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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 11:28

 

PATRIARCACA

 

Dis c’est quoi le patriarcaca ?

Femme jouisseuse tu seras excisée tu seras vilipendée assassinée défigurée lapidée rasée violée condamnée

femme féconde tu sera cadenassée tes enfants volés

femme pensante tu seras lobotomisée ostracisée moquée censurée dénigrée

tu n’as qu’une place femme celle de soumise

femme fourreau femme poubelle femme jarretelle femme pucelle 

femme ombrelle femme cuisine femme bonniche femme modèle femme cachée 

femme violée femme féminisée femme balançoire

vie illusoire

femme de ménage de service de monsieur de quoi je me mêle

ton rôle est d’être assignée à résidence à bite

à poil ou cachée tu es au service de ton mâle celui qui te révèle que t’es un con à disposition

femme vide-sperme femme tire-sperme

femme tire-toi !

Le patriarcaca c’est le mec qui veut pisser dans ta bouche, dans ton con, te chier sur le dos, éjaculer sur ta gueule et te traite de frustrée si cela ne fait pas partie de tes envies... Le patriarcaca c’est le mec de gauche qui te traite de bourgeoise parce que tu ne veux pas coucher avec lui... Le patriarcaca c’est celui qui dicte ta loi, ta conduite, ta gestation, tes droits à la séduction. Mère pour sa reproduction, bonniche pour sa tranquillité, putain pour sa liquidité…

Le patriarcaca c’est le mec qui se marie avec une bonniche et se fait sucer à son bureau parce que sucer c’est pas tromper... Le patriarcaca ce sont les ténors de l’assemblée nationale qui hurlent aux crimes de lèse majesté quand une femme défend l’avortement… Le patriarcaca c’est le chef de service qui laisse ses mains traîner sur le corps de sa subordonnée… Le patriarcaca c’est le machisme qui gouverne le monde où la femme n’est certainement pas une princesse de conte de fées, non mais, t’as vu le capitalisme et ses famines, et si les femmes lisaient des livres d’histoires, elles verraient que les princesses, ces futures reines, n’avaient rien de femmes libres, mais étaient bien des vaches reproductrices…

Le patriarcaca c’est une merde ambulante où il n’y a ni prince ni princesse, on nous fait croire ( propagande sexiste des médias, des clips, des romans à l’eau de boudin, des films et des chansons…) que sans l’amour du mâle la femme, la vraie, a raté ta vie… Alors tu suces même si tu n’as pas envie, ben c’est pas grave, c’est ton homme, c’est ta rolex à toi … Et surtout on fait tout pour que tu reproduises toi-même ton enfermement sur tes enfants ! Le patriarcaca c’est le formatage idéologique réactionnaire sexiste qui se porte, non non je n’écrirai pas entre deux boules, ni comme un charme, juste, qui se porte bien, il ne connait pas la crise, lui !

Ainsi soit-elle !  

 

 

 

4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 13:07

 

 

L'évolution des espèces - c'est le thème d'une conférence passionnante et enrichissante, très bien illustrée, où on explique les théories et phénomènes compliqués et sérieux avec une pointe d'humour et une grande clarté et simplicité (et pas le contraire, comme c'est le cas chez les enfumeurs ;~)). Bref, c'est une belle vulgarisation de qualité ! 

Cette conférence a été donnée le 6 octobre 2015 dans le cadre des Mardis de l'Espace des sciences de Rennes (d'autres vidéos de ce site méritent également qu'on y prête attention). 

Les intervenants sont deux biologistes : Maxime Hervé et Denis Poinsot, auteurs de l'ouvrage en deux tomes, "L’évolution des espèces", publié par les Éditions Apogée en 2013.

 

«  Il y a des libellules géantes dans le charbon, les serpents ont en réalité des pattes et de l'eau de mer diluée coule dans nos veines ! À première vue, ces faits (véridiques) sont ahurissants, mais on les comprend si on se pose cette question : les espèces vivantes évoluent-elles ? Oui, c’est prouvé depuis longtemps ! Mais comment évoluent-elles ? Quelles sont les forces qui les transforment ? Venez découvrir les réponses à ces questions qui ne vont pas de soi mais ont agité la communauté scientifique pendant des dizaines d'années avant qu'elle ne s'accorde, même si certaines questions restent encore ouvertes... »

 

  • Présentation des intervenants  -  (00 - 08:57)
  • Les espèces évoluent au cours du temps - les preuves. Par Denis Poinsot  -  (08:57 - 31.00)
  • Comment les espèces évoluent-elles ? - les mécanismes (avec l'accent mis sur la sélection naturelle en tant que mécanisme central de l'évolution). Par Maxime Hervé  -  (31:00 - 60:00)
  • Comment de nouvelles espèces vivantes apparaissent-elles ? Cinq exemples de la spéciation. Par Denis Poinsot  -  (60:00 - 67:00)
  • Conclusion. Croire ou pas croire à l'évolution, n'est pas la question. Par Maxime Hervé - (67:00 - 69:00)
  • Questions des auditeurs. Y a-t-il un créationniste dans la salle ? - (69:00 - 86:00)

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« Au début de cet ouvrage, deux hypothèses s’affrontaient : selon la première les espèces sont fixes, alors que selon la seconde elles évoluent. Ces deux hypothèses étant scientifiques, elles peuvent être testées en les confrontant au monde réel. Les faits peuvent ainsi les départager. Or, les fossiles nous apprennent que les espèces sont différentes d’une époque à l’autre. Alors que certaines disparaissent, d’autres apparaissent. Ces faits suffisent à démontrer l’évolution des espèces. S’y ajoutent de nombreuses observations réalisées sur des espèces actuelles qui montrent des structures morphologiques ou anatomiques tantôt « mal organisées », tantôt inutiles. Leur origine, à première vue aberrante, ne devient compréhensible et même logique que dans le cadre de l’hypothèse évolutive. Enfin, les fossiles de la lignée humaine démontrent que l’homme lui-même n’a pas toujours existé, et qu’il résulte comme les autres espèces d’un processus graduel, dont l’origine est commune à tous les grands singes. Toutes ces observations mènent à une conclusion claire : Les espèces ne sont pas fixes, elles évoluent, c’est un fait.

Ce débat, qui agite toujours nos sociétés actuelles, a bien évidemment traversé le monde scientifique. Les deux hypothèses discutées ici se sont affrontées, chacune défendue par des chercheurs de grande renommée. Les faits, notamment ceux que nous avons présentés, ont tranché en faveur de l’évolution. Le débat est donc clos parmi les scientifiques, et ce depuis… plus de 100 ans. Toutefois, si montrer que les espèces évoluent est une étape importante, il reste à déterminer comment elles évoluent. C’est l’objectif de la théorie de l’évolution, sur laquelle travaillent toujours de très nombreux chercheurs. Pour la découvrir, nous vous invitons à lire le second volume de cette série… » - (conclusion des auteurs)

 

  

« Nous avons survolé la théorie de l’évolution, expliqué ses fondements. Elle est en réalité bien plus complexe et subtile que ce que nous avons vu dans ces quelques chapitres, mais les grands principes sont là. Tout n’a bien sûr pas encore été compris, et des milliers de chercheurs partout dans le monde travaillent depuis des dizaines d’années à décrypter les processus évolutifs. Certains débats agitent toujours vivement la communauté scientifique, notamment sur la vitesse à laquelle les espèces évoluent ou sur l’équilibre entre sélection naturelle et dérive génétique. Il est un point en revanche sur lequel le doute n’est plus permis, et depuis fort longtemps : l’évolution des espèces est un fait, et la sélection naturelle en est le principal moteur. La théorie de l’évolution ne peut donc pas être réduite à une simple hypothèse, c’est un tout à la fois cohérent et jamais réfuté, affiné en permanence depuis 150 ans.

Il est indiscutable que le principe d’évolution des espèces heurte les croyances d’une partie de la société. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans l’histoire des sciences que cela se produit : Copernic en a fait l’amère expérience lorsqu’il a proposé que la Terre tournait autour du Soleil (phénomène que l’on nomme "héliocentrisme"), et non pas l’inverse. Aujourd’hui, qui peut remettre en cause ce principe fondamental ? Nous espérons que bientôt, la théorie de l’évolution sera aussi reconnue que la théorie copernicienne de l’héliocentrisme. Il est nécessaire pour cela qu’elle soit rendue accessible au grand public, afin de ne pas être réduite par des personnes de mauvaise foi à la simple question : "Croyez-vous à l’évolution ?". C’est le but premier de cet ouvrage. »  - (conclusion des auteurs)

 

 

11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 09:51

 

 

Imaginons un monde où les hommes seraient violés et battus par leurs compagnes (par amour, ça va de soi !), et tous les trois jours un homme en mourrait, uniquement en France. 

Poursuivons... Le sexe de 30 mille hommes vivant en France serait mutilé - au nom de la tradition - d'une façon qui rendrait les rapports sexuels douloureux et l’érection impossible. Résultat : sexualité et plaisir volés, santé détruite.

La majorité des hommes dans le monde serait enfermée à la maison, le visage et les cheveux voilés, leur corps impur bien caché pour ne pas tenter les femmes.

Ils seraient exploités en tant que bonhommes à tout faire à la maison, prostitués, séquestrés, torturés, vendus. Les bébés mâles seraient tués parce que nés hommes en Chine ou en Inde. Ils n'iraient pas à l’école parce que nés garçons, donc à quoi bon ? Ils seraient confinés aux tâches les plus ingrates, harcelés dans la rue et au travail, insultés, payés moins que les femmes, répudiés, lapidés…

Les hommes prendraient eux-mêmes et donneraient à leurs enfants le nom de famille de leurs épouses renonçant sans rechigner à une partie de leur identité et à la transmission du nom patronymique ; ils seraient perdus et humiliés dans les unions polyandres ; les petits garçons seraient forcés de se marier avec les vieilles femmes lubriques ; c‘est le féminin qui l’emporterait sur le masculin, y compris grammaticalement…

Tout cela se passerait dans la société matriarcale tenant sa légitimité des lois de la «nature», de la «tradition» millénaire qui justifierait les pires ignominies et barbaries, et surtout de la volonté de la Déesse Unique qui a créé l’homme d’une côte de la femme, au nom de la Mère et de la Fille et de la Sainte-Esprite, Amen. Et si les femmes ont autorité sur les hommes, c'est en raison des faveurs que la Déesse accorde à celles-là sur ceux-ci. 

Alors là, dans un monde pareil, j’aurais été homministe, comme certains hommes, les vrais, sont féministes dans ce monde-ci.

Ewa          

 

Pour avoir un petit aperçu de ce monde dystopique, regardez ce court-métrage drôle, intelligent, émouvant et révoltant à la fois, Majorité opprimée, réalisé en 2010 par Eléonore Pourriat.
Je vous invite également à lire le billet de la réalisatrice concernant les réactions d'une extrême violence que son film a suscitées, et à écouter la chronique de Noémie de Lattre où elle en parle avec beaucoup d'humour et de justesse. 
 

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"Majorité opprimée", bilan d'un succès à retardement

 

 

Le succès de mon petit film Majorité opprimée réalisé en 2010, ainsi que les réactions qui l'accompagnent, prouvent que le combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes est plus d'actualité que jamais -en tout cas plus qu'en 2010, date à laquelle il ne déchaîna pas les foules, à part à Kiev (terre des Femen) où il avait obtenu le prix du meilleur court-métrage. Or, étonnamment, durant le mois qui vient de s'écouler, le film a accumulé plus de 9 millions de vues sur Internet...

 

Au fil de ces trois dernières semaines, j'ai reçu et découvert un nombre extraordinaire de messages et de commentaires sur Youtube, Facebook, différents sites, blogs, et dans la presse. La plupart sont élogieux, et la gratitude qu'ils expriment m'émeut profondément. Tant de victimes agressées, harcelées, violées, ou qui ont peur au quotidien. Tant de femmes reliées entre elles par ces situations qu'elles reconnaissent aussitôt en les découvrant dans mon film. Beaucoup d'hommes solidaires aussi, des quatre coins du monde.

Quelques réactions allergiques de dames me soupçonnant d'ériger le matriarcat en solution miracle. A celles-ci je répondrais que le film met en scène une dystopie, pas un monde idéal, la majorité des spectateurs l'auront compris, mais nobody's perfect, même chez les féministes...

Dans certains articles, quelques messieurs m'ont accusée de racisme, de sexisme ou encore d'islamophobie. Est-ce faire preuve de tous ces délits que de traiter une femme voilée/un homme cagoulé par la dérision au même titre qu'un(e) sexagénaire, un(e) policier(e), un(e) blond(e), une bande de jeunes?

Majorité opprimée est non seulement une œuvre de fiction (pas un documentaire ou un reportage) mais aussi une comédie. Dans mon travail de scénariste, j'ai toujours privilégié ce genre parce qu'il permet d'interroger des fonctionnements, des comportements, des réactions, en les mettant en lumière par l'ironie. Les femmes voilées font partie de la société dans laquelle je vis, et je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas en rire, comme je le fais de tous mes semblables. Je souris de cet homme cagoulé pour satisfaire sa femme, de même que je souris de ce père de famille condescendant et fort de ses certitudes d'homme libre. C'est ma politique d'intégration. Je crois qu'il ne faut pas céder au climat paranoïaque qui accompagne les représentations de musulmans dans la BD, le théâtre, le cinéma, car son effet pervers serait de rayer du paysage artistique une partie de nos concitoyens, de peur de se faire taxer d'islamophobe. C'est ce soupçon systématique qui est source de malaise.

Enfin je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la véhémence, l'agressivité, la haine de certains commentaires qui circulent sur Internet, comme autant de cris de guerre. Encore aujourd'hui, en 2014, dix minutes d'une œuvre de fiction en pellicule 35 mm peuvent faire perdre toute leur dignité à des êtres humains qui, bien cachés derrière leurs pseudonymes, crachent leur fiel, menacent de représailles. Un internaute a été jusqu'à souhaiter le viol de toute l'équipe du film! Ces hommes qui se cachent derrière leurs pseudonymes ont peur, comme si les féministes d'aujourd'hui étaient les révolutionnaires d'hier, prêtes à leur guillotiner autre chose que la tête.

Je veux l'égalité entre les hommes et les femmes: c'est tout ce que revendique mon film. Et pour cela, je continuerai à me battre à coups d'histoires, de répliques, de gros plans, avec mes moyens d'artiste, bec et ongles.

Eléonore Pourriat, réalisatrice, scénariste et actrice   

Le Huffington Post, 07/03/2014   

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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