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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:00

 

Les plus « rebelles révoltés post-anarchistes » d’entre nous ont sûrement obéi un jour à leurs parents, leurs profs, à leur supérieur hiérarchique, à l’institution, peut-être même au pouvoir religieux… L’obéissance n’est pas toujours synonyme de soumission et les diverses raisons qui nous poussent à obéir méritent d’être questionnées. « Pourquoi obéissons-nous? » - ce texte nous donne quelques pistes intéressantes pour qu’on puisse mieux déceler et comprendre nos propres motivations et déterminismes qui nous gouvernent.  Nous le publions avec l’aimable autorisation de l’auteur, professeur de philosophie, Serge Provost. Nous remercions également Laurence Hansen-Love, professeur de philosophie à Paris, l’auteur du blog où ce texte a été publié initialement. 

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Nous obéissons pour toutes sortes de raisons qui sont d'inégale valeur : pour rester en vie, par crainte d'une punition, pour obtenir une récompense, par imitation des autres, par souci de tranquillité, par choix du moindre effort, par admiration et sympathie et par obéissance à l'autorité. Et s'il avait autant de types d'obéissance qu'il y a de types de pouvoir ? Quelles que soient les raisons qui président à l'obéissance, on observe qu'il y a toujours plus d'êtres humains qui obéissent qu'il y en a qui se révoltent. À travers l'histoire humaine, le conformisme est la règle et la révolte l'exception.


 

 

L'explication psychanalytique

obeir pere et filsAvant d'être des adultes, nous avons tous été des enfants. Les premiers moments de notre vie furent marqués par un état d'obéissance quasi absolu. Même si nos parents et nos éducateurs ont fait preuve de tolérance, voire de permissivité, nous avons tous été confrontés à la dure réalité des règles auxquelles nous devions une obéissance impérative.
Selon l'école psychanalytique, notre inclination à obéir remonte à la petite enfance. Laissé à lui-même, l'enfant en très bas âge s'expose à trop de dangers. Le bébé, puis le jeune enfant que nous avons été, a vite pris conscience qu'il avait un pressant besoin des parents, de leurs caresses, de leur soutien et de leur expertise. L'atavisme du comportement obéissant proviendrait de ce besoin primaire d'être pris en charge par l'Autre. 

Non seulement le jeune enfant consent-il à obéir en vertu de sa condition d'être dépendant, il veut également être aimé par ceux qui s'occupent de l'élever et de l'éduquer. Non seulement obéit-il mais, de surcroît, il recherche le mot d'approbation et d'encouragement en signe de récompense pour ses comportements idoines.

Ensuite, la pratique de l'obéissance s'incruste lorsqu'il entre à l'école. C'est au cours de cette importante période de socialisation qu'il contracte l'habitude de l'obéissance. Ayant pris le pli d'obéir à ses parents, à ses professeurs, puis à ses supérieurs hiérarchiques au travail, il est inévitable qu'il reproduise ces comportements conformes dans les mille et une situations de la vie sociale. 

Freud ira jusqu'à dire que l'obéissance à la morale dominante d'une société reconduit la servitude originelle au père. Plus tard, il reportera sur les multiples figures supplétives de cette autorité paternelle le prestige qu'il lui accordait (ou ne lui accordait pas). Dans les deux cas, c'est la marque native qui prédomine, cachée sous les figures de l'obéissance à l'âge adulte. À chacune de ces étapes de la vie, une constante demeure : l'acceptation des recommandations fournies par les différentes autorités légitimes.



