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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 19:30

 

 

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Shaka Ponk, le groupe d’électro-rock qui pratique les mélanges explosifs du rock alternatif avec le funk, le punk, le métal, le hip-hop - c’est mon dernier coup de cœur.

Musicalement parlant, rien d’étonnant à ce que j’apprécie ce groupe, car j’aime le rock fusion et son énergie hypnotique en règle générale; d’ailleurs, mon éclectisme musical est d’une telle ampleur que je passe sans problème du hard rock, par la poésie chantée, à la musique symphonique.

Mais l’univers visuel de Shaka Ponk n’aurait pas dû normalement me toucher, car je suis parfaitement hermétique à la bande dessinée et aux jeux vidéo, et c’est cette iconographie qui domine dans leurs vidéoclips. Pourtant, je me suis laissée emporter par ces paysages « post-apocalyptiques » : des buildings oppressants du centre-ville, des hangars désaffectés des banlieues industrielles, des espaces quasi-désertiques reliés par des ponts détruits et des tunnels interminables, peuplés de robots humanisés, de singes virtuels, de soldats exterminateurs, de super héroïnes de rose vêtues ou toutes nues… Des images de synthèse mixées adroitement avec des spectaculaires extraits des concerts en live créent une ambiance très particulière de leurs clips très soignés et inventifs.

Vous les aimerez peut-être aussi. 

 

 

La playlist que je vous propose est composée de dix titres :

1) Run Run Run,   2) Let’s Bang,   3) My name is Stain,   4) Palabra Mi Amor (avec Bertrand Cantat),     5) I’m a Lady,   6) Fonk me,   7) Personal Jesus (reprise de Depeche Mode),   8) I’m Picky,   9) Kids in America (reprise de Kim Wilde)   10) French Touch Puta Madre, 

 

 

Shaka-Ponk-Lets-Bang-4.jpg

      Quelques liens pour en savoir un peu plus sur Shaka Ponk

Monkey TV - le site officiel du groupe

L’histoire du groupe  (soyez indulgents pour les fautes d’orthographe)

L’entretien avec Samaha et Frah - deux chanteurs du groupe, et Ion- le batteur, sur paperblog

       

(Mise à jour : 17.09.2014)


      Shaka Ponk chez Ruquier (On n’est pas couché, 13.09.2014)

 

 

 

 « Morir cantando ». Un extrait du concert de Shaka Ponk sur la scène du Trianon de Paris diffusé sur France 2 le 24 avril 2014.


 

11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:30

 

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« Le Diable rouge », la pièce d’Antoine Rault mise en scène par Christophe Lidon et jouée initialement au Théâtre Montparnasse à Paris, diffusée le 8 avril 2013 sur France 2 - c'est un vrai moment de grâce pour tous les « théâtrophiles ».

Le texte brillant, pertinent, empreint d’humour cynique et désabusé, où les jeux de pouvoir et d’argent à la cour du jeune Louis XIV s’apparentent étrangement à la scène politique d‘aujourd‘hui. On pense inévitablement au ministre du budget qui fraude le fisc, mais déjà en 2009, la blogosphère s‘est emparée d’un extrait du dialogue entre Mazarin et Colbert dans lequel il était question des impôts «des Français qui travaillent« (la première vidéo, 06:36) et a pris cet échange pour la vérité historique. « A méditer! - s’extasiait l’un des internautes - la conversation entre Colbert et Mazarin n’a pas pris une seule ride !!! C’était il y a 4 siècles ». Sauf que la pièce a été écrite en 2008, l’auteur respecte les faits historiques, mais les dialogues sont évidemment nés de sa pure imagination.

Le jeu d’acteurs excellent. Claude Rich est éblouissant dans le rôle de Mazarin, il rend les répliques encore plus amusantes, percutantes, caustiques et des fois… presque touchantes, malgré le cynisme extrême, le cabotinage et l’ignominie du personnage.

