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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 12:32

 

Je vous propose un film documentaire drôle, léger, pédagogique sur la fameuse théorie du genre, réalisé par Laure Delasalle et diffusé le 27.07.2011 sur France 5 et intitulé :

Mon cerveau a-t-il un sexe?

Je l’avais enregistré et divisé en six séquences thématiques. Dans chacune, le réalisateur essaye de répondre différemment à la question posée dans le titre en s’appuyant sur les recherches scientifiques les plus récentes. Les stéréotypes, les clichés, les préjugés sont démontés et brisés un par un, successivement. Les mythes s’écroulent…

Quelle est donc l’origine de notre différence sexuelle? Qu’est-ce qui détermine nos rôles masculins ou féminins dans la société? Est-ce que notre cerveau , nos goûts, notre façon de penser sont différents et en quoi, selon que l’on est une femme ou un homme? Et quelle est la part de la biologie (l’innée) et la part de la culture, de la société (l’acquis) dans ces différences? 


1) Les chromosomes sexuels XX et XY définissent-ils le genre?

 

2) Les hormones (mâles : la testostérone, et femelles : les oestrogènes) sont-ils responsables du comportement sexuel?

 

3) Les stratégies spatiales (la perception de l’espace et la façon de s’orienter dans l’espace) des hommes et des femmes sont-elles différentes, et dans quel sens?

 

4) Le schéma préhistorique de la répartition des rôles peut-il rester une référence pour expliquer nos différences?

 

 5) L’aspect physique du cerveau diffère-t-il selon le sexe? Quel est le degré de sa plasticité? Sa construction est-elle fixe ou évolutive? 

 

6) Parlons des sexes! Pour la multiplication des sexes plutôt que pour la traditionnelle binarité homme/femme ou l’abolition de la différence sexuelle !

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Et en belle conclusion, un extrait du texte de

Gilles Delcuse "Face au miroir". 

  Je le publie avec l’approbation de l’auteur. Un grand merci!


L’esprit du monde ne sait manoeuvrer que dans l’enfermement et par l’enfermement. L’esprit du monde est un esprit carcéral. C’est un esprit de division ; division binaire, posant les contradictions par le conflit des deux faces d’une même pièce. Dans cette division, il n’y a pas de solution, sinon par la disparition du miroir. Le monde de la division est un monde à deux faces, sans relief, âpre, dur, qui repousse toutes les autres dimensions dans l’imagination, le fantasme, le cauchemar. Un au-delà défini comme fou, absurde, sordide. Dépasser les clivages, c’est tenter de faire descendre ce ciel de l’enfer sur la terre, afin, peut-être, de pouvoir y butiner quelques idées rafraîchissantes.

Dès le début de l’écriture officielle, est apparu la division. Division entres les sexes, figeant chacun dans un rôle attribué par ses organes, contre la richesse de notre esprit. La Genèse développe cette idée de la division, en définissant les rôles orientés hétérosexuellement, la femme se réservant le rôle de mère qui se charge des tâches ménagères, et l’homme, celui du père en charge de ramener par son labeur, de quoi nourrir la famille. C’est ce schéma qui est toujours en application aujourd’hui, cimenté par des lois.

Contrairement à ce que veulent bien en dire les milieux de la contestation, ce n’est pas en ajoutant un sexe dans l’orthographie des mots, qu’on en finit avec cette question, parce qu’elle est une question pratique, et non pas seulement théorique.

Casser la structure représentative du mâle et de la femelle ne se fait pas par simple volonté, mais devrait cependant se faire par plaisir. Il ne s’agit pas de renverser le sadisme véhiculé dans le couple hétérosexuel, en masochisme qui isole et détruit, mais de tenter une approche au bord de la falaise pour prendre son envol et aller au-delà.


Pour lire d'autres textes du même auteur : 

Féminin - masculin  - l’article sur ce blog

 Des troubles de ce temps - le site de l’auteur

 E-torpédo, le webzine sans barbelés - le site collectif 

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En supplément...


