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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:08

          

 



   

Selon le rapport 2012 de l’ILGA sur l’homophobie d’État, "78 pays sur 193 ont encore des lois qui criminalisent les relations entre adultes consentants de même sexe. Les condamnations vont des coups de fouet (Iran) ou de deux mois de prison (Algérie) à la réclusion à perpétuité (Bangladesh) ou même à la peine de mort (Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen)". 

 Mais cela étant dit, faire un rapprochement entre le degré de l‘homophobie, de l’intolérance, de la cruauté «virile» de la loi et l’islam, signifierait faire preuve de l’islamophobie dangereusement déraisonnable. Il serait préjudiciable de commettre un amalgame si fâcheux qui, à mon avis, aurait mérité une petite fatwa, car bien évidement, comme tout le monde sait, l’islam est une religion de paix, de tolérance et surtout d’amour.

Cependant, si vous êtes homosexuel, ne partez peut-être pas tout de suite en amoureux, le jour de la Saint-Valentin, dans certains pays. Savoir « Ce que risquent les homosexuels dans le monde » pourrait vous être utile. Une petite chronique de Camille publiée sur le site de L’Express le 2 février 2013 permet d'y voir un peu plus clair, mais ne dissuadera certainement pas les plus courageux. 

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homophobie 1Le 7 janvier dernier, la cour d'appel de Yaoundé, au Cameroun, a acquitté Franky et Jonas, condamnés en première instance à cinq ans d'emprisonnement parce qu'ils sont homosexuels. Maigre victoire: les deux hommes auront passé deux ans et demi derrière les barreaux, dans des conditions de détention terribles. "Dès à présent, la communauté internationale doit les aider en leur délivrant des visas pour qu'ils s'installent à l'étranger", implore leur avocate. Franky et Jonas envisagent de fuir leur pays, où les gays ne peuvent vivre au grand jour sans s'exposer à des exactions. Ni sans contrevenir à la loi: le Code pénal camerounais punit toujours "d'un emprisonnement de six mois à cinq ans et d'une amende de 20 000 à 200 000 francs CFA (30 à 300 euros) toute personne qui "a des rapports sexuels avec une personne de son sexe". "L'homosexualité est une infamie et mérite d'être condamnée", résume Victor Tonyé Bakot, archevêque de Yaoundé.

 

En Ouganda, toute pratique sexuelle non reproductive, et donc "contre nature", est un délit. En 2009 puis en 2012, le gouvernement a mis en chantier un projet de loi qui promet la peine de mort aux "homosexuels récidivistes". Faut-il croire ce ressortissant ougandais qui n'y voit qu'une "diversion politicienne à usage interne", sans conséquence réelle et destinée à attirer les voix d'un électorat homophobe? La pression des pays occidentaux qui aident financièrement Kampala em-pêchera-t-elle que le projet devienne réalité légale ? 

Quid de la Russie, cette "grande démocratie" chère à quelque acteur hexagonal en mal d'affection? La mairie de Moscou y a proscrit les Gay Pride, les "marches des fiertés homosexuelles", pour les cent prochaines années. Les militants qui se risquent à braver l'interdit sont soit virilement interpellés par la police soit molestés par des groupes orthodoxes répondant à l'appel de dignitaires religieux qualifiant les "sexualités alternatives" de pratiques "sataniques détruisant l'être humain et le condamnant à une mort spirituelle". Entendrait-on, en France, un hiérarque religieux ou un élu du peuple confondre une loi sur le mariage d'un homme avec un homme, d'une femme avec une femme, avec une légalisation de la pédophilie ou de la zoophilie?


La liste est longue: l'Egypte emprisonne ses homosexuels; en Iran, il n'y a, d'après le président Ahmadinejad, "aucun homosexuel"... mais ils y risquent la peine de mort si l'acte est commis "par consentement mutuel"; le Guyana condamne les homosexuels à la prison à perpétuité. Et tant d'autres pays, l'Arabie saoudite, le Yémen, le Soudan, le Nigeria... où aimer quelqu'un du même sexe est un risque de mort. 