La scénographie raffinée : le plafond miroir baroque dans lequel se reflètent la mosaïque de sol, des bougies, des candélabres, le brouillard d’encens, des paravents-tableaux-de-maîtres; ainsi que de splendides costumes aux couleurs riches, chatoyantes et harmonieuses - nous transportent au cœur du Grand Siècle.

Vous pouvez regarder cette pièce en intégralité (playlist, 1h43) ou, si le théâtre vous fait un peu peur, piocher selon vos envies ou au hasard dans les dix vidéos et dans quelques répliques transcrites sous chacune d’elles.



 

La pièce en intégralité (1h43 - playlist)

 

 

RESUME : La pièce retrace les derniers mois de la vie de Mazarin, principal ministre du jeune roi Louis XIV dont il achève la formation de souverain. Assisté de Bernouin, son fidèle premier valet, le cardinal souhaite achever son œuvre en signant la paix avec l'Espagne, contre laquelle la France est en guerre depuis trente ans, et qui a ruiné les finances du royaume. La reine-mère Anne d'Autriche tente de convaincre le roi de choisir le mariage de raison avec l'infante d'Espagne, Mairie-Thérèse, ce qui mettrait fin à la guerre, contre un mariage de passion avec Marie Mancini, la nièce de Mazarin. Colbert use de son influence pour préparer son accession à la surintendance des finances à la mort du cardinal. 



 

La pièce en dix parties

 

-1-

 Mazarin (Claude Rich) - Colbert (Bernard Malaka) - Bernouin (Jean-Marie Lardy)

  • MAZARIN : Me tuer? A mon âge? Ce serait plus simple d’attendre un peu.
  • COLBERT : Je n’ai pas chaque soir une femme dans mon lit.
  • MAZARIN : Tu devrais, tu es tout gris. Regarde Fouquet, il est tout rose.
  • MAZARIN : Encore, encore, encore! Comme ça, on croira que c’est le parfum qui pue.
  • COLBERT : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
  • MAZARIN : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette! Tous les États font cela.
  • COLBERT : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
  • MAZARIN : On en crée d’autres.
  • COLBERT : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
  • MAZARIN : Oui, c’est impossible.
  • COLBERT : Alors, les riches ?
  • MAZARIN : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
  • COLBERT : Alors, comment fait-on ?
  • MAZARIN : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.
  • MAZARIN : Que tu es naïf, Colbert! Crois-tu vraiment qu’on peut gouverner la France uniquement avec des gens honnêtes? Pour tenir un pays, il faut malheureusement des fripons.

 

-2-

Anne d'Autriche (Béatrice Agenin)  -  Mazarin (Claude Rich) - Colbert (Bernard Malaka)

  • MAZARIN : Avec les singes, on n’est jamais déçu, ils sont voleurs mais très gentils.
  • ANNE D'AUTRICHE : Vous dites toujours qu’il faut faire des concessions.
  • MAZARIN : Eux oui, nous non.
  • ANNE D'AUTRICHE  : Il paraît qu’elle est nabote et bossue.
  • MAZARIN : Très peu.
  • MAZARIN : Ces gens-là sont sur la paille et il font comme s’ils étaient sur le tas d’or.
  • ANNE D'AUTRICHE  : Vous voudriez qu’aux yeux du monde, je lui donne ma parole pour la reprendre après?
  • MAZARIN : Oui, oui, c’est cela, Madame. En politique, il y a des engagements qu’on prend, mais avec l’intention de ne pas les tenir.
  • ANNE D'AUTRICHE  : C’est terrible, Mazarin. Vos êtes le diable.
  • MAZARIN : Je sais Madame, je sais, mais comme c’est fatiguant…

 

-3-

Louis XIV (Adrien Melin) -  Mazarin (Claude Rich)

  • MAZARIN : Quand la cour danse, elle oublie de conspirer.
  • LOUIS XIV : Vous n’allez pas encore me parler de votre mort?
  • MAZARIN : Je n’arrive pas à me faire à cette perspective.
  • LOUIS XIV : Comment? Pour un cardinal, n’est-ce pas le bonheur suprême, l’heure tant attendue de se présenter enfin devant notre seigneur?
  • MAZARIN : Oui… Et s’il n’y avait personne?
  • LOUIS XIV : Vous ne pouvez pas penser sérieusement à une chose pareille.
  • MAZARIN : Bien sûr, je ne peux pas. Il y a foule au ciel, et pourvu qu’ils aient pensé à me garder une place avec ma sale réputation.
  • MAZARIN : Les Espagnols ne s’abstiennent que des péchés qui ne donnent pas de plaisir.

