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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:44

 

Du 23 juillet au 24 août 2012, France Culture diffuse les conférences de Michel Onfray données en 2011-2012 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 10e année,

Les consciences réfractaires : 

 Georges Politzer, Paul Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir

______________

 

19/ BEAUVOIR NECESSAIRE ET CONTINGENTE - 16.08.2012

Simone de Beauvoir et le couple libertaire

La construction et la déconstruction de la légende du couple Beauvoir/Sartre - alternatif, libertaire, post-chrétien - et de ses amours nécessaires et contingents

 

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La réécoute et le podcast de cette conférence « gratuite » ne sont plus disponibles. La diffusion de 15 jours, ce n’était qu’une simple promotion commerciale? Vous êtes «libres» d’y consentir et acheter le produit vendu en coffrets, ou ne pas y céder en tant que consciences réfractaires. :~) 

Je vous propose également de consulter ma note en bas du synopsis, l’article « Tout ce qui n’est pas donné est perdu », ainsi que lire et écouter le propos de Michel Onfray sur la consommation éthique (à partir de la 46ème minute).


SYNOPSIS

 

1/. UNE VIE PLUS QUE RACONTEE

a) Oeuvre autobiographique  · Romans, essais, philo, mémoires  · Sa vie fut un objet d’exposition permanent

conf 2012 gramsci-sokal-sartre-beauvoir-photo-album

b) Romans autobiographiques :  · Quand prime le spirituel (1979) :  - Révolte d’une jeune fille contre le spiritualisme, terreau idéologique de son éducation  · L’invitée (1943) :  - Son triolisme sexuel  · Une mort très douce (1964) :  - Mort de sa mère  · Les mandarins (Goncourt 1954) :  - Sa vie germanopratine  · La femme rompue (1968) :  - Réflexions sur le vieillissement d’un couple d’intellectuels

c) Invention de l’autofiction ?  · Tous les proches en font les frais :  · Olga Kosakievicz, Nelson Algren, Camus...

d) Essais autobiographiques :  · Défense de l’existentialisme attaqué dans :  - Pyrrhus et Cinéas (1944)  - Pour une morale de l’ambiguïté (1947)  - L’existentialisme et la sagesse des nations (1948)  · Qu’est-ce qu’être une femme ?  - Le deuxième sexe (1949)  · Qu’est-ce qu’être vieux et vieillir ?  - La vieillesse (1970)

e) Les Mémoires :  · De son enfance à sa jeunesse jusqu’à la mort de Zaza :  · Mémoires dune jeune fille rangée (1958)  · Dans La force de l’âge (1960) – dédiée à Sartre :  · Naissance d’une vocation d’écrivain  · Modalités de l’incarnation de cette vocation  · De 1929 (rencontre avec Sartre) à la Libération  · La force des choses (1963) :  · D’août 1944 à l’automne 1962  · Moment du triomphe sartrien  · Tout compte fait (1972) :  · De 1962 à 1972  · La cérémonie des adieux (1981) :  · Déchéance physique et intellectuelle  · Eloignement de Sartre au profit de Benny Lévy

 

 

2/. DES CORRESPONDANCES ALLEGEES

a) Après la mort de Sartre, Beauvoir édite leur correspondance :  · Lettres au Castor et à quelques autres  · 1er volume de 1926 à 1939  · 2ème de 1940 à 1963  · 40 années de jour le jour  · La préface omet de dire que cette correspondance est caviardée d’un 1/3  · Beauvoir qui a exposé la vie des tiers depuis des années écrit : « Pour ne pas gêner certains tiers – ou leurs proches - j’ai supprimé des passages, changé des noms. J’ai décidé moi-même de presque (sic) toutes ces altérations (sic) » (7).  · A la mort de Beauvoir, sa fille adoptive, Sylvie Le Bon, publie Lettres à Sartre (1990) 2 volumes.  · Sylvie Le Bon : « Cette correspondance est intégrale. Les raisons qui pouvaient en 1983 justifier des coupures n’existant plus, je n’en ai pratiqué quasi (sic) aucune. N’est-il pas souhaitable désormais de tout dire pour dire vrai ? » (10).  · Intentions louables : vérité, abolition des clichés, fins des mythes et des mensonges...

b) Qui est Sylvie Le Bon ?

