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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 18:05

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

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21/ L’ATELIER DE LA LEGENDE - 20.08.2012

Simone de Beauvoir et le couple engagé

La construction et la déconstruction de la légende du couple Beauvoir/Sartre politiquement engagé : anti-fascistes, sympathisants des causes de gauche, résistants

 

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La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~)  

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).

 

SYNOPSIS


1/. DE FAUX ANTI-FASCISTES

a) Après la légende du couple alternatif, libertaire, post-chrétien, solaire

b) Légende du couple politiquement engagé :  · Dans la résistance - mais sans preuves...  · Sympathisant des causes de gauche, mais n’allant pas voter  · Restant sur le trottoir lors des manifestations de 36  · Antifasciste, mais défenseur de sa formule de gauche


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c) La cérémonie des adieux :  · Sartre : « J’avais horreur des fascistes. Je me rappelle, à Sienne, avoir vu des fascistes en marche, un groupe de fascistes avec un chef à leur tête, un gros bonhomme boursouflé, avec une chemise noire, et il m’avait fait horreur » (482).  · Sienne, c’est l’été 1933.  · Pas d’année 1933 dans la correspondance...

d) Dans La force de l’âge : « Cette année-là, Mussolini avait organisé à Rome une ‘exposition fasciste ‘ et, pour y attirer les touristes étrangers, les chemins de fer italiens leur consentaient une réduction de 70 %. Nous en profitâmes sans scrupules. (....) Pour faire valider nos billets à prix réduits, il nous fallut nous présenter à l’exposition fasciste. Nous jetâmes un coup d’oeil sur les vitrines où étaient exposés les revolvers et les matraques des ‘martyrs fascistes’ » (160-161).

e) A Gerassi, en décembre 1970,  · Alors que son père, un ami du couple, combattait les fascistes en Espagne : « Vous êtes partis avec le Castor visiter l’Italie fasciste, et de là vous avez écrit, non pas sur Mussolini mais sur la mortadelle succulente que vous mangiez » (Gerassi, 87).  · Sartre répond, sans démentir : « Eh ben, heureusement que la plupart des journalistes qui font les interviews ne sont pas si rentre-dedans - à moins qu’ils ne s’informent pas ».


2/. UNE FAUSSE EVASION

a) La cérémonie des adieux :  · « J’étais dans un stalag où les journées filaient semblables les unes aux autres. Puis, je me suis évadé et je suis revenu en France » (512).  · Beauvoir, dans La force de l’âge :  · Sartre arrive à Paris et la retrouve : « Il me raconta d’abord son évasion » (492). Comme Sartre parle beaucoup, et Beauvoir également, il leur arrive parfois de dire la vérité en oubliant le mensonge qu’ils ont propagé dans leurs livres.

b) Mais dans un entretien avec Gerassi en mars 1971, Sartre dit :  · « J’ai été transféré à Paris après avoir été libéré (sic) du stalag » (Entretiens avec Sartre, Gerassi, 134).  · Quand on a pris la peine de s’évader, comment pourrait-on avoir été libéré ?

c) Sartre à Gerassi de cette supposée évasion : « Ma sortie, ça a été un coup de bol. J’ai vu une brèche et je me suis mis à marcher. Puis je suis allé au centre militaire et je me suis fait démobiliser » (Gerassi, 193)...

d) Gilbert Joseph : Sartre a refusé deux fois de s’évader :  · Une fois avec Georges Gillot qui y parvint  · Une autre avec Henri Longepierre et Crouvizier (Sartre ayant refusé au premier)

e) Sartre passe devant une commission où siège un représentant de la Gestapo :  · Impossible de simuler une maladie

f) Libéré pour Bariona :  · Thèse de Gilbert Joseph dans Une si douce occupation :  · Une pièce avec mise en scène antisémite ayant plu aux soldats du Reich :  · « Tous les camarades de Sartre furent convaincus qu’il recevait la récompense de Bariona » (Joseph, 101).

g) Libéré sur intervention de Drieu La Rochelle :  · Thèse de Gilles & Robert Ragache, La vie quotidienne des écrivains et des artistes sous l’occupation : « A l’automne 40, Drieu avait noté dans son carnet une liste d’écrivains prisonniers – où figurait Sartre- suivie de la mention : « Demander la libération des auteurs – contrepartie de mon action N.R.F. » (76).


3/. DE FAUX RESISTANTS

a) Libéré, Sartre redevient professeur au Lycée Pasteur  · Beauvoir enseigne au Lycée Molière

b) Selon Beauvoir, avec Desanti, envisagent des attentats individuels  ·  Dont un contre Marcel Déat  · Mais personne ne sait fabriquer de bombes ou lancer de grenades...

c) Beauvoir fait d’un bavardage entre copains un « groupe de résistants » dont l’activité est « le recrutement » (La force de l’âge, 495).  · « Notre principale activité, outre le recrutement, consisterait (sic) pour l’instant à recueillir des renseignements et à les diffuser par un bulletin et des tracts ». (Id.).  · Sartre « s’aboucha » ( ! ) avec un professeur d’anglais de droite qui faisait du renseignement pour l’Angleterre.  · Sans suite...

d) Beauvoir rapporte également que Sartre « rencontra plusieurs fois Cavaillès qui avait fondé à Clermont le mouvement « Deuxième Colonne » et qui faisait la navette entre l’Auvergne et Paris » (ibid. 496).