  

-4-

Marie Mancini (Alexandra Ansidei) - Louis XIV (Adrien Melin)

  • MARIE MANCINI : Sénèque dit que nous croyons toujours pouvoir plus que nous pouvons.
  • LOUIS XIV : Sénèque n’était pas roi.
  • MARIE MANCINI : Mais un roi est-il vraiment maître de sa vie, de son destin?

 

-5-

Anne d'Autriche (Béatrice Agenin)  -  Marie Mancini (Alexandra Ansidei) - Mazarin (Claude Rich)

  • MAZARIN : Ah! La musique italienne! Je laisserai au moins une chose à la France. C’est une de mes rares importations que les Français apprécient pleinement, avec le parmesan.
  • MAZARIN : Pourquoi ne me croyez-vous jamais, surtout quand je suis sincère?

  

-6-

Mazarin (Claude Rich) - Marie Mancini (Alexandra Ansidei) - Colbert (Bernard Malaka)

  • MARIE MANCINI : Vous croyez que nous ne savons pas toutes, mes sœurs et moi, que nous sommes là pour servir vos intérêts? Nous sommes vos biens, vos choses, vos placements dont vous tirez profits comme de vos gibiers, de vos abbayes, des forêts, des impôts, des guerres et des paix!
  • MARIE MANCINI : Mais vous êtes pire que je ne le pensais.
  • MAZARIN : Bien pire.
  • MAZARIN : Si je vous dis que je ne veux que l’intérêt de la France et la paix en Europe, tu me crois?
  • COLBERT : Oui, mon seigneur.
  • MAZARIN : C’est bien.

 

-7-

Louis XIV (Adrien Melin) -  Anne d'Autriche (Béatrice Agenin)

 

-8-

Marie Mancini (Alexandra Ansidei) - Mazarin (Claude Rich) - Colbert (Bernard Malaka) - Louis XIV (Adrien Melin)

  • MAZARIN : En politique, il faut donner l’illusion que tout est possible, surtout qu’on est sûr de rien.
  • MAZARIN : Des voleurs, les Suisses?! On aura tout vu.
  • MAZARIN : Faites ce que vous voulez, mais sachez ce que vous faites.
  • MAZARIN : Il y a tant de choses à faire encore, tant de choses… Maintenant que la paix est revenue en Europe, que la chrétienté est unie à nouveau, il faudrait que je donne une leçon aux Turcs, comme ça, je pourrais peut-être me faire élire pape. Pour ça, bien sûr, il faudrait que je me fasse ordonner prêtre.
  • COLBERT : Ça me paraît difficile d’être pape autrement.
  • MAZARIN : Remarque, en prononçant mes veux, à mon âge, je ne me prive pas de grand-chose.
  • MAZARIN : Si tout le monde m’aime maintenant, c’est que je n’ai plus pour longtemps. […] On ne veut plus ma mort, mon dieu!, ça prouve vraiment que je suis foutu. C’est dommage qu’il faille mourir pour être aimé.
  • MAZARIN : « Trop pris »? Enfin, les mots ont leur sens! « Trop reçu« .
  • COLBERT : Mais vos ennemis ne diraient ni l’un ni l’autre, ils diraient « volé ».