L'explication de Roberto Michels


obeir chaplin 3L'obéissance, le prix de l'apathie ? C'est ce qui se dégage de l'ouvrage classique "Les partis politiques" (Flammarion, Paris, 1971) du politicologue Roberto Michels. Dans ce livre, il présente de nombreuses illustrations de notre tendance à nous en remettre à d'autres qu'à nous-mêmes. Il constate que cette habitude a pour principal effet de favoriser la concentration des pouvoirs entre les mains d'une minorité. Chaque fois qu'un groupe veut défendre ses intérêts (par exemple un syndicat, une association générale des étudiants, etc.), il s'organisera afin de pouvoir affirmer sa volonté collective. Or, lorsqu'un groupe humain se structure en organisation, on assiste immanquablement à la formation d'une oligarchie qui concentre entre ses mains l'ensemble des pouvoirs. Ce phénomène s'explique par le fait que la spécialisation des fonctions est inhérente à toute organisation. Avec le temps, une distance se creuse entre la minorité dirigeante et la majorité dirigée - on justifie généralement ce phénomène en invoquant la division nécessaire des tâches. Dès lors, une bureaucratie indélogeable s'installe progressivement au sommet de la pyramide et dicte ses quatre volontés à la majorité passive. Michels pose un jugement plutôt sévère : les masses humaines sont généralement apathiques en ce qui concerne les affaires publiques. Comme elles ne se sentent pas particulièrement compétentes pour gérer le bien commun, elles s'en remettent à une minorité très active à laquelle elles délèguent leurs principales responsabilités. Cette minorité active accumule inévitablement un capital d'expériences et d'aptitudes qui grossit son capital de compétence, de prestige et de reconnaissance. En l'absence de directives de ces leaders, les masses restent sans voix, sans initiatives, désorientées. Poussé à l'extrême, ce phénomène conduit au triste spectacle du culte de la personnalité (on pense à la vénération presque religieuse dont furent l'objet Hitler, Mussolini, Staline, Mao). Les masses perdent alors tout sens 
critique et s'abandonnent, parfois aveuglément, aux désirs mégalomanes d'un chef suprême.

 



L'explication de Max Weber

 
obeir pape2Le grand sociologue allemand Max Weber s'est également posé la question : pourquoi les êtres humains se soumettent-ils aux autorités? Il affirme que nous obéissons à l'autorité traditionnelle (la religion), parce que celle-ci se réclame du passé, de la tradition et de la coutume. Nous sommes également vulnérables au charisme des grands dirigeants qui peuvent nous demander de faire pratiquement n'importe quoi. Enfin, nous obéissons à l'autorité fondée sur la rationalité (ex. les experts) parce qu'elle exprime un haut degré de compétence.

 


 

 

L'explication de La Boétie


obeir-servitude-volontaire.jpgDans son livre célèbre
"Discours de la servitude volontaire", Étienne de la Boétie s'est lui aussi intéressé au problème du "pourquoi obéissons-nous ?". Pour lui, d'emblée, tout pouvoir n'a que la force qu'on lui accorde. Il n'est pas de pouvoir sans que des gens l'exercent, sans des sujets qui lui obéissent. L'un ne va jamais sans l'autre. L'humain et le pouvoir collaborent - les animaux ont, de toute évidence, des rapports hiérarchiques entre eux, mais les rapports de pouvoir de nature politique leur sont totalement étrangers. A-t-on déjà vu des singes supérieurs se voter une constitution ou justifier une invasion par des raisons idéologiques ? En réalité, précise La Boétie « son origine est dans l'âme de ceux qui obéissent ». Dans la plupart des cas, les gens qui consentent à obéir ne le font pas de façon consciente et réfléchie. L'obéissance repose surtout sur la croyance en la supériorité plutôt que sur la suprématie réelle et matérielle. Le pouvoir est simulacre, illusion. Ainsi, l'obéissance provient non pas d'une tendance au masochisme, mais de la crédulité et du fantasme que génère tout pouvoir. Si le pouvoir ne possède pas d'origine divine ou militaire, c'est qu'il réside dans l'imaginaire des humains. Il y a de quoi nous rendre perplexes car « la nature comme la loi rendent les hommes libres, raisonnables et responsables », ajoute La Boétie, et ils consentent à subir un pouvoir qui est en fait fictif puisqu'il n'existe que dans leurs rêves de puissance. Le tyran domine non pas par la force mais par la crainte qu'elle inspire, même si « le tyran est le plus lâche et le plus fammelin de la nation ». Avec le temps, l'habitude fait son œuvre. Les humains obéissent plus par coutume que par peur des représailles. L'habitude à obéir finit par leur faire prendre pour naturel un certain nombre de comportements acquis, même les plus inacceptables. Sans oublier le fait que chacun, où il se trouve, se croit le maître de quelqu'un d'autre qu'il soumet et sur lequel il peut exercer son pouvoir. En s'identifiant au tyran, les humains ont l'illusion de participer à sa puissance.

