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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 11:30

 

 

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Beaucoup de journalistes, philosophes, écrivains, internautes consacrent leurs "productions" à Michel Onfray. Ça va des simples insultes fielleuses, des annonces de sa mort et des pétitions qui voudraient lui interdire l’accès aux médias, jusqu’aux analyses sérieuses et aux critiques fondées de ses écrits, en passant par des éloges des lecteurs et auditeurs conquis et reconnaissants, des billets d’amis…etc.

Nous en publierons de temps en temps. Nos choix seront évidemment subjectifs mais, les insultes débiles et les élucubrations des illuminés mis à part, nous nous intéresserons surtout aux textes critiques bien écrits, argumentés, qui invitent à la réflexion.

Pour commencer en douceur et légèreté, un petit billet bienveillant de l'ami de Michel Onfray : Franz-Olivier Giesbert, publié dans Le Point le 01.12.2011 :

« Onfray d’utilité publique »

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"Non, le philosophe n’est pas une espèce menacée. Dans le village global européen, il a même remplacé concomitamment l’instituteur, le curé et le médecin, tous trois partis depuis longtemps sans laisser d’adresse.

Dans notre société que surplombent les financiers, les communicants et les cellules de soutien psychologique, l’homme a plus que jamais besoin philosophie. Surtout depuis la mort de Dieu. Elle remplit notre vide. D’où l’utilité publique d’un homme comme Michel Onfray, qui vit sa philosophie, au lieu d’en vivre. Il joue tous les rôles à la fois : lanterne, perceuse, marteau, débroussailleuse. Avec ça, professeur pour masses populaires. Pic de La Mirandole de Normandie, il n’aura pas été le premier à s’atteler à une histoire de la philosophie, mais la sienne vaut vraiment le détour.

Chaque nouveau tome de sa « Contre-histoire de la philosophie » est un petit bonheur. Le septième, intitulé « La construction du surhomme », une merveille. Il y raconte deux philosophes : Jean-Marie Guyau, vitaliste optimiste, et Frédéric Nietzsche, vitaliste tragique, qui ont ouvert une perspective dans la brèche chrétienne en célébrant l’éthique surhumaine, cette « morale humaine moins la transcendance et l’idéal ascétique ».

La marque de fabrique d’Onfray : la passion et la gourmandise. Dans ce tome VII de sa « Contre-histoire », après un détour du côté d’Emerson, le philosophe d’Argentan, Orne, vous emmène à la découverte d’une œuvre quasi inconnue, celle de Jean-Marie Guyau (1854-1888), un génie précoce, auteur à 20 ans d’un livre de 1000 pages sur Épicure et mort à 33 ans, l’âge du Christ. Un libre-penseur qui s’inscrit dans une tradition épicurienne et hédoniste, mâtinée, hélas, de xénophobie, d’antiaméricanisme, de misogynