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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 07:02

        

journaux libé femme en robe

 

Pendant que les idéalistes qui tiennent à avoir les mains propres, d'aucuns lepénistes, les nihilistes et jemenfoutistes votent blanc ou s’abstiennent (ce qui revient au même), les féministes font leur choix entre le pire et le moins pire. Puisque le monde idéal, la politique et la démocratie idéales n’existent pas et n’existeront jamais, on se retrouve très souvent à devoir faire ces choix-là.

Avec François Hollande, les vaches libérales seront bien gardées, certes, mais moins bien qu‘avec Nicolas Sarkozy. Et avec Hollande, les pâturages seront peut-être un peu plus propices à la floraison des micro résistances...

Le 25 avril 2012 Libération a publié le texte de 150 féministes appelant à voter pour la gauche au second tour de la présidentielle. Parmi les signataires : Sylviane Agacinski, Laure Adler, Axel Kahn, Caroline Fourest, Isabelle Alonso, Philippe Torreton, Gisèle Halimi, Annette Wieviorka, Pap Ndiaye, Françoise Héritier, Philippe Meirieu…



« Les droits des femmes passent par la gauche »

 

"Nous sommes féministes. Le 6 mai prochain, nous voterons pour la gauche rassemblée, nous voterons pour François Hollande.

 

Nous voterons pour la gauche car elle est notre famille politique. Son histoire, son moteur, son identité, c’est de placer l’intérêt général avant les intérêts privés, la raison au-dessus des croyances ou des préjugés, c’est de faire reculer les oppressions et de construire une société où les dominations de toutes sortes n’auront plus leur place. La gauche est une alliée intrinsèque de la lutte des femmes pour leur libération parce qu’elle a pour but l’émancipation de chaque individu.

 

Ces cinq dernières années, le lien social a été affaibli, les inégalités se sont développées. Les femmes ont payé le prix fort des mesures libérales mises en œuvre par Nicolas Sarkozy : réforme des retraites, fermetures de centres IVG, recul de la parité, augmentation de la précarité du travail, féminisation de la pauvreté… Il est temps de changer de politique, pour les femmes comme pour la société toute entière.

 

L’amélioration réelle de la vie des femmes passe par des mesures spécifiques mais aussi par des politiques publiques qui visent le progrès social, par une plus juste répartition des richesses, le maintien et l’amélioration des services publics. A de nombreuses reprises, la gauche a soutenu les mobilisations féministes. Elle a prouvé qu’elle pouvait mettre en œuvre des politiques progressistes et favorables à l'égalité entre les sexes et à la liberté des femmes.

 

L’arrivée de la gauche au pouvoir est une condition importante de l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais nous savons aussi que les mécanismes de domination, multimillénaires, d’invisibilité des femmes et de résistance à leur émancipation et à leur libération, sont puissants. Le candidat de gauche devra les combattre. Nous comptons sur lui. Nous serons là pour lui rappeler ses engagements, le soutenir quand il voudra lutter contre le patriarcat, et le bousculer si les vieux démons reprennent le dessus.

 

La promesse de François Hollande de rétablir le ministère des Droits des Femmes, dans un gouvernement paritaire, est un engagement majeur. Ce ministère, en travaillant avec les associations féministes, devra être un outil politique déterminant pour faire reculer les inégalités et inventer une autre société.

 

Nous affirmons la dimension profondément politique du féminisme. Nous attendons une remise en cause de cette organisation sexuée de la société qui crée et perpétue des inégalités intolérables entre les femmes et les hommes. Voter à gauche, c’est refuser l’assignation à des rôles pré-établis, c’est parier sur la raison et la capacité de chacune et chacun à s’extraire de sa condition pour devenir maître de sa vie. Voter à gauche, c’est parier pour un monde nouveau, dans lequel les droits des femmes passeront des textes de lois à la réalité.

 

Nous appelons toutes celles et ceux qui veulent que les droits des femmes retrouvent le chemin du progrès à se rassembler dans un vote de gauche, à voter François Hollande." 

