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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 09:17

 

"On ne peut pas ne pas être consommateur. On est obligé de consommer. Donc, à l’évidence, quand on a le choix, mieux vaut choisir de le faire de manière éthique. Qui pourrait penser l’inverse ? Et quand on a à choisir entre deux produits ou trois, on doit pouvoir, si l’on est informé, en choisir un qui produira des effets éthiques. Seul, un produit n’induit pas de conséquence mesurable, sinon sur l’image de soi du consommateur ; associé, en groupe, collectivement, l’effet peut se révéler redoutable et dévastateur…"

Michel Onfray 

      ce-qui-nest-pas-donne-est-perdu

 

Depuis plus d'une année d'existence, notre site, Banquet avec Onfray, diffuse la pensée philosophique de Michel Onfray. Tous ceux qui sont intéressés, qui l'aiment, qui le découvrent, qui s'interrogent trouvent sur ce blog l'ensemble de ses créations et interventions presse, audio, vidéo. Nous faisons un travail sérieux, nous l'espérons, honnête, qui nous demande beaucoup d'investissement, pour lequel nous recevons parfois des remerciements, mais également du mépris.

 

Nous n’avons pas travaillé en collaboration avec Michel Onfray. Nous nous sommes contentés anonymement de promouvoir sa philosophie dans un esprit de liberté et de partage parce que nous aimons ce qu'elle tend à vulgariser. Jamais nous n'avons incité sur Banquet avec Onfray à une quelconque illégalité, nous dirions même que c'est exactement le contraire puisque nous avons fait de la publicité gratuite et de la promotion pour tous les éditeurs de Michel Onfray, sans qu'aucune rétribution ne soit, bien entendu, envisagée. Notre but a toujours été de promouvoir.

 

Pourtant, fin janvier, l’éditeur phonographique de Michel Onfray nous a contacté afin que nous supprimions les liens concernant l’écoute des conférences vers France Culture, « Le freudisme hérétique », (cela lui a été "signalé par l'administration de Michel Onfray" - on l'apprendra plus tard). Nous n'avions fait que reprendre en toute bonne foi les liens encore valides circulant sur le net, alors que nos podcasts, qui provenaient de France Culture, nous avaient été signalés périmés. Après plusieurs échanges de mails, nous avons supprimé ces liens. On ne va pas pourrir en prison, dans des cachots pour quelques malheureux podcasts, quand même… 

 

Quel ne fut pas notre étonnement, lorsqu’au mois de mars, les mêmes éditions nous ont demandé de retirer de notre site encore deux conférences : "Le rire de Démocrite" et "Le post-anarchisme expliqué à ma grand-mère". Alors là ! C’est pourtant à l’invitation généreuse du site ventscontraires.net, site dynamique, sympa, intéressant, qui collabore avec le Théâtre du Rond-Point, que nous avions rédigé les articles en question. De plus, l’intégralité du Rire de Démocrite se trouve sur You Tube, accessible à tous. Alors, pourquoi nous ? Nous ne comprenons plus.

Après échange de quelques mails, nous conservons en fin de compte notre bien aimé Démocrite, qui est "issue du théâtre du Rond-Point, donc ne pose pas problème". Puis on nous demande à nouveau de ne plus la diffuser. Le partage est désactivé. Mais Démocrite rit encore sur You Tube. Nous ne savons pas s’il a le droit…

Quant aux anarchistes si durement incriminés, nous insérons désormais des liens directs vers le site ventscontraires qui, après l’intervention des éditons phonographiques, a été obligé de désactiver, là aussi, le partage de ces vidéos.

 

Quelle est la valeur sociale, sociétale et culturelle du travail bénévole lorsqu'il est fait dans le seul but de vulgariser de grands philosophes tel que Michel Onfray ? Malgré toutes ces mésaventures sommes-nous prêts, consciencieux soldats lilliputiens, à repartir comme en 40 ? Pas sûr car nous sommes las de devoir nous défendre continuellement en tentant de faire un travail de qualité. Les meilleures volontés s'épuisent. 

