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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 09:08

 

ruquier_on_est_pas_couche-polony-pulvar.jpg

On n’est pas couché encore une fois à cause de Michel Onfray, invité dans l’émission de Laurent Ruquier à l’occasion de la parution de son dernier livre La construction du surhomme. sorti le 19 octobre chez Grasset.

 

 

 
Michel Onfray dans le fauteuil d’invité devant Natacha Polony et Audrey Pulvar

Michel Onfray v/s Philippe Poutou,  candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à la présidentielle 2012.

Michel Onfray parle de Jean-Marie Guyau

- Les phrases à lire
- Le vitalisme 

Michel Onfray à propos des protestations des catholiques devant la pièce de Roméo Castellucci « Sur le concept du visage du fils de Dieu » au Théâtre de la Ville.



Réactions 

Dîner de cons chez Ruquier, Bruno Roger-Petit, Mediapart, le 31.10.11
Charlie Hebdo, Castellucci, sale temps pour la liberté d’expression, Blog de Thierry Savatier, Les Mauvaises fréquentations,  le 03.11.2011
Ils se sont couchés, Lalla Fatma M’semeur, Les indigènes de la république, le 5.11.11
Laurent Ruquier reçoit Philippe Poutou dans son cabaret, Henri Maler et Julien Salingue, alterinfo, le 08.11.11
Porte au secours de Poutou, bizuté par Ruquier, Arrêt sur images
Olivier, n’abandonne pas ton camarade Poutou!, Philippe Bilger, le blog Justice au singulier, le 13.11.11
Le système Ruquier au révélateur Poutou, Daniel Schneidermann, Libération, le 07.11.11
"Comme on aurait aimé qu'il se lève, et leur dise : "Regardez-vous, ô confortablement assis, qui avez place réservée et rond de serviette à la télé, qui festoyez avec les puissants, qui avez tué père et mère pour arriver là, convaincus que vous êtes d'êtres les plus légitimes, les plus brillants, les plus drôles, les plus justes. C'est bien vous, qui n'avez pas de mots assez durs contre le cumul des mandats et les fripouilles politiques, c'est bien vous qui me reprochez mon amateurisme? Vous ne voyez pas comme on en crève, de tous les arrivistes, les cumulards, qu'il faut sortir les pieds devant, du cumulard Montebourg, de la parachutée Royal, de l'indécence des Dati et des Fillon qui s'arrachent? Et parlons donc de ma sincérité : c'est bien vous qui fustigez dans tous les micros la langue de bois des professionnels, c'est bien vous qui me reprochez ce soir ma transparence et ma sincérité?"

Poutou, le militant des causes perduesAmaury Brelet, le site d'Europe1, le 16.02.12
"SON PIRE MOMENT

"Il voudrait oublier son passage dans l’émission, On n’est pas couché, en octobre dernier. Le candidat n’a pas résisté longtemps au feu nourri de Natacha Polony, Andrey Pulvar et Laurent Ruquier. Même le philosophe Michel Onfray, pourtant partisan de l’extrême gauche, ne l’a pas épargné. Une preuve "du mépris social" de la télévision selon Philippe Poutou."

On n’est pas couché : Philipe Poutout prépare un livre sur Laurent Ruquier, le site MyBoox, le 24.02.12

"Ce baptême du feu médiatique s’était rapidement transformé en fiasco pour le candidat du NPA qui avait du faire face aux piques incessantes du trio Ruquier-Polony-Pulvar, épaulé par le philosophe Michel Onfray qui lui avait administré un véritable cours de politique."

 

Philippe Poutou contre Ruquier, Pulvar et Polony : le retour du dîner de cons ?, Bruno Roger-Petit, Le Nouvel Observateur, le 26.02.12

"A voir les trois animateurs se défendre de ne pas être ce qu'on dit qu'ils sont en montrant qu'ils sont bien ce qu'on dit qu'ils sont, on pouvait d'un coup comprendre le problème d'une partie de l'élite politico-médiatique française : elle n'est pas ce qu'elle dit, elle ne fait pas ce qu'elle dit, elle ne dit pas ce qu'elle fait. Elle fonctionne en caste, de manière verticale, à preuve la solidarité affichée par le tandem Polony/Pulvar, exerçant son pouvoir du haut vers le bas. caste supérieure et caste inférieure : transcendance des clivages horizontaux gauche/droite. [...] 

Plus que de mépris de classe, Poutou a été la victime d'un mépris de caste. Est-ce plus grave ?"


Philippe Poutou, l’ouvrier-candidat qui "ouvre sa gueule"Sébastien Tronche, francetv.fr Présidentielle 2012, le 08.03.12

"Ce soir-là, les humoristes-chroniqueurs-journalistes, mais aussi un philosophe de gauche (Michel Onfray, ndlr), se sont amusés de moi", relève le candidat NPA, touché par cette "condescendance" et "cette arrogance du professeur qui fait la leçon". "J’étais l’ouvrier à qui on avait tout à apprendre sur la vie et sur la ‘vraie’ politique".


Consultez également nos articles sur le même sujet :

Michel Onfray - La construction du surhomme - Contre-histoire de la philosophie 7   

Michel Onfray à la librairie Mollat - La construction du surhomme - 17.11.11      

Marc - Ewa  

29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 11:29

onfray-Universite 3

 

Le philosophe bas-normand Michel Onfray a mis en place une université gratuite et ouverte à tous dans différents lieux de Caen. Elle fête ses dix ans, cette année.

Interview. Propos recueillis par Briac Trébert et publiés le 29.10.2011 sur le site Côté Caen


• Qu’est-ce que l’université populaire de Michel Onfray ? 
Michel Onfray :
 Vingt amis qui donnent gratuitement et bénévolement des cours interactifs de littérature, de philosophie, d’art contemporain, d’économie, de psychanalyse, de jazz, d’architecture, de cinéma, de bioéthique, d’histoire, de pensée arabe, etc. Nous sommes hébergés dans des lieux de Caen, le musée des beaux-arts, le Panta Théâtre, la Comédie de Caen à Hérouville, etc. Nous sommes en dehors de l’institution et distribuons des savoirs non pas pour entretenir la distinction sociale, mais pour réunir et rassembler.


• Quelles étaient vos motivations premières ? 
MO : Je souhaitais sortir le savoir des ghettos dans lequel il se trouve habituellement et faire de la culture un instrument de compréhension du monde et de construction de soi. Les idées servent parfois à asservir, dans le cas de l’UP (université populaire), elles servent à libérer, à se libérer.


• Quel regard portez-vous sur ces dix années ? 
MO : Tenir le cap pendant dix ans, il me semble que c’est notable… Dans un monde qui célèbre l’argent, qui fait de l’apparence sa vérité et du spectacle sa modalité, travailler sans être payé, proposer au débat un contenu sérieux (songeons que nous avons un séminaire de mathématique tout autant qu’un atelier de philosophie pour enfants…) et exister au quotidien loin des feux de la rampe médiatique, voilà matière à satisfaction.


• Quelles sont les nouveautés des programmes cette année ? 
MO :  Des séminaires de musicologie, d’histoire, d’architecture…

Marc  

26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:08

 

 

patience pierres

Les visiteurs de notre banquet connaissent déjà le professeur de philosophie Serge Provost que nous avons sollicité sur le blog de Laurence Hansen-Love en publiant avec leur aimable autorisation « Pourquoi obéissons-nous? ». 

Cette fois-ci, nous n’avons pas pu résister à la douce saveur de la patience outre-Atlantique. Nous aimerions la partager avec vous en espérant pouvoir vous présenter encore d’autres textes aux saveurs piquantes, sucrées salées, amères et... inattendues - grâce à la générosité, savoir, expérience et talents pédagogiques de professeur Provost. Alors, un peu de patience...

 


Éthique de la patience dans un monde pressé

patience sable

«We want the world and want it now il now !»

Jim Morrison. The Doors.

«Jusqu'à quand les forces de l'argent abuseront-elles de notre patience ?»

Les citoyens du 44 avec Arnaud Montebourg.

 

 Pauvre Jim, son impatiente impétuosité, si générationnelle, l’aura tué. Et que dire de celle, plus sanitaire, plus léchée d’Arnaud Montebourg, the surprise à 17%, l’autoproclamé «Jeune lion», «Monsieur antimondialisation en personne», qui dit, à lui seul, avoir subito presto «sorti le PS du formol» et que soutenait, quel hasard, Michel Onfray, le politique du rebelle ?

Osons une question simple : le sex-symbol des seventies et le fébrile impétrant virtuel ignoraient-ils, comme des milliards de nos contemporains hyper pressés, la vertu de patience ?


Tentative de définition

La patience serait la soeur cadette de la vertu de persévérance dont nous reparlerons, un autre jour. Elle permet de supporter dans le calme de l'esprit et du corps les désagréments et les malheurs de la vie. Elle accepte sereinement ce qui ne peut, dans l'immédiat, être changé. Les vibrionnants la confondent à tort avec la résignation et la passivité.

patience chatQualité discrète et humble, parfois même héroïque (voir le film tire-larmes Hatchi de Lasse Hallström, 2010), on la dit souvent plus efficace que la force. « Patience et longueur de temps font plus que force et que rage », dit une dosette de moraline signée Jean de La Fontaine. Non seulement supporte-t-elle les résistances dans un esprit paisible, mieux: elle affermit, de surcroît, le caractère de qui la pratique.

Active à sa manière, elle obtient le résultat désiré et parvient à ses fins en «donnant du temps au temps», disait un célèbre président français, en faisant confiance à la durée. C’est bien connu : «La patience énerve les impatients.» Ces derniers ignorent son antidote : «Tout vient à point à qui sait attendre.»


Une vertu démodée ?

Plus facile à dire qu’à faire dans un monde où règne la logique acquisitive de la société consumériste — «Toujours plus et plus vite» — où ses quidams, ses serials buyers, ses fashionistas dégainent leur carte de crédit plus vite que leur ombre et leur capacité de rembourser. Incapables de prendre leur mal d’acheter en patience, ils faillissent moralement, puis font financièrement faillite. Ont-ils seulement entendu parler de «simplicité volontaire», cette forme de sobriété patiente face aux irrassasiables désirs de possession des «choses» (Georges Perec) ?

patience méditationEn quête frénétique de leur satisfaction personnelle et immédiate, envers et contre tous, l'égocentrique et l'impulsif l'ignorent ou ne peuvent, à l’évidence, la pratiquer. Phénomène prévisible, ceux qui en sont dépourvus deviennent irritables et irritants, en pure perte d'ailleurs, pour eux-mêmes d’abord, et pour les autres – ce qui est pire. Leur compulsion dangereuse les fait agir avec précipitation, leur fait manquer de prudence et, comble de l'absurde, ne modifie en rien le cours des choses, risquant même de l'aggraver. « Perdre patience », c'est se perdre. Patienter, c'est gagner en se dominant.

La patience, vertu démodée, voire obsolète ? Car trop «inactuelle», dirait Nietzsche ?

Serge Provost, professeur de philosophie        


  Ewa  

Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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