Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:52

 

"La table est le seul endroit où l'on ne s'ennuie jamais pendant la première heure."

"Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous notre toit."

Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, Aphorismes       

   ______________

    
"Le nom des gens" de Michel Leclerc, 2010, 
avec Sara Forestier et Jacques Gamblin 

Vous vous posez la même question que la jeûne femme nue : « on fait l’amour d’abord ou on fait à manger?« Finalement, vous n’avez pas très faim? La première heure du repas passée, vous commencez à vous ennuyer comme le prévoyait Brillat-Savarin, riche d'une grande expérience dans ce domaine?

Alors, pour finir en beauté notre série de mets aphrodisiaques, « je me charge de votre bonheur« et je vous propose quelques moments cinématographiques érotiques et sensuels. J’ai choisi trois vieux classiques.

Les extraits plus récents ne sont pas toujours disponibles pour une diffusion libre, et certains sont tellement minables, laids, glauques, bêtes, ridicules, maladroits, ennuyeux et misogynes qu’ils seraient capables de dégoûter définitivement du sexe tout être sensible. Leurs effets sont très inattendus, ils me donnent des envies de meurtre, parfois une envie de rire, et quelquefois, suscitent ma pitié.

Mais, mon choix est forcement très subjectif, je vous invite donc à vous balader sur le site écran large, vous y verrez peut-être des scènes qui trouveront grâce à vos yeux.

 

« Au commencement sont les bouches, les langues, les appétits, le goût, les salivations discrètes. Il est révélateur que la lourde et laide industrie porno insiste sur les organes pour détourner l’attention de la vraie passion intérieure, celle qui se manifeste d’une bouche à l’autre. Manger et boire l’autre, être cannibale avec lui, respirer son souffle, son « âme », parler la langue qui parle enfin toutes les langues, trouver son chemin grâce au don des langues, c’est là que se situe la chose, le reste s’ensuit.»

Philippe Sollers, Une vie divine, Gallimard, 2007     
  


film et sexe emannuelle 4
Cliquez sur la photo pour voir un extrait (02,10 min) du film 
"Emmanuelle 4" de Francis Leroi et Iris Letans, 1984,
 avec Mia Nygren et Gerhard Dimiglio 
  • « Tant que vous n’avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midis parisiens, vous n’avez jamais été embrassé. »  
  • « Est-ce que le sexe est sale ? Seulement quand il est bien fait. »                                  

Woody Allen                        


                        

film et sexe basic instint 3
Cliquez sur la photo pour voir un extrait (04,36 min) du film 
"Basic Instinct" de Paul Verhoeven , 1992,
avec Sharon Stone et Michael Douglas 
  • « Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier. »
  • « - Le sexe sans amour est une expérience vide. - Oui, mais parmi les expériences vides, c'est une des meilleures ! »
Woody Allen                       

  
film et sexe piscine color-of-night
Cliquez sur la photo pour voir un extrait (02,37 min) du film 
"Color of night"de Richard Rush, 1994,
avec Bruce Willis et Jane March 
  • « - La réponse est oui. Mais quelle était la question ? - J’ai des questions à toutes vos réponses.»
  • « C'est sûr, l'amour est la réponse. Mais pendant que vous êtes en train d'attendre la réponse, le sexe pose des questions très pertinentes. »
Woody Allen                       
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:03

 

 

"S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout."

Jean Anthelme Brillat-Savarin  

________________________

 

food art baroque prague lustreLa seule boisson qui puisse accompagner tous nos plats aphrodisiaques, c’est le champagne. Il jouit d’une réputation d’excitant qui tient principalement à son degré d’alcool euphorisant et désinhibant, mais son côté festif, sous pression, ses bulles pétillantes et ses ouvertures bruyantes y sont incontestablement pour beaucoup.