La Boétie observe également que la servilité des humains provient du fait qu'ils attendent un peu de pouvoir du pouvoir. « J'obéis en attendant mon tour de commander » dit un proverbe. Plus prosaïquement, la docilité de ceux qui gravitent autour du pouvoir s'explique également par les avantages qu'ils tirent de cette fréquentation. Or, il y a un prix à payer pour de telles récompenses. Servir le pouvoir n'est pas toujours un acte désintéressé. De ceux qui veulent en jouir il exige en retour l'abandon d'activités gratuites qui font les joies de la vie - d'ailleurs, ne demande-t-on pas aux personnes qui dirigent, (ainsi qu'à celles qui aspirent à prendre un jour le pouvoir) de mener des vies irréprochables, au-dessus de tout soupçon d'immoralité, bref d'être entièrement mobilisées par le pouvoir ? Il faut dire, ajoute La Boétie, que l'être humain se laisse fasciner par l'inaccessibilité et le faste du pouvoir. Ils sont autant d'attributs intimidants qui grandissent symboliquement ceux qui dirigent. Le tyran a tout intérêt à s'en servir. Dans une perspective machiavélienne « qui désire le pouvoir ne cherchera pas à être aimé ». Au contraire, il voudra être respecté et craint. En réfléchissant quelques secondes, on se rend compte qu'on ne craint jamais quelqu'un qu'on aime (si ce n'est la crainte de perdre son amour), car on sait qu'il ne nous veut aucun mal. Or, « qui veut le pouvoir et le garder » ne tient pas à être aimé mais veut être admiré à distance afin d'éviter les rapprochements et les familiarités. Les rares exemples historiques où des hommes de pouvoir furent aimés de leurs peuples a donné lieu à des situations dramatiquement pathétiques, quand elles n'étaient pas franchement odieuses (on pense à la Russie de Staline, l'Allemagne de Hitler et l'Iran de Khomeiny). La plupart des dictateurs de la planète ont compris cette leçon de politique.
Ce rapide survol du problème pouvoir/obéissance devrait nous faire réfléchir. Notamment sur ce que nous sommes et sur ce que nous pouvons faire, le pire compris. Cette réflexion devient nécessité si nous aspirons à devenir autre chose que ce que nous avons été.

 

 


Les « avantages » de l'obéissance

 
obeir coup-de-chapeau-droiteDepuis le début de ce texte, nous avons beaucoup traité des aspects négatifs de l'obéissance (limitation du libre-arbitre, non reconnaissance des efforts et réalisations de la personne obéissante, perte d'autonomie, etc.). Ceux qui lui sont le plus allergiques (on pense aux êtres en perpétuelle quête de pouvoir), invoquent volontiers divers motifs de fascination : le prestige qu'il procure; le défi que pose la recherche des responsabilités, leur besoin irrésistible de considération sociale, l'aspiration à voir un jour ses idées triompher; l'effort que le pouvoir à perpétuer exige, l'ascendant qu'il permet sur les autres, etc. S'il y a, de toute évidence, une griserie certaine dans la recherche et l'exercice du pouvoir - ainsi que de nombreux désavantages à l'obéissance - en revanche, plusieurs vous diront qu'ils y trouvent leur compte. Des exemples?
Les personnes obéissantes ne sont pas pointées du doigt ou punies en cas de divergences d'opinions; il est plus facile, intellectuellement et moralement, d'appliquer une directive que de l'élaborer; il est plus sécurisant de participer au conformisme de la majorité que de l'affronter; s'opposer au pouvoir exige de grands efforts psychologiques, du courage, oblige à s'exposer, à subir la désapprobation, contraint à proposer d'autres solutions, à expérimenter l'inconnu, etc. On en parle rarement, mais les êtres humains procèdent, plus qu'on ne le croit, à un froid calcul des avantages et des inconvénients de l'obéissance. Et il s'avère que leurs comportements semblent davantage motivés par les premiers que les seconds...

 


Dépasser le pouvoir et l'obéissance ?


obeir anarchisme zipPlusieurs sortiront quelque peu déprimés de cette lecture. Ils ne devraient pourtant pas succomber au pessimisme, car ce petit tour d'horizon des grandeurs et misères du pouvoir et de l'obéissance fourmille d'enseignements précieux. Il nous faut aborder de front ces problèmes, souvent pénibles avouons-le, puisque le déni et l'évitement nous y condamnent irrémédiablement. Ainsi sensibilisés à nos inquiétantes propensions, peut être parviendrons-nous, un jour, à diriger sans orgueil et exécuter sans servilité. Après analyse, n'est-ce pas l'exagération de ses capacités et mérites, la démesure des buts qui transforment le dirigeant en dictateur? Somme toute, n'est-ce pas le doute quant à leurs possibilités d'autonomie qui transforme les uns et les autres en moutons manipulables à volonté ? Apprenons à distinguer le bon grain de l'ivraie. Avant, on obéissait de façon quasi absolue aux autorités. Aujourd'hui, pour obéir, nous exigeons de comprendre avant d'approuver et de faire. Qui voudrait revenir à ces époques où, privé de tout libre arbitre, il fallait obéir non par devoir, mais par la force de la tradition, voire par la tradition de la force ? Les temps ont changé. Savoir que l'obéissance a pu produire des monstruosités ne devrait pas inciter à la désobéissance pour la désobéissance. D'ailleurs, un devoir d'obéissance s'impose à tous sinon aucune vie sociale ne serait possible.
Cela dit, il n'y a rien de déshonorant à obéir à ce qui appelle le respect, de même qu'il serait malsain de cultiver la mauvaise conscience quand nous exerçons le pouvoir sans en faire une fin. Dans les deux cas, c'est l'excès et l'habitude qui déshumanisent. C'est l'obéissance servile qui est humiliante et non pas l'adhésion librement consentie à ce qui nous humanise. D'un côté, on observe une dégradation de notre personne; de l'autre, une harmonisation créatrice des aspirations individuelles et collectives. Il faut le dire : accomplir des tâches dans la liberté nous fait grandir avec les autres. Tout un monde sépare l'obéissance aux ordres d'un criminel qui nous impose ses volontés, arme au poing, et l'adhésion libre à l'analyse rationnelle d'une solution avec ce qu'elle exige de devoirs et d'obligations. Il ne faut jamais confondre le pouvoir oppressant du totalitarisme avec le pouvoir légitime. Il est possible de regarder la question du pouvoir et de l'obéissance avec d'autres yeux. Après tout, le pouvoir et l'obéissance ne sont pas, en soi, bien ou mal; ils deviennent l'un ou l'autre en fonction des valeurs qui les animent et des buts que nous leur assignons. Nous aurons franchi un grand pas dans le sens du respect de la dignité humaine le jour où nous cesserons de perpétuer «le pouvoir pour le pouvoir», le jour où nous pourrons dire non pas « j'ai le pouvoir ! », mais plutôt « j'ai le pouvoir pour en faire quoi ? ». Si nous savons le mettre au service du partage, l'égoïsme inhérent à tout pouvoir s'ennoblira de lui-même et cessera enfin d'être cette machine qui broie tout sur son passage. Nous avons vu à quel point nous évoluons sur un axe pouvoir/obéissance.
 
C'est désespérant ! répliqueront certains. On ne doit pourtant pas se décourager. Un constat ne dicte jamais une morale. Il faut commencer à mettre en pratique le vieux principe moral d'Aristote qui nous encourageait à trouver un juste équilibre entre en faire trop et pas assez. Comme les marins d'Ulysse, il nous faut résister aux appels des sirènes de notre époque que sont le cynisme et le nihilisme, car elles sont les philosophies faites sur mesure par/pour les pires pouvoirsL'avenir est ailleurs. Un adage populaire enseigne : « Reconnaître l'existence d'un problème est le début de sa solution ». Plusieurs de nos problèmes relatifs à l'abus de pouvoir ou d'obéissance pourraient trouver l'ébauche d'une solution si seulement, au lieu de nous 
incliner devant nos petites et grandes ignominies, nous consentions à parler, un peu plus et un peu mieux, de l'être humain.