Entretien avec Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l'Institut Pasteur. Extrait du DVD "Homme/femme : sortir des stéréotypes". Réalisation Philippe Thomine. Production Vidéoscop / Université Nancy 2"


Ewa  
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:17

 

 

    

 

     J'ai cru bon en cette période chaude d'été de vous proposer un sujet sur les femmes et leur plaisir, juste leurfemme-plaisir-orgasme plaisir pour notre bonheur et le vôtre, messieurs. La Télé Libre a réalisé une interview d'Elisa Brune, auteur du Secret des femmes, Voyage au coeur du plaisir et de la jouissance. Elle y évoque le bonheur à jouir, la catastrophe freudienne (eh oui, là aussi) et les bienfaits de la masturbation. Je partage avec vous ces quelques passages et réflexions (comme des notes de lecture) de son Secret des femmes, en vous souhaitant d'oser le clito.

       

                                                             

 

« Il est bon, sain et normal de vouloir faire l'amour.» 

 

« Les hommes se partagent en deux catégories : ceux qui croient qu'ils savent, et ceux qui savent qu'ils ne savent pas. Car même ceux qui savent ne savent pas. Pas plus que nous. Personne ne sait le fin mot sur la fragile géométrie du plaisir féminin. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. » femme et rose

 

« A quoi sert l'orgasme ? Chez les hommes, c'est simple : un homme qui n'a pas d'orgasme est un homme qui n'éjacule pas, donc qui n'a pas de descendance. » Soit, un tri par l'orgasme...

 

Chez les femmes, il y a eu diverses théories : « Il incite aux rapports sexuels, il intensifie la compétition spermatique, il opère une sélection sur les hommes, il stabilise le couple, il aspire le sperme, il empêche le femme de se relever trop vite. » Or toutes sont possiblement rejetables. La seule bonne réponse est qu'il ne sert à rien. Les femmes peuvent avoir un orgasme parce que les hommes doivent en avoir (comme les hommes ont des tétons car la femme doit en avoir pour l'allaitement). Alors, comme le dit Elisabeth Lloyd, « on allait enfin pouvoir cultiver le plaisir en dehors de tout contexte utilitariste ou moral, l'orgasme féminin n'ayant d'autre but que lui-même. » 

 mains-un-violoniste-joue-du-violon 

Le point G serait une zone de sensibilité vaginale qui stimulerait le clitoris par l’intérieur. Tous lesmain piano orgasmes seraient d’origine clitoridienne (la très grande majorité des femmes). « Le plus grand problème avec la pénétration, ce n’est pas qu’elle ne donne pas de plaisir à la femme, c’est qu’elle en donne d’abord à l’homme. » Ce qui nous propulse vers les préliminaires, « Le développement de la sensibilité vaginale doit toujours s’envisager avec une préparation ad hoc. […] Pour qu’une pénétration soit ressentie, il faut d’abord ouvrir l’appétit, ce qui demande une préparation pas nécessairement longue mais juste. »  ou l'éloge du doigté de son partenaire virtuose... qui continue son jeu subtile de notes même pendant le moment fort de la symphonie.

 

Elisa Brune aborde également le cas des orgasmes spontanés : « Le cerveau n’a pas besoin des organes génitaux pour déclencher un orgasme. Il peut en produire tout seul comme un grand ». 

 

« L'orgasme n'est pas une fonction naturelle automatique, il est le résultat d'un apprentissage. [...] Pratiquer commence souvent par se pratiquer toute seule (les bienfaits de la masturbation), tant il est vrai que, pour être capable de bien se donner, il faut d'abord bien se posséder. S'assurer une bonne pos2musculation pelvienne est une mesure de base, à faire sans se poser de questions comme le jogging du matin. Ensuite, la masturbation est la plus simple et la plus efficace des voies de progrès. Car il n'y a pas qu'une façon de se masturber, celle qui arrive le plus rapidement à l'orgasme, il y a toutes les autres façons qu'on ne pratique justement pas puisqu'elles fonctionnent moins bien (et qu'on y pense même pas). [...] Il y a un autre outil, le fantasme. [...] La sexualité épanouie est une terre inconnue à explorer. Et comme pour tout voyage, il faut partir avec un minimum de préparation

 

- La compétence sexuelle : être formée, instruite, exercée.  

