Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 01:40

 

Nous vivons une crise de la cause sociale, une crise du désir des individus c'est-à-dire de leur inter-relation. Le désir est ce qui relie les Hommes entre eux. Force est de constater que nous sommes en manque.


Certains ont la volonté de créer un nouveau modèle de société.

Je vous invite à découvrir le Dernier Français, soufiste. Ma volonté est de présenter de façon objective, en évitant tout jugement, ce modèle prôné par Abd Al Malik dans un livre provocateur, sans pour autant partager cette vision religieuse de notre société. 

 

Gardons et unissons-nous autour de ces valeurs qui nous rassemblent, comprenons pour quelles raisons la religion continue à être un refuge, cherchons ces raisons, comprenons-les pour mieux les dépasser, offrons autre chose et gagnons le droit au sacré car comme le dit Michel Onfray, le sacré n'appartient pas aux religions.

Cet article est le dernier que je publierai, qu'il soit lu avec attention, juste cela.

Ce qui fait la beauté d'un être, ce n'est pas son intimité religieuse, c'est sa capacité à l'échange respecteux, au partage, à la gentillesse, à la bienveillance, c'est la grandeur de son âme.

Pourquoi parler de La société ? C'est oublier que Nous sommes la société.

                                         


Le dernier françaisToute sa vie il s'est fait une certaine idée de la France. Qu'importe d'où elles viennent et qu'impote qui les porte, les valeurs humaines sont à la fois bonnes fées et seuls juges. Car la pire des maladies qui soit dans la fin de cycle de cette Humanité, c'est le manque d'ambition humaine. Abd Al Malik rêve d'une nouvelle voie, celle de la liberté et de la véritable égalité, celle qui se met en marche vers son salut. Notre époque... une chance puisqu'elle permet de nous réinventer, corriger puis réecrire l'histoire collective.

Dans ce livre, quarante-neuf textes, l'indignation. A l'occasion de sa sortie, Rue 89 a interviewé Abd Al Malik.




 

Pour ceux qui n'ont pas trente minutes à consacrer au visionnage de cette vidéo, voici quelques passages importants :

- Une spiritualité est un comportement, elle se manifeste par le lien aux valeurs, être dans une démarche de sens dans les actes, de l'acceptation de l'autre dans l'échange et une attitude de non jugement.

  Moi, quelle est ma part de responsabilité au monde dans lequel je vis ?

- Ma manière de concevoir la spiritualité était pauvre. La spiritualité c'est ce qui nous dépasse, peut-on être rassasiés de ça ? 

- Les actes parlent plus fort que les mots. La croyance religieuse et l'athéisme font partie de l'identité française. Savoir ce qu'est l'islam c'est aussi savoir qui je suis, même si je ne suis pas musulman. Nous autres musulmans existons dans la société française non pas en tant que tels mais comme citoyens : nous avons des droits mais on ne parle jamais assez de nos devoirs. 

- Quand je parle de foi je ne parle pas de croire en Dieu mais de la foi en des valeurs, en des principes, avoir une vision humaniste, quelque chose qui nous lie tous et qui nous dépasse. Croire en soi, en l'autre, en son pays, en la possibilité du changement en devenant une pierre de cet édifice. Le maître mot de tout cela c'est la foi. 

- Onfray disait dans une interview que la sacralité n'appartient pas nécessairement à ceux qui croient en Dieu et je suis d'accord. L'Homme est important avec ou sans Dieu.

- On ne peut pas faire fi de la chose politique.

                                                 

 

Abd Al Malik propose la construction d'un nouveau monde en cinq points :

1/ Une société de l'homme de foi : La source de l'identité française est le refus d'asservissement. Il est à l'origine de nos valeurs fondatrices, la liberté, l'égalité, la fraternité. Aujourd'hui, nous devons nous élever et refuser l'asservissement à la société financiarisée tournée vers une vie matérialiste et consumériste, société dont le message est celui d'un bonheur et d'un accomplissement nécessairement matériels. Retrouvons la foi en l'aventure intime, en l'émerveillement et en la possibilité d'illumination.