 



 

Dans l’émission d‘Hervé Gardette, « Du grain à moudre », diffusée le 25.04.2012 sur France Culture, les quatre invités (Barbara Cassin, Martin Legros, Stéphane Rozès et Nicolas Baverez) s’interrogent sur le déroulement du premier tour de la présidentielle : 

« La campagne a-t-elle été assez féminine? »

 



 

Philosophie Magazine n°59 (mai 2012) consacre un dossier composé de six articles à la question :

« Les femmes sont-elles plus morales que les hommes? »

 

philo mag couve 59 - 2

"Pour la plupart des féministes de la première génération, la remise en cause de la domination masculine et la conquête de l'égalité des droits ont conduit à critiquer toute différence de nature entre homme et femme. C'est ce qui a amené notamment à distinguer le sexe – donnée biologique – et le genre – construction sociale de l'identité sexuelle. Or voilà qu'une nouvelle vague féministe venue des États-Unis renverse cet égalitarisme et revendique la supériorité des valeurs morales féminines. C'est le care, ou la sollicitude, l'ouverture à autrui et le dialogue qui sont mis en avant, contre le goût du rapport de force et le solipsisme jugés trop masculins.

À l'heure où le « deuxième sexe » conquiert la première place – aux États-Unis, les salaires des femmes sont désormais supérieurs à ceux des hommes –, la question se pose avec une acuité particulière : si les femmes prennent le pouvoir, en feront-elles un meilleur usage que les hommes avant elles ?"

____________

«  Quand on interroge les femmes politiques, elles dénient en bloc l’idée qu’elles feraient de la politique autrement, au féminin. Mais l’inverse saute aux yeux dès qu’on entre dans les détails : elles affirment alors être porteuses de valeurs différentes dans un monde d’hommes. Elles se différencient notamment par une appréhension modeste de leurs compétences, un sens revendiqué du concret, une plus grande proximité avec les citoyens, un rapport au temps et à la parole plus efficace… Quand un homme politique prend la parole trois fois pour dire la même chose et sans avoir grand-chose à défendre, une femme ne parle que si elle a quelque chose de précis et d’élaboré à dire, ce sont des femmes politiques qui l’affirment ! […]

Peu de femmes politiques portent la cause des femmes, surtout lorsqu’elles sont haut placées dans la hiérarchie. Certaines m’ont même dit avoir le sentiment qu’il leur fallait rejeter le féminisme si elles voulaient, en tant que femmes, réussir en politique. »

Camille Froidevaux-Metterie, professeure de sciences politiques

__________________

"Observons d'abord les faits : selon le ministère de la Justice français, 85 % des homicides et 98 % des crimes sexuels y compris sur mineurs sont commis par des hommes, 96,8 % de la population carcérale (au 1er janvier 2011) est masculine, 84 % des victimes de crimes conjugaux sont des femmes. « Dans aucune espèce vivante, constate l'anthropologue Françoise Héritier, les mâles tuent leurs femelles, parce que cela mettrait en péril la reproduction et la survie de l'espèce… sauf chez les hommes. Battre et tuer sa femme n'est donc pas un acte bestial mais bien l'exception du mâle humain ! » Et ne comptons pas les guerres, qui sont décidées et livrées majoritairement par des hommes ; ni les risques inconsidérés pris par des traders shootés à la testostérone qui provoquent les crises économiques mondiales. Si, donc, on considère quantitativement les infractions à la loi ou les manquements à la morale publique (ce qui ne saurait être le tout de la vie morale) et qualitativement la gravité des actes, la majorité masculine est écrasante. Empiriquement, les hommes sont plus souvent du côté de la violence, surtout physique, les femmes plus souvent du côté des victimes. Cela suffit-il à faire d'elles des êtres plus moraux ?"

 


 

“Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature.”

Virginia Woolf - Une chambre à soi   

 


"Font leur pipi contre les murs, - Quelquefois mêm' sur leurs chaussures, - Pisser debout ça les rassure, - Les z'hommes, - Z'ont leur p'tit jet horizontal, - Leur p'tit siphon, leurs deux baballes, - Peuv' jouer a la bataill' navale, - Les z'hommes, - Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte, - Leur p'tit périscop' sous la flotte, - Z'ont le bâton ou la carotte, - Les z'hommes, - Et au nom de ce bout d'bidoche - Qui leur pendouille sous la brioche, - Ils font des guerres, ils font des mioches, - Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes, - Leurs péripéties de braguette, - Dans des gros rir' à la buvette, - Les z'hommes, - Ils se racontent leur guéguerre, - Leurs nostalgies de militaires, - Une lalarme à la paupière, - Les z'hommes, - Virilité en bandoulière, - Orgueil roulé en band' moll'tières, - Agressivité en oeillères, - Les z'hommes, - Ils te traiteront de pédé, - De gonzesse et de dégonflé, - A moins qu'tu n'sort' dehors si t'es - Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous, - C'est si pervers et c'est si doux, - "Enfin quoi ! c'est pas comm' nous, - Les z'hommes". 

