncer les trois religions monothéistes ». (9)

Et à nouveau, en mars 2014, dans un texte (10) largement partagé par les opposants aux études de genre. Il y reprenait leur argumentaire préféré en citant l’expérience du sexologue John Money, monstre utile de La Manif pour Tous déjà présenté par nos soins ici. 

Cette imposture intellectuelle était quelques jours plus tard démontée dans les colonnes de Libération par la philosophe féministe Beatriz Preciado (11), qui établissait qu’Onfray avait tiré sa science d’un article tendancieux du Point et d’un site catholique homophobe. Drôles de fréquentations, décidément.


    - 2 -

 « La programmation informatique », c’est lire, écrire, compter et penser à la fois


Ce n’est pas jouer à « GTA » toute la journée.

Alors comme ça, Michel Onfray, le philosophe doté d’un blog ma foi pas dégueu, d’une page Facebook et d’une chaîne YouTube, trouve que l’informatique à l’école, ça ne sert à rien ?

Malheureusement, le gouvernement pense comme lui.

Pour l’instant, malgré ses engagements (12), François Hollande ne fait pas mieux que ses prédécesseurs en la matière. Début septembre, il a annoncé « un grand plan numérique pour l’école ». Déjà entendu ça quelque part ? C’est normal : depuis 1987, tous les ministres de l’Education ont le leur. Celui-ci est censé être appliqué en 2016... 

En proposant l’informatique en option au primaire et en voulant confier son enseignement en secondaire aux professeurs de maths et de techno, l’ex-ministre de l’Education nationale Benoît Hamon a été bien plus timide que ne le proposait l’Académie des sciences. (13)

En mai 2013, comme nous le rappelions cet été, l’Académie des sciences a ponduun rapport posant le retard dramatique de la France en la matière. Parmi ses préconisations : « une initiation aux concepts de l’informatique » obligatoire en école primaire, pour éviter la « fracture numérique ». (14)


Pour l’économie, pour le cerveau et pour rester maîtres 


L’informatique est présente dans tous les pans de l’économie et de la culture. Elle est un gisement d’emplois inexploité. Le code, lui, entraîne le cerveau à penser différemment (15) et constitue une formidable manière d’appréhender les mathématiques, comme le plaide le lauréat de la médaille Fields, le « prix Nobel des mathématiques », Cédric Villani. (16)

Le professeur d’université John Naughton, cité par le Guardian, donne une troisième raison pour laquelle la connaissance de l’informatique est nécessaire :

« Nos enfants vivent dans un monde qui est défini par la physique, la chimie, la biologie et l’histoire, et – à juste titre – nous voulons qu’ils comprennent ces domaines. 

attaché à l'ordiMais leur monde va bientôt être défini par les ordinateurs : s’ils n’ont pas une meilleure compréhension de tout ça, ils seront intellectuellement paralysés. Ils grandiront, consommateurs passifs de services et d’appareils fermés, menant une vie qui sera toujours plus circonscrite par des technologies créées par une élite travaillant pour de gigantesques entreprises comme Google ou Facebook. »  (17)

Brrrr. Flippant. 

Déjà qu’ils seront tous en robe.

Clément Guillou, journaliste Rue89    

 


Réactions 

  • Michel Onfray reste bloqué sur « la théorie du genre » - Mégane Mahieu - TLC - 11.09.2014

 "Alors que l’extrême droite et les catholiques fondamentalistes poursuivent leur campagne contre une « théorie » qui n’existe que dans leurs fantasmes (inutile de revenir là-dessus, ça leur ferait de la publicité), ils viennent de recevoir un soutien inattendu et inquiétant. [...]

Deux problèmes dans ce tweet.

Le plus apparent, évidemment, pour des raisons d’actualité, est cette reconnaissance de l’existence d’une théorie du genre, que seuls les demeurés peuvent accréditer. [...]

Le second problème, c’est l’adhésion d’Onfray aux idées pédagogiques les plus réactionnaires, colportées elles aussi par des mouvances d’extrême droite, selon lesquels il faudrait revenir et s’en tenir aux « fondamentaux » : lire, écrire, compter."