e) Qui est Jean Cavaillès ?  · Normalien, agrégé de philosophie,  · Logicien, docteur,  · Mobilisé en 1939, arrêté, fait prisonnier, s’est évadé.  · Co-fondateur, avec Lucie Aubrac et Emmanuel d’Astier de la Vigerie du Mouvement Libération Sud et fondateur du journal clandestin Libération.  · Rencontre plusieurs fois de Gaulle à Londres.  · Arrêté par la gestapo, torturé, fusillé le 17 février 1944.

f) Si Beauvoir & Sartre avaient dû entrer réellement dans un réseau de Résistance, on imagine mal qu’ils passent à côté des opportunités offertes par les rencontres avec Cavaillès...

g) Dans La force de l’âge (496) :  · Bost, amant de Beauvoir, transportait une machine à ronéotyper dans les rues  · Selon Gilbert Joseph, c’est impossible :  · Paulhan et l’écrivain Jean Blanzat durent démonter celle du réseau du Musée de l’Homme pour la démonter et la jeter dans la Seine.

h) Beauvoir écrit qu’il fallait aussi préparer intellectuellement l’avenir, l’après-guerre :  « L’essentiel de notre programme tenait en deux mots – dont la conciliation pose de vastes problèmes- qui servirent à baptiser notre mouvement : « Socialisme et Liberté » (496).  · Sartre prétend avoir trouvé ce nom et être devenu socialiste à cette époque (La cérémonie des adieux, 494).  · Ce groupe est constitué de ceux qui font la famille libidinale de Sartre :  · Beauvoir, Bost, les deux soeurs Kosakiewicz, Jean Pouillon  · Et de quelques normaliens,  · Soit, dit son hagiographe Annie Cohen Solal, une cinquantaine de personnes.

i) Dans Les écrits de Sartre, Contat & Ribalka écrivent :  · « Sartre a écrit deux ou (sic) trois textes dans le bulletin clandestin du groupe « Socialisme et Liberté » en 1941. Ce bulletin, qui n’eut que quelques (sic) numéros, semble bien (sic) être définitivement perdu. Le Catalogue des périodiques clandestins diffusés en France de 1939 à 1945 publié par la Bibliothèque nationale n’en fait aucune mention (sic) » (81).  · Etonnant qu’il ne reste aucune trace concrète, aucune archive tangible de l’activité de tant de personnes ayant rédigé et distribué tant de tracts !

j) La cérémonie des adieux, Sartre affirme qu’il a rédigé une Constitution destinée à remettre sur pied à gauche la France de l’après-guerre...  · « On » (495) lui avait demandé d’écrire ce texte  · Mais ni Beauvoir ni Sartre ne se souviennent qui se cache derrière ce « on »...  · Sartre à qui Beauvoir pose la question :  · « Qui vous avait demandé de faire cette Constitution ? »  · Répond : « Je ne me rappelle plus. C’est quand de Gaulle était à Alger je crois » (La cérémonie des adieux, 495).  · Autrement dit, à la mi-43...  · Pas de copie de ce document !  · Alors que Bariona, pièce écrite en captivité au stalag, nous est parvenue,  · Sartre affirme pourtant qu’un exemplaire a été envoyé à de Gaulle,  · Qu’un autre a été perdu, mais retrouvé par Jean Kanapa, un ancien élève de Sartre...  · Sartre se souvient juste qu’il y avait dans ce texte un grand développement sur les Juifs...

j’) Le général de Gaulle ne manquait pas de respect pour le philosophe  · Sartre a passé sa vie à le traiter de « fasciste », de « maquereau réac » (Entretiens avec Gerassi, 13), de « merde », (51), de « crétin pompeux » (147), de « monstre » (195), de « foutu salaud » (349), d’« homme de Neandertal » (393), de «porc » (393), · De Gaulle aurait volontiers dit avoir reçu en 1943 des mains celui qu’il appelait « Mon Cher Maître » un projet de Constitution signé de son nom...

k) Beauvoir : a sillonné la France pour solliciter Gide, Malraux  · Danièle Sallenave écrit dans Castor de guerre :  · A cette époque, Beauvoir a dû composer avec la mort lors… d’un « accident de bicyclette en zone sud où elle l’a « frôlée » » (284)  · Le texte de Beauvoir dit « touchée » (511).  · Rôle du vin blanc dans cette sortie de route...

l) En 1943 : Sartre siège au Comité national des Ecrivains  · Avait été refusé en 1941 par les résistants  · Sartre est devenu « résistant » aux mêmes dates que le PCF – après le Pacte...

m) Gilbert Joseph a rencontré Henri Noguères,  · Auteur d’une Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945 (10 vol.)  · Demande pourquoi Sartre & Beauvoir n’y sont pas :  · « Parce que Sartre n’a jamais été un résistant ».  · Gilbert Joseph demande alors à Noguères de chercher tout de même  · Réponse de Henri Noguères :  · « Je maintiens qu’en une vingtaine d’années consacrées à la recherche et à des travaux sur l’histoire de la Résistance en France, je n’ai jamais rencontré Sartre ou Beauvoir » (366).


conf 2012 beauvoir et sartre-cause-du-peuple


4/. DE VRAIS « COLLABORATEURS »

1). Pas de trace de résistance

a) Aucune trace de tracts, de journaux, de Constitution  · Aucune mention dans les biographies de Cavaillès ou de Gaulle  · La version de Sartre & Beauvoir résistants n’a qu’une seule source : Beauvoir...

b) En revanche, il existe des traces pour le contraire d’un passé résistant :

c) Qu’est-ce qu’un collaborateur ?  · Quelqu’un qui contribue à la politique de l’occupant nazi...  · Intelligence avec l’ennemi...  · Sartre : « Oubliez le discours, regardez les faits, vous savez, comme on dit, ce sont les actes qui comptent » (Gerassi, 51).

