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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:14
 
anarchie symbole 4 non violent
Ventscontraires.net, la revue collaborative du Rond-Point, nous a aimablement communiqué la diffusion des épisodes des conférences de Michel Onfray sur le post-anarchisme, données au Théatre du Rond-Point avec l’Université Populaire de Caen en novembre 2009 et mai 2010. Donc, à suivre...
Les épisodes sont à visionner sur le site ventscontraires.net.

Chers internautes, n’achetons pas les conférences « gratuites » ! Ne soyons pas les vaches à lait de l’éditeur phonographique qui se fait « des couilles en or » grâce à notre bêtise.

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« Michel Onfray se propose d’expliquer le post-anarchisme à sa grand-mère ! Est post-anarchiste celui qui traite l‘anarchisme en anarchiste. […] Soulevant la question de l’État, il nuance un cliché. De même qu’on peut se servir d’un couteau pour égorger son voisin ou éplucher une pomme, de même l’État n’est pas forcement un outil d’oppression : il peut être une protection pour les plus faibles. Michel Onfray ambitionne de sortir l’anarchisme d’un contexte daté et de lui ôter ses accents bellicistes, antisémites, misogynes… pour n’en conserver que l’esprit libérateur, en insistant sur les principes d’application de ce programme. Avec en tête la devise du libertaire empruntée à La Boétie : « Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre. »
Cédric Enjalbert, « L’esprit libérateur », Philosophie Magazine 
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Vous pouvez aussi consulter notre article du 17.02.2011, Michel Onfray - le post-anarchisme sur Europe 1 ainsi que la précédente conférence donnée au théâtre du Rond-Point, Le rire de Démocrite
      Marc  - Constance    
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 07:33

 

pere-noel.jpgPour les jours de fêtes nous vous proposons l’article de Patrick Chuard publié sur le site Tribune de Genève le 12.12.2011

"L’écrivain Fribourgeois Michel Bavaud se convertit à l’athéisme à 80 ans"

"Pédagogue et écrivain fribourgeois, Michel Bavaud lance un pavé dans le bénitier. Engagé depuis des décennies dans l’Église catholique, il raconte comment il est devenu athée dans un livre Dieu, ce beau mirage (Ed. L’aire, 2011) où il règle ses comptes avec Rome et la religion. Sa démarche se veut un « coming out » personnel davantage qu’un acte militant, assure-t-il, dans sa cuisine de Treyvaux où trône encore tout de même un crucifix. Dialogue avec un « indigné » de la foi.


Vous écrivez qu’il eût été plus raisonnable de quitter la foi «sur la pointe des pieds, comme tant d’autres». Pourquoi ne pas l’avoir fait?

Ne pas dire que je suis devenu athée serait un mensonge et une lâcheté. Beaucoup de gens sont venus au fil des années me demander des conseils spirituels. Il y a des religieux parmi mes amis. Ce serait malhonnête de ne pas dire ce que je pense vraiment. On peut faire la comparaison avec un homosexuel qui sent le besoin d’affirmer ses préférences.

Un besoin de confession?

Tout à fait, j’écrivais en l’an 2000 dans mon Epître au Romain que malgré mes colères contre Rome, et mes déceptions, je restais dans l’Eglise. Ayant écrit cela, je dois aujourd’hui être honnête en disant que ça a changé. Depuis que je suis à la retraite, j’ai le temps de réfléchir. La réponse aux questions que je me suis toujours posées est venue progressivement, comme une conviction. Je me suis en quelque sorte converti à l’athéisme.

Peut-on dire de manière banale que vous n’allez plus à la messe, voilà tout?

Ah non, je vais encore à la messe! C’est une habitude, un moment de réflexion, de poésie. Il y a de beaux vitraux, un chœur qui chante pas mal, une atmosphère. Mais je n’écoute plus les sermons grâce à mon excellente surdité. (rires.) J’ai encore des crucifix chez moi, ce serait ridicule de les ôter maintenant.

Mais alors pourquoi critiquez-vous l’Eglise si férocement?

Je rejette le Vatican, c’est vrai, l’infaillibilité papale, l’obéissance aveugle à une Eglise qui condamne, qui excommunie. Je ne supporte plus d’être manœuvré par cette autorité-là, qui pinaille sur des détails. Le Concile Vatican II avait été un grand espoir, le début d’un dégel fantastique, et puis l’Eglise est revenue en arrière sur tout. Benoît XVI serait parfait en gardien de musée.

Plaideriez-vous pour le protestantisme?