 

 

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commentaires

matthieu 18/12/2014 21:16


Ewa, vous m'avez convaincu , Belghoul et Onfray disent très exactement la même chose à la virgule près, d'ailleurs pourquoi ne pas rebaptiser ce site banquet avec Belghoul? Sinon, j'ai
trouvé LE formateur pour enseigner la théorie qui n'existe pas...


http://www.dailymotion.com/video/x14o1_didier-super-y-en-a-des-bien_fun

Ewa 12/12/2014 19:42


Bien sûr, chez mon maroquinier, cher damoiseau. 

Crocodile Dandy 12/12/2014 17:24


Très bien. Et maintenant puis-je récupérer ma peau, chère demoiselle ? 


Mes hommages


Crocodile Dandy 

Ewa 10/12/2014 22:22


Anthony, il y a un certain temps, vous étiez également un heureux propriétaire d’une super chaîne youtube avec moult petits trésors à l’intérieur,
chaîne à laquelle j’étais abonnée. Vous avez réussi à sauver votre magot et à le planquer quelque part ? Si oui, serait-ce possible de nous révéler l’emplacement de votre cachette ? ;~)


 


Patrick, nous nous sommes déjà vus et revus au QG depuis, donc là, j’en profite pour te dire que ton amitié m’est très précieuse et tes amicales
sollicitations me touchent. Eh ouais ! :~) Je t’embrasse.  


 


Octave, je me suis, certes, trop emportée contre vous, veuillez m’en excuser. Cependant, mon avis sur la question non seulement n’a pas changé,
mais s’est encore renforcé. Pour l’instant, je n’ai pas envie de me répéter, même avec votre aimable permission, car comme disait l’autre : « j’ai beaucoup d’autres choses à faire ».
:~) 


 


Matthieu, vous avez raison, il ne faut surtout pas que l’avant-garde intellectuelle française sous l’égide de Farida Belghoul se laisse intimider
par les tartuffes et les bien-pensants. Au bon vieux temps, on savait apprendre les enfants à lire, à compter et même à jouer, sans les encombrer des luttes inutiles, comme on peut le voire sur
ces belles images :


 http://www.brain-magazine.fr/article/page-pute/21780


Faisons donc pareil aujourd’hui et les vaches travailleuses, pieuses et soumises seront bien gardées.  


 


Jean-Claude, j’aime toujours autant trouver vos commentaires ici.


« Certes, c’est un sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant, que l’homme. « 


« Je ne peins pas l’être. Je peins le passage. »


Montaigne, I,1 et III,2 


Carpe diem !


 


Jean-François, ça fait longtemps… 


Une question : en quoi la femme symboliserait plus la « nature » que l’homme? La femelle chimpanzé est plus proche de la « nature » que le chimpanzé mâle ? Cela n’a pas de sens… Femme-nature :
instinct, affect, id.  Homme-culture : loi, raison, surmoi. Ne trouvez-vous pas que ça sente un peu le rance monothéiste et freudien ? 


Vous avez remarqué que je me suis permis d’emprunter la dernière phrase de votre commentaire? Vous ne m’en voulez pas ? :~)


 


Crocodile et Thomas, c’est toujours un plaisir de vous faire sourire. Faites gaffe quand même! ;~)


 

Anthony LC 09/12/2014 22:34


Bonjour es banquettistes et les soupeurs et les fêtards :)))


Eh oui vous ouvrez enfin les yeux, les infarctus successifs, les morts du père et de la compagne, son sandysme à présent assumé et cette petit phrase "le succès repose sur un malentendu", auront
eu raison du Onfray des années 9à et du début des années 2000.


ainsi va la vie, il n'y a pa à se soucier. Le philosophe parfois déshadère à sa propre oeuvre. Il n'y a rien de dommageable pour celle-ci...


 


L'adresse de mon blog : www.paris8philo.com


Bonne continuation ;) J'espère à bientôt.

millebises 09/10/2014 12:18


Chère E. Ton esprit vif, incisif, sensible, ta fraîcheur et ton haut enjoué nous manquent.


En espérant te retrouver bientôt en ces lieux (MO ou pas MO)


Patrick C. (au QG avec M. ;)

Octave 02/10/2014 12:21


Puisqu'il faut donner la parole à l'accusé Onfray, la voici.