Dans La Raison gourmande, Michel Onfray considère le champagne comme la quintessence de l’art baroque. Ce n’est pas ma période ni mon style préféré, mais j’ai l’impression étrange que l’on ne peut pas bien saisir l’âme du baroque, si on n’a pas vu... les plus belles églises de Prague. Donc, pour s’imprégner de ce style immodérément perlé, il faudrait peut-être boire du champagne sous la coupole du lustre en cristal à l’église Saint-Nicolas de Mala Strana en écoutant "les orgues jouer Mozart". Rien que cela…

 

CHAMPAGNE

   

pied + verre

« Le champagne est une production baroque. […] Avant de toucher l’esprit, l’âme, et d’être une nourriture cérébrale, tout ce qui relève de ce style veut en priorité l’émotion, la sensation, la passion. Le corps est le premier des invités. Comment mieux dire les effets du champagne, plus séducteur que tous les vins réunis? De son emprise première, il faut d’abord se défaire. Le vin de dom Pérignon invite à ce qu’on se déprenne d’abord de ses effets pour pouvoir en goûter les richesses. Dans la bouche, le champagne envahit, requiert toutes les sensations en même temps. Sur la langue, dans le palais, il pétille emplit la bouche sur le mode impressionniste : en libérant des effets qui relèvent de registres différents, divers, multiples. Le parfum se mélange aux gaz, les saveurs de longueur coïncident avec un effet de déperdition des effervescences. Ce que l’un gagne, l’autre le perd : l’entropie que souffre l’un rend possible la richesse de l’autre. Et vice versa. Les bulles, encore les bulles. Ce sont en effet les éclatements gazeux qui autorisent les fragrances. Car la bouche est d’abord conquise plus impérieusement u’avec n’importe quel vin. Et derrière cet effet primeur se cache la vérité du breuvage?. N’y a-t-il pas là récurrence du masque baroque ?»

 

"Bal de tous les saints"


 « Chez tous les baroques, Baltasar Gracian en tête, le goût pour le travestissement est une vertu.  Masquer, cacher, dissimuler dans le dessein de découvrir, plus tard. Il y a là jeu avec le désir dont le propre réside dans la dialectique de la dissimulation et du dévoilement. Le loup du bal masqué a son équivalent dans les bulles du champagne : il est promesse de plaisir ou de bonheur. Après l’effet séducteur, la vérité sapide. Tout le baroque veut cette alternative et soumet l’artifice à ces desseins hédonistes. Le théâtre est le lieu privilégié du masque, bien sûr. La scène est l’endroit où traditionnellement on présente la vie comme un songe, un lieu où se dit encore et toujours : Homo Bulla. [...]

… le dieu du champagne est immanquablement danseur, pareil à ces maîtres du ballet baroque qui associaient la musique, le chant et la danse. Chassé, déchassé, balancé, volte et dérobée : à tout le moins, l’ennemi, c’est la lourdeur. Le champagne aime le ciel quand d’autres vins chérissent la terre ; il vénère ce qui est aérien, éthéré, jusqu’à se faire du gaz un allié ; il est complice du temps plus que de l’espace, car le terroir n’est pas son domaine de prédilection. En tout cela, il peut être apparenté à la musique - là où le bordeaux serait peinture, le bourgogne sculpture.

D’ailleurs le champagne est le seul vin qui chante, réellement. Il suffit, outre le claquement sec du bouchon, qui, à lui seul, est promesse de musiques heureuses, d’écouter crever à la surface de la coupe les bulles du breuvage qui vit. Dans le déroulement le plus aléatoire qui soit, elles font de petites explosions sèches, fines, claquent, pétillent, réjouissent l’oreille. Avec le temps qui passe, nouvellement marié avec l’air, le champagne module son chant au fur et à mesure qu’on attend de le boire, ou qu’on le boit. Les effervescences sont moindres, plus espacées : le rythme s’est modifié, la cadence n’est plus la même. L’impétuosité a laissé place à un concert différent : du fortissimo au piano, de l’allegretto à l’adagietto. […] 

S’il me faut l’équivalent, en musique, de ce que pourrait être le champagne, je le verrais volontiers chez Mozart… »

 