2). L’exode

a) L’exode selon Beauvoir : · « C’était composé comme un tableau, on aurait dit des tableaux de Brueghel, c’était émouvant au possible justement, parce que ce n’était pas misérable mais très beau » (303).

b) En remontant vers Paris, Beauvoir monte dans un camion Allemand

c) Parlant des camionneurs de l’armée d’occupation, elle écrit (en 1960) : « Ils étaient vraiment gentils, ils ne semblaient pas exécuter des consignes mais avoir spontanément envie de rendre service » (La force de l’âge, 463)

3). Le formulaire

a) Signe le formulaire attestant qu’ils ne sont ni juifs ni francs-maçons :  · « Je trouvais répugnant de signer, mais personne ne s’y refusait : pour la plupart de mes collègues comme pour moi il n’y avait aucun moyen de faire autrement » (La force de l’âge, 478).  · Silence de Sartre est nommé à Condorcet en 1941sur le poste d’un professeur  juif interdit d’enseignement par les lois de Vichy.

b) Théorie existentialiste :  · L’existentialisme est un humanisme :  · « Notre responsabilité est beaucoup plus grande que nous ne pourrions le supposer, car elle engage l’humanité entière » (26).

c) Exemples :  1. Adhérer à un syndicat chrétien plutôt que communiste  · C’est vouloir la résignation pour toute l’humanité et non la libération  2. Alors : signer un formulaire  · Ce serait engager l’humanité entière dans la voie de l’antisémitisme ?

d) Ceux qui prétendent n’avoir pas le choix :  · Des « lâches » ou des « salauds ».

4). Ecrire dans Comoedia

a) Sartre : 21 juin 1941

b) Contat & Ribalka, Les écrits de Sartre :  · Citent Beauvoir : « il avait accepté de tenir la chronique littéraire. Sa participation en resta là (sic) car « la première règle sur laquelle s’accordèrent les intellectuels résistants, c’est qu’ils ne devaient pas écrire dans les journaux de la zone occupée » (La force de l’âge, p.498) ».

c) Or dans le même livre de Contat & Ribalka :  · Signalent une autre participation au 5 février 1944  · Hommage à Jean Giraudoux à la faveur de sa disparition.

d) Qui était Jean Giraudoux ?  · Un homme qui vitupère contre les émigrés en général et les Juifs en particulier : « Je ne parle pas de ce qu’ils prennent à notre pays, mais en tout cas, ils n’y ajoutent rien. Ils l’embellissent rarement par leur apparence personnelle. Nous les trouvons grouillants sur chacun de nos arts ou de nos industries nouvelles ou anciennes, dans une génération spontanée qui rappelle celle des puces sur un chien à peine né... Des centaines de mille d’Askhenazis, échappant des ghettos polonais ou roumains, dont ils rejettent les règles spirituelles mais non le particularisme, entraînés depuis des siècles à travailler dans les pires conditions, qui éliminent nos compatriotes, tout en détruisant leurs usages et leurs traditions de tous les métiers du petit artisanat : confection, chaussure, fourrure, maroquinerie, et, entassés par dizaines dans des chambres, échappent à toute investigation du recensement, du fisc et du travail » (Les pleins pouvoirs).  · Le même Giraudoux défend Hitler en 1939 : « Le pays ne sera sauvé que provisoirement par ses seuls frontières armées ; il ne peut l’être définitivement que par la race française, et nous sommes pleinement d’accord avec Hitler pour proclamer qu’une politique n’atteint sa forme supérieure que si elle est raciale : car c’est aussi la pensée de Colbert et de Richelieu ».  · Giraudoux, ami de Ribbentrop, ministre des affaires étrangères du Reich,  · Patron du Commissariat Général à l’Information de Vichy  · Sartre célèbre sa mémoire dans une revue collaborationniste en mars 1944

e) Beauvoir : Sartre n’a écrit qu’une seule fois dans ce journal.  

 · Sur cette première chronique concernant Melville, elle écrit : « Il lui consacra sa première critique. Elle fut aussi la dernière (sic) car, une fois le numéro sorti, Sartre réalisa que Comeodia était moins indépendant que ne l’avait dit, et sans doute espéré, Delange » (La force de l’âge, 498) - le patron de la revue.

· La réalité :  1. d’abord, le philosophe a publié un autre texte en 1944,  2. ensuite, il donne un entretien sur sa pièce Huis Clos, (pièce présentée comme résistante parce que Sartre joue sur la confusion entre la liberté métaphysique dont il entretient et la liberté politique...),  3. enfin il participe à un jury de scénarios en 1943 pour cette revue associée à la Gaumont.  4. Le même journal fait de Sartre l’auteur de l’année 1943

f) A la Libération, le juge Zoussmann instruit le dossier Comoedia  · Il sollicite le philosophe pour connaître ses rapports avec la revue.  · Sartre écrit cette lettre qui se trouve aujourd’hui aux Archives nationales  · Gilbert Joseph la reproduit dans Une si douce occupation :  « Je lui ai demandé (à Delange) si je serais libre d’écrire ce que je penserais – même à l’occasion d’un ouvrage de Céline – et il m’assura que je serais parfaitement indépendant. Néanmoins, je décidai, après consultation de mes amis, de m’abstenir de toute collaboration (sic). Je le fis non par défiance de Comoedia, mais pour que le principe d’abstention ne souffrir aucune exception » (174) – le principe étant qu’il ne fallait pas publier dans la presse collaborationniste, Beauvoir l’ayant ainsi formulée dans La force de l’âge : « (ne) pas écrire dans les journaux de la zone occupée »   · (498)...

5). Travailler à Radio-Vichy

a) Lettre de Sartre à Beauvoir, le 8 juillet 1943 : « Delange, qui est décidément une perle, m’a dit ce matin qu’il allait vous trouver quelque chose : 12 sketches radiophoniques à raison d’un par mois à arranger pour l’année prochaine (on vous fournit l’idée, vous faites le dialogue – ça dure  dix minutes) qui vous seraient payés de 1500 à 2000 balles. Ce serait déjà fort beau. Ça vous prendrait bien quatre heures par mois. J’ai accepté pour vous d’enthousiasme » (Lettres au Castor, 312).

b) Du 17 janvier 1944 au 10 avril de la même année, Beauvoir livre douze émissions

c) Diffusion sur une chaîne qui fait également entendre :  · Une programmation intitulée La milice française vous parle  · Ou qui permet d’entendre 2 fois par jour le milicien Philippe Henriot

d) Qui est Philippe Henriot ?  · « Goebbels français »  · Fulmine contre les Juifs, les résistants, les gaullistes, les Anglais, les francsmaçons, la France Libre, Maurice Schumann, la voix de la radio de Londres.  · Ministre de la Propagande du gouvernement de Vichy quand Beauvoir parle  · Abattu par les Résistants le 28 juin 1944.  · Obsèques nationales célébrées dans la cathédrale de Paris par le cardinal Suard...

e) Rappel philosophique : L’existentialisme est un humanisme : « Je porte la responsabilité d’un choix qui, en m’engageant, engage aussi l’humanité entière (...). L’homme se trouve dans une situation organisée, où il est lui-même engagé, il engage par son choix l’humanité entière, et il ne peut pas éviter de choisir » (75)...


BIBLIOGRAPHIE

  • John Gerassi, Entretiens avec Sartre, Grasset
  • Gilbert Joseph, Une si douce occupation, Albin Michel
  • Michel Contat et Michel Rybalka, Les écrits de Sartre, Gallimard
  • Contat et Rybalka, Les écrits de Simone de Beauvoir, Gallimard
  • Gilles et Jean-Robert Ragache, La vie quotidienne des écrivains et des artistes sous l'occupation, Hachette
  • Ingrid Galster, Beauvoir dans tous ses états, Tallandier

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Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 

 



      Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

Et si vous utilisiez votre esprit critique envers tout le monde sans exception comme nous l’apprend si bien Michel Onfray… Vous pouvez donc vous abonner aux podcasts des conférences sur le site de France Culture (j’ai inséré le lien dans le titre de la conférence), les enregistrer tout à fait légalement et conserver dans vos documents dans votre ordi, transférer sur la clé USB, graver… Vous pouvez ensuite les prêter à des amis, envoyer  par courriel… Se débrouiller, s’entraider, créer des micro-résistances… Ça vous dit quelque chose? … 

Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

Ewa  - anarchiste anonyme, en association avec l’arrière-grand-père Démocrite, des pervers hérétiques freudiens et des consciences réfractaires

 

19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:12

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

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20/ QUESTIONS - REPONSES (4/4) - 17.08.2012

 

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La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~) 

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).

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1) En parlant de Camus et de l’Algérie créatrice face à l’Europe destructrice, de quelle Algérie s’agit-il : Algérie française ou Algérie algérienne? Car, en fin de compte, l’Algérie française n’est qu’une exportation du nihilisme en Afrique du Nord dans le cadre d’un régime colonial.   (13 minutes)

2) Qu’est-ce que pensait Camus de Pierre Drieu la Rochelle? Cet écrivain, malgré son parcours loin d’être impeccable, a écrit des choses assez intéressantes sur le suicide (notamment il est passé à l’acte contrairement à Breton), sur la décadence sexuelle, etc.   (8 minutes)

3) Est-ce que le gouvernement français n’a pas abandonné volontairement les harkis qui ont été ensuite massacrés en Algérie? Il n’y avait pas dans ces massacres de règlements de comptes entre les Arabes et les Kabyles, étant donné que la majorité des harkis venaient de Kabylie?   (5 minutes)

4) Qu’aurait pensé Camus aujourd’hui de la « France-Afrique « ?   (21 minutes) 

5) En parlant de la guerre d’Algérie, ne projetons-nous pas les événements de 2012 sur les événements qui se sont passés 50 ans auparavant?   (11 minutes)


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conf 2012 question-reponse-3

 

Cette vidéo nous a été envoyée par un internaute. C’est peut-être le « combat de sa vie « ? Pour cette raison, mais également pour les documents d‘archives, le témoignage bouleversant et l’esprit de révolte qu‘elle contient - j’ai décidé de la publier en complément de questions des auditeurs.  

