Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:25

 

Trois jours avant les épreuves du baccalauréat, les futurs bacheliers, absorbés par les dernières révisions, ainsi que les anciens, fort nostalgiques, seront peut-être intéressés par les vidéos du site le web pédagogique qui propose quelques sujets-corrigés du bac de philo 2011.

  3. L'art est-il moins nécessaire que la science ?

Par professeure Laurence Hansen-Love.




SCIENCE
  • « Du latin scientia, dérivé de scire, "savoir".
  • Sens large : Synonyme de savoir en général, et même d’habilité technique .
  • Chez les Grecs (épistêmê) : Connaissance à la fois éminente (c’est un savoir supérieur), universelle (elle s’oppose aux opinions particulières) et théorique (elle diffère des savoir-faire pratiques) : la philosophie est cette science suprême.
  • Chez les Modernes : Connaissance scientifique positive (la science expérimentale), qui repose sur des critères précis de vérification permettant une objectivité des résultats. »
art-et-science-labo-transp.gif


ART
  • « Le terme art (ars en latin traduit le mot grec techné) désigne  aussi bien la technique, le savoir-faire, que la création artistique, la recherche du beau. S’ajoutant ou se substituant à la nature, l’art peut aussi s’entendre dans le sens quelquefois péjoratif d’artifice. »
  • « Le sentiment esthétique est le critère du beau dans l’esthétique kantienne ; la contemplation désintéressée du beau naturel ou du beau artistique procure une satisfaction irréductible au simple agrément, et pour laquelle le sujet requiert l’assentiment d’autrui (esthétique), sans pouvoir exiger cet assentiment au nom d’une démonstration logique. »
  • « Pour Nietzsche, […] l’œuvre d’art est le témoin de la lucidité dont l’homme est capable, lucidité qui se traduit par le désir de réaffirmer la vie par-delà l’absurdité et la douleur du monde. Elle est l’illusion joyeuse qui permet de vivre quand même. Cette illustration salutaire prend la forme de l’éternel retour : l’art est une attitude, toujours nécessaire, vis-à-vis d’une réalité que n’améliore aucun progrès.»
  • « Les sciences humaines, en particulier la sociologie et la psychanalyse, lorsqu’elles expliquent la création  par des déterminismes sociaux ou affectifs, privent par là même la subjectivité de sa liberté souveraine dans le jugement esthétique. Si la création relève des pulsions, dans quelles conditions peut-elle être l’objet d’une reconnaissance universelle ? Si le sentiment du beau est déterminé au fond par des conventions sociales, peut-il avoir une véritable légitimité ? 
  • «Il faut rappeler que la beauté artistique ne s’est jamais identifiée à la séduction, sauf à en avoir une conception réductrice, et qu’elle est une incitation à penser.»
science et art AnonymeFlamandAllgoriedelartetdelasc[21]
Anonyme Flamand, Allégorie de l'art et de la science, 1622-1627

Ce tableau allégorique a été peint pour le marchand allemand Pietro Linder, peut-être par Jan Bruegel le jeune, à partir d’une idée de Muzio Oddin le dernier représentant de l’école de mathématique d’Urbino. C’est un important document iconographique sur le rapport entre les arts et les sciences. La Peinture est représentée en jeune fille endormie entre les bras du Dessin, un vieux sage qui veille sur les arts et les sciences mathématiques. Les sciences mathématiques sont symbolisées par une extraordinaire quantité d’instruments disposés sur une table, à côté de schémas cosmologiques et de médailles.  
Source : Enigme-Art  
___________________

[Les extraits de La philosophie de A à Z, sous la direction de Laurence Hansen-Love, Éditions Hatier, 2011]


Suffit-il d'expliquer le corps pour comprendre l'esprit ?



14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:58

 

Quatre jours avant les épreuves du baccalauréat, les futurs bacheliers, absorbés par les dernières révisions, ainsi que les anciens, fort nostalgiques, seront peut-être intéressés par les vidéos du site le web pédagogique qui propose quelques sujets-corrigés du bac de philo 2011.

 2. L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ?

Par professeure Laurence Hansen-Love.