      Mozart, Don Giovanni, Champagne Aria, Fin ch’han dal vino


« Que dit Mozart, ici ? Da Ponte, d’abord, le librettiste : qu’il faut la fête, les plus belles des files, de la danse et du vin. On ne précise pas lequel et ce n’est pas du champagne. Don Juan envisage le menuet, la gaillarde et l’allemande. Il pense qu’ainsi il pourra augmenter sa liste d’une bonne dizaine de nouvelles conquêtes. Et si l’on dit de cette aria qu’elle est l’air du champagne, c’est seulement par ce que dit la musique, et elle seule : le traitement orchestral est, pour le moins, pétillant, effervescent. L’allure est rapide, la cadence infernale. […] Car Don Juan est-ce débordement spirituel en même temps que libidinal qu’on ne peut signifier musicalement que dans l’urgence, la frénésie et les brièvetés de cellules juxtaposées. La voix est doublée de flûtes et de violons, des instruments que Mozart utilise volontiers pour exprimer le charme et la démonie. La séquence est assimilable au masque : sous la bonhomie, le désir de fête, la volonté de jouissance, se cache le tragique. L’éternel retour du désir est dit par l’éternel retour des mêmes cellules musicales - le mouvement sans fin des bulles qui désirent la surface et l’anéantissement. Le champagne est métaphore du désir en même temps que rappel, sur le mode baroque de la vanité, de notre humain condition. […]

Le champagne est là pour dire cette aspiration au plaisir en même temps que l’enracinement de cette appétence dans le manque qui nous taraude : si nous voulons la jubilation, c’est que nous ne sommes pas heureux. Homo bulla. »


Michel Onfray, La raison gourmande, 1. Petite théorie des bulles, Grasset, 1995

 

illusions désirs bulle femme

Femme bulle…

 

food-art-champagne-3-bout-noir.jpg        

… et ses petites robes noires 

________________


« Les jouissances génésiques augmentent la soif; de là ces descriptions poétiques de Chypre, Amathonte, Gnide et autres lieux habités par Vénus, où l'on ne manque jamais de trouver des ombrages frais et des ruisseaux qui serpentent, coulent et murmurent. »

Méditation VIII, De la soif    

 

« Ceux qui s'indigèrent ou qui s'enivrent ne savent ni boire ni manger. » 

 Aphorismes    

Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût    

 


  Consultez également :    

  6. Moments sensuels  

Published by Ewa - dans Gourmandise
commenter cet article
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:00

 

 

Après une entrée stimulante, un plat torride et un dessert envoûtant, le moment est venu de poser la question de la plus haute importance : thé, café ou chocolat ? Dans cet ordre, car il n’est pas fortuit. La puissance aphrodisiaque de ces trois « filtres d’amour » s’intensifie crescendo : le thé évoque plutôt la sérénité zen, le café - la résistance à la fatigue, l’éveil intellectuel, et enfin le chocolat atteint les sommets de la sensualité et de l’érotisme. 

Mes préférences vont dans le sens inverse, c’est le thé, le moins « érotique » des trois, que j’affectionne tout particulièrement. Mais pas le thé vert, celui des puristes. Mon hérésie chronique me poursuit jusqu’ici : j’aime le thé noir, fermenté, les mélanges anglais, russes ou les thés chinois roulés en boules, amers et très forts ; le thé servi impérativement dans une tasse en verre transparent pour pouvoir se délecter de sa belle couleur ambre foncé sécrétée par des grandes feuilles, fleurs et bourgeons froissés lorsque l’eau frémissante les caresse, embrasse ardemment et ramène à la vie. 

 

 

La fleur de thé blanc ressuscitée donne un breuvage au goût subtil, léger, fruité et délicatement parfumé. Essayez de le mélanger avec l’infusion corsée de thé noir, effet garanti! Si, de plus, vous avez un fin connaisseur de thé sous la main, vous le verrez sortir de ses gonds devant tant d‘insolence et tel manque de respect pour l‘étiquette, et ce spectacle est toujours appréciable en soi.

 

Michel Onfray parle avec passion et érudition de ces trois élixirs excitants. Dans La Raison gourmande, il leur consacre un chapitre entier. Je me suis replongée dans la lecture de ce livre avec gourmandise et plaisir d’autant plus grands que ces derniers temps, j’allais de déception en déception, de désillusion en désillusion, concernant l’écrivain et le philosophe que j’appréciais tant. Et cette relecture, elle, ne m’a pas déçue. J’ai choisi donc quelques extraits qui soulignent l’aspect érotique du thé, café et chocolat, et je voudrais les partager avec vous.  



 

Michel Onfray,

La Raison gourmande, 5. Brève mythologie des religions excitantes, Grasset 1995

   

food art theiere-en-ceramique-texturee-fleux-10707904sxzxm

 

« Dans le panthéon des fleurs et des feuilles qui fêtent le corps et le libèrent des pesanteurs consubstantielles au quotidien, j’aime à penser que le théier, le caféier et le cacaoyer ont leur place pour les décoctions, infusions et magies qu’ils permettent aujourd’hui et qui firent, à l’origine, l’objet de mythologies singulières qui toutes convergent dans l’expression figurée d’une mobilisation réitérée du corps, puis d’une nécessaire tension de l’âme et de la chair qui la porte. Approches timides et douces, sinon homéopathiques, des Elysées ou des Nirvanas, connaissance, hors le gouffre, des états bienheureux, les boissons non alcooliques stimulantes font partie des réconforts de la famille du népenthès. Plus que jamais réjouissantes et nécessaires. »

 


THE 

food art thé poèmes rikyu« Le théisme est quintessencié et formulé par Sen Rikyu qui identifie l’esprit du thé aux quatre principes fondamentaux : l’harmonie, le respect, la pureté et la sérénité. Ainsi, l’harmonie naît de la rencontre de ce que, en termes hégéliens, on pourrait appeler « la lutte des consciences de soi opposées », à savoir l’hôte et l’invité, l’un et l’autre. Ces deux moments à priori irréductibles et opposés, sinon des contradictions, du moins des principes de contrariété, sont parties prenantes dans une dialectique dont le thé est l’occasion, la méditation propice. Naturellement séparés et déchirés, les fragments sont culturellement réunis et transcendent leurs différences dans une intersubjectivité harmonieuse, donc réussie. Sur le mode de la sublimation, le thé réalise et promeut des identités en correspondance à partir de diversités dépassées au profit de complémentarités. La dialectique n’a jamais été autant actualisée, incarnée, mise en forme immanente. L’un permet l’autre, et vice versa : en aucun cas éthique n’a mieux été signifiée.

Entre les deux instances de l’intersubjectivité circulent les codes qui valent pour les affects en lieu et place des sentiments : des offrandes de nourriture, des cadeaux de bouche, des présents alimentaires pour un repas léger si la saison le permet. Au cœur du cérémonial gît le potlatch qui oblige le récipiendaire à un retour de signe et installe l’obligeance comme modalité de la relation. Tout ce qui s’apparente à la violence, à la lutte, au conflit ou à l’opposition est conjuré par le don à ingérer. La barbarie naturelle est évacuée par l’obéissance scrupuleuse aux raffinements du rite qui, de cette façon, structure le style, colonne vertébrale de toute culture. Entre les deux participants à la cérémonie du thé circulent la modération et la douceur. L’humilité et la délicatesse ouvrent les sentes qui conduisent au calme, à la bienheureuse jouissance de la relation avec autrui. Ainsi, la dialectique coïncide avec une esthétique. »


 

"Ahhh ! Vous respectez bien l’étiquette ..."