 

 

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Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 

 


 

Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

Et si vous utilisiez votre esprit critique envers tout le monde sans exception comme nous l’apprend si bien Michel Onfray… Vous pouvez donc vous abonner aux podcasts des conférences sur le site de France Culture (j’ai inséré le lien dans le titre de la conférence), les enregistrer tout à fait légalement et conserver dans vos documents dans votre ordi, transférer sur la clé USB, graver… Vous pouvez ensuite les prêter à des amis, envoyer  par courriel… Se débrouiller, s’entraider, créer des micro-résistances… Ça vous dit quelque chose? … 

Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

Ewa  - anarchiste anonyme, en association avec l’arrière-grand-père Démocrite, des pervers hérétiques freudiens et des consciences réfractaires


16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:44

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

______________

 

19/ BEAUVOIR NECESSAIRE ET CONTINGENTE - 16.08.2012

Simone de Beauvoir et le couple libertaire

La construction et la déconstruction de la légende du couple Beauvoir/Sartre - alternatif, libertaire, post-chrétien - et de ses amours nécessaires et contingents

 

_________________________

 

La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~) 

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).


SYNOPSIS

 

1/. UNE VIE PLUS QUE RACONTEE

a) Oeuvre autobiographique  · Romans, essais, philo, mémoires  · Sa vie fut un objet d’exposition permanent

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b) Romans autobiographiques :  · Quand prime le spirituel (1979) :  - Révolte d’une jeune fille contre le spiritualisme, terreau idéologique de son éducation  · L’invitée (1943) :  - Son triolisme sexuel  · Une mort très douce (1964) :  - Mort de sa mère  · Les mandarins (Goncourt 1954) :  - Sa vie germanopratine  · La femme rompue (1968) :  - Réflexions sur le vieillissement d’un couple d’intellectuels

c) Invention de l’autofiction ?  · Tous les proches en font les frais :  · Olga Kosakievicz, Nelson Algren, Camus...

d) Essais autobiographiques :  · Défense de l’existentialisme attaqué dans :  - Pyrrhus et Cinéas (1944)  - Pour une morale de l’ambiguïté (1947)  - L’existentialisme et la sagesse des nations (1948)  · Qu’est-ce qu’être une femme ?  - Le deuxième sexe (1949)  · Qu’est-ce qu’être vieux et vieillir ?  - La vieillesse (1970)

e) Les Mémoires :  · De son enfance à sa jeunesse jusqu’à la mort de Zaza :  · Mémoires dune jeune fille rangée (1958)  · Dans La force de l’âge (1960) – dédiée à Sartre :  · Naissance d’une vocation d’écrivain  · Modalités de l’incarnation de cette vocation  · De 1929 (rencontre avec Sartre) à la Libération  · La force des choses (1963) :  · D’août 1944 à l’automne 1962  · Moment du triomphe sartrien  · Tout compte fait (1972) :  · De 1962 à 1972  · La cérémonie des adieux (1981) :  · Déchéance physique et intellectuelle  · Eloignement de Sartre au profit de Benny Lévy

 

 

2/. DES CORRESPONDANCES ALLEGEES

a) Après la mort de Sartre, Beauvoir édite leur correspondance :  · Lettres au Castor et à quelques autres  · 1er volume de 1926 à 1939  · 2ème de 1940 à 1963  · 40 années de jour le jour  · La préface omet de dire que cette correspondance est caviardée d’un 1/3  · Beauvoir qui a exposé la vie des tiers depuis des années écrit : « Pour ne pas gêner certains tiers – ou leurs proches - j’ai supprimé des passages, changé des noms. J’ai décidé moi-même de presque (sic) toutes ces altérations (sic) » (7).  · A la mort de Beauvoir, sa fille adoptive, Sylvie Le Bon, publie Lettres à Sartre (1990) 2 volumes.  · Sylvie Le Bon : « Cette correspondance est intégrale. Les raisons qui pouvaient en 1983 justifier des coupures n’existant plus, je n’en ai pratiqué quasi (sic) aucune. N’est-il pas souhaitable désormais de tout dire pour dire vrai ? » (10).  · Intentions louables : vérité, abolition des clichés, fins des mythes et des mensonges...

b) Qui est Sylvie Le Bon ?

1. Fille adoptive de Simone de Beauvoir le 14 octobre 1981  a. Rencontrée dans les années soixante  b. Devenue la compagne de sa vie jusqu’à sa mort le 14 avril 1986  c. Normalienne, agrégée  d. A édité le Journal de guerre de Beauvoir  · Sa correspondance avec Sartre  · Et les lettres à Jacques-Laurent Bost  · (qui fut :  - Amant de Beauvoir,  - Puis de Sylvie Le Bon  - Puis mari d’Olga, ancienne maîtresse de Sartre  - Et de Beauvoir...)  - et de Nelson Algren  - (qui fut :  - Amant de Beauvoir, compagne de Sartre avec lequel Sylvie Le bon eut « un épisode plus ou moins sexuel » en 1968).

2. Après Sartre qui adopte Arlette El Kaïm le 18 mars 1965  · Avec laquelle il eut « une brève liaison » (Hazel Rowley, 313) pendant 2 ou 3 mois.  · Avait pistonné Arlette El Kaïm au Nouvel Observateur, sans succès  · Devient sa légataire universelle

3. Dans Tout compte fait, Simone de Beauvoir raconte sa relation avec Sylvie Le Bon :  · Une relation uniquement platonique... · Même témoignage à Hazel Rowley  · Simone de Beauvoir confie : « une relation charnelle mais pas sexuelle » (Rowley, 389).  · Sartre à Gerassi, octobre 1972 : « Castor a eu une relation intime avec elle »


3/. JUGE ET PARTIE

Sylvie Le Bon rapporte deux fais :

1) Wanda Kosakievicz :  a) Soeur d’Olga, partenaire sexuelle de Sartre & Beauvoir  · Maîtresse de Sartre en 1938  b) Sartre veut l’épouser, au grand dam de Simone de Beauvoir  c) Wanda eut une histoire avec Camus, ce qui fâcha Sartre...  d) Lors de la parution des mémoires, colère de Wanda  · Cocaïnomane, buveuse, abrutie par les amphétamines et les somnifères  · Haine de Beauvoir  e) Sartre écrit dans Huis-Clos le rôle d’Estelle pour elle  · Elle jouera ses autres pièces  f) Quand paraît La force des choses, achète un revolver  g) Sylvie Le Bon organise une « unité commando » (Rowley, 378) chez Wanda pour récupérer les lettres  · Quand Wanda meurt en 1989, vient avec Bost, échappe à la police, vole les lettres

2) Violence de la correspondance à l’endroit de Poupette, Hélène de Beauvoir, sa soeur  a) Dans une lettre à Algren : « Ma soeur m’a montré ses tableaux. Vraiment pas bons, dépourvus de sens. Elle n’a pas en elle-même les ressources nécessaires pour jamais faire de la bonne peinture, il est donc inutile de lui dire que ceux-ci sont mauvais, ça lui ferait de la peine sans ouvrir la moindre perspective d’espoir ».  b) Sartre lui écrit pourtant une préface lui donnant à sa peinture une dignité philosophique...  c) Poupette veut publier 80 lettres de sa soeur  · Refus de Sylvie le Bon.


4/. LE PROJET DE DEVENIR CELEBRE

a) La gauche, le peuple, la révolution, le prolétariat, les grandes causes ?  · Toile de fond pour les sujets que sont Sartre et Beauvoir

b) Héritier, Sartre croit en lui  · Faux modeste :

c) On cite toujours qu’il serait : « Tout un homme fait de tous les hommes et qui les vaudrait tous et que vaut n’importe quoi » (Les mots, 139)

d) Ecrit : « Je sais ce que je vaux » (14)  · Ecrit à Courteline à 6 ans 1/2, signe : « Votre futur ami » (36).  · Grand-père courroucé de l’absence de réponse...

e) Dans La cérémonie des adieux (1974) : « Jusqu’à La nausée, j’avais rêvé au génie ; mais après la guerre, en 45, j’avais fait mes preuves : il y avait Huis clos, La Nausée ; en 44, quand les alliés ont quitté Paris, j’avais du génie » (200).  · Est-ce le propos d’un homme qui vaut tous les hommes ?  · Le même, en 1974, sur ses lettres : « J’avais la petite arrière-pensée qu’on les publierait après ma mort » (229).  · Dans cet entretien, Beauvoir : « Quand je vous ai connu, tout jeune, vous viviez pour la postérité » (219)  · Sartre voulait devenir « à la fois Spinoza et Stendhal » écrit Beauvoir...

f) Beauvoir a la même envie à 15 ans,  · Les mémoires d’une jeune fille rangée  · Raconte qu’une amie lui demande d’écrire sur son album son projet existentiel : « Etre un auteur célèbre » (196).

 

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5/. CONSTRUCTION D’UNE LEGENDE

a) Pour être célèbre, il faut le vouloir  · Les 5 volumes d’autobiographie sont l’instrument de cette volonté  · La tribu des Temps Modernes

b) Dispositif de création de la légende :

1. Sartre & Beauvoir ont eu un coup de foudre  · Faux :   - Elle hésite avec son cousin et Maheu, déjà marié,  - C’est seulement quand Jacques lui annonce son mariage qu’elle choisit Sartre.

2. Sartre & Beauvoir conviennent ensemble d’un pacte qui permettra les amours nécessaires, eux, et les amours contingentes, les autres  · Faux :  - Sartre impose sa polygamie à Beauvoir qui la subit de mauvaise grâce.

3. Sartre & Beauvoir ont été antifascistes avant-guerre  · Faux :  - Ils bénéficièrent même de billets à tarif réduit offerts par le régime fasciste pour partir en vacances en Italie.

4. Sartre s’est évadé du stalag où il avait été fait prisonnier  · Faux :  - Libéré probablement sur l’intervention de Pierre Drieu La Rochelle

5. Sartre & Beauvoir ont été résistants  · Faux :  - Sartre a publié dans Comeodia, un journal de la presse collaborationniste  - Beauvoir a travaillé à Radio-Vichy.

6. Sartre le premier a dénoncé les camps soviétiques  · Faux :  - Il a légitimé les camps soviétiques  - Il s’est opposé à David Rousset,  - Puis à Camus qui, eux, ont dénoncé le goulag parmi les premiers en France.

7. Sartre a refusé le prix Nobel par conviction politique  · Faux :  - Il l’a fait parce qu’il affirme être supérieur aux honneurs qu’on pourrait lui décerner.

8. Sartre s’est engagé sincèrement aux côtés des opprimés  · Faux :  - Il affirme cyniquement et de façon égoïste qu’il faut faire de la politique pour sa biographie.

9. Beauvoir n’a jamais eu de relations sexuelles avec des femmes  · Faux :  - Dès son plus jeune âge, jusqu’à sa fin


6/. LA VERITE CONTRE LA LEGENDE

a) Un compagnonnage qui se propose la célébrité par la littérature

b) Un ménage faussement libre englué dans une sexualité glauque avec :  · Mensonges, tromperies,  · Scènes hystériques, · Exhibitionnisme et voyeurisme pathologiques,  · Travestissements, dissimulations

c) Un trajet opportuniste pendant l’occupation :  · Traces et preuves de proximités avec la Collaboration plus qu’avec la Résistance

d) Un couple apolitique jusqu’à l’après-guerre :  · Comprennent les bénéfices d’un compagnonnage avec les communistes

e) Aux côtés de tous les régimes totalitaires du siècle, pourvu qu’ils fussent de gauche

f) Moins animés par l’éthique que par l’arrivisme

g) Beauvoir cache que sa véritable nature était plutôt homosexuelle  · Une lesbienne inauthentique.


7/. VIERGE PUIS SARTRIENNE

Avant Sartre : 

· Jeune fille rangée, famille bourgeoise, croit en Dieu

· 16 ans :  - S’engage dans des Equipes Sociales Catholiques  - Se demande pourquoi élever des ouvriers en leur parlant littérature

· 18 ans : le mariage : « le plus grand bonheur que je puisse rencontrer dans cette vie » (Cahiers de jeunesse)

· 19 ans (19 janvier 1927) : envie d’enfants avec son cousin Jacques – qui finira clochard

· 20 ans (lycée) : croit toujours en Dieu : 7 juin 1928 : « Quoi d’impossible, Seigneur, quoi d’impossible à ce que vous soyez ? Pendant trois heures j’avais crié tout ce qui m’écartait de vous ; et puis ce mouvement qui m’a emportée brusquement, et vous étiez là » (Cahiers de jeunesse, 453).  - Hantée par la foi, refuse sensualité et sexualité  - Attirée par les femmes, a peur des hommes  - Zaza

· 20 ans : « Je veux, écrit-elle, un don de mon corps que ferait mon coeur, non à cause d’un trouble appel venant du corps lui-même ; je haïrais toute caresse seulement charnelle » (id.).  - Bac, prépare l’agrégation à Paris  - Rencontre une bande, dont Sartre  - Amoureuse de Maheu – déjà marié...  - Côtoie Nizan qu’elle méprise  - Mais aussi Lévi-Strauss, Politzer, Gandillac, Merleau-Ponty

· 21 ans : 1929, toujours vierge : « Personne n’est assez grand pour mériter ce don total : moi-même »

· Toujours amoureuse de son cousin « Sartre ne m’est pas sympathique, il est de ces gens qui n’admettent pas, et interprètent » (Cahiers de jeunesse, 704) samedi 22 juin 1929.

· Elle succombera à son intelligence


8/. THEORIE AMOURS NECESSAIRES/AMOURS CONTINGENTES

a) Sartre fiancé en 1928  · Une jeune fille de Lyon, cousine d’un copain de l’Ecole Normale Supérieure  · Ses parents ont fait le déplacement, la famille a refusé :  - Sartre venait d’échouer à l’agrégation

b) Sartre pas performant au lit  · Une fois accroché à son tableau de chasse, passe à autre chose  · Impose à Beauvoir sa polygamie :  - La théorise dans La force de l’âge, (24) : « Entre nous il s’agit d’un amour nécessaire : il convient que nous connaissions aussi des amour contingentes ».

c) Propose un bail reconductible de 2 ans  · Tout se dire, ne rien se cacher  · La correspondance montre :  - Mensonges, tromperies, sado-masochisme, exhibitionnisme, voyeurisme  - Au détriment des tiers traités comme des choses.


9/. PRATIQUE DES AMOURS CONTINGENTES

a) Bianca Lamblin, Mémoires d’une jeune fille dérangée  · Aventure avec Beauvoir (28 ans), son prof de philo en 1937 (16 ans)  · Puis avec Sartre (32) : « La femme de chambre de l’hôtel va être bien étonnée, car hier j’ai déjà pris la virginité d’une jeune fille » (Lamblin, 54-55).  · Anecdote des pieds dans le lavabo...  · refuse de tirer le rideau  · Ne parvient pas à la posséder  · Fausses nattes, plastron,  · Fait cours pour les meilleures, mépris cinglant pour les autres  · Beauvoir explique les modalités de son couple :  - Pas de mariage,  - Pas d’enfants,  - Pas de fidélité sexuelle,  - Pas de cohabitation  - Obligation de tout raconter

b) Beauvoir parle de « mariage morganatique », La force de l’âge (24) :  · Morganatique chez Alain Rey : « Se dit de l’union contractée par un prince et une femme de condition inférieure, et de la femme ainsi épousée ».

c) Sartre et Beauvoir avaient déjà connu ce genre de trio avec une autre élève : Olga Kozakievicz

d) La publication des lettres en 1990 montre l’envers du décor  · Beauvoir y apparaît méchante, envieuse, manipulatrice, calculatrice, intrigante, mesquine, hypocrite, menteuse

e) Aux antipodes de ce qu’enseigne Le deuxième sexe :  · Egalité, liberté, fraternité, respect, équité dans l’intersubjectivité sexuée et sexuelle.


10/. AVEC OLGA

a) Sartre sur lui-même : · Février 1940, à propos d’Olga : « Il me semble que jusqu’ici je me suis conduit en enfant vicieux dans les rapports physiques avec les gens ».  · Puis : « Il me semble qu’il y a là quelque chose de très abîmé en moi ».  · Sartre se sent « un salaud de petite envergure, par-dessus le marché une espèce de sadique universitaire et de Don Juan fonctionnaire à faire vomir » (Lettre au Castor, 94).  · Il demande son avis à Beauvoir dans une lettre datée du 24 février 1940.  · Dans l’édition des lettres non expurgée si l’on en croit la préface de Sylvie Le Bon,  · Il existe une lettre avant celle qu’il envoie le 24 février :  - La lettre 168 datée du lundi 19 février 1940,  · Puis une lettre après, numérotée 169 et datée du mardi 27 février.  · Dans cette dernière missive, elle écrit : « J’ai eu plus de tristesse de penser à la lettre sévère que je vous ai écrite hier »,  · Donc : le lundi  · Comme par hasard, cette lettre ne se trouve pas dans l’édition !  · Beauvoir dit : « Je vous aime tant et tous ces blâmes accumulés sur votre tête ont dû vous être désagréables ».  · Il s’agit donc d’une lettre dans laquelle l’exercice concret des amours contingentes ne semble pas aussi idyllique que Beauvoir le dit dans les mémoires...

b) Rompt en 40, elle est juive

1. Beauvoir écrit de la jeune victime qu’elle : « hésite entre le camp de concentration et le suicide, avec préférence pour le suicide : elle appelle ça sentir sa destinée. Je me suis réjouie de votre rupture, car seule je suis drôlement plus libre devant elle » (Lettres à Sartre, 113).

2. Beauvoir compare Lamblin à une « jeune juive pieuse » Dit qu’elle « pleure devant un mur de lamentation qu’elle élève de ses propres mains diligentes, qu’elle élève souvent pour protéger des richesses positives qu’elle veut âprement défendre. Quelque chose du vieil usurier juif qui pleure de  pitié sur le client qu’il accule au suicide. Terriblement « intéressée » - avec des idées généreuses qui sont senties passionnément et excluent les intérêts auxquels elle s’accroche. Mais telle quelle, avec ses côtés antipathiques de femme d’affaires juive, elle me plaît et m’intéresse » (id.).

c) Pendant la captivité de Sartre, Beauvoir mène 5 relations de front :  · Sartre, Bost  · Olga, Bianca, Nathalie Sorokine, trois élèves  · Quand Bianca apprend que Beauvoir a une relation avec Bost, elle rompt  · Détruit sa correspondance

d) Beauvoir supporte mal les autres femmes dans la vie de Sartre  · Sartre rompt avec Dolorès,  · Elle écrit de Chicago (avec Nelson) : « Vous avez très très bien fait pour Dolorès, il y en a marre que les gens nous fassent chier. A bientôt mon cher amour » (Lettres à Sartre, 397).

e) En septembre 1929 elle écrivait déjà : « Jean-Paul, comme il faut que je vous aime pour vouloir malgré tout (sic) jouer avec vous les jeux qui vous plaisent » (Cahiers de jeunesse, 785).

f) En 1973, avec Alice Schwarzer :  · Beauvoir convient que, pour les autres, « ce n’était pas très agréable pour eux. Effectivement, ils ont parfois été lésés. Notre relation n’est donc pas, elle non plus, au-dessus de toute critique » (55).

g) A Bianca, Beauvoir dit un jour :  « Nous avons été bien légers, nous avons été bien légers » (Lamblin, 202).

h) Bianca Lamblin s’allongea plusieurs années sur le divan de Jacques Lacan...  · Elle publie Mémoire d’une jeune fille dérangée en 1993.  · Voici la dernière phrase : « Sartre et Simone de Beauvoir ne m’ont fait, finalement, que du mal » (207).

i) Dans La force de l’âge (300) : « Je trichais quand je disais : on ne fait qu’un ».


BIBLIOGRAPHIE

  • Simone de Beauvoir,  - Cahiers de jeunesse, Gallimard  - La force de l'âge, Gallimard  - La force des choses, Gallimard   - Mémoire d'une jeune fille rangée, Gallimard   - Tout compte fait, Gallimard   - La cérémonie des adieux, Gallimard
  • Alice Schwarzer, Simone de Beauvoir aujourd'hui, Mercure de France
  • Bianca Lamblin, Mémoires d'une jeune fille dérangée, Balland

________________

 

Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 

 




      Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

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Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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