1. Fille adoptive de Simone de Beauvoir le 14 octobre 1981  a. Rencontrée dans les années soixante  b. Devenue la compagne de sa vie jusqu’à sa mort le 14 avril 1986  c. Normalienne, agrégée  d. A édité le Journal de guerre de Beauvoir  · Sa correspondance avec Sartre  · Et les lettres à Jacques-Laurent Bost  · (qui fut :  - Amant de Beauvoir,  - Puis de Sylvie Le Bon  - Puis mari d’Olga, ancienne maîtresse de Sartre  - Et de Beauvoir...)  - et de Nelson Algren  - (qui fut :  - Amant de Beauvoir, compagne de Sartre avec lequel Sylvie Le bon eut « un épisode plus ou moins sexuel » en 1968).

2. Après Sartre qui adopte Arlette El Kaïm le 18 mars 1965  · Avec laquelle il eut « une brève liaison » (Hazel Rowley, 313) pendant 2 ou 3 mois.  · Avait pistonné Arlette El Kaïm au Nouvel Observateur, sans succès  · Devient sa légataire universelle

3. Dans Tout compte fait, Simone de Beauvoir raconte sa relation avec Sylvie Le Bon :  · Une relation uniquement platonique... · Même témoignage à Hazel Rowley  · Simone de Beauvoir confie : « une relation charnelle mais pas sexuelle » (Rowley, 389).  · Sartre à Gerassi, octobre 1972 : « Castor a eu une relation intime avec elle »


3/. JUGE ET PARTIE

Sylvie Le Bon rapporte deux fais :

1) Wanda Kosakievicz :  a) Soeur d’Olga, partenaire sexuelle de Sartre & Beauvoir  · Maîtresse de Sartre en 1938  b) Sartre veut l’épouser, au grand dam de Simone de Beauvoir  c) Wanda eut une histoire avec Camus, ce qui fâcha Sartre...  d) Lors de la parution des mémoires, colère de Wanda  · Cocaïnomane, buveuse, abrutie par les amphétamines et les somnifères  · Haine de Beauvoir  e) Sartre écrit dans Huis-Clos le rôle d’Estelle pour elle  · Elle jouera ses autres pièces  f) Quand paraît La force des choses, achète un revolver  g) Sylvie Le Bon organise une « unité commando » (Rowley, 378) chez Wanda pour récupérer les lettres  · Quand Wanda meurt en 1989, vient avec Bost, échappe à la police, vole les lettres

2) Violence de la correspondance à l’endroit de Poupette, Hélène de Beauvoir, sa soeur  a) Dans une lettre à Algren : « Ma soeur m’a montré ses tableaux. Vraiment pas bons, dépourvus de sens. Elle n’a pas en elle-même les ressources nécessaires pour jamais faire de la bonne peinture, il est donc inutile de lui dire que ceux-ci sont mauvais, ça lui ferait de la peine sans ouvrir la moindre perspective d’espoir ».  b) Sartre lui écrit pourtant une préface lui donnant à sa peinture une dignité philosophique...  c) Poupette veut publier 80 lettres de sa soeur  · Refus de Sylvie le Bon.


4/. LE PROJET DE DEVENIR CELEBRE

a) La gauche, le peuple, la révolution, le prolétariat, les grandes causes ?  · Toile de fond pour les sujets que sont Sartre et Beauvoir

b) Héritier, Sartre croit en lui  · Faux modeste :

c) On cite toujours qu’il serait : « Tout un homme fait de tous les hommes et qui les vaudrait tous et que vaut n’importe quoi » (Les mots, 139)

d) Ecrit : « Je sais ce que je vaux » (14)  · Ecrit à Courteline à 6 ans 1/2, signe : « Votre futur ami » (36).  · Grand-père courroucé de l’absence de réponse...

e) Dans La cérémonie des adieux (1974) : « Jusqu’à La nausée, j’avais rêvé au génie ; mais après la guerre, en 45, j’avais fait mes preuves : il y avait Huis clos, La Nausée ; en 44, quand les alliés ont quitté Paris, j’avais du génie » (200).  · Est-ce le propos d’un homme qui vaut tous les hommes ?  · Le même, en 1974, sur ses lettres : « J’avais la petite arrière-pensée qu’on les publierait après ma mort » (229).  · Dans cet entretien, Beauvoir : « Quand je vous ai connu, tout jeune, vous viviez pour la postérité » (219)  · Sartre voulait devenir « à la fois Spinoza et Stendhal » écrit Beauvoir...

f) Beauvoir a la même envie à 15 ans,  · Les mémoires d’une jeune fille rangée  · Raconte qu’une amie lui demande d’écrire sur son album son projet existentiel : « Etre un auteur célèbre » (196).