 


 

CAFE

 

food art café amazing-coffee-latte-art-76food art café coeurs amazing-coffee-latte-art-68   

 

« La chose existant, il s’agit de la nommer et de faire correspondre au signifié un signifiant exprimant la quintessence. Kawah inaugura. D’abord pour signifier la provenance : de Kaffa. Ensuite, pour célébrer l’état dans lequel met le café, car il est-ce qui excite, ravit, donne de l’énergie et de l’envolée. […]

Parce que ce philtre était noir comme la pierre sacrée de la Kaaba, ce grand météorite adoré en La Mecque, pour la raison, également, qu’elle était réparatrice, tonique et stimulante, la boisson fut appelée kuebwa - ce qui veut dire « l’excitant ». Cette dernière vertu semble tout spécialement confirmée puisqu’on prête au Prophète reconstitué la confidence que chaque absorption lui donnait la vigueur nécessaire à désarçonner quarante cavaliers et à satisfaire bibliquement, dirons-nous, autant de femmes. Fichtre, quelle boisson sublime ! »


 

Un nuage de lait dans votre café 


 

CHOCOLAT

       

food-art-chocolat-macarons.jpg« Le thé était bouddhiste, le café musulman, le chocolat sera l’emblème d’une civilisation païenne vivant en harmonie avec la nature, pratiquant les sacrifices, exacerbant des sexualités solaires, dionysiaques et collectives. […] Et jusqu’à l’époque des Lumières, le chocolat qu’on dit baroque est d’abord, et avant tout, un support à épices qui échauffent le sang, excitent et mettent les libidos en transport. Avec la fève de cacao torréfiée, on prépare de savants mélanges dans lesquels entrent de l’écorce fraîche de cédrat et de citron, du jasmin, de la cannelle, de l’ambre et du musc, du piment et du poivre, de l’anis, du gingembre et de l’aciole. On ajoute à tout cela du roucou, une poudre qui rappelle les couleurs de la latérite africaine, des graines de bombax et de la bouillie de maïs. Nul doute qu’avec ces substances l’âme ne soit brûlée, la chair excitée. L’ancêtre du chocolat d’aujourd’hui était d’une évidente virilité… […]

Du chocolat pré-hispanique, il faut retenir la force et la puissance corsée. La boisson rituelle des Mayas - la fève moulue, des épices et de l’eau - […] était également servi lors des cérémonies destinées aux divinités tutélaires célébrées par les planteurs, à savoir, les dieux de la pluie, de la fertilité et du commerce. […] Le moment propice à l’ensemencement était fêté par des copulations magiques assurées par des couples désignés et choisis à cet effet.

 

food art rose en chocolat

En dehors des moments sacrés réservés aux cérémonies du Pouvoir, de la Guerre et de la Fécondité, le cacao était contemporain des heures essentielles d’une existence et des fêtes rituelles ou de passage : lors de la naissance et au moment du choix d’un prénom ; pour célébrer la puberté, lorsque l’on enduisait les corps d’un mélange d’eau de pluie, de pétales de fleurs et de poudre brune ; lors des demandes en mariage ou pour accompagner le défunt pendant son voyage, après la mort. De sorte qu’on voit le cacao associé à la naissance et à la mort, au pouvoir et à la sexualité, à la puissance et au destin, à tous les instants spermatiques, génésiques, généalogiques, initiatiques et à leurs pendants, les heures habitées et gouvernées par Thanatos. [...]

Là où le thé et le café exacerbent les capacités spirituelles et cérébrales, le chocolat met en exergue l’érotisme, au sens large du terme, c’est-à-dire les puissances de l’énergie et de la force. »


Michel Onfray,

La Raison gourmande, 5. Brève mythologie des religions excitantes, Grasset 1995


 



"Le sang qui coule en moi c’est du chocolat chaud" 

_____________ ____________

 

"N'est pas gourmand qui veut."  -   Jean Anthelme Brillat-Savarin,  

 


   Consultez également :    

   6. Moments sensuels 


Published by Ewa - dans Gourmandise
commenter cet article

Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

La publicité, peut-on y échapper ?

 

Je lave mon cerveau avec la pub  

 pub-2

La pub nous a été imposée par OverBlog. Pour désactiver les messages publicitaires ici et partout sur le Net, installez gratuitement en un seul clic Adblock Plus.


Recherche

Archives

Nos vidéos