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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 14:24

 

Mon femme : fusion, qui est qui ?

       

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orgasme 10Je suis une femme. Qui aime les hommes. Je suis un homme. Qui aime les hommes. Je suis une femme. Qui aime les femmes aussi. Et comment je survis à mon impossibilité ? Mon sexe n’a pas d’objet. Je suis cassée, sectionnée de moi-même.

Qui est cet autre moi-même ?    

Une femme devant moi - oui, j’aime les femmes, mais j’aime aussi les hommes et puis je suis un homme. J’aime les hommes, les « vrais », ceux qui me dominent... tant qu’ils savent qu’à tout moment je peux les dominer. J’aime dominer un homme, parce qu’il paraît plus beau. J’aime être dominée par lui, parce qu’il est plus beau que moi. Un homme dominé, c’est un surhomme. Nietzsche n’est pas si loin.

J’aime les femmes, je te demande, regarde-moi comme si tu étais une femme - mais tu es femme, regard lumineux, pétillant, liberté, les yeux d’une femme s’envolent à chaque instant. Tu es une femme, toi l’homme que j’aime, je m’approche de toi.

 

Ma main glisse délicatement derrière ta jambe. J’apprécie avec bonheur tes fesses de danseur, mon amour, tu danses ta faiblesse et ta puissance. Ma main glisse le long de ton dos, la colonne vertébrale est mon guide. Je pourrais presque sentir les impulsions électriques, celles qui parcourent ta moue et tu penches la tête : ta nuque m’est offerte.

Le grain de peau luit de ta sueur nerveuse. Nous le sommes toutes les deux. Ou tous les deux - ah oui ! C’est vrai, le masculin l’emporte...

J’embrasse les perles de ta peau. J’ai envie de mordre ta nuque palpitante, le cœur à cent à l’heure. J’ai envie. J’ai envie. Ta poitrine et la mienne se collent. J’ai envie. Mes lèvres sur ta nuque s’appliquent. J’ai envie. Mes dents doucement serrent, sentir la chair s’affoler, le sang affluer, s’échapper, affluer encore. J’ai envie. Sur mon ventre, ton sexe lance des messages. J’ai envie. Sentir les messagers du ventre, hardis petits soldats !

J’ai envie de toi, c’est tout, mon corps bat en retraite derrière l’homme en moi, l’homme veut te posséder un instant, faire de toi sa chose, j’ai envie. Mes mains griffent ton dos, les impulsions électriques redoublent et me parviennent, je sens les fossettes au creux de tes reins, ces fossettes me troublent. J’aimerais tant que ton corps m’offre des entrées par tous les pores, toutes les cellules, mes cellules fondent en toi, et ma main le désire plus encore.  

 

Mes dents desserrent leur étreinte. Mes lèvres se décollent. Je regarde tes yeux un instant. Tu es homme, je suis femme, tu es femme et je suis homme. Mon frère, ma sœur, mon doux amour.  Je lève ta jupe. Ta culotte délicate descend avec grande peine. Tu m’ouvres tes jambes. La culotte freine leur offrande. Tu pries un dieu mort ou m’implores de ta bouche ? Ton vagin semble me parler. J’aime quand tu me parles par l’endroit hors de parole. 

J’embrasse cette bouche que j’aime tant faire taire. Elle me le demande encore. J’embrasse, je t’embrasse, encore et encore, ma langue caresse lentement les vallées de ta bouche. Ta bouche s’ouvre, tu veux parler ? Tu m’appelles et tu geins. Chut ! un enfant sage doit bien obéir à son papa et sa maman. J’applique avec douceur le baume de l’amour.

Ton corps m’appelle, c’est pour bientôt.


C’est là que tu me cries : viens en moi je t’en supplie. Impatience et suppliques, arrête mon supplice ! Le désir est souffrance. La souffrance appelle le plaisir. Le plaisir peut venir dès que meurt la souffrance, je t’appelle, désir, joie, joie, joie !

Mes doigts en toi. Moi en toi. Ma bouche en ta bouche. Ma langue dans ta bouche. Ta langue dans la mienne. Mes doigts en toi. Mes doigts en toi. Sur ta cuisse, la jupe redescend. Je la relève et c’est ton ventre que je sens. Mes doigts en toi. Laisse-moi caresser ton ventre, ton vit, tes seins, tu es femme et je suis homme, tu es homme et je suis femme, j’ai envie de toi, j’ai envie de toi - mes doigts en toi.