Serge Provost   

 

  

      Ewa     

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commentaires

Constance 29/06/2011 20:08



Monsieur Provost,


 


C'est nous qui vous remercions d'avoir accepté la diffusion de votre texte sur ce blog. Ewa l'a dit, vous êtes ici chez vous :)



Ewa 29/06/2011 17:56



Merci, Monsieur Serge Provost. Pour nous écrire, venez quand vous voulez, on n’attend que ça. Vous êtes ici chez vous. Au cas où nous serions absents, on vous
laisserait la clef sous le paillasson. Et si vous trouviez quelque chose à peu près buvable et mangeable au banquet, n’hésitez pas, servez-vous :~).



Serge Provost 28/06/2011 18:30



Merci à belle et tonifiante équipe. Je reviendrai vous voir, vous lire et vous écrire.


 


Serge Provost 



Ewa 26/06/2011 09:51



Apparemment "rien de pire qu’un déluge de traces", mais en fait, je n’en suis pas sûre… 



Jean 26/06/2011 01:09



D’un voyage ne devrait rester que… très peu de choses, n’est-ce pas ?



Ewa 25/06/2011 09:00



Je suis assez d’accord avec vous, Jean. Merci d’avoir laissé les traces de vos voyages nocturnes sur ce blog. ;~)



Jean 25/06/2011 01:09



Il nous faut résister aux appels du nihilisme, je suis d’accord. Mais le cynisme dans le sens de Diogène de Sinope reste la philosophie qui apprend à désobéir aux pires pouvoirs. Si l’armée
hitlérienne avait été composée des cyniques diogènes, Chaplin n’aurait pas pu réaliser son "Dictateur". Un chef-d’œuvre en moins, des milliers de vies humaines en plus.



constance 15/06/2011 08:04



Merci Ewa ne nous avoir proposé la diffusion de ce texte de Serge Provost.


 


Comme il le dit, et j'y adhère, cela ne me dérange pas d'obéir : à condition que je comprenne pourquoi je dois le faire. Je me réserve cependant le droit de ne pas être d'accord et de
désobéir :) C'est parce que la vraie désobéissance est rare, parce qu'il est rare que l'on prenne ce risque dans la vie privée et professionnelle
que la révolte, le non intérieur sont précieux et doivent être utilisés avec parcimonie.



marc 14/06/2011 02:23



"le jour ou nous cesserons de perpetuer le pouvoir pour le pouvoir" n’arrivera jamais


ce sont ceux qui aiment le pouvoir pour le pouvoir 


qui sont les plus motivés interessés et capables de tout pour l’obtenir


ceux qui voudraient le pouvoir pour en faire quelque chose existent bien sur 


mais comme ils ne le cherchent pas specialement 


le pouvoir leur tombe rarement entre les mains



Ewa 13/06/2011 20:39



Le blog hansen-love, c’est un lieu "étrange" où se retrouvent des lycéens, étudiants, profs, philosophes, écrivains, pères de famille avec leurs propres théories, "philosophes nés" et néophytes
comme moi, pour qui la philosophie n’est pas un métier ni la première des préoccupations. Dernièrement, même les malins "horoscopes" et "voyants" étaient autorisés de laisser leurs éloges qui
m’ont fait franchement sourire.


 


Tout cela n’empêche pas le dialogue, malgré des orientations et des avis très différents. Et encore une chose "étrange" : ça se passe sans insultes, mépris, haine, condescendance. :-o. Cette
diversité, que j’aime tant, enrichissante pour tous, loin de ghettos philosophiques creux, ennuyeux et stériles, m’a fait encore une fois penser à cette phrase de M.Onfray dans Maniféste
hédoniste : "La production d’une philosophie pour philosophes constitue une impasse antiphilosophique."



Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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