 

Les-lesbiennes-subissent-lahomophobie -double-peine-ce-sont 

 

                           homophobie coeur                       

          

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Sur le même sujet : Femen, cathos et mariage gay

 

9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 08:37

 

 

zoo barreaux oiseauDans notre dernier billet, Pascal Picq, paléoanthropologue, invité à Montréal, a narré l’histoire de l’homme qui n’était pas le seul animal à penser, mais il était le seul à penser qu’il n’était pas un animal.

Dans celui-ci, Serge Provost, professeur de philosophie, né à Montréal, partage avec nous quelques réflexions sur certains aspects du sort que l’homme a réservé à l’animal : la privation de liberté, l’enfermement dans les zoos. Comment leur restituer au moins une partie d’espace de vie dont nous les avons dépossédés, pour qu’ils puissent vivre libres, à leur façon, loin de nos regards?

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   Les zoos

montreal-jardin-botanique-etang-gim.jpgLe Biodome de Montréal est, sans conteste, une fabuleuse réussite en matière d’hébergement animalier. Outre sa beauté et sa luxuriance, c’est aussi un lieu de formation et de savoir pour les 7 à 117 ans. On peut y découvrir mille et une splendeurs fauniques et végétales, sentir s’allumer en soi, pour la première fois, l’étincelle d’un amour durable des bêtes, et, pourquoi pas, une vocation.

Quiconque ira, un jour, visiter ce haut lieu de ma chère ville natale, situé dans le quartier de mon enfance, à dix minutes à pied du merveilleux Jardin botanique de Montréal (autre petite merveille du monde où j’ai passé tous mes étés de grandes vacances scolaires dans la compagnie rieuse, complice, joyeuse et solaire de mon ami/frère de toujours, Réjean) ne pourra qu’être frappé par la somptuosité, l’originalité et le souci éthique d’exposition respectueuse de la faune.

Mais cet incontestable succès ne doit jamais nous faire oublier la condition pitoyable des animaux, qui, de par le monde, vivent dans des zoos, détenus et condamnés à perpétuité à vivre et mourir dans des cages de verre ou de fer.

 

                       

biodôme zoo -lynx-canadensis-clafond-bio-« Je me souviens affreusement d'une tigresse qui avait un tigrillon nouveau-né. Dans sa cage rectangulaire, rien ne la protégeait contre l'offense des regards. Point d'ombre, point de niche, point de paille, point de retrait pour allaiter et chérir. De droite à gauche, de gauche à droite, sans repos, elle portait entre ses mâchoires son petit, aveugle encore, qui a fini par en mourir. [...] Du moins en ce qui concerne les fauves et les autres hôtes des grands espaces, oiseaux compris, je me repose sur une certitude funèbre : nous n'avons su que les désespérer ».

Colette, En pays connu       

L’extrait emprunté à l’écrivaine Colette, grande amoureuse des animaux — au point de poser sa candidature à la direction du Jardin d’Acclimatation —, démontre que les zoos ne sont pas des paradis animaliers, ni des condos de luxe pour bêtes oisives, mais des milieux carcéraux à haute sécurité. Notre espèce, dite homo sapiens (sage) jouit d’un apanage accablant : elle est la seule à pratiquer l’enfermement de toutes les autres. 

biodôme manchotsDans tous les pays riches, mais pas seulement, pour passer une belle journée en famille, les parents y amènent leurs enfants, payent comme il se doit un ticket d’admission pour y voir des animaux incarcérés, jadis sauvages (rappel : il y a, de nos jours, deux fois plus de tigres en captivité aux États-Unis que dans la nature du monde entier.) [1] Or, si l'on en juge par la gamme des comportements pathologiques observés chez les animaux élevés dans ces zoos — des lieux anxiogènes, hors du commun pour n’importe quelle espèce — ils montrent les troubles du comportement asilaire plutôt qu'un aperçu de la vie des animaux sauvages. Ils y développent une variété de maladies mentales et autres psychopathies, de sévères à très graves, que l’on n'observe jamais lorsqu'ils vivent en liberté.