C’est mon corps qui là souffre. J’appelle. J’appelle. Mes doigts en toi. 

J’appelle ton plaisir, que le mien s’émerveille - mes doigts en toi. Je sens que je touche à l’endroit du jouir. Je sens que tu souffres de trop jouir de moi. Je sens ton corps frémir, tu trembles et j’aime ta souffrance - mes doigts en toi. Ta souffrance est désir, désir de crier pour ne jamais plus souffrir, j’appelle Nirvana ! J’appelle la mort ! J’appelle ma propre mort ! Tu cries.

 

Un nuage de lait dans mon café. Ton corps revient à moi. Tu m’enlaces - le bateau coule. Tes lèvres tremblent et tes yeux sont fermés. Tu pleures pour ta nudité. Je souffre pour ta fragilité. Je souffre et te désire, que dire ? Le désir est souffrance. J’attendrai. Mon désir peut attendre. Mon désir est souffrance, ma souffrance appelle mon plaisir. J’attendrai. La souffrance va grandir. Le plaisir... 

 

 

       Gaëlle Reynaud et Gilles Delcuse

(publié avec l’aimable autorisation des auteurs) 

 

Si vous voulez lire d’autres textes du même auteur, cliquez sur ces squelettes

(ne soyez pas surpris, l’hôte de ce site est "anti-Onfray", ça n’empêche rien…, et deux squelettes valent mieux qu’un)

 

orgasme 13 squelette



 

  

 Ewa       

5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:00

     Qui a connu "Le baiser" s'y reconnaîtra à son tour. Les baisers, les premiers bien sûr, sont souvent maladroits, timides ou au contraire trop intrusifs. Mais... le baiser éveille à la sensualité. Il sollicite de nombreux sens, le goût, l'odorat, le toucher : l'échange de salives, la douceur des lèvres de l'autre, son odeur en nous, le frottement de sa barbe naissante sur notre cou, notre peau, sa langue sur nos seins.

      Le baiser est bien plus intime que l'acte sexuel, il consiste à se livrer corps et âme.

     Oui, embrasser et se laisser embrasser, c'est s'abandonner entièrement et c'est parfois bien plus fort que la relation sexuelle. On peut faire semblant d'avoir envie, on ne peut jamais tricher lors d'un baiser.

Constance         

 

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                    Le Baiser de Klimt                                                    Toulouse Lautrec

                                                                                    

Le baiser - femmes             baiser-gay.jpg        

            Photographie de Pascal Renoux                       

 

        Baiser Corps-circuits                    baiser-3.jpg

   

  LA LANGUE

 

Imprudemment, j’ai franchi la frontière de ses dents

et j’ai avalé sa langue agile.

Maintenant, elle vit en moi comme un petit poisson japonais.

Elle se frotte contre mon cœur et mon diaphragme,

comme contre les parois d’un aquarium.

Elle soulève du grain de poussière du fond.

Celle, que j’ai privée de sa voix,

me fixe avec de grands yeux et attend la parole.

Mais moi, je ne sais pas quelle langue lui parler - 

 - celle que j’ai dérobée ou celle qui fond dans la bouche

de l'excès de la dense bonté.


Zbigniew Herbert                    Traduit par : Ewa


baiser 1   

 

Constance - Ewa        

20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:51

 

 

Parce que les femmes sont belles et que Michel Onfray aime les femmes, avant le commencement, ces quelques photographies de Lucien Clergue tirées de "Genèse", pour la beauté et le plaisir. 

  Constance                                                    

"La mer apprend aux hommes, sur le mode du liquide amniotique, qu'elle contient la vie, de son origine jusqu'à maintenant, qu'elle est réservoir de sens et de mythologie, de vérités essentielles et de sapiences ancestrales."

Michel Onfray, "Le désir d'être un volcan"   

 

Génèse1   Génèse4

   Génèse2 Génèse3

Génèse6                   Génèse5

Génèse7

          

  Constance (texte et photos) - Ewa (citation et vidéo) - épipicure (mise en page)

   

Published by banquetonfray.over-blog.com - dans Soif du corps amoureux
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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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