2/ Le renouveau : Transcendance et vie spirituelle dans le cadre de notre laïcité et de nos valeurs fondatrices. Redéfinir l'identité française. Récréer un lien entre vie économique et intérêt général.

3/ Laïcité et foi : Reconnaissance de tous les croyants, érection de lieux de cultes et de formations (via notament les écoles privées sous contrat). Une école publique qui se tourne vers une culture religieuse et ce afin de comprendre l'histoire des civilisations liées au sacré. Excellence du modèle laïc et républicain. La religion doit devenir l'allié majeur de la République.

4/ Identité nationale : Intégration dans notre identité nationale de grandes figures multiculturalistes qui promeuvent les plus hautes valeurs humaines, les plus beaux destins, les plus nobles causes.

5/ Economie, finance et bien commun : Qu'à l'économie prédatrice et injuste se substitue une économie philanthropique qui aime l'homme et ambitionne de le servir via le mécenat. Cette médiation philanthropique sous-tend une révolution culturelle, sociétale, basée sur une réorganisation (je dirais même un inversement) des valeurs de la société financiarisée.

 

                                 

 

Abd Al Malik propose un avenir religieux. Il est le verso de notre foi, ne voulant voir que ce que peut la religion, nous ne voyons que son poids. Construire une France telle qu'il la propose est une France plus belle, rien ne peut arriver de grand sans espoir, je crois que nous sommes portés par le même que lui.

Vous souvenez-vous de ceci, Dieu n'est pas, point à la ligne ? Peut-être qu'en effet il n'est pas, dépouillons la foi.

                                                                                                            Constance

 

                                                    

Je remercie Frédéric qui a trouvé une très belle représentation de ce qui fait une partie de mon utopie, ainsi donc Pierre Rabhi


Et pour ceux qui désirent aller plus loin, la sobriété heureuse, Ecologie et spiritualité comment vivre de façon responsable.
Par Constance - Publié dans : Goût des autres
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 08:02

        - Publié par Ewa - 

journaux libé femme en robe

 

Pendant que les idéalistes qui tiennent à avoir les mains propres, d'aucuns lepénistes, les nihilistes et jemenfoutistes votent blanc ou s’abstiennent (ce qui revient au même), les féministes font leur choix entre le pire et le moins pire. Puisque le monde idéal, la politique et la démocratie idéales n’existent pas et n’existeront jamais, on se retrouve très souvent à devoir faire ces choix-là.

Avec François Hollande, les vaches libérales seront bien gardées, certes, mais moins bien qu‘avec Nicolas Sarkozy. Et avec Hollande, les pâturages seront peut-être un peu plus propices à la floraison des micro résistances...

Le 25 avril 2012 Libération a publié le texte de 150 féministes appelant à voter pour la gauche au second tour de la présidentielle. Parmi les signataires : Sylviane Agacinski, Laure Adler, Axel Kahn, Caroline Fourest, Isabelle Alonso, Philippe Torreton, Gisèle Halimi, Annette Wieviorka, Pap Ndiaye, Françoise Héritier, Philippe Meirieu…



« Les droits des femmes passent par la gauche »

 

"Nous sommes féministes. Le 6 mai prochain, nous voterons pour la gauche rassemblée, nous voterons pour François Hollande.

 

Nous voterons pour la gauche car elle est notre famille politique. Son histoire, son moteur, son identité, c’est de placer l’intérêt général avant les intérêts privés, la raison au-dessus des croyances ou des préjugés, c’est de faire reculer les oppressions et de construire une société où les dominations de toutes sortes n’auront plus leur place. La gauche est une alliée intrinsèque de la lutte des femmes pour leur libération parce qu’elle a pour but l’émancipation de chaque individu.

 

Ces cinq dernières années, le lien social a été affaibli, les inégalités se sont développées. Les femmes ont payé le prix fort des mesures libérales mises en œuvre par Nicolas Sarkozy : réforme des retraites, fermetures de centres IVG, recul de la parité, augmentation de la précarité du travail, féminisation de la pauvreté… Il est temps de changer de politique, pour les femmes comme pour la société toute entière.

 

L’amélioration réelle de la vie des femmes passe par des mesures spécifiques mais aussi par des politiques publiques qui visent le progrès social, par une plus juste répartition des richesses, le maintien et l’amélioration des services publics. A de nombreuses reprises, la gauche a soutenu les mobilisations féministes. Elle a prouvé qu’elle pouvait mettre en œuvre des politiques progressistes et favorables à l'égalité entre les sexes et à la liberté des femmes.

 

L’arrivée de la gauche au pouvoir est une condition importante de l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais nous savons aussi que les mécanismes de domination, multimillénaires, d’invisibilité des femmes et de résistance à leur émancipation et à leur libération, sont puissants. Le candidat de gauche devra les combattre. Nous comptons sur lui. Nous serons là pour lui rappeler ses engagements, le soutenir quand il voudra lutter contre le patriarcat, et le bousculer si les vieux démons reprennent le dessus.

 

La promesse de François Hollande de rétablir le ministère des Droits des Femmes, dans un gouvernement paritaire, est un engagement majeur. Ce ministère, en travaillant avec les associations féministes, devra être un outil politique déterminant pour faire reculer les inégalités et inventer une autre société.

 

Nous affirmons la dimension profondément politique du féminisme. Nous attendons une remise en cause de cette organisation sexuée de la société qui crée et perpétue des inégalités intolérables entre les femmes et les hommes. Voter à gauche, c’est refuser l’assignation à des rôles pré-établis, c’est parier sur la raison et la capacité de chacune et chacun à s’extraire de sa condition pour devenir maître de sa vie. Voter à gauche, c’est parier pour un monde nouveau, dans lequel les droits des femmes passeront des textes de lois à la réalité.

 

Nous appelons toutes celles et ceux qui veulent que les droits des femmes retrouvent le chemin du progrès à se rassembler dans un vote de gauche, à voter François Hollande." 

 



 

Dans l’émission d‘Hervé Gardette, « Du grain à moudre », diffusée le 25.04.2012 sur France Culture, les quatre invités (Barbara Cassin, Martin Legros, Stéphane Rozès et Nicolas Baverez) s’interrogent sur le déroulement du premier tour de la présidentielle : 

« La campagne a-t-elle été assez féminine? »

 



 

Philosophie Magazine n°59 (mai 2012) consacre un dossier composé de six articles à la question :

« Les femmes sont-elles plus morales que les hommes? »

 

philo mag couve 59 - 2

"Pour la plupart des féministes de la première génération, la remise en cause de la domination masculine et la conquête de l'égalité des droits ont conduit à critiquer toute différence de nature entre homme et femme. C'est ce qui a amené notamment à distinguer le sexe – donnée biologique – et le genre – construction sociale de l'identité sexuelle. Or voilà qu'une nouvelle vague féministe venue des États-Unis renverse cet égalitarisme et revendique la supériorité des valeurs morales féminines. C'est le care, ou la sollicitude, l'ouverture à autrui et le dialogue qui sont mis en avant, contre le goût du rapport de force et le solipsisme jugés trop masculins.

À l'heure où le « deuxième sexe » conquiert la première place – aux États-Unis, les salaires des femmes sont désormais supérieurs à ceux des hommes –, la question se pose avec une acuité particulière : si les femmes prennent le pouvoir, en feront-elles un meilleur usage que les hommes avant elles ?"

____________

«  Quand on interroge les femmes politiques, elles dénient en bloc l’idée qu’elles feraient de la politique autrement, au féminin. Mais l’inverse saute aux yeux dès qu’on entre dans les détails : elles affirment alors être porteuses de valeurs différentes dans un monde d’hommes. Elles se différencient notamment par une appréhension modeste de leurs compétences, un sens revendiqué du concret, une plus grande proximité avec les citoyens, un rapport au temps et à la parole plus efficace… Quand un homme politique prend la parole trois fois pour dire la même chose et sans avoir grand-chose à défendre, une femme ne parle que si elle a quelque chose de précis et d’élaboré à dire, ce sont des femmes politiques qui l’affirment ! […]