 

-9-

Anne d'Autriche (Béatrice Agenin) - Marie Mancini (Alexandra Ansidei) - Mazarin (Claude Rich) 

  • MAZARIN : Ah, j’aurais tellement aimé que tout le monde meure avant moi!
  • ANNE D’AUTRICHE : Je n’ai jamais eu tant d’affection pour vous que ce soir.
  • MAZARIN : Qu’avez-vous à me demander?
  • ANNE D’AUTRICHE : Pourquoi pensez-vous qu’on puisse ne pas vous aimer? Quand on vous parle tendrement, vous vous méfiez toujours.
  • MAZARIN : C’est vrai, mais je me caparaçonne de peur d’être déçu.
  • MAZARIN : Je voudrais tellement rester encore un peu. J’aime tellement ça, la vie!

  

-10-

Mazarin (Claude Rich) - Louis XIV (Adrien Melin) - Bernouin (Jean-Marie Lardy)

  • LOUIS XIV : C’est curieux, le cœur humain… On croit aimer, on veut mourir, on se dit qu’on ne se consolera jamais et puis… Je lui ai pourtant écrit pendant des mois, maintenant, ce n’est plus qu’un souvenir, un vague regret quelque fois, mais… Comment a-t-on pu souffrir à ce point? On ne meurt jamais d’amour.
  • MAZARIN : Offrez-vous des artistes, des écrivains! Il vaut mieux les avoir avec vous que contre vous. Offrez-vous des artistes, c’est un investissement.
  • MAZARIN : Il faut toujours partager votre confiance entre plusieurs. La jalousie des uns sert de frein à l’ambition des autres.

 

 

6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:56

         

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Je voudrais partager avec vous ce documentaire, « Nos Seins, Nos Armes ! », écrit et réalisé par Caroline Fourest et Nadia El Fani, diffusé sur France 2 le 5 mars 2013.

Après un tollé d’insultes et d’indignations - en français, en russe et en anglais - à l’égard des Femen sur YouTube, « je me suis dit, OK, ce combat est juste », ou plutôt, les méthodes des Femen sont justes et la cible a été atteinte, car quant à la justesse du combat,  j’en étais déjà convaincue bien avant.


Le documentaire en intégralité (1h 08)

 

 

Merci à Abderahman Cherif 


 

Le documentaire en cinq parties

 


 
  • (05:15) - Au départ, ma première action, j’y ai participé, honnêtement, juste pour voir, même peut-être pour rire. Mais quand j’ai été licenciée à cause d’une action, quand j’ai senti la pression monter de la part de mes proches et de mes amis, je me suis dit OK, ce combat est juste.  [Inna Schevchenko, Femen]
  • (06:00) -  Nous nous attaquons au patriarcat et ses différents visages : la dictature, l’industrie du sexe et l’église. Ils sont toujours dans le déni des femmes. Quand les hommes ne peuvent pas contrôler cette nudité qu’on utilise dans nos actions, ça les rend dingues et ils sont capables d’utiliser les pires moyens pour arrêter ça, et c’est une bonne façon de montrer qui ils sont. [Inna Schevchenko, Femen]

 

       