 

conf 2012 simonedebeauvoirjeanpaul sartre


5/. CONSTRUCTION D’UNE LEGENDE

a) Pour être célèbre, il faut le vouloir  · Les 5 volumes d’autobiographie sont l’instrument de cette volonté  · La tribu des Temps Modernes

b) Dispositif de création de la légende :

1. Sartre & Beauvoir ont eu un coup de foudre  · Faux :   - Elle hésite avec son cousin et Maheu, déjà marié,  - C’est seulement quand Jacques lui annonce son mariage qu’elle choisit Sartre.

2. Sartre & Beauvoir conviennent ensemble d’un pacte qui permettra les amours nécessaires, eux, et les amours contingentes, les autres  · Faux :  - Sartre impose sa polygamie à Beauvoir qui la subit de mauvaise grâce.

3. Sartre & Beauvoir ont été antifascistes avant-guerre  · Faux :  - Ils bénéficièrent même de billets à tarif réduit offerts par le régime fasciste pour partir en vacances en Italie.

4. Sartre s’est évadé du stalag où il avait été fait prisonnier  · Faux :  - Libéré probablement sur l’intervention de Pierre Drieu La Rochelle

5. Sartre & Beauvoir ont été résistants  · Faux :  - Sartre a publié dans Comeodia, un journal de la presse collaborationniste  - Beauvoir a travaillé à Radio-Vichy.

6. Sartre le premier a dénoncé les camps soviétiques  · Faux :  - Il a légitimé les camps soviétiques  - Il s’est opposé à David Rousset,  - Puis à Camus qui, eux, ont dénoncé le goulag parmi les premiers en France.

7. Sartre a refusé le prix Nobel par conviction politique  · Faux :  - Il l’a fait parce qu’il affirme être supérieur aux honneurs qu’on pourrait lui décerner.

8. Sartre s’est engagé sincèrement aux côtés des opprimés  · Faux :  - Il affirme cyniquement et de façon égoïste qu’il faut faire de la politique pour sa biographie.

9. Beauvoir n’a jamais eu de relations sexuelles avec des femmes  · Faux :  - Dès son plus jeune âge, jusqu’à sa fin


6/. LA VERITE CONTRE LA LEGENDE

a) Un compagnonnage qui se propose la célébrité par la littérature

b) Un ménage faussement libre englué dans une sexualité glauque avec :  · Mensonges, tromperies,  · Scènes hystériques, · Exhibitionnisme et voyeurisme pathologiques,  · Travestissements, dissimulations

c) Un trajet opportuniste pendant l’occupation :  · Traces et preuves de proximités avec la Collaboration plus qu’avec la Résistance

d) Un couple apolitique jusqu’à l’après-guerre :  · Comprennent les bénéfices d’un compagnonnage avec les communistes

e) Aux côtés de tous les régimes totalitaires du siècle, pourvu qu’ils fussent de gauche

f) Moins animés par l’éthique que par l’arrivisme

g) Beauvoir cache que sa véritable nature était plutôt homosexuelle  · Une lesbienne inauthentique.


7/. VIERGE PUIS SARTRIENNE

Avant Sartre : 

· Jeune fille rangée, famille bourgeoise, croit en Dieu

· 16 ans :  - S’engage dans des Equipes Sociales Catholiques  - Se demande pourquoi élever des ouvriers en leur parlant littérature

· 18 ans : le mariage : « le plus grand bonheur que je puisse rencontrer dans cette vie » (Cahiers de jeunesse)

· 19 ans (19 janvier 1927) : envie d’enfants avec son cousin Jacques – qui finira clochard

· 20 ans (lycée) : croit toujours en Dieu : 7 juin 1928 : « Quoi d’impossible, Seigneur, quoi d’impossible à ce que vous soyez ? Pendant trois heures j’avais crié tout ce qui m’écartait de vous ; et puis ce mouvement qui m’a emportée brusquement, et vous étiez là » (Cahiers de jeunesse, 453).  - Hantée par la foi, refuse sensualité et sexualité  - Attirée par les femmes, a peur des hommes  - Zaza