Peu de femmes politiques portent la cause des femmes, surtout lorsqu’elles sont haut placées dans la hiérarchie. Certaines m’ont même dit avoir le sentiment qu’il leur fallait rejeter le féminisme si elles voulaient, en tant que femmes, réussir en politique. »

Camille Froidevaux-Metterie, professeure de sciences politiques

__________________

"Observons d'abord les faits : selon le ministère de la Justice français, 85 % des homicides et 98 % des crimes sexuels y compris sur mineurs sont commis par des hommes, 96,8 % de la population carcérale (au 1er janvier 2011) est masculine, 84 % des victimes de crimes conjugaux sont des femmes. « Dans aucune espèce vivante, constate l'anthropologue Françoise Héritier, les mâles tuent leurs femelles, parce que cela mettrait en péril la reproduction et la survie de l'espèce… sauf chez les hommes. Battre et tuer sa femme n'est donc pas un acte bestial mais bien l'exception du mâle humain ! » Et ne comptons pas les guerres, qui sont décidées et livrées majoritairement par des hommes ; ni les risques inconsidérés pris par des traders shootés à la testostérone qui provoquent les crises économiques mondiales. Si, donc, on considère quantitativement les infractions à la loi ou les manquements à la morale publique (ce qui ne saurait être le tout de la vie morale) et qualitativement la gravité des actes, la majorité masculine est écrasante. Empiriquement, les hommes sont plus souvent du côté de la violence, surtout physique, les femmes plus souvent du côté des victimes. Cela suffit-il à faire d'elles des êtres plus moraux ?"

 


 

“Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature.”

Virginia Woolf - Une chambre à soi   

 


"Font leur pipi contre les murs, - Quelquefois mêm' sur leurs chaussures, - Pisser debout ça les rassure, - Les z'hommes, - Z'ont leur p'tit jet horizontal, - Leur p'tit siphon, leurs deux baballes, - Peuv' jouer a la bataill' navale, - Les z'hommes, - Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte, - Leur p'tit périscop' sous la flotte, - Z'ont le bâton ou la carotte, - Les z'hommes, - Et au nom de ce bout d'bidoche - Qui leur pendouille sous la brioche, - Ils font des guerres, ils font des mioches, - Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes, - Leurs péripéties de braguette, - Dans des gros rir' à la buvette, - Les z'hommes, - Ils se racontent leur guéguerre, - Leurs nostalgies de militaires, - Une lalarme à la paupière, - Les z'hommes, - Virilité en bandoulière, - Orgueil roulé en band' moll'tières, - Agressivité en oeillères, - Les z'hommes, - Ils te traiteront de pédé, - De gonzesse et de dégonflé, - A moins qu'tu n'sort' dehors si t'es - Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous, - C'est si pervers et c'est si doux, - "Enfin quoi ! c'est pas comm' nous, - Les z'hommes". 

Z'aiment les femmes à la folie, - Passives, muett' et jolies - De préférence dans le lit, - Des z'hommes, - Au baby-room ou au boudoir, - A la tortore ou au trottoir, - Z'aiment les femmes sans espoir, - Les z'hommes, - Prostituées ou Pénélopes, - Apprivoisées ou antilopes, - "Toutes les femm' sont des salopes" - Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treiz', je crois - Qu'ils ont tué la femme du roi - Et la déclaration des Droits - De l'Homme, - C'est depuis deux mille ans, je pense, - Qu'ils décapitent en silence - Les femmes d'ailleurs et de France, - Les z'hommes, - Z'ont abattu les Thibétaines, - Z'ont fricassé les Africaines, - Z'ont indigné les Indiennes, - Les z'hommes, - Z'ont mis le voile aux Algériennes, - La chasteté aux châtelaines - Et le tablier à Mémène, - Les z'hommes... 

Excusez-moi, mais ell' me gratte, - Ma pauvre peau de phallocrate, - Dans la région de la prostate - Des z'hommes, - Excusez-moi, mais je me tire, - Sans un regret, sans un soupir, - De votre maffia, votre empire - Des z'hommes, - A chacun sa révolution, - Aurais-je seul'ment des compagnons - Qui partagent l'indignation - D'un homme ?"