- La culture sexuelle : l'art du plaisir à travers la littérature  

- L'investissement sexuel : « Il doit devenir une priorité car contrairement à ce que nous voudrions laisser croire, il ne nous intéresse pas. Nous nous contentons de trois fois rien. »   

- La curiosité sexuelle : « Faire l'amour, ce n'est pas chercher le meilleur orgasme possible, pour soi ou pour l'autre. C'est transformer cette recherche en une aventure pour tous les deux, une aventure qui donne des frissons, des battements du coeur, des vertiges.» 

 

 
Pardon mais c'est trop bon par MrKaplan

 

Le partage de ses orgasmes, pardon, mais c'est trop bon, une transformation pour toutes celles qui pensent que le plaisir sexuel est l'étincelle de la vie et pour tous les hommes qui ont envie qu'une femme la leur donne.

  

                                                                  

 

 

.

        N'hésitez pas à vous aventurer dans les photographies, d'autres voyages s'y trouvent

      Constance 

 


 

Morceaux choisis d'interviews d'Elisa Brune à propos de son dernier livre, La révolution du plaisir féminin - Sexualité et orgasme - merci à la personne qui me les a transmis

Beaucoup de femmes sont confrontées à une baisse de libido, les plus jeunes comme les femmes ménopausées. Comment retrouver le désir sexuel ? 

La clé, c'est d'approcher le corps de la femme de la bonne manière, c'est-à-dire de sa manière à elle, et non pas suivre un scénario centré sur l'homme, comme c'est le cas dans 99% des rapports sexuels. Par exemple, le masseur tantrique que j'ai rencontré masse le corps entier avant d'en venir aux parties génitales. Le désir vient alors tout naturellement.

Vous avez enquêté en Californie : les Américains, très pratiques, enseignent la sexualité, donnent des recettes, disent qu’il faut se masturber quasi chaque jour par pure hygiène ! 

Ils ont raison. Il faut prendre le temps de se découvrir, c’est une évidence. Et, le moment venu, on aborde mieux la ménopause si l’on se masturbe que si l’on ne se masturbe pas.

Parmi vos découvertes, quelle fut celle qui vous a semblée la plus riche ?

Le tantrisme. On y aborde la sexualité pas seulement de façon génitale, on élargit les exercices à toutes les sensations et pas que tactiles. On peut pratiquer des massages tantriques sans qu’il y ait de sexualité. Avec la simple respiration, on peut être emmené très loin. 

Le yoga tantrique semble idéal pour connaître le fonctionnement des organes dans la sexualité et le plaisir...

Oui, c’est un yoga qui mobilise  le périnée, tellement important dans l’accès à l’orgasme. La culture occidentale l’ignore totalement ! 

Pour décrire les organes génitaux, nos seuls critères semblent être la beauté et la laideur, il n’y pas d’autre adjectif. C’est pauvre…

Exactement. On peut faire un parallèle avec l’art. Dire qu’un tableau est beau ou laid, c’est être à côté du propos. L’important dans un tableau c’est qu’il soit fort, qu’il remue quelque chose en soi. Cela doit faire vibrer. Prenez la ­pornographie. Les femmes n’arrivent pas à franchir un cap car elles trouvent ça laid. Ce n’est pas la question : cela doit remuer, créer un trouble… 

 Beaucoup de femmes pensent que les hommes n’aiment pas voir de près leur sexe, ni le toucher… 
… ni y mettre la bouche !