 

Nous remercions donc « l’administration de Michel Onfray » pour sa vigilance et son attention bienveillante à notre égard. Nous nous excusons auprès de Frémeaux & Associés pour d'éventuelles pertes financières subies et occasionnées par quelques liens vers certaines conférences donnés sur notre site ; néanmoins, nos impressions et nos intentions étaient tout autres. Nous comptons sur l’indulgence et la magnanimité de tous. Pour ne pas gêner la propagation de la philosophie hédoniste, athée, féministe, «post-anarchiste» que l’on affectionne tout particulièrement, nous avons décidé d’arrêter l’activité de ce blog. 


Tout ce qui n’est pas donné est perdu, dit le proverbe indien. Nous laissons donc nos 217 articles, ainsi que nos deux chaînes vidéo, notre travail « d’archives » (mais pas seulement) effectué bénévolement en vue de partage, et le plus souvent avec plaisir, depuis presque un an et demi - à tous les internautes, à ceux qui découvrent ce blog, à ceux qui n’ont pas eu  le temps de lire tous nos billets, à ceux qui aiment revenir sur certains points, comparer, réinterpréter… 

 

Nous ferons tout notre possible afin de ne pas vous infliger la présence de la publicité sur nos pages, publicité qui envahit les Over-Blogs dès qu’un site interrompt son activité régulière. Nous publierons donc un petit billet de temps en temps pour faire disparaître de notre banquet cet envahisseur avide. Il n’est pas question qu’il s’installe chez nous profitant de notre absence. 

 

Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui nous ont soutenus et aidés dans ce projet, nos soutiens du départ (Monica - fougueuse et attachante, Jean-Claude - rationnel féministe carpe diem) ; les arrivés en cours de route (nous pensons particulièrement à Frédéric qui a oeuvré pour ce blog), ceux qui n’ont fait qu’une «saison» (sympathique Bruno, Cordroc’h «vitaliste») ou un seul sujet (Yorick, spécialiste de la psychanalyse) ; les « méchants » qui aiment les insultes, peu nombreux mais sous des pseudos différents ; tous les commentateurs passés, présents, nouveaux, les indécis ; les blogs amis qui ont mis Banquet avec Onfray en lien sur leur propre site...

Nous remercions le professeur de philosophie Serge Provost pour ses «saveurs québécoises». Nous espérons qu’il acceptera que son nouveau texte en préparation sur l’« Admiration » soit encore publié sur ce blog, plus tard. La vulgarisation de qualité, la généreuse et joyeuse transmission du  savoir, le Professeur en a l’habitude. Nous lui en sommes reconnaissants. 

 

Les commentaires restent ouverts. Vous pouvez parler entre vous, échanger, poser des questions, proposer les sujets de discussion. Vous en ferez le forum animé ou un mur de silence. C’est à vous de voir…    

 

Avant de nous dire adieu, faisons l’amour... 


 

... et sourions ! Nous nous sommes rencontrés sur le blog d’Eduard : michel-onfray.over-blog.com, quittons-nous donc avec lui, ou plutôt avec ses phrases devenues cultes :

"La différence entre Michel Onfray et Albert Camus serait-il seulement le soleil ? 

Le rôle de la tuberculose (à 17 ans) sur le philosophe Camus ? Ou quand on sait que l'on ne va pas vivre longtemps ? 

Supprimer la politique pour la remplacer par la morale, n'est-ce pas "un peu court jeune homme" ?

Relation entre Sartre et Camus ? La fin de leur "fiesta" intervient à quel moment ?"