Henri Tachan

Ewa                         

(Merci à Monica pour la chanson)    

Par Ewa - Publié dans : Goût des autres
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 10:17

 

"On ne peut pas ne pas être consommateur. On est obligé de consommer. Donc, à l’évidence, quand on a le choix, mieux vaut choisir de le faire de manière éthique. Qui pourrait penser l’inverse ? Et quand on a à choisir entre deux produits ou trois, on doit pouvoir, si l’on est informé, en choisir un qui produira des effets éthiques. Seul, un produit n’induit pas de conséquence mesurable, sinon sur l’image de soi du consommateur ; associé, en groupe, collectivement, l’effet peut se révéler redoutable et dévastateur…"

Michel Onfray 

      ce-qui-nest-pas-donne-est-perdu

 

Depuis plus d'une année d'existence, notre site, Banquet avec Onfray, diffuse la pensée philosophique de Michel Onfray. Tous ceux qui sont intéressés, qui l'aiment, qui le découvrent, qui s'interrogent trouvent sur ce blog l'ensemble de ses créations et interventions presse, audio, vidéo. Nous faisons un travail sérieux, nous l'espérons, honnête, qui nous demande beaucoup d'investissement, pour lequel nous recevons parfois des remerciements, mais également du mépris.

 

Nous n’avons pas travaillé en collaboration avec Michel Onfray. Nous nous sommes contentés anonymement de promouvoir sa philosophie dans un esprit de liberté et de partage parce que nous aimons ce qu'elle tend à vulgariser. Jamais nous n'avons incité sur Banquet avec Onfray à une quelconque illégalité, nous dirions même que c'est exactement le contraire puisque nous avons fait de la publicité gratuite et de la promotion pour tous les éditeurs de Michel Onfray, sans qu'aucune rétribution ne soit, bien entendu, envisagée. Notre but a toujours été de promouvoir.

 

Pourtant, fin janvier, l’éditeur phonographique de Michel Onfray nous a contacté afin que nous supprimions les liens concernant l’écoute des conférences vers France Culture, « Le freudisme hérétique », (cela lui a été "signalé par l'administration de Michel Onfray" - on l'apprendra plus tard). Nous n'avions fait que reprendre en toute bonne foi les liens encore valides circulant sur le net, alors que nos podcasts, qui provenaient de France Culture, nous avaient été signalés périmés. Après plusieurs échanges de mails, nous avons supprimé ces liens. On ne va pas pourrir en prison, dans des cachots pour quelques malheureux podcasts, quand même… 

 

Quel ne fut pas notre étonnement, lorsqu’au mois de mars, les mêmes éditions nous ont demandé de retirer de notre site encore deux conférences : "Le rire de Démocrite" et "Le post-anarchisme expliqué à ma grand-mère". Alors là ! C’est pourtant à l’invitation généreuse du site ventscontraires.net, site dynamique, sympa, intéressant, qui collabore avec le Théâtre du Rond-Point, que nous avions rédigé les articles en question. De plus, l’intégralité du Rire de Démocrite se trouve sur You Tube, accessible à tous. Alors, pourquoi nous ? Nous ne comprenons plus.

Après échange de quelques mails, nous conservons en fin de compte notre bien aimé Démocrite, qui est "issue du théâtre du Rond-Point, donc ne pose pas problème". Puis on nous demande à nouveau de ne plus la diffuser. Le partage est désactivé. Mais Démocrite rit encore sur You Tube. Nous ne savons pas s’il a le droit…

Quant aux anarchistes si durement incriminés, nous insérons désormais des liens directs vers le site ventscontraires qui, après l’intervention des éditons phonographiques, a été obligé de désactiver, là aussi, le partage de ces vidéos.

 

Quelle est la valeur sociale, sociétale et culturelle du travail bénévole lorsqu'il est fait dans le seul but de vulgariser de grands philosophes tel que Michel Onfray ? Malgré toutes ces mésaventures sommes-nous prêts, consciencieux soldats lilliputiens, à repartir comme en 40 ? Pas sûr car nous sommes las de devoir nous défendre continuellement en tentant de faire un travail de qualité. Les meilleures volontés s'épuisent. 

 

Nous remercions donc « l’administration de Michel Onfray » pour sa vigilance et son attention bienveillante à notre égard. Nous nous excusons auprès de Frémeaux & Associés pour d'éventuelles pertes financières subies et occasionnées par quelques liens vers certaines conférences donnés sur notre site ; néanmoins, nos impressions et nos intentions étaient tout autres. Nous comptons sur l’indulgence et la magnanimité de tous. Pour ne pas gêner la propagation de la philosophie hédoniste, athée, féministe, «post-anarchiste» que l’on affectionne tout particulièrement, nous avons décidé d’arrêter l’activité de ce blog. 


Tout ce qui n’est pas donné est perdu, dit le proverbe indien. Nous laissons donc nos 217 articles, ainsi que nos deux chaînes vidéo, notre travail « d’archives » (mais pas seulement) effectué bénévolement en vue de partage, et le plus souvent avec plaisir, depuis presque un an et demi - à tous les internautes, à ceux qui découvrent ce blog, à ceux qui n’ont pas eu  le temps de lire tous nos billets, à ceux qui aiment revenir sur certains points, comparer, réinterpréter… 

 

Nous ferons tout notre possible afin de ne pas vous infliger la présence de la publicité sur nos pages, publicité qui envahit les Over-Blogs dès qu’un site interrompt son activité régulière. Nous publierons donc un petit billet de temps en temps pour faire disparaître de notre banquet cet envahisseur avide. Il n’est pas question qu’il s’installe chez nous profitant de notre absence. 

 

Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui nous ont soutenus et aidés dans ce projet, nos soutiens du départ (Monica - fougueuse et attachante, Jean-Claude - rationnel féministe carpe diem) ; les arrivés en cours de route (nous pensons particulièrement à Frédéric qui a oeuvré pour ce blog), ceux qui n’ont fait qu’une «saison» (sympathique Bruno, Cordroc’h «vitaliste») ou un seul sujet (Yorick, spécialiste de la psychanalyse) ; les « méchants » qui aiment les insultes, peu nombreux mais sous des pseudos différents ; tous les commentateurs passés, présents, nouveaux, les indécis ; les blogs amis qui ont mis Banquet avec Onfray en lien sur leur propre site...

Nous remercions le professeur de philosophie Serge Provost pour ses «saveurs québécoises». Nous espérons qu’il acceptera que son nouveau texte en préparation sur l’« Admiration » soit encore publié sur ce blog, plus tard. La vulgarisation de qualité, la généreuse et joyeuse transmission du  savoir, le Professeur en a l’habitude. Nous lui en sommes reconnaissants. 

 

Les commentaires restent ouverts. Vous pouvez parler entre vous, échanger, poser des questions, proposer les sujets de discussion. Vous en ferez le forum animé ou un mur de silence. C’est à vous de voir…    

 

Avant de nous dire adieu, faisons l’amour... 

... et sourions ! Nous nous sommes rencontrés sur le blog d’Eduard : michel-onfray.over-blog.com, quittons-nous donc avec lui, ou plutôt avec ses phrases devenues cultes :

"La différence entre Michel Onfray et Albert Camus serait-il seulement le soleil ? 

Le rôle de la tuberculose (à 17 ans) sur le philosophe Camus ? Ou quand on sait que l'on ne va pas vivre longtemps ? 

Supprimer la politique pour la remplacer par la morale, n'est-ce pas "un peu court jeune homme" ?

Relation entre Sartre et Camus ? La fin de leur "fiesta" intervient à quel moment ?"

Notre « fiesta » se termine à ce moment-là… 

     

Bien à vous,      

Banquet avec Onfray,

Constance, Ewa et Marc, une bande criminelle d’anarchistes anonymes, en association avec l'arrière-grand-père Démocrite et des pervers hérétiques freudiens 


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Par quatuor
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Tribune de Quatuor

Le blog a interrompu son activité régulière le 0I.04.2012

« Tout ce qui n’est pas donné est perdu »

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