Cela vient même d'Ewa, qui en janvier 2014, n'était pas encore en colère : https://www.youtube.com/watch?v=A1e5S4B07i0


Le mois d'octobre aussi apporte quelques éléments puisés au site d'Onfray lui-même, éléments qui contribuent à sa défense. Plus qu'un tweet, sa chronique a cette fois le mérite de la clarté, et
l'avantage de briser certaines accusations infondées. D'autres restent certes en jeu, mais il faut désormais laisser à Ewa le soin de les répéter ;)


 


Chronique n°113 de Michel Onfray, mois d'octobre 2014 : "LE GENRE IDEAL"


Avoir écrit des garçons et des filles qu’ils étaient des garçons et des filles m’a valu une volée de bois vert de la part des tenants de la théorie du genre pour lesquels le garçon et la fille ne
sont ni garçon ni fille. Rarement la dénégation, qui est une pathologie, a été à ce point présentée comme une voie d’accès à la vérité !


Depuis un certain temps, je ne pense plus à gauche ou à droite, insoucieux de ces demi-pensées, mais en regard de ce qui me semble juste et vrai. Il faut du temps pour devenir un homme libre… Que
la gauche soutienne la théorie du genre, et la droite pas, prouve que de part et d’autre il n’y a que des demies-vérités. Si l’on ne veut ni rire ni pleurer mais comprendre, ce que je souhaite,
il faut chercher ce qui se joue dans ce faux débat d’idées.


Les tenants de la théorie du genre refusent la nature et communient dans la religion de la culture : nous ne sommes pas des produits naturels, mais des produits civilisationnels, des corps
sans organes ; leurs adversaires croient l’inverse : nous ne sommes que nature, la culture compte pour rien. Or les deux ont également raison et en parties égales : la droite a raison,
nous sommes des produits naturels, garçons et filles d’un point de vue biologique, physiologique, hormonal ; mais la gauche a aussi raison, nous sommes des produits de culture, de
civilisation, de religion. Vouloir l’un sans l’autre, c’est, à droite, réduire l’être à de la chair sans éducation, à gauche, le résumer à des idées désincarnées.


On saisit les enjeux idéologiques : à droite, la prédestination génétique fait la loi, rien ne sert de vouloir changer les choses qui sont ce qu’elles doivent être, donc le conservatisme
s’impose ; à gauche, la société fait l’homme tel qu’il est, pour en finir avec le mal, abolissons la mauvaise société et l’on obtiendra un homme nouveau, en l’occurrence bon, dès lors obligation
au progressisme. Ici, le pessimisme qui est une lucidité, là l’optimisme qui est une volonté.


Or il faut le pessimisme lucide et l’optimisme volontariste, tout autant que le pessimisme volontariste et l’optimisme lucide : certes, il existe un déterminisme biologique, mais il est tout
de même possible d’agir contre lui dans une certaine mesure, celle du réel et du possible qui limitent le pouvoir de l’idée.


La gauche souffre d’idéalisme et son manque de réalisme la perd ; la droite souffre de réalisme et son défaut d’idéalisme la condamne. Dans cette affaire on confond la différence, qui est
l’expression souhaitable du divers, (un homme n’est pas une femme, et c’est tant mieux, pas plus qu’un blanc n’est un noir…) et l’inégalité, qui est exploitation sociale et politique de cette
différence (un homme est supérieur à une femme, et c’est déplorable, tout autant qu’affirmer qu’un blanc est supérieur à un noir).


Nul besoin pour lutter contre les inégalités d’abolir les différences ! On ne supprimera pas le racisme en interdisant leur couleur aux noirs. Si l’on veut lutter contre l’inégalité
entre les sexes, et c’est évidemment légitime, il faut lutter contre l’inégalité, pas contre les sexes, autrement dit contre l’usage social, sociologique et politique de la différence et non
contre l’existence même de cette différence."

Matthieu 23/09/2014 16:31


La convention interministérielle fait plusieurs fois mentions textuellement des études de genre et de l'apprentissage du genre. Le journaliste joue ici sur les mots et fait un mauvais procès à
Onfray.


De plus, c'est ignorer que l'enseignement du français est passé de 15h en Cp, il y a 40 ans à 9h00 aujourd'hui. Les pédagogies  mises en oeuvre ou du moins enseignées dans les IUFM sont
navrantes et inefficaces , mais parfaites pour fabriquer des petits consommateurs/travailleurs sansaucun esprit critique, leurs confier de surcroît la lutte contre le sexisme et l'homophobie via
des études et des intervenants parfois contestés est une tartufferie de plus.