 

Petite-Buse-immature-en-vol-par-Manjith-Kainickara-wikimediE. Sanna [2] a brossé le sombre tableau de la situation des gorilles qui mangent leurs excréments, des lions qui urinent en direction des visiteurs, des lionnes qui dévorent leurs petits, des singes qui crachent sur les passants, d'ours qui quêtent comme des clochards — sans parler de l'automutilation, des tics de balancement, l'hypersexualité ou la perte totale d'appétit sexuel, l'abandon des petits, les comportements d'agressivité maniaque. Plusieurs bêtes, sous l’effet conjugué des psychotropes et de la sédentarité forcée, deviennent littéralement catatoniques. Des études ont d’ailleurs démontré que le cerveau de l'animal gardé longtemps en captivité est plus petit [3]. Ses pulsions et instincts fondamentaux sont altérés. De même, ses facultés sensorielles diminuent de façon sensible.

 

biodôme tamarinD’aucuns diront : « Mais construisons donc de nouveaux zoos mieux adaptés ! » Quels que soient la taille, le niveau de salubrité, la quantité et la qualité de la nourriture et des soins offerts aux bêtes, n’est-ce pas l’idée même d’enfermement — le « concept », diraient les philosophes — qu’il nous faut interroger ? « Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires… », écrit Boris Cyrulnik.

     

[1] Vilmer, Éthique animale, op.cité, p 248. 

[2] Cet animal est fou, Fayard, Paris, 1976.    

[3] Cité dans Un vétérinaire en colère de Charles Danten, VLB éditeur, 1999.

 

Serge Provost, professeur de philosophie       

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"Le Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns

I.Introduction et marche royale du lion (0:00)  - II. Poules et coqs (1:58)  - III. Hémiones (chevaux) (2:42)  - IV. Tortues (3:22)  - V. L'éléphant (5:24)  - VI. Kangourous (6:55)  - VII. Aquarium (07:51)  -  VIII. Personnages à longues oreilles (âne) (9:58)  - IX. Le Coucou (10:35)  - X. Volière (12:40)  - XI. Pianistes (13:52)  - XII. Fossiles (15:15)  - XIII. Le cygne (16:41)  - XIV. Finale (19:40)


6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:32

 

 

montréal biodôme 1La conférence de Pascal Picq sur le thème : « Voir autrement l’humain «  est une invitation au voyage dans le temps et dans l’espace, conférence passionnante et vivante, claire et érudite, destinée à un large public. Paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France l’a tenue il y plus d’un an, en novembre 2011, dans un lieu futuro-paradisiaque créé par l‘homme en hommage à d‘autres espèces, le Biodôme de Montréal.

J’ai choisi de façon très subjective quelques phrases truculentes, savoureuses et pertinentes de ce scientifique sérieux qui ne se prend pas au sérieux, de cet intellectuel « habité » par la joie et le plaisir de transmettre le savoir, qui semblent particulièrement contagieux. Il démolit au passage quelques petites idées reçues qui traînent par-ci, par-là, en « s’énervant » exactement comme j’aime. Une excellente écoute!

 

 

 

  • (0:01:08) Qu’est-ce qu’il reste de l’humain? C’est cette caractéristique tout à fait particulière de se demander : qu’est-ce que l’humain?

