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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:29

 

Ce n’est que partie remise…  

   

tout saint a-vendre-cercueil.scaled500

 

J’ai trouvé cette pépite en me baladant sur le site jlcrcfx.posterous.com


22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:02

 

Je vous invite à découvrir l’interview d’Henri Laborit publiée par PhDam’s sur le site des postiers. Ce document audio était à l’origine d’un petit échange entre nos blogs respectifs. J’ai regroupé nos commentaires un peu éparpillés (voir les commentaires sous cet article) pour ceux que cela intéresserait éventuellement et qui auraient envie d’exprimer leur point de vue. 


Cliquez sur la photo pour écouter l’interview

_______________________

 

Les propos d’Henri Laborit choisis par PhDam‘s 

« Ceux qui manipule le pouvoir ce sont les gens qui ont une information professionnelle de haute technicité utilisant les mathématiques et la physique, capables de faire des robots qui font beaucoup de marchandises en peu de temps. Et ce sont ceux là, les technocrates et le bureaucrates qui administrent, qui ont le pouvoir actuellement, sans avoir le capital. Mais ils ont le pouvoir parce que dans une société où la dominance s’établit par l’intermédiaire de la production de marchandise. Et finalement les guerres actuellement, on appelle ça la guerre économique. […] Et on veut nous faire croire que les écologistes vont transformer tout ça, mais la première chose à faire si on veut protéger la biosphère c’est d’empêcher la guerre économique, c’est à dire la compétition internationale économique. Allez-donc dire ça actuellement aux chefs d’entreprises… » (19min 15sec)

« [Les païens] étaient des écologistes avant l’heure, ils vivaient avec la nature et de ce fait, vivant avec la nature, ils avaient un comportement qui cherchait, qui était angoissé, parce qu’ils ne comprenaient pas la nature alors ils ont cherché une explication. Ces explications ça a été les mythes, puis plus tard ça été les religions, et maintenant c’est la science. La science est un mythe et une religion aussi et j’en fais partie. » (12min 40sec)

 


Quelques pensées d’Henri Laborit formulées dans cet entretien qui m’ont paru particulièrement intéressantes. Sur les dieux, l’amour, la liberté et la beauté… 

 

DIEU

Ce n’est pas les dieux qui ont sauvé l’homme, au contraire, ils ont mené l’homme au meurtre et au génocide, à la guerre, à la tuerie. (06:14)

Il y a longtemps que j’ai trouvé que le pari de Pascal était une chose ordurière et qu’échanger sa vie éternelle contre un certain comportement dans l’existence était un marchandage du petit boutiquier, de marchand. (08:14)

 

L’AMOUR

L’amour, même quand il paraît le plus altruiste, est toujours égoïste. Égoïste c’est pas méchant, c’est pas laid de vouloir se maintenir en vie. Si nous ne voulions pas nous maintenir en vie, essayer d’être, maintenir sa structure, on serait mort dès le départ. Quelques-uns trouvent le moyen de le faire en ayant une action dans l’environnement qui les fait admettre et récompenser par ceux qui peuplent cet environnement, d’autres sont plus enfermés sur eux-mêmes, mais tout ça, c’est la même chose. Et finalement l’amour, c’est l’amour que l’on a pour soi-même, que l’on a l’air de projeter sur les autres, mais quand les autres ne sont pas d’accord avec cet amour, vous ne les aimez plus. Il faut que les autres vous aiment pour que vous les aimiez, en général. […] L’amour, l’amour, l’amour… Et personne ne va jamais au fond de cette notion d’amour qui est une notion biologique. L’amour ce n’est pas comme ça dans un crâne, il faut qu’il y ait des neurones dans ce crâne, il faut qu’il y ait des tas de choses. Mais ça, jamais on n’en parle. Et avec l’amour, on fait ce qu’on veut. (27:25)

 

LA LIBERTE

La liberté n’existe pas, c’est encore un moyen pour mener les gens au casse-pipe, se faire tuer. Est-ce que vous avez été libre de naître? Non. On vous dit que peut-être c’est votre esprit qui est venu habiter un ovule fécondé. Moi, je veux bien, mais a priori, on n’est pas libre de naître. Alors où commence cette liberté? A quel moment commence-t-elle?