Oui, certains hommes sont bloqués dans un dégoût. Certaines femmes aussi.  Ils peuvent juste y mettre leur sexe. C’est se priver d’un univers de sensations. Ceux que j’ai rencontrés avaient fait le chemin de cette découverte. Ils disent que c’est avec des femmes plus expérimentées qu’ils ont franchi des barrières. D’où l’importance de l’expérience dans la vie sexuelle. Etendre son répertoire : comme en gastronomie, en musique… On ne peut être épanoui sexuellement si on n’a pas essayé beaucoup de choses. Pas forcément avec des dizaines de partenaires. Cela peut se faire à deux.

Selon vos recherches, les boules de geisha semblent un objet très utile pour éduquer les sensations

Oui, ce n’est pas un objet masturbatoire. Encore qu’une sexologue donne des conseils dans ce sens avec des mouvements de retrait et de “ravalage” qui stimulent l’entrée du vagin ou du clitoris. Mais les boules servent plutôt à cultiver la tonicité du vagin, sa réactivité, sa lubrification. Elles induisent une gymnastique salutaire. Or c’est un des problèmes majeurs de la ménopause. 

18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 15:39

 

douche noir blancJe me relevai. Il ne bougea pas. Je pris encore le savon entre mes mains, commençai à nettoyer le torse, vaste et solide, modérément poilu.

Je me mis à descendre lentement le long du ventre, gonflé et ceinturé d’abdominaux puissants. Il me fallait du temps pour en couvrir toute la surface. Le nombril était saillant, petite boule blanche autour de laquelle se dessinait la masse ronde. Un astre autour duquel mes doigts gravitaient, en s’efforçant de retarder le moment où ils succomberaient à l’attraction vers le bas, vers la comète dressée contre le bel ordre circulaire de l’estomac.

Je m’agenouillai pour masser le bas-ventre. Je tournai longuement autour des parties génitales, tout doucement, jusqu’à l’intérieur des cuisses.

Son sexe était terriblement gros et tendu. Je résistais à la tentation de le toucher, prolongeant les caresses sur le pubis et entre les jambes. Il se tenait maintenant plaqué au mur, bras écartés, appuyé des deux mains contre les parois, ventre en avant. Il gémissait.

Je sentis qu’il allait jouir avant que je ne l’aie touché.

Je m’éloignai, m’assis en plein sous le jet de la douche et, les yeux toujours fixés sur son sexe trop enflé, j’attendis qu’il fût un peu calmé.

L’eau chaude coulait sur mes cheveux, sous ma robe ; chargé de buée, l’air moussait autour de nous, amortissait les formes et les bruits.

Il avait été au plus fort de l’excitation, et pourtant n’avait pas fait un geste pour hâter le dénouement. Il m’attendait, il m’attendrait aussi longtemps que je voudrais faire durer le plaisir, la douleur.

Je m’agenouillai à nouveau face à lui. Sa verge, encore fortement congestionnée, sursauta.

Je passai ma main sur les bourses, en remontant depuis la base, près de l’anus. Sa verge se redressa encore, plus violemment. Je la pris dans mon autre main, la serrai, commençai un lent mouvement de va-et-vient. L’eau savonneuse dont j’étais enduite facilitait merveilleusement le glissement. Mes deux mains étaient emplis d’une matière chaude et vivante, magique. Je le sentais palpiter comme le cœur d’un oiseau, je l’aidais à courir vers sa délivrance. Monter, descendre, toujours le même geste, toujours le même rythme, et les gémissements, au-dessus de ma tête ; et moi qui gémissais aussi, avec l’eau de la douche plaquant sur moi ma robe comme un gant étroit et soyeux, avec le monde arrêté à hauteur de mes yeux, de son bas-ventre, au bruit de l’eau dégoulinant sur nous et de sa verge coulissant sous mes doigts, à des choses tièdes et tendres et dures entre mes mains, à l’odeur du savon, de la chair trempée et du sperme qui montait sous ma paume.

Le liquide jaillit par rafales, éclaboussant mon visage et ma robe.

Alina Reyès, Le boucher, Seuil, 1988 

Marc   

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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