· 20 ans : « Je veux, écrit-elle, un don de mon corps que ferait mon coeur, non à cause d’un trouble appel venant du corps lui-même ; je haïrais toute caresse seulement charnelle » (id.).  - Bac, prépare l’agrégation à Paris  - Rencontre une bande, dont Sartre  - Amoureuse de Maheu – déjà marié...  - Côtoie Nizan qu’elle méprise  - Mais aussi Lévi-Strauss, Politzer, Gandillac, Merleau-Ponty

· 21 ans : 1929, toujours vierge : « Personne n’est assez grand pour mériter ce don total : moi-même »

· Toujours amoureuse de son cousin « Sartre ne m’est pas sympathique, il est de ces gens qui n’admettent pas, et interprètent » (Cahiers de jeunesse, 704) samedi 22 juin 1929.

· Elle succombera à son intelligence


8/. THEORIE AMOURS NECESSAIRES/AMOURS CONTINGENTES

a) Sartre fiancé en 1928  · Une jeune fille de Lyon, cousine d’un copain de l’Ecole Normale Supérieure  · Ses parents ont fait le déplacement, la famille a refusé :  - Sartre venait d’échouer à l’agrégation

b) Sartre pas performant au lit  · Une fois accroché à son tableau de chasse, passe à autre chose  · Impose à Beauvoir sa polygamie :  - La théorise dans La force de l’âge, (24) : « Entre nous il s’agit d’un amour nécessaire : il convient que nous connaissions aussi des amour contingentes ».

c) Propose un bail reconductible de 2 ans  · Tout se dire, ne rien se cacher  · La correspondance montre :  - Mensonges, tromperies, sado-masochisme, exhibitionnisme, voyeurisme  - Au détriment des tiers traités comme des choses.


9/. PRATIQUE DES AMOURS CONTINGENTES

a) Bianca Lamblin, Mémoires d’une jeune fille dérangée  · Aventure avec Beauvoir (28 ans), son prof de philo en 1937 (16 ans)  · Puis avec Sartre (32) : « La femme de chambre de l’hôtel va être bien étonnée, car hier j’ai déjà pris la virginité d’une jeune fille » (Lamblin, 54-55).  · Anecdote des pieds dans le lavabo...  · refuse de tirer le rideau  · Ne parvient pas à la posséder  · Fausses nattes, plastron,  · Fait cours pour les meilleures, mépris cinglant pour les autres  · Beauvoir explique les modalités de son couple :  - Pas de mariage,  - Pas d’enfants,  - Pas de fidélité sexuelle,  - Pas de cohabitation  - Obligation de tout raconter

b) Beauvoir parle de « mariage morganatique », La force de l’âge (24) :  · Morganatique chez Alain Rey : « Se dit de l’union contractée par un prince et une femme de condition inférieure, et de la femme ainsi épousée ».

c) Sartre et Beauvoir avaient déjà connu ce genre de trio avec une autre élève : Olga Kozakievicz

d) La publication des lettres en 1990 montre l’envers du décor  · Beauvoir y apparaît méchante, envieuse, manipulatrice, calculatrice, intrigante, mesquine, hypocrite, menteuse

e) Aux antipodes de ce qu’enseigne Le deuxième sexe :  · Egalité, liberté, fraternité, respect, équité dans l’intersubjectivité sexuée et sexuelle.