Je ne la place même pas sur le plan biologique, neurophysiologique. Je la place simplement sur le plan bêtement, bassement sociologique. Dès la naissance on vous apprend le bien, le mal, le beau, le laid, tu ne pisseras pas et ne feras pas caca dans ta culotte. Votre niche environnementale vous conditionne entièrement. Alors ensuite, vous croyez être libre, mais toutes vos idées, tous vos jugements de valeur, tous vos automatismes culturels vous ont été inculqués suivant l’espace socioculturel dans lequel vous avez vécu. Et même si vous êtes contre, en vieillissant, vous réagissez contre, mais vous êtes conditionné par cet espace. Alors, où est la liberté?

Si la liberté c’était le fait d’imaginer d’une façon originale, ce qui est propre à l’homme d’ailleurs, car nous avons un cerveau orbitofrontal qui nous permet d’associer les éléments collectés dans la mémoire à partir du milieu extérieur et qui nous ont été imposés par le milieu extérieur. Mais déjà, pour imaginer d’une façon originale il faut être motivé, si ça ne vous intéresse pas, vous n’imaginerez rien. Un enfant qui vient de naître ne peut rien imaginer, il faut qu’il ait appris, et apprendre c’est encore entièrement conditionné, déterminé. Même cet espace de liberté qu’il est l’imaginaire, je ne sais pas où le situer. […]

J’ai été toujours assez conscient de mon déterminisme je ne me suis jamais cru très libre. Je ne veux pas faire de peine à mes contemporains, s’ils se sentent libres, s’ils veulent se croire libres pour vivre heureux, grand bien leur fasse. Malheureusement, la liberté vous maintient dans l’intolérance. C’est ça qui est dramatique. Si vous êtes libre, vous choisissez librement la vérité, si l’autre a librement choisi l’erreur, il faut le tuer. C’est ce que vous voyez partout. Tous les gens détiennent la vérité, librement... (29:30)

 

LA BEAUTE

La plus belle femme au monde ne sera jamais aussi belle que le jet d‘eau. Si je compare la femme à un jet d’eau c’est que je la considère esthétiquement plus agréable à voir que l’homme, parce que je suis un homme d’ailleurs, bien sûr. Vous voyez déjà, l’opinion que l’on peut avoir sur le jet d’eau, sur la femme, vient de votre apprentissage, de toute votre culture, donc déjà, c’est très suspect.

Et qu’est-ce que la beauté? Ce qu’on décide d’être beau? Il y a les gens qui trouveront quelque chose de beau, puis d’autres ne le trouveront pas beau, donc c’est très subjectif. […]

J’aime peindre parce que je transforme quelque chose que je crois être beau, que je sens moi-même être beau en quelque chose de fixe, de stable, qui va durer. Je fixe dans la durée un moment très instable de mon affectivité. Ce serait un jet d’eau fixé en glace, alors ce n’est plus un jet d’eau, ça ne bouge plus, ce n’est plus l’instant.

La beauté, je ne sais pas ce que c’est. Les snobs diront que quelque chose est beau parce que ça fait bien d’avoir l’air d’être à la pointe du progrès, de la compréhension artistique.

J’ai fait un film à la télévision un jour et puis j’ai interdit qu’il passe parce que le type, le cinéaste croyait que lui, il savait ce que c’était que la beauté. Il n’avait pas simplement à mettre son nez là-dedans. J’ai interdit qu’il passe parce que ça m’a révolté.