Onfray a donc raison de ne pas se laisser intimider par les bien-pensants


 

serlet jean-claude 22/09/2014 23:17


je pensais que MO réfléchissait plus souvent que les habitués du "Cafè du Commerce "


errare humanum est


à lui aussi il arrive que sa langue parle plus vite que sa pensée : jolie casserole qui détonne d'avec les propos du contre-philosophe hédoniste


un tournant ? une erreur d'aiguillage ?


attendons le prochain blog pour voir qu'elle est l'étendue du mal !!


carpe diem tout de même (Montaigne  & Spinoza pour revenir à raison)

jf cordroc'h 19/09/2014 11:53


Il y a des millions d'années , alors que nos ancêtres qui cohabitaient jusqu'alors  avec nos cousins les singes dans la forêt primaire africaine , ont du quitter celle-ci et s'aventurer dans
la savane , il y avait une certaine égalité entre les sexes du fait que pour ceuillir des fruits et des baies , ainsi que pour attraper certains insectes , il n'était pas nécessaire de posséder
des quailtés physiques particulières . par conséquent le sexe féminin était tout aussi apte , sinon plus ,à l'accomplissement de l'ensemble des tâches indispensables à la survie du groupe .


Ce n'est que par l'invention, par le sexe masculin, des premiers outils et premières armes que les choses ont radicalement chandé .Est alors apparue la spécialisation dans l'accomplissement des
tâches selon les sexes . Il paraît évident que du fait pour la femme de porter un enfant ,puis de l'allaiter etc ...elle se trouvait empêchée de participer à la chasse et à la défense du
territoire ,à égalité avec l'homme . Il n'y aurait pas eu là une inégalité , mais il y aurait eu réelle complémentarité et réel partage des fonctions, si l'homme ne s'était pas senti supérieur du
simple fait d'utiliser un outil et plus particulièrement une arme .


Posséder et utiliser une arme , quelqu'elle soit , ou même tout simplement porter un uniforme et appartenir à un groupe particulier , procure à l'individu un sentiment de force , de puissance
,qu'il ne peut s'empêcher d'utiliser , de démonrter en cherchant tous les prétextes pour cela . c'est ainsi que l'homme (le mâle de l'espèce humaine )s'est mis à vouloir dominer , contrôler
,maîtriser la nature , et la femme dont elle est un symbole .


Que celui qui jamais éprouver le sentiment dont je parle m'informe de la chose , car il serait une exceptionconfirmant la règle . Et que celui qui sait de quoi je parle ne me dise pas qu'une fois
éprouvé un tel sentiment de puissance , il n'a pas cherché à se le procurer de nouveau .


Ceci pour dire que l'inégalité homme-femme remonte aux origines de l'humanité, et qu'elle est principalement due à la peur qu'éprouve l'homme ( le mâle )face à la nature depuis qu'il s'est séparé
d'elle lorsqu'il a du abandonner la forêt originelle au sein de laquelle il se sentait beaucoup plus en sécurité que dans la savane .


Cette séparation originelle a contraint l'homme à adopter un comportement et développer une psychologie de paranoîaque envers la nature .Est alors apparue lavolonté de contrôle , de maîtrise et
de domination en vue de se protéger des aléas du processus du vivant .Et cela à commencé par la prise de contrôle de tout ce qui est indispensable pour la satisfaction des besoins vitaux du sexe
masculin .Je ne vais rentrer ici dans les détails , mais l'une des conséquences de cette vomonté de domination et de contrôle est la séparation prématurée de l'enfant de sa mère , plus
précisément de l'enfant mâle . Là est la véritable origine de l'inégalité artificielle homme-femme .Si cette séparation n'interveneit pas , l'homme adulte conserverait de façon beaucoup plus
présente sa féminité , ne la refoulerait pas en ne se laissant pas dominer par un conditionnement patriarcale ,favorisant la production de certaines hormones au détriment d'autres .


Je pourrai en écrire des pages sur le sujet , mais je préfère attendre que des personnes s'interessent à la question et cherchent à en savoir plus . Et j'ai beaucoup d'autres choses à faire



Cordialement .

Thomas 17/09/2014 18:03


J’magine ce petit air espiègle mi-amusé mi-furieux au moment de l’assemblage du haut d’Onfray et du bas d’Ewa …  

Crocodile Dandy 11/09/2014 20:41


C’est énorme. Michèle est très sexy. J’ai beaucoup ri. 


Mes hommages incommensurables 


Crocodile Dandy 

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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