  • (01:20) -  L’industrie du sexe en pleine expansion et sous l’emprise du milieu mafieux qui ronge les pays de l’Est depuis la fin de l’ère soviétique. Et c’est sans doute ça qui révolte le plus les Femen, être renvoyer à l’image de femme-objet, tout juste bonne à se marier ou à se prostituer. [Caroline Fourest]
  • (02:39) -  J’ai de la sympathie à leur égard. Ça secoue les choses, ça nous fait sortir d’une espèce de conformisme, de petit machin, elles nous donnent de l’air, c’est une ouverture. Mais après, pourvu qu’elles y arrivent! Je suis pour qu’elles y arrivent. [Maya Surduts, Collectif Droits des femmes]
  • Elles tombent du ciel, elles ont un mode d’action inattendu, elles viennent du monde où elles ne sont pas soutenues, alors que nous, en 70, on avait tout le mouvement de mai 68 avec nous, on n’était pas isolé, on est arrivé dans une société qui était prête à nous entendre. [Liliane Kandel, sociologue] 
  • (04:40)  - L’idée d’enlever mon tee-shirt ne m’a pas du tout effrayée parce que j’avais en arrière-plan cette idée, ce type de culture, cette exaltation du corps. Il fallait décoloniser notre corps. Le corps des femmes était toujours un enjeu et dans notre société, ça reste un enjeu. Dire NON, ça passe par le corps, qu’on le veuille ou pas. [Christine Fauré, historienne]
  • (05:30) -  Je suis née dans ce pays où dès le départ on m’a expliqué que j’étais un instrument dans les mains d’un homme, que c’était lui qui allait prendre soin de moi, qui allait me contrôler, une fois que je l’aurais trouvé, mais pour le trouver, il fallait que je ressemble à une poupée. Ils vous font sentir coupable parce que vous êtes une femme. Comme femme, vous ne devez pas parler fort, vous devez être gentille et sourire même si vous n’aimez pas quelque chose. Si tu n’es pas satisfaite, juste tais-toi, ce qui me disait ma mère. On nous demande, pourquoi vous vous battez? Mais c’est toute l’histoire des femmes qui en est la raison! [Inna Schevchenko, Femen]

 

 

  • (01:20) -  En France, on ne peut pas recruter facilement les femmes qui sont d’origine maghrébine ou arabe parce que ces femmes-là sont dans un enfermement familial ou des quartiers qui fait que si elles s’expriment de cette façon-là, les conséquences peuvent être difficiles. Je vois bien que la société française ou européenne a oublié des combats majeurs. Et les Femen sont une belle piqûre de rappel, c’est violent, c’est choquant. Je pense qu’il faut revenir à une forme d’activisme qui réveille les consciences. [Safia Lebdi, présidente des Insoumises]
  • (08:06) -  Là où la religion commence, le féminisme s’achève, la liberté du peuple s’achève, c’est sûr, et c’est quelque chose que nous devons partager maintenant, parce qu’il est déjà tard, parce qu’ils sont déjà trop profondément en nous. [Inna Schevchenko]
  • (10:48) - Tu penses que la nudité est plus révolutionnaire, plus subversive dans les pays musulmans? - Oui, parce qu’ils se concentrent toujours sur nos corps, et sur la façon dont on est censé les cacher. [Alia al-Mahdi, blogueuse égyptienne]

 

 

  • (03:06) -  83% des Égyptiennes disent subir un harcèlement sexuel quotidiennement. Parfois il se transforme en déchaînement collectif. […] Le harcèlement et même le viol sont aussi des armes politiques utilisées par la police contre les femmes activistes. [Caroline Fourest]
  • (05:10) -  Je ne vois pas les Femen au milieu de la place Tahrir, où elles sont vite violées, égorgées, tuées. [Safia Lebdi] 
  • (11:00)  - Plutôt nue qu’en burqa! Parce que ce n’est pas un vêtement pour une femme. Ce n’est pas un vêtement de femme, c’est un vêtement d’homme pour mettre les femmes dedans. Si on parle de liberté des femmes, leurs corps sont toujours au centre. Le corps des femmes c’est l’indicateur de la liberté des femmes. [Inna Schevchenko]

 

  • (06:04)  - Femen est un mouvement mixte, mais les garçons  sont priés de se faire discrets, les femmes sont les seules à pouvoir mener les actions, surtout si elles sont risquées.
  • (09:50) -  L’attaque contre la famille et contre la religion allait de pair. Il y avait une espèce de force absolue de dévoilement du MLF à travers des slogans qui étaient moitié poétiques moitié biscornus, mais qui disaient tous : ça suffit comme ça! Notre situation n’a rien ni de naturel, ni de fatal. Il n’y a aucune raison pour que se soient les femmes qui fassent la vaisselle. Cet arrachage de rideaux était d’une violence! La violence était là. Tout à coup, plus rien n’allait de soi, même pas la différence des sexes. [Liliane Kandel, sociologue] 

 



Débat après la projection du film 

 

 

« Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson ».

Rebecca West    

 

Merci à Marc


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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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