10/. AVEC OLGA

a) Sartre sur lui-même : · Février 1940, à propos d’Olga : « Il me semble que jusqu’ici je me suis conduit en enfant vicieux dans les rapports physiques avec les gens ».  · Puis : « Il me semble qu’il y a là quelque chose de très abîmé en moi ».  · Sartre se sent « un salaud de petite envergure, par-dessus le marché une espèce de sadique universitaire et de Don Juan fonctionnaire à faire vomir » (Lettre au Castor, 94).  · Il demande son avis à Beauvoir dans une lettre datée du 24 février 1940.  · Dans l’édition des lettres non expurgée si l’on en croit la préface de Sylvie Le Bon,  · Il existe une lettre avant celle qu’il envoie le 24 février :  - La lettre 168 datée du lundi 19 février 1940,  · Puis une lettre après, numérotée 169 et datée du mardi 27 février.  · Dans cette dernière missive, elle écrit : « J’ai eu plus de tristesse de penser à la lettre sévère que je vous ai écrite hier »,  · Donc : le lundi  · Comme par hasard, cette lettre ne se trouve pas dans l’édition !  · Beauvoir dit : « Je vous aime tant et tous ces blâmes accumulés sur votre tête ont dû vous être désagréables ».  · Il s’agit donc d’une lettre dans laquelle l’exercice concret des amours contingentes ne semble pas aussi idyllique que Beauvoir le dit dans les mémoires...

b) Rompt en 40, elle est juive

1. Beauvoir écrit de la jeune victime qu’elle : « hésite entre le camp de concentration et le suicide, avec préférence pour le suicide : elle appelle ça sentir sa destinée. Je me suis réjouie de votre rupture, car seule je suis drôlement plus libre devant elle » (Lettres à Sartre, 113).

2. Beauvoir compare Lamblin à une « jeune juive pieuse » Dit qu’elle « pleure devant un mur de lamentation qu’elle élève de ses propres mains diligentes, qu’elle élève souvent pour protéger des richesses positives qu’elle veut âprement défendre. Quelque chose du vieil usurier juif qui pleure de  pitié sur le client qu’il accule au suicide. Terriblement « intéressée » - avec des idées généreuses qui sont senties passionnément et excluent les intérêts auxquels elle s’accroche. Mais telle quelle, avec ses côtés antipathiques de femme d’affaires juive, elle me plaît et m’intéresse » (id.).

c) Pendant la captivité de Sartre, Beauvoir mène 5 relations de front :  · Sartre, Bost  · Olga, Bianca, Nathalie Sorokine, trois élèves  · Quand Bianca apprend que Beauvoir a une relation avec Bost, elle rompt  · Détruit sa correspondance

d) Beauvoir supporte mal les autres femmes dans la vie de Sartre  · Sartre rompt avec Dolorès,  · Elle écrit de Chicago (avec Nelson) : « Vous avez très très bien fait pour Dolorès, il y en a marre que les gens nous fassent chier. A bientôt mon cher amour » (Lettres à Sartre, 397).

e) En septembre 1929 elle écrivait déjà : « Jean-Paul, comme il faut que je vous aime pour vouloir malgré tout (sic) jouer avec vous les jeux qui vous plaisent » (Cahiers de jeunesse, 785).

f) En 1973, avec Alice Schwarzer :  · Beauvoir convient que, pour les autres, « ce n’était pas très agréable pour eux. Effectivement, ils ont parfois été lésés. Notre relation n’est donc pas, elle non plus, au-dessus de toute critique » (55).

g) A Bianca, Beauvoir dit un jour :  « Nous avons été bien légers, nous avons été bien légers » (Lamblin, 202).

h) Bianca Lamblin s’allongea plusieurs années sur le divan de Jacques Lacan...  · Elle publie Mémoire d’une jeune fille dérangée en 1993.  · Voici la dernière phrase : « Sartre et Simone de Beauvoir ne m’ont fait, finalement, que du mal » (207).

i) Dans La force de l’âge (300) : « Je trichais quand je disais : on ne fait qu’un ».


BIBLIOGRAPHIE

  • Simone de Beauvoir,  - Cahiers de jeunesse, Gallimard  - La force de l'âge, Gallimard  - La force des choses, Gallimard   - Mémoire d'une jeune fille rangée, Gallimard   - Tout compte fait, Gallimard   - La cérémonie des adieux, Gallimard
  • Alice Schwarzer, Simone de Beauvoir aujourd'hui, Mercure de France
  • Bianca Lamblin, Mémoires d'une jeune fille dérangée, Balland

________________

 

Voir : Le résumé du cycle de vingt-cinq conférences, l’été 2012 

 




      Chers internautes,


L’année dernière, nous étions fidèles au poste, et chaque jour pendant un mois, nous donnions bénévolement de notre temps et de notre énergie pour mettre à votre disposition sur ces pages : un lien vers France Culture, un podcast et un synopsis du cours. Cette année, j’ai décidé de renouveler l’expérience espérant tenir la cadence (mes « coéquipiers » sont les bienvenus pour prendre la relève).  