Ce que nous trouvons beau, c’est-ce qui est en rapport analogique avec la construction de notre cerveau. Si notre cerveau n’était pas construit d’une certaine façon, il ne serait pas sensible à quelque chose extérieur à lui, et à ce moment-là, il ne le trouverait pas beau. Donc ça dépend d’une part de tout ce que vous avez appris déjà.[…] J’ai aimé et j’aime la musique parce que ma mère m’a élevé dans la musique. […] On m’avait appris à les (compositeurs) connaître, à les aimer, à les entendre, alors, je les ai entendus. Quand on n’a pas entendu quelque chose, quand on ne le connaît pas, on ne peut pas l’aimer. Voyez le caractère très suspect de ce que l’on appelle la beauté. La beauté pour quelqu’un, elle est d’une part liée à son apprentissage et à la structure de son cerveau, mais la structure de son cerveau est liée aussi à son apprentissage… […]

Alors ce que l’on peut dire qu’il y a certaines choses comme Mozart par exemple qui correspondent toute de même sans doute à une structure très profonde du cerveau humain parce que presque tout le monde aime Mozart. Mais, est-ce que parce qu’on l’a entendu plus que d’autres? Je crois qu’il y a quelque chose en plus quand même… Mozart a exprimé un cerveau qui était sans doute celui de tous les hommes avant, pendant et après lui. (37:30)

 

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 En supplément, Henri Laborit dans l’émission canadienne « Rencontres » 

 

 

*
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:20

 

Avant, je n’aimais pas la Fête de la musique. Mais c’était avant. A force d’entendre desfête de la musique Canal-st-martin snobs, des misanthropes, les vieux grincheux aigris et amers, pester contre ces foules de «jeunes» abrutis, contre leur bruit appelé «musique«, assourdissant et agressif, - j’ai changé d’avis, je l’aime bien maintenant. L’esprit de contradiction, quand tu nous tiens… 


Et puis, même si comme moi vous aimez et cherchez le silence, essayez, une fois par an, un bel après-midi de fête de la musique, d'aller flâner avec les Personnes de Choix  le long du Canal Saint-Martin, des guitares de rastas «post-modernes» de la place Stalingrad jusqu’aux tam-tams de la Villette - et vous m’en direz des nouvelles.


Mais pour l’instant, je vous propose, à mes risques et périls, autre chose :  la musique qui ne vous sera probablement pas très familière.

La première vidéo «inconnue» - une belle ballade rock, mélodieuse et mélancolique - est susceptible de plaire à tous, ou presque.

La deuxième - d’une maestria exceptionnelle, fascinante, mais un peu «dérangeante» - ne fera certainement pas l’unanimité, mais si elle intéresse au moins une personne, je serai ravie et mon pari sera gagné.

La troisième - bien connue, la valeur sûre - réconciliera tout le monde.

Si vous disposez d’un quart d’heure, écoutez et regardez toutes les trois, l’une après l’autre, pour le rythme et pour la «petite histoire». Si vous les appréciez, n’hésitez pas à piocher dans les vidéos liées à ces trois [par exemple : 1. Bal wszystkich swietych (Bal de tous les saints), 2. Janine Jansen - Mythes, 3. Just the way you are, etc.]

Bonne fête! :~)

 

*
Groupe Budka suflera (Trou du souffleur) - « Martwe Morze » (La Mer Morte), 1999

« La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être - s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées - la communication des âmes. »
                                                                                                      Marcel Proust, La Prisonnière 


**
Karol Szymanowski, Tarentelle op.28
Violon : Xiang Yu, Piano : David Meier 
Oslo, l’Académie norvégienne de musique, 2010

« Le virtuose ne sert pas la musique ; il s’en sert. »

Jean Cocteau, Portraits-Souvenirs  


***
Diana Krall, « The look of love », 2002

« La Musique creuse le ciel. »
Charles Baudelaire, Fusées  
 


A consulter également d'autres propositions musicales du banquet :
 

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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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