Z'aiment les femmes à la folie, - Passives, muett' et jolies - De préférence dans le lit, - Des z'hommes, - Au baby-room ou au boudoir, - A la tortore ou au trottoir, - Z'aiment les femmes sans espoir, - Les z'hommes, - Prostituées ou Pénélopes, - Apprivoisées ou antilopes, - "Toutes les femm' sont des salopes" - Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treiz', je crois - Qu'ils ont tué la femme du roi - Et la déclaration des Droits - De l'Homme, - C'est depuis deux mille ans, je pense, - Qu'ils décapitent en silence - Les femmes d'ailleurs et de France, - Les z'hommes, - Z'ont abattu les Thibétaines, - Z'ont fricassé les Africaines, - Z'ont indigné les Indiennes, - Les z'hommes, - Z'ont mis le voile aux Algériennes, - La chasteté aux châtelaines - Et le tablier à Mémène, - Les z'hommes... 

Excusez-moi, mais ell' me gratte, - Ma pauvre peau de phallocrate, - Dans la région de la prostate - Des z'hommes, - Excusez-moi, mais je me tire, - Sans un regret, sans un soupir, - De votre maffia, votre empire - Des z'hommes, - A chacun sa révolution, - Aurais-je seul'ment des compagnons - Qui partagent l'indignation - D'un homme ?"

Henri Tachan                                 

(Merci à Monica pour la chanson)    

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commentaires

Ewa 28/05/2012 11:13


Je viens d’ajouter une citation sur les femmes en politique. Son auteure est Camille Froidevaux-Metterie, professeure de sciences politiques. (Philosophie Magazine n°59, page 57)


 


«  Quand on interroge les femmes politiques, elles dénient en bloc l’idée qu’elles feraient de la politique autrement, au féminin. Mais l’inverse saute aux yeux dès qu’on entre dans les
détails : elles affirment alors être porteuses de valeurs différentes dans un monde d’hommes. Elles se différencient notamment par une appréhension modeste de leurs compétences, un sens
revendiqué du concret, une plus grande proximité avec les citoyens, un rapport au temps et à la parole plus efficace… Quand un homme politique prend la parole trois fois pour dire la même chose
et sans avoir grand-chose à défendre, une femme ne parle que si elle a quelque chose de précis et d’élaboré à dire, ce sont des femmes politiques qui l’affirment !  […]


Peu de femmes politiques portent la cause des femmes, surtout lorsqu’elles sont haut placées dans la hiérarchie. Certaines m’ont même dit avoir le sentiment qu’il leur fallait rejeter le
féminisme si elles voulaient, en tant que femmes, réussir en politique. »

monica 28/05/2012 00:07


Ne pouvant poser mon com sur le dernier article, je viens ici pour dire "Amen, Marcus" et surtout "carpe diem à vous qui passez par là"...


J'ai pris du bon temps sur ce blog et surtout, j'ai appris à devenir un tout petit peu plus philosophe que je ne l'étais avant de le visiter.


Merci



monica 08/05/2012 12:35


Cher Marc, j'ai été un peu abrupte. Ne m'en tiens pas rigueur.


 


Je ne souhaite pas discuter en dehors de ce blog qui me plaît car j'y rencontre de belles âmes.


 


Dans la vraie vie, j'ai choisi mes véritables amis depuis longtemps et je m'en fais de nouveaux.


 


Bien à toi

marc 08/05/2012 12:07


pardon , je ne savais pas pourquoi ce blog a été fait


effaçons tout , l’adresse mail est facile à oublier :) 

monica 08/05/2012 08:51


Cher Marc,


Je pense que nous avons déjà nos amis, Melilotus et moi-même, et que nous préférons discuter sur ce blog qui n'est pas fait pour faire naître des amitiés mais des discussions avec affinités ou
pas.


 


Je ne souhaite pas que tu transmettes mon adresse mail.


 


Cordialement,

marc 08/05/2012 00:55


melilotus et monica ,  je vous tends la main fraternelle


et je vous envoie vos adresses e-mail respectives 


une belle amitié peut naître 

Électeur 07/05/2012 23:40


http://www.youtube.com/watch?v=zaL_Qh6ziWY

Melilotus 07/05/2012 23:36


 


La main fraternelle  de Sacha me rappelle un de plus beaux passages dans l’œuvre de  Romoushka , auteur que Crocodile connaît
bien.   


( Piètre reconstruction de mémoire avec toutes les
imperfections, soyez cléments s.v.p. ! )


 


Après avoir observé de sa fenêtre une infinité les costumes,
vestons et pantalons ,qui marchaient dans la rue, et avoir hurlé désespérément : « Où sont les hommes , où sont les hommes ?,


Luc, un jeune 
orphelin de guerre, son père tué dans La Résistance, avait conclu  que :


 


Le monde ( l’humanité )ressemblait  à une énorme Gestard Feluche*


 


aux manches vides ,d’où aucune main fraternelle ne se tendait
pas vers lui.


 


(* La veste , sale et très précieuse de Vanderputte ,le
protecteur  de Luc et un vieil escroc )


 


( Romain GARY - Le Grand Vestiaire- Calmann-Lévy  - 1949 )


 


Monica ,c'est une très bonne idée, je me réjouis! Avez-vous lu
son Autobio  'La Promesse de l'aube " ?  Avec vous les discussions sont


calmes  et agreables ...


 


 

monica 07/05/2012 17:57


A moins que cette citation soit innocente, placée là juste pour le plaisir de lire Sacha T...


:)

monica 07/05/2012 17:55


Qui se sent isolé ?


A qui appartient cette main fraternelle ?


quels sont ceux qui sont les pingouins (ou les manchots) ?


 

Crocodile Dandy 07/05/2012 13:33


"Rien ne vous isole plus que de tendre la main fraternelle de l'humour à ceux qui, à cet égard, sont plus manchots que des pingouins."


Sacha Tsipotchkine

monica 07/05/2012 08:12


Melilotus, vous êtes adorable, merci à vous.


Je vais me rapprocher des livres de Romain Gary, que je connais mal ; et ainsi sans doute partager avec vous le plaisir de la lecture d'un autre grand écrivain.


Monica

Melilotus 06/05/2012 15:24


 


Ewa, Ewa, Ewa,


 


Moi,  la pauvre
victime de votre jeu…  la mouche tombée bêtement dans le rets de l’araignée ( pas complètement 
…)…


Je me suis fatigué les yeux, non seulement parce que j’ai la
présomption de bien connaître l’œuvre complète de Gary, mais aussi à cause de ma longue  personnelle connaissance avec  le ‘clown lyrique.’


 


Monica , merci bien pour votre message. J’estime beaucoup votre
savoir, la manière de l’exprimer, ainsi que la sincérité et la droiture de votre caractère !  J


 


Amicalement,


M.


 

Électeur 06/05/2012 15:12


http://www.lalibre.be/l-actu-principale-de-ce-jour/

marc 06/05/2012 12:18


il vous reste encore quelques heures :)



1/ Au deuxième tour on élimine. Le Sarkozysme s’achève ainsi dans une ambiance glauque et les odeurs d’égoût.


2/ Pour les savoirs et la culture, nous voterons
François Hollande


 


 

Ewa 06/05/2012 01:23


Chère Melilotus, vous avez parfaitement raison. Inutile de me persuader de quoi que ce soit. La pensée « sachienne » est évidemment « garyennne » parce que Sacha c’est Romain Gary. « L’homme aux
mille visages » s’est servi du nom de son ami d’enfance. Quel escroc! ;~)


Votre commentaire a été pour moi le prétexte ou l’occasion de « provoquer » Crocodile Dandy parce qu’il est spécialiste de Sacha. Une private joke, tout simplement.


Merci pour les deux noms ajoutés à la liste de Crocodile, je ne les connaissais pas. Et bon rétablissement.

Melilotus 05/05/2012 23:15


Ewa,


 


J’apprécie l’argumentation documentée de votre intervention, ainsi que la possibilité
d’invoquer ici  un de plus grands romanciers- Romain Gary .


 


Désolée de mon erreur , citée de mémoire . Probablement je pensais  au thème d’un colloque universitaire pour Gary, ou un essaie –part d’un tsunami d’ouvrages, parus après La Promenade Gary –NICE 2005 de tant d’auteurs que je
connais. M.Anissimov  Paul Audi. J.F.Hangouet, Firyel Abdeljaouad , Nancy Huston


Jean Marie Catonné ,Katherine Pankol , Leila Chelabi, Olivier Pouriol, Ruth
Diver  et autres , ou  possiblement le titre d’une de centaines PHD thèses sur Gary. 


Vous avez raison , Ewa , le sens change 
considérablement . Nous pouvons


discuter cela  un jour.


 


Quant au Sacha T….je vous assure , la pensée est absolument Garyenne et seulement
Garyenne ! L’homme  a toujours été au centre de ses écrits, l’humanisme-  le leitmotiv de son
œuvre


 


Sacha T. .russe sans doute, s’ajoute aux tous les noms cités de Crocodile. Dandy -
une  liste que  je veux enrichir avec Shatan Bogat  ( Les
têtes de Stefanie ) et Fosco Sinibaldi ( L’homme à la Colombe )


R.Gary n’est pas un escroc, Crocodile, seulement l’homme aux milles
visages,


l’invention de soi..


 


En ce qui concerne le visionnaire Gary, ainsi que le
premier ! !écologiste


 vous  aurez  mes considérations dès que je serai rétablie d’une récente intervention oculiste, qui me bar l’accès aux mes
livres…


 


Bien à vous.


 


PS . Si quelqu’un a jamais vu ou lu’  Les
promenades sentimentales au clair de lune’ ( une très beau titre ! ),


ou pouvait nous  parler de ce Sacha… je
vous serais reconnaissante .


 

monica 05/05/2012 19:30


Melilotus, je voudrais citer pour vous ler dernier paragraphe du livre de Thédore Monod "Et si l'aventure humaine devait échouer" : "Il va falloir choisir : accepter l'hominisation véritable,
c'est à dire la sympathie et la pitié pour tous les êtres, le respect de la vie, le refus de la violence, qu'elle soit institutionnelle ou physique, la pratique d'une justice véritable, la
désacralisation de la chose militaire - ou, payant enfin le juste prix de nos folies et de nos cruautés, laisser la place aux calamars. Choisissons l'Homme - avec un H majuscule cette fois - mais
faisons vite ; le temps presse terriblement..." (1999)


 


Amitiés,

Crocodile Dandy 05/05/2012 19:14


Tu veux me défier ? Tu ne m’auras pas. Il est à moi cet escroc. 


Sacha Tsipotchkine, Émile Ajar, Roman Kacew, Romain Gary, Paul Pavlowitch ….


Crocodile Dandy au pas’sage. Mes hommages

Ewa 05/05/2012 15:13


Une petite mise au point concernant Romain Gary, adressée à ses éventuels lecteurs égarés sur le banquet.


 


1) La citation exacte est : « L’homme - un jour, il se fera ! » et non : « L’homme, on le fera un jour. » 


Cela modifie considérablement le sens.  Dans le deuxième cas, l’homme est passif, compte sur le mystérieux« on » pour qu‘il le fasse.  Dans le premier cas, il se fait
lui-même, ce qui me paraît beaucoup plus intéressant comme projet.


 


2) Mais, en fin de compte, ce n’est pas une citation de Romain Gary, mais celle de Sacha Tsipotchkine dans les « Promenades sentimentales au clair de lune « : 


 


« "L'homme - mais bien sûr, mais comment donc, nous sommes parfaitement d'accord : un
jour, il se fera ! Un peu de patience, un peu de persévérance : on n'en est plus à dix mille ans près... Pour l'instant, l'homme n'est qu'un pionnier de lui-même... Gloire à nos illustres pionniers !"« 


 



Romain Gary y a trouvé le titre de son recueil de nouvelles de 1962 « Gloire à nos illustres pionniers ! ».


Conclusion : ce n’est donc pas Romain Gary qui cherchait, longuement et en vain, un homme (quoique…), mais Sacha Tsipotchkine, et juste avant lui, Diogène de Sinope que je salue au pas’sage. ;~).


 


 


3) Et quant à Romain Gary, « grand visionneur » écolo, il écrivait (entre autres) : 


 


"... nous sommes peut-être des survivants d'une époque révolue, et le poids des réalités ignobles
nous fera bientôt disparaitre de la planète, un peu comme les éléphants."


[Les Racines du ciel, Gallimard, coll. Folio, 1972, p. 96]


 

monica 04/05/2012 19:43


Je suis tellement d'accord avec vous, Melilotus.


Il me semble que Michel Onfray pourrait penser qu'il est plus facile d'être un homme debout de nos jours. Alors il faut essayer de rester debout.


Il avait dit : "J'aime Bartabas parce qu'il est un homme debout "...("penser comme un cheval", le Point) 


Oui, fidèle à ses idées, c'est ce qu'il fait, quand tant de gens s'inclinent devant le pouvoir, la peur et l'argent.


Il n'est pas facile de vivre une vie philosophique, vivre ses idéaux car chaque jour nous met à l'épreuve.


 


 

Melilotus 04/05/2012 14:24


Oui, Monica, M.Onfray est un homme incroyable ,qui vie ses
idées , suit ses idéaux et aspire à la construction de l’homme ,dont le grand visionnaire, l’écrivain Romain Gary ,après l’avoir longuement attendu et cherché…. en vain ,
écrivait :


 


 « L’homme ,on le fera un jour « 

monica 03/05/2012 16:53


Quand j'ai découvert MO par ses livres, je désirais (rêvais plutôt) devenir un jour une amie.


Depuis longtemps, je ne le souhaite plus. Trop entier, trop ascète, trop parfait dans sa façon de mener sa vie philosophique, aucune faille non plus dans ses exigences. Sa dernière chronique le
démontre encore.


Ses amis ne sont pas forcément comme lui, mais je pense qu'ils les choisit selon des critères qui rejoigent ceux de son père, ou ceux qui correspondent à des exigences fondamentalement
philosophiques, et c'est son droit.


 


J'ai une profonde estime pour cet homme, et une profonde admiration qui me confortent dans mes propres exigences de vie ; mais les miennes sont moins fermes. C'est tellement évident que ma vie,
je ne la vois pas d'un point de vue philosophique, mais plutôt d'un point de vue de femme à la fois mère et travailleuse pour rester libre et indépendante.


 


C'est pourquoi, je considère parfois que Michel Onfray n'est pas dans cette réalité-là, au moment du vote par exemple ou à d'autres moments ; mais il la perçoit c'est déjà
formidable. Il sait se mettre à côté des petites gens et c'est pour cela que je l'apprécie aussi.

Sylvie 03/05/2012 11:55


Simplement pour vous dire que je suis ravie de vous retrouver, bonne continuation au Quatuor !

Frédéric 02/05/2012 16:28


Heureux qui comme un ami de Michel Onfray ... L'amitié de Michel doit être belle à vivre  :)


 


En démocratie représentative, il me parait inadapté de reprocher à quelqu'un de voter blanc, alors qu'il argumente son choix justement, par le fait qu'il n'a trouvé personne qui le
représente. 


 


Sinon, il me parait évident que les féministes et les micro-résistants sont mieux reconnus, représentés et défendus par François, que par Nicolas. 


 


J'ai trouvé les spots de la campagne officielle particulièrement éloquents : deux points de vue sur le monde qui s'affrontent. On peut difficilement soutenir, qu'il n'y a pas de différences d'approche ...


 


Vous ne trouvez pas que la droite est prise en flagrant délit d'exploitation des peurs ? C'est terrible : peur de l'autre, de l'étranger, de l'avenir, de l'assisté, de tout. Mais
peut-être est-ce ma sensibilité qui déforme la réalité ? Car, le spot termine sur un "N'ayez pas peur" enjoué ! Pourtant les arguments me semblent bien reposer sur les peurs. 


 


En ce moment, dès qu'une joute politique se déclenche au boulot, je recommande à chacun d'aller faire un tour dans les hôpitaux publics, pour poser pied à terre. :))

monica 02/05/2012 14:40


Non, Ewa, la générosité, la politesse ne sont pas des valeurs uniquement chrétiennes. Ce sont des valeurs.


 


Michel Onfray ne "prône pas une belle vie de gauche chrétienne". Je ne suis pas d'accord avec toi.


 


Ce qui l'empêche de voter à gauche, c'est la façon dont il mène sa vie philosophique. Pour lui, la gauche actuelle n'est sociale(iste), donc il ne peut voter pour elle.


 


Pour moi qui ne suis pas philosophe, qui suis mère, qui soutient moralement mes collègues en grève parce que l'un de nous après 62 CDD (je n'ai fait que 2 heures de grève, question de
budget) va être congédié... il est essentiel de voter à gauche.

constance 02/05/2012 13:19


Paraît que la nouvelle gauche est chez Roosevelt :).

Ewa 02/05/2012 13:00


J’ai lu la chronique de Michel Onfray du mois de mai, « son argumentaire défensif » :~). 


Et puis, je l’ai relu en remplaçant les termes : « mener une vie de gauche » par « mener une vie de bon chrétien » (une
sorte de Mme Boutin ralliée à Sarkozy :~)). C’est fou comme tout correspond et colle parfaitement. Les bons sentiments, la générosité, la politesse : c’est parfait, mais est-ce vraiment
spécifique à la gauche? Donc, être de gauche c’est ça? Dans ce cas-là, les « banquiers » peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Et puis, est-ce que mener cette belle vie de gauche
chrétienne que prône Michel Onfray empêche de voter à gauche? Ce serait incompatible? 


 


A Épicurien. 


Oui, les élections démocratiques ressemblent à un grand cirque, le vote blanc devrait probablement être reconnu, etc.  Mais aujourd’hui, « ici et maintenant «, qui a les meilleures
propositions? La dictature pourrait être la solution : pas d’élections, pas de cirque! Mais je ne sais pas pourquoi, ça me tente moyennement. 


Moi aussi, je faisais partie de la foule des con-vaincus bien "décidés de faire un pas de côté et de ne pas participer, ne pas se mêler". Et puis, j‘ai changé, « on sollicite le peuple de
gauche - j’en suis : j’irai donc. »


 


A Nane.


Je suis commanditée par l’agence secrète de l‘Est : féline, souri(s)ante et gauchiste. Les autres agents secrets : Axel Kahn, Laure Adler, j‘en passe et des meilleurs… Mais chut! Ne le répétez à
personne…

monica 02/05/2012 10:16


Outrage ou naïveté ?


Chat ou souris ?


Vote ou pas vote ?


That are the questions.


Sachant que la dernière question est quand même la plus importante à mes yeux de femme libre d'écrire des commentaires ici sans intention d'offenser qui que ce soit ni de "brandir des
bannières".


Mais j'avoue que je suis plus idéaliste que gauchiste.


:)

Ewa 02/05/2012 08:32


Ravie de vous voir en balade par ici, cher professeur. 


Bien évidemment que les hommes sont « ontologiquement suspects » (sauf vous et Gandhi, fidèles adeptes du fameux care avant l’heure :~)), il suffit de voir l’état pitoyable du monde
gouverné par les mâles humains depuis des millénaires.


N’oublions pas que le chat et la souris n’appartiennent pas à la même espèce, l’homme et la femme - si, pour autant que je sache, donc le rapport prédateur/victime ne peut pas être envisagé de la
même manière. Comparons ce qui est comparable. ;~)



nane 02/05/2012 08:11


je suis outrée de ces propos de gauchistes ,   d'idéaliste , mais enfin vous êtes commanditée par qui ? Sarkosy , Hollande où est la différence ?  , je n'irai pas voter , mais je
ne brandis pas comme vous des bannières . je rectifie mon propos , pas trop outrée , mais plutôt amusée de tant de naîveté


 

monica 01/05/2012 20:04


Mais nous aussi nous avons ce cinquième membre, plus discret, certes, mais bien présent dans notre corps !


Les victimes sont celles et ceux que l'on fait souffrir, et que l'on tue.


Les femmes sont plus souvent que les hommes victimes des violences conjugales. Cela ne fait pas d'elles des êtres plus moraux, cela fait d'elles des victimes. Cette violence est insupportable,
comme elle l'est quand les hommes en sont les victimes.

Serge Provost 01/05/2012 18:48


Les hommes seraient donc ontologiquement suspects de tous les maux de l’humanité du seul fait d’être des hommes ? (Françoise Héritier) Pauvres de nous,
vils homo virilis  affligé du funeste cinquième membre... Soit ! Or, « L’idée ne nous viendrait pas que la souris est clémente
parce qu’elle se laisse dévorer par le chat », disait Gandhi.


Quoi qu’il en soit, content de vous savoir de retour ! 

monica 01/05/2012 08:17


Très beau texte de Michel Onfray...


Mais, justement : "La révolution est une affaire de vie quotidienne, un enjeu ici et maintenant. Demain, ce sera trop tard…"


Je fais ma révolution en votant maintenant...Demain, ce sera trop tard...

constance 01/05/2012 07:33


http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-84-mai-2012/ -
son argumentaire défensif

monica 30/04/2012 14:06


Je comprends qu'on n'ait pas envie de voter, mais je ne comprends pas que l'on décide de ne pas voter.


Ne pas avoir envie est une chose, ne pas agir en est une autre.


Les gens qui ne votent pas sont-ils déçus au point de ne pas participer au vote ?