 

  • (0:07:26) Dans la première vision du monde on dira : « L’homme est à Dieu ce que le singe est au diable ». C’est Martin Luther. Les singes ne se sont pas remis. Dans la vision que vous avez connue et que moi, j’ai apprise aussi, on dira : L’homme descend du singe, mais cachez-moi ce singe que je ne saurais voir. […] Et il y la troisième vision où on dira non : toutes les espèces qui nous entourent sont tout aussi évoluées que nous, elles ont toutes la même histoire : microorganismes, plantes, hommes ou chimpanzés, tous, nous avons une histoire qui remonte à quatre milliards d’années. Ça, c’est Darwin qui l’a vu en premier, une fois de plus. […] L’homme et le singe ont un dernier ancêtre commun. 
  • (0:17:55) L’homme fait partie de l'ordre des primates, et plus particulièrement d’une grosse partie des primates qu’on appelle les singes. L’homme ne descend pas du singe, nous sommes des singes.

 

 évolution darwin

 

  • (0:11:13) Les sciences se sont développées contre la religion - il faut arrêter avec ce genre de bêtises. […] L’idée des gens comme Newton c'était que le rôle des sciences était de décrire le génie du Créateur. […] Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles entre la religion et la science jusqu’à « L’Origine des espèces » de Charles Darwin. Il a écrit en 1844 à son ami John Hooker :« Je me fais l’effet d’avouer un meurtre ». Quel est ce meurtre? C’est le meurtre de la métaphysique occidentale. Parce que Darwin comprend que tout ce que nous sommes, même nos capacités mentales, est issu d’une histoire naturelle qu’on appellera l'évolution. Darwin est le plus grand accident de la pensée occidentale toujours pas digéré alors actuel.

 

  • (0:26:53) Le couillon qui, il y a six millions d’années, se retrouve - la forêt dans le dos, la savane devant lui et qui se dit, si je me redresse, j’aurai l’air d’un homme. Un coup de reins audacieux qui va amener la domination de l’homme. Et pourquoi vous le gobez, ça? Parce que ce sont nos mythes. C’est l'échelle naturelle des espèces que vous voyez dans tous les schémas. […] J’ai mis dix ans à sortir ça des programmes scolaires. L’humain c’est ça, c’est cette nécessité de se raccrocher toujours à l’ensemble des croyances communes, même si elles ne sont pas fondées scientifiquement, quoique la science ne fonctionne pas sur les croyances. Au passage, l’évolution de l’homme c’est l’affaire des mecs. C’est une idéologie aussi, c’est une vision qui nous vient de la mythologie. Il n’y a presque jamais de la représentation de l’évolution de la femme. C’est aussi la représentation de la domination de l’homme sur la nature. Même les sciences ont participé à cela.


 évolution femme homme

 

  • (0:29:08) La sélection naturelle, ce n’a jamais été la loi du plus fort, ça n’a jamais été : je suis un mâle costaud, je casse la gueule à l’autre mâle et je prends ses femelles. Il n’y a que des mecs pour croire à cela. La sélection naturelle a dit simplement une chose, que certains individus laissent une plus grande descendance que d'autres. […] La sélection naturelle n’est pas une loi, il n‘y a pas de lois dans l‘évolution.[…] Si l’environnement va bien, tout le monde va bien. S’il y a de plus en plus de fruits, toutes les espèces de singes vont se reproduire, donc on va bouffer de plus en plus de fruits, et au bout d’un moment les arbres ne peuvent plus et votre succès va entraîner une crise, c'est ce qu’on appelle le rouleau d’étranglement. […] Pendant un siècle l’Occident a connu un développement extraordinaire sans connaître de rivalité, donc ç’a très bien marché pour nous. Sauf qu’aujourd’hui, comme en France : « Oh! C’est à cause de la mondialisation. » Tant qu’on exportait chez les Chinois, c’était bien, maintenant quand ils nous envoient chez nous, c’est pas bien. […] C’est quand il y a la restriction des ressources qu’il y a la sélection.


  • (0:34:50) A quoi ça sert la biodiversité? La diversité et tous nos caractères, et c’est ça ce qui aévolution milo manara compris de manière géniale Darwin, toutes nos différences entre nous sont une potentialité d’adaptation pour le devenir de notre espèce. Darwin nous dit que nos différences sont une richesse. C’est fabuleux! Ça n’a jamais été dit.

 

  • (0:38:00) La sélection sexuelle, alors là aussi, bonjour le délire! Boris Cyrulnik m’a dit un jour : viens dans les colloques de sexologie, ils sont fous. Je confirme. Vous avez un problème de sexualité, si vous consultez un sexologue, surtout psychanalyste et surtout lacanien, c’est réglé, vous ne faites plus jamais l’amour.

 

  • (0:57:08) Les chimpanzés, nos plus proches parents- 99% ADN identique pour 25.000 gènes, - même systèmes sociaux, - fusion/fission, - exogamie des femelles, - frugivores/omnivores, - souplesse  écologique, - aptitudes à la bipédie, - outils et cultures - éducation, - chasse et partage, - politique et mensonge, - copulation face à face, - empathie, sympathie, « morale », - communication symbolique, - rires et pleure / mort…

 

  • (1:08:45) Peut-être ce qui fait l’humain, c’est cette nécessité de créer des mondes symboliques, esthétiques, des mondes de narration, de représentation, des mondes dans lesquels on modifie notre corps. Nous sommes une espèce qui transforme le monde, à la fois par ses techniques et ses représentations. Et ça, pour l’instant, on n’a pas chez les autres espèces. […] L’homme, comme disait l’éthologue von Uexküll, est fabricant des mondes. […]

 

  • (1:11:10) Tous les hommes et toutes les femmes d’aujourd’hui sur cette terre viennent d’Afrique, depuis 60 mille ans au moins.  […]  Si nous avions fait cette conférence il y a 40 mille ans, il y aurait eu dans cette salle des hommes et des femmes de Neandertal, de Solo, de Florès et nous, les Homo sapiens. Il y avait quatre ou cinq espèces d’hommes. On ne pouvait pas se reproduire avec eux. […] Ils sont tous aussi humains. Donc, on a une seule humanité composée de plusieurs espèces humaines biologiques. Aujourd’hui, il y a une seule espèce d’homme sur cette terre. Une fois que vous avez dit ça, tous les racismes, toutes les exclusions, n’ont plus aucun sens.

 

  • évolution Foutre la merde(1:17:15) C’est ça, l’homme, c’est cette capacité d’affronter l’inconnu absolu en raison des croyances, des convictions et des valeurs communes. Nous avons réalisé ce que aucune espèce n’a jamais réalisé : vivre dans tous les écosystèmes de la terre. C’est un immense succès d’Homo sapiens. Mais notre succès s’est payé par l’extinction de toutes les espèces les plus proches de nous en termes de parenté et de complexité. Hier - les autres hommes, récemment - les grands mammifères, et aujourd’hui - c’est l’extinction des grands singes… […] Nous sommes sept milliards d’hommes, mais avec de moins en moins de diversité culturelle et naturelle. Ça va être un sacré enjeu d’avenir. […] Darwin a déjà dit en 1847 dans ses carnets de voyage : « Partout où l’homme blanc est arrivé, c’est l’élimination des espèces sauvages et des autres cultures. «  Et Claude Lévi-Strauss : « Aussi la seule chance offerte à l’humanité serait de reconnaître que devenue sa propre victime, cette condition la met sur un pied d’égalité avec toutes les autres formes de vie qu’elle s’est employée et continue de s’employer à détruire. » Voilà ce qui nous dit l’évolution, ce n’est pas que du passé, elle nous dit comment bouge le monde. Ce qui fait l’humain ce sont nos systèmes de représentations qui ont donné les plus belles créations artistiques, esthétiques, culturelles, poétiques, musicales, c’est indéniable. Mais ces représentations du monde peuvent aussi être nos pires ennemis, car ils nous amènent à ne pas percevoir que la nature est toujours là, et qu’on en fait toujours partie.

 

evolution arbreevolution piège

 

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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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