Non, le premier problème, c’est les Ecritures. Nous devrions reconnaître que la Bible, comme le Coran d’ailleurs, ce n’est pas la parole de Dieu, mais celle des hommes. Peut-être étaient-ils inspirés, mais si vous écrivez une lettre d’amour, vous le serez aussi. Bien sûr qu’il y a de jolies histoires là-dedans, comme Jonas et sa baleine. Cela vaut Ali Baba et les quarante voleurs, mais ni plus ni moins. La Bible ne tient pas debout. Il est temps d’enlever sa majuscule au mot Ecritures. Et je ne conçois pas la théologie comme autre chose que la libération des injustices, comme un engagement social. La prière est inutile pour améliorer le monde, pour vêtir les pauvres ou pour guérir les malades.

Vous accusez carrément Dieu d’être un horloger malfaisant!

Je rejette l’existence du Dieu de la Bible, sinon ce serait un Dieu abominable. Il aurait commis le pire génocide de l’Histoire en faisant le déluge. La semaine dernière, nous avons incinéré ma petite fille, qui avait six mois. De la voir au CHUV avec ces appareils, c’était insupportable. Le Dieu d’amour n’existe pas. On peut toujours me raconter que le mal est dans le monde pour permettre la liberté de l’homme, mais c’est inadmissible. Dieu serait alors vicieux. La Bible nous dit que Jésus faisait des miracles, alors pourquoi Dieu ne bouge-t-il jamais le petit doigt? Où sont les miracles? J’aimerais voir des pèlerins sans jambes revenir de Lourdes en marchant.

Reconnaître que vous ne croyez plus a-t-il été douloureux?

Oui, j’avais reçu Dieu en héritage dans mon éducation. Et c’est douloureux de savoir que ce Père infiniment bon n’est pas là. Cela vous laisse orphelin. Et puis je sais que je vais scandaliser beaucoup de gens que j’aime et que je continue à aimer, j’ai peur de les blesser. Depuis que La Liberté a consacré un article à mon livre, je reçois des courriers très durs à la maison, souvent anonymes. Et les lecteurs du journal ne m’épargnent pas. Les gens me traitent de renégat, d’infidèle.

N’avez-vous pas gagné des amis dans le camp des athées?

Je crains d’être rejeté par les deux bords. De la part des croyants, mais aussi de la part des athées parce que je ne suis pas un de ces militants qui veulent tout casser. Moi, je me sens plus proche de l’athéisme tranquille d’un André Comte-Sponville que de celui d’un Michel Onfray. Je continue à rêver avec une forte religiosité. C’est pour innocenter Dieu que je le nie, ce Dieu que j’ai essayé de servir de mon mieux et qui m’est devenu odieux. Mais si je me suis trompé, si Dieu existe, alors qu’il m’accueille à bras ouverts après ma mort…

Mais vous continuez d’invoquer le Dieu que vous niez!

On reste attaché aux choses qu’on a aimées… Je quitte Dieu en bons termes, on pourrait dire que c’est un divorce à l’amiable."

 

 

 Marc  (et l’esprit d’Ewa :~)  

Published by quatuor - dans Daubes et salades
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 11:11
 
lepoint2049-questions-et-reponses-sur-lexistence-de-dieu2
Le Point du 22.12.2011 consacre un numéro supplément aux questions et réponses sur l'existence de Dieu. Ce que disent les scientifiques et philosophes, pourquoi Dieu est tendance, la vérité sur les prophètes, et, quand Dieu était une femme.
   
Ce dossier spécial, coordonné par Catherine Golliau et Olivia Recasens dont il faut saluer le travail de grande qualité, invite Jean d'Ormesson, Jean-Didier Vincent, Trinh Xuan Thuan, Boris Cyrulnik, Yves Coppens, Frédéric Lenoir, entre autres, et Michel Onfray, à s'étendre sur le sujet. Extrait :


                                                      
                                                          « Dieu n'est pas, point à la ligne
»


C. G. : L'athéisme a été défendu par les plus grands penseurs et par de nombreux scientifiques. Comment expliquez-vous qu'il n'ait pas réussi à tuer Dieu définitivement ?

M. O. : La pensée magique ne disparaîtra jamais sous l'effet de la pensée raisonnable et rationnelle. Les hommes préfèreront toujours une erreur qui les sécurise à une vérité qui les inquiète, ils voudront toujours plutôt une fiction qui les rassure qu'une certitude qui les angoisse - d'où la parenté caractérielle des sectes, des croyants de toutes les religions, des communistes, des freudiens, des lacaniens et autres tenants de la pensée magique, qui deviennent très violents en présence des lectures rationnelles de leurs mythologies. La fiction a de beaux jours devant elle et la réalité a du souci à se faire.