 

ILLUSION 

« Illusion vient du latin illudere qui signifie "tromper", "se jouer de" -, l’illusion est une tromperie, c’est-à-dire à la fois une erreur et une mystification. »

« Ce qui caractérise l’illusion et la distingue de la simple erreur, c’est la part de désir qu’elle contient, ou le besoin qu’elle cherche à satisfaire, lorsqu’elle nous fait prendre, selon l’expression consacrée, "nos désirs pour la réalité". Selon Nietzsche, par exemple, l’illusion remplit une fonction, celle de protéger du désespoir ou du vide de l’existence. Renversant la perspective de Platon, qui, dans la République, condamne l’art comme copie du réel, comme simple apparence mensongère et illusoire. Nietzsche, au contraire, voit dans l’art une illusion vitale. Freud, à son tour, dans L’Avenir d’une illusion, qualifie la religion d’illusion, non pas parce qu’elle serait fausse, mais par la part de désir qu’elle contient : désir de retrouver l’image protectrice et rassurante d’un père tout-puissant. On le voit : dans l’illusion, si nous sommes victimes, c’est d’un piège que nous avons bâti ou bien d’un désir non-reconnu.

La tâche de la philosophie, par rapport à l’illusion, est alors une tâche essentiellement critique. Non pas qu’il faille condamner l’illusion ou la détruire - ce qui n’est pas forcement souhaitable ni possible -, mais la philosophie doit en produire l’analyse et faire la part de ce qui, dans nos jugements ou représentations, relève de nos désirs et de ce qui relève de la réalité, dans un souci de lucidité et de vérité »


[Les extraits de La philosophie de A à Z, sous la direction de Laurence Hansen-Love, Éditions Hatier, 2011]


illusions-désirs-bulles-philosophie

         
 

Qui fait l’histoire ?

 

         


A consulter également : 

1. La culture dénature-t-elle l’homme ? 3.

3. L'art est-il moins nécessaire que la science ?

4. Les Pensées de Pascal 

5. Extrait du Gai Savoir de Nietzsche


13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:16

 

Cinq jours avant les épreuves du baccalauréat, les futurs bacheliers, absorbés par les dernières révisions, ainsi que les anciens, fort nostalgiques, seront peut-être intéressés par les vidéos du site lewebpédagogique qui propose quelques sujets-corrigés du bac de philo 2011.

1. La culture dénature-t-elle l’homme ?

Par professeure Laurence Hansen-Love.

 


NATURE

« L’étymologie du mot nature - natura, du verbe latin nascor, "naître" - nous rappelle que la nature est aussi ce qui préexiste à l’homme, ce qui dans l’humanité est spontané et originel. »

« Rousseau estime que la domination de la nature n’augmente pas notre bonheur et notre liberté. En effet, pour lui, la nature n’est pas seulement la matière et l’étendue qui s’offre à la compréhension d’un esprit rationnel. L’homme, par son ingéniosité et son travail, l’a transformée au point de la rendre méconnaissable. L’homme lui-même et ses facultés n’échappent pas à ce processus de transformation. Comme notre corps ne peut plus se satisfaire de la simplicité des origines, nos désirs nous éloignent des vrais besoins et notre amour-propre nous conduit à bannir l’égalité de notre vie sociale : loin de considérer que les lois de la société ou de l’économie sont naturelles, contrairement à certains de ses contemporains, Rousseau fait de la nature une notion critique : origine perdue mais que la raison peut reconstituer, elle est le modèle au nom duquel les errements des individus et de la société peuvent être dénoncés. « 

 

CULTURE

« Dans un sens général, culture, du latin colere, signifie "mettre en valeur", par exemple un champ, mais aussi bien l’esprit. »

« Dans la philosophie hégélienne : la culture est un processus historique au cours duquel l’homme apprend à connaître et à dominer la réalité. Il ne peut se satisfaire du donné, imprime sa marque au monde par son activité, mouvement qui reflète le progrès de la conscience. La culture est donc l’accomplissement de la nature humaine, et non l’abandon de celle-ci. »

« L’anthropologie et l’ethnologie contemporaines, avec Claude Lévi-Strauss, se situent dans la lignée de la pensée rousseauiste, elles considèrent que la culture n’est pas tant un processus qu’un état, l’être humain ne pouvant exister que dans la culture. La rupture entre nature et culture donne lieu à l’épanouissement de formes multiples de civilisations, les cultures dites primitives n’étant pas, en dépit de ce que suggère ce mot, en retard par rapport à la civilisation occidentale, mais différentes. La culture en est venue par ce biais à désigner un ensemble de normes collectives, alors qu’un autre sens du terme demeure : la culture est aussi le raffinement individuel qui distingue un individu de ses semblables. »

 

[Les extraits de La philosophie de A à Z, sous la direction de Laurence Hansen-Love, Éditions Hatier, 2011]

        La philosophie de A à Z

 

Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

La publicité, peut-on y échapper ?

 

Je lave mon cerveau avec la pub  

 pub-2

La pub nous a été imposée par OverBlog. Pour désactiver les messages publicitaires ici et partout sur le Net, installez gratuitement en un seul clic Adblock Plus.


Recherche

Archives

Nos vidéos