Pour moi, c'est autre chose que de la déception ; c'est de l'égoïsme pur puisqu'en n'agissant pas, ils abandonnent leur responsabilité de citoyen en ne pensant pas à l'avenir de ceux qui
espèrent, notamment leurs enfants.

marc 30/04/2012 12:16


 


A entendre les déçus de la politique, ils sont plus perspicaces, mieux informés et meilleurs juges que tous ces moutons qui vont
aux urnes sans le moindre esprit critique au sujet de leurs candidats préférés et des enjeux électoraux. Faute d'être des moutons, ils seraient des complices de la classe politique. Ces électeurs
éclairés auraient raison sur une majorité aveugle et irresponsable. Mais paradoxe de ses électeurs : l'abstention, vote nul ou vote blanc permet à ceux qui ne savent pas de décider à la place de
ceux qui savent.


 Les partis politiques doivent correspondre cent pour cent à un modèle idéal. Dans le cas
contraire, ils ne valent rien. Tout décalage entre le modèle idéal de parti et les partis réels encourage ces citoyens à les condamner sans nuances. Mais le modèle idéal de démocratie et de parti
politique n'existe pas. Il n'existera jamais.


 Voter blanc c'est faire la fine bouche au nom d'un purisme inutile et inefficace. Voter blanc est une solution de
facilité. Ne pas choisir, en politique tout au moins, sera toujours plus facile que choisir.


 Oui, il faut voter. Le meilleur candidat ne peut pas être parfait

monica 30/04/2012 12:11


Je te remercie, Marc, pour ces info :)

Frédéric 30/04/2012 10:22


A propos du féminisme, la contre-histoire de la philosophie n'a pas perdu son mordant : synopsis du cours de ce soir à l'UP : Déconstruction du deuxième sexe


 


Mais ce qu'il faut comprendre est dissimulé : "Le lesbianisme permet d'échapper à la sexualité agressive, naturelle entre hommes et femmes..."


 


L'été va être chaud, à l'écoute de France Culture


 

monica 29/04/2012 19:15


Les femmes sont plus souvent des victimes, oui, mais pour moi cela ne suffit pas à faire d'elles des êtres plus moraux.


 


La force physique appartient à une majorité d'hommes. C'est cette constitution biologique qui les rend plus violents lorsqu'ils s'en servent à la suite de débordements souvent criminels.


 


La violence est en chacun de nous malheureusement ; le drame c'est qu'un homme a plus de mal à la canaliser, à la maîtriser. Etant plus fort de par sa nature, le risque de tuer existe plus
fréquemment. Je ne connais pas la solution au problème.

marc 29/04/2012 19:15


"criminaliser" !? "jeter la pierre" !? tout ça c’est normal chez les "sadiques"


mais vous ne seriez pas un peu hystérique cher épi-cu-rien ?

marc 29/04/2012 19:12


monica , j’ai trouvé le site d’henri tachan http://www.tachan.org/


apparemment il a arrêté la scène en 2008

monica 29/04/2012 18:58


Merci Quatuor,


Je découvre plein de chansons de Henri Tachan que je ne connaissais pas.

un épicurien 29/04/2012 18:27


Merci de contribuer à la criminalisation de ceux qui décident de faire un pas de coté et de ne pas participer à ce cirque éléctoraliste. Merci de jeter la pierre à ceux qui ont assez de respect
pour la politique pour ne pas se mêler à la foule des con-vaincus et/ou des militants du "vote utile".

monica 29/04/2012 18:19


Le féminisme a une dimension profondément politique, oui.


Mais pourquoi tant de femmes ne l'ont-elles pas encore compris ? Que se passe-t-il chez elles pour qu'elles aient honte de parler du féminisme ?


Quand je discute avec elles, je marche sur des oeufs lorsque j'aborde le sujet.


 


Aujourd'hui, en rando, ce n'est pas un hasard, je suis "tombée" sur une féministe. Mon enthousiasme était tel que j'ai marché avec encore plus d'énergie et que je ne voyais plus la boue du chemin
- et pourtant elle ne manquait pas ! -


 


Bien sûr, il faut faire confiance à la gauche à nouveau,  et "...le bousculer si les vieux démons reprennent le
dessus."

monica 29/04/2012 17:35


Je ne sais pas pourquoi j'ai dit "était", il est ; mais il n'apparaît plus sur la scène et ne vient jamais sur les médias.


J'aimerais bien me tromper.


:)

monica 29/04/2012 17:32


Après ma douche (je reviens d'une super rando), je vais prendre le temps de lire tout ça avec grand intérêt.


Je suis folle de joie qu'un nouvel article soit apparu aujourd'hui sur votre blog quatuor.


Henri Tachan était un homme formidable, féministe, engagé et d'une incroyable sensibilité.

Profil

  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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