Notre « fiesta » se termine à ce moment-là… 

     

Bien à vous,      

Banquet avec Onfray,

Constance, Ewa et Marc, une bande criminelle d’anarchistes anonymes, en association avec l'arrière-grand-père Démocrite et des pervers hérétiques freudiens 


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Published by quatuor - dans Daubes et salades
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 23:55

 

Le 14 mars 2012 le journal télévisé Soir 3 a diffusé un court reportage sur l’Université populaire du goût d'Argentan intitulé "Le goût des autres", avec Michel Onfray dans le rôle principal, bien entendu. 

       

 

      « L’homme est ce qu’il mange »  Ludwig Feuerbach 


 

Marie Pujolas lui a consacré un petit billet sur Culturebox publié le 15.03.2012,


« Michel Onfray cultive le goût des autres à Argentan » 

 

onfray up goût

Michel Onfray lance en 2006 la première Université Populaire du Goût

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/JY DESFOUX.


"Michel Onfray est un philosophe de renom. Mais c'est également un épicurien qui aime la bonne chère et qui veut faire partager sa passion au plus grand nombre. Depuis 2006, il invite régulièrement le grand public sous son chapiteau pour participer aux Université Populaires du Goût. Des grands chefs participent à l'événement pour parler de leur passion et préparer leurs spécialités. Il est également question de philosophie et de musique au cours de ces rendez-vous dédiés aux 5 sens.

La madeleine de Proust de Michel Onfray, c'est sûrement l'odeur des bons plats que préparait sa mère à partir des légumes cultivés dans le potager familial. Les bons souvenirs d'une enfance passée dans un milieu ouvrier. Malgré le succès, le philosophe n'a jamais oublié l'importance de ces moments et a voulu créer un événement où les personnes de toutes conditions sociales pourraient se retrouver autour de la gastronomie. De là est née l'idée de créer les Universités Populaires du Goût. Depuis 2006, il invite régulièrement des grands chefs sous son chapiteau de l'Orne autour d'un débat philosophique.

Une initiative qui rencontre un grand succès et qui va faire des petits. Le 7 avril prochain, Granville (Manche) accueillera sa première Université Populaire du Goût. Si le rendez-vous est un succès, il pourrait y être organisé quatre fois par an.

L’écrivain sera également au coeur d'une prochaine Université du goût, qui se tiendra le 12 mai en compagnie du chef Pierre Gagnaire."

_______________

Marc   

Merci à Nico (info) et Patrick C. (enregistrement) 

25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:53

 

Nous vous invitons à découvrir l’article inédit d’Albert Camus, inconnu puisque censuré par les autorités coloniales, retrouvé grâce à une journaliste Macha Séry aux Archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence, et publié dans Le Monde le 18 mars 2012. Camus l’a écrit pour le quotidien algérois "Le Soir républicain" en novembre 1939, mais comme toute œuvre de l’auteur de L’homme révolté, ce texte demeure universel et toujours d'actualité.

 Comment préserver la liberté d’expression journalistique sous le régime totalitaire ?

__________________

albert-camus-1959 presseIl est difficile aujourd'hui d'évoquer la liberté de la presse sans être taxé d'extravagance, accusé d'être Mata-Hari, de se voir convaincre d'être le neveu de Staline.

Pourtant cette liberté parmi d'autres n'est qu'un des visages de la liberté tout court et l'on comprendra notre obstination à la défendre si l'on veut bien admettre qu'il n'y a point d'autre façon de gagner réellement la guerre.

Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu'elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd'hui à la liberté de pensée, nous avons d'ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu'il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au "Soir républicain" (le journal, publié à Alger, dont Albert Camus était rédacteur en chef à l'époque), par exemple. Le fait qu'à cet égard un journal dépend de l'humeur ou de la compétence d'un homme démontre mieux qu'autre chose le degré d'inconscience où nous sommes parvenus.

Un des bons préceptes d'une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d'un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n'est plus aujourd'hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n'intéresse plus la collectivité. Il concerne l'individu.

Et justement ce qu'il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l'ironie et l'obstination. La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l'histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu'elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu'il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.