C.G : L’athéisme n’est-il pas finalement qu’une contre-foi, qui ne peut exister que dans son opposition aux religions dominantes et d’abord au christianisme ?
M.O. : Ne confondez pas la foi, la croyance et l’adhésion à une vérité, le consentement à une certitude : le scientifique ne croit pas que la terre est ronde, il le sait parce que c’est prouvé, visible et certain. L’athéisme est savoir et non croyance : l’homme est un animal comme le hérisson, mais il ne vient pas à l’idée de personne que le hérisson pourrait vivre une vie après sa mort. La fiction religieuse est un pur produit de l’angoisse existentielle humaine, une sécrétion mentale de l’humain incapable d’accepter sa finitude dans un cosmos qui lui montre son inanité personnelle. Dieu est l’assurance d’après vie d’un homme qui ne sait pas comment et pourquoi vivre sa vie…
 
C. G. : Si l'homme se définit par sa quête d'absolu, l'hédonisme, cette philosophie fondée sur la recherche du plaisir que vous défendez, peut-il suffire à la satisfaire ?

M. O. : Oui, l'homme est le seul animal qui se pose des questions sur la place de l'Univers et ne parvient pas à trouver de réponses satisfaisantes à ses interrogations parce qu'il est aussi, du fait de sa conscience, et de sa conscience d'être conscient, l'animal le plus orgueilleux. il cherche l'absolu, mais l'absolu n'existe pas ; voilà pourquoi la frustration est son lot pour toujours. dans cette configuration, bien sûr que l'hédonisme ne suffira pas. Du moins, il n'en sauvera qu'une poignée, et que peut-on espérer de mieux ?

C. G. : Beaucoup de croyants assurent connaître dans l'union avec leur dieu un plaisir extatique. L'athéisme, avec sa volonté de s'ancrer dansle réel, peut-il offrirlui aussi un passage vers ce typede ressenti ?

M. O. : Mais bien sûr. La religion a confisqué la spiritualité, elle prétend que l'extase, le mysticisme, le sacré, mais aussi la morale, l'éthique, le bien, le sens ne sont possibles que dans sa configuaration. Il n'en est rien, évidemment. Nous avons perdu le sens du sacré, mais le sacré fut d'abord païen, car il procédait d'une relation directe des hommes avec la nature et le cosmos. Les religiosn monothéistes ont intercalé le livre entre l'homme et le monde. 
Depuis, les prêtres font la loi et l’homme a été privé de contact direct avec la puissance de ce qui est. Seul le chamanisme dit encore aujourd’hui avec justesse ce que fut le sentiment religieux primitif : il nous faudrait retrouver le sens de  ce sacré païen, de cette extase matérielle, de cette mystique concrète - mais en évitant Dieu, les religions et la machinerie de haine de la vie qui se trouve associée à ces instances… 
 
C.G. : Mais qu’entendez-vous par « mystique concrète » ?
M.O. : La plupart du temps, la mystique a été confisquée par la religion officielle, qui se méfie des mystiques de leur vivant, mais qui les récupère après leur mort. Or le mysticisme suppose une relation directe avec les forces du cosmos, les énergies de la nature, la puissance de ce qui est, sans que Dieu y soit pour grand-chose. Quand Schopenhauer parle du « vouloir », Nietzsche  de la « volonté de puissance », Bergson de « l’élan vital » ou de « l’évolution créatrice », ils ne s’inscrivent pas dans des perspectives monothéistes, mais dans des logiques mystiques et concrètes : ils se branchent sur les forces du monde, nullement sur l’esprit d'une divinité.
 
C.G. : Vous évoquez positivement le « sacré païen ». Lequel, celui des grandes religions polythéistes de l’Antiquité, celles de Zeus ou Osiris ? Le paganisme des chamanes invocateurs des esprits ? Pourquoi cette pensée magique-là serait-elle plus positive ?
 
M.O. : Plus les religions sont institutionnelles et constituées, plus elles ont besoin de clergé, d’intermédiaires, plus elles supposent le texte, les mots, moins elles me plaisent. Ce que j‘aime dans le chamanisme des origines, c’est qu’il est probablement la résultante d’un rapport solitaire et direct entre un homme et le monde. C’est cette généalogie qui m’intéresse, l’époque où rien ne s’interpose entre l’être et le cosmos : le moment du sublime au cours duquel un être expérimente sa finitude devant le spectacle de ce que le philosophe libertin Saint-Evremond nomme la « vastitude ».

C. G. : Ce que vous refusez, finalement, est-ce le principe d'un Dieu en soi ou le Dieu autoritaire et exclusif des monothéismes issus de la Bible ?

M. O. : Pas besoin de Dieu, quel qu'en soit le nom. Je suis un athée radical qui nie l'existence de Dieu, du moins qui en montre l'inanité et démonte les mécanismes de sa construction comme fiction. Dieu n'est pas, point à la ligne. En revanche, il faut arracher aux religions des puissances philosophiques comme le sacré, le mysticisme, le spirituel et les rattacher à leur terreau d'origine : le réel concret. C'est ce que Nietzsche appelait avoir le « sens de la terre ».

Constance - Marc  
 

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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