Pourquoi? Parce que ces conférences sont toujours passionnantes, contrairement à certaines interventions médiatiques de Michel Onfray, et j’aimerais qu’elles puissent être écoutées par toute personne susceptible de s’y intéresser, sans restriction aucune. Et enfin, je le fais pour remercier chaleureusement monsieur Patrick Frémeaux, grâce à qui je suis devenue un peu plus lucide.

 

Michel Onfray n’oublie jamais de souligner, lors de chacune de ses interventions, que ses cours à l’Up de Caen sont gratuits et accessibles à tous. Et c’est vrai. Ceux qui assistent aux séminaires en direct, au théâtre d’Hérouville-Saint-Clair chaque lundi, ne payent pas de billets d’entrée, bien évidemment. Ces cours sont ensuite diffusés gratuitement sur France Culture au mois d’août, l’auditoire devient encore plus large, et c’est tant mieux. 

Mais la gratuité et le bénévolat s’arrêtent là, et les enjeux financiers commencent. Jusqu’à l’année dernière, les conférences étaient disponibles pour les retardataires pendant six mois sur le site de l’émission de France Culture. A partir de cette année, « pour des raisons de droits de diffusion et d’utilisation des enregistrements de ces conférences, chaque numéro […] sera podcastable et réécoutable uniquement pendant 15 jours ». Après, ces conférences seront vendues en coffrets d’une valeur d’environ 80 euros chacun par l’éditeur phonographique de Michel Onfray. 

 

Jusqu’à l’année dernière, j’étais l’une de ces personnes qui achetaient les conférences « gratuites ». C’est moi, vous, c’est nous qui engendrons les bénéfices des ventes. Nous finançons qui, quoi?

Peut-être grâce à cet argent, les subventions publiques allouées à l’université populaire - subventions parfaitement légitimes et nécessaires bien évidement, mais insuffisantes, subventions fragiles que la folle et avide secte freudienne a voulu faire disparaître il y a deux ans - ont été augmentées et ont permis d’élargir les activités éducatives et culturelles de l’Up, stimulantes pour toute la région, suivies au niveaux national et international ; je l’ose espérer… 

Peut-être le train de vie de Michel Onfray - confortable et sans soucis financiers, parfaitement mérité - en dépend. C’est possible, mais il me semble que le philosophe est plutôt à l’abri du besoin, et d‘autre part, l’argent n’est absolument pas sa motivation première, c’est un homme passionné par son travail, son rapport à l’argent est très sain, il le répète souvent et je ne doute pas de sa sincérité : l’argent est là, c‘est très bien, il n’est pas là, c‘est très bien aussi. 

 

Que finançons-nous donc en achetant les fameux coffrets et qui tient à ces « droits de diffusion « au point de modifier la durée des podcasts et de la réécoute d’une émission sur France Culture? Je n’en sais rien.

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que les gens qui achètent ces coffrets ne sont pas forcement les plus aisés, au contraire,  parfois cet achat « superflu » représente un effort budgétaire conséquent. Je sais également que des conférences vraiment gratuites existent, si vous vous en souvenez, Constance avait déjà parlé du Pharmakon de Bernard Stiegler dans l’un de ses commentaires. J’aimais bien aussi la position du philosophe voyou Olivier Saint-Vincent concernant ses propres diffusions, qu’il avait exprimée dans un courriel, mais je ne peux pas tout répéter. :~) 

Et si vous utilisiez votre esprit critique envers tout le monde sans exception comme nous l’apprend si bien Michel Onfray… Vous pouvez donc vous abonner aux podcasts des conférences sur le site de France Culture (j’ai inséré le lien dans le titre de la conférence), les enregistrer tout à fait légalement et conserver dans vos documents dans votre ordi, transférer sur la clé USB, graver… Vous pouvez ensuite les prêter à des amis, envoyer  par courriel… Se débrouiller, s’entraider, créer des micro-résistances… Ça vous dit quelque chose? … 

Vous pouvez également les acheter, si vous en avez toujours envie. 

Bonne écoute!

Ewa  - anarchiste anonyme, en association avec l’arrière-grand-père Démocrite, des pervers hérétiques freudiens et des consciences réfractaires

 

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  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
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