En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d'opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête. Or, et pour peu qu'on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticité d'une nouvelle. C'est à cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. Car elle prépare l'avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l'origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l'uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu'elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu'aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.

Nous en venons ainsi à l'ironie. On peut poser en principe qu'un esprit qui a le goût et les moyens d'imposer la contrainte est imperméable à l'ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres, utiliser l'ironie socratique. Il reste donc que l'ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu'elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d'illusions sur l'intelligence de ceux qui l'oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l'homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l'est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l'intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merle ou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l'on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu'elles ont peu d'amants.

Cette attitude d'esprit brièvement définie, il est évident qu'elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d'obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d'expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l'effet contraire à celui qu'on se propose. Mais il faut convenir qu'il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l'inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L'obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l'objectivité et de la tolérance.

Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu'au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés. Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu'il croit vrai et juste, s'il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l'abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot.

Oui, c'est souvent à son corps défendant qu'un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l'homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s'expriment que dans des coeurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces coeurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c'est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l'homme indépendant. Il faut s'y tenir sans voir plus avant. L'histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits.

Albert Camus  




  • Et pour entendre la voix émouvante d’Albert Camus, vous pouvez consulter ces deux documents d’archives d’Ina (Institut national de l’audiovisuel).  
camus-paysage-algerie-sieffert-geoffrey-oran1.jpg

ALBERT CAMUS : LA LIBERTÉ, L'INDIVIDUALISME, SON IDÉE DE L'ART

 Plein feu sur les spectacles du monde  - 04min15s

 "Interview d'Albert CAMUS par une journaliste non identifiée : - Au début - Il définit la liberté comme "le droit de ne pas mentir". - A 0'40 - Il parle du nouvel individualisme. - A 0'59 - Ce qu'il pense de ses deux moyens d'expression : le théâtre ou le roman. Il explique celui qui lui ressemble le plus entre "La Peste" (roman) et "L'Etat de siège" (pièce de théâtre) . - A1'35 - Il exprime son idée de l'art et parle de la littérature engagée, reflet d'une époque. - A 2'47 - Il explique pourquoi, à son avis, la jeunesse aime le lire (elle recherche la liberté d'opinion et la trouve dans son oeuvre). - A 3'35 - Il parle de son essai "L'Homme révolté" sur la transformation de l'idée de révolte à travers l'histoire."

 

camus-Tipasa

ALBERT CAMUS PAR LUI-MÊME  - 24min45s

"Eléments non montés d'une interview d'Albert CAMUS réalisée par Jean MOGIN. - Sa condition d'artiste. - Les notions d'absurde et de révolte dans son oeuvre. - A 4'30 : relation entre l'absurde et la conscience de l'homme. - A 5'04 : la révolte : analyse ce mouvement. - A 7'40 : l'homme européen actuel. Le chemin entre la servitude et la folie, responsabilité des intellectuels de le trouver. - A 10'10 : L'importance qu'il accorde au style dans son écriture. - A 11'26 : Analyse des différents styles utilisés dans le roman "La peste" et la pièce "l'Etat de siège" (17'15" au total). - A 17'18 : lecture par Albert CAMUS de deux extraits du chapitre V, au-delà du Nihilisme, de "L'homme révolté"."


LECTURE DE « L’HOMME REVOLTE » PAR ALBERT CAMUS

(les sept dernières minutes de l’interview précédente réalisée par Jean Mogin)

« Dans son plus grand effort, l’homme ne peut que se proposer de diminuer arithmétiquement la douleur du monde. Mais l’injustice et la souffrance demeureront et, si limitées soient-elles, elles ne cesseront pas d’être le scandale. Le « pourquoi ? » de Dimitri Karamazov continuera de retentir; l’art et la révolte ne mourront qu’avec le dernier homme.» 


 Ewa   

Published by quatuor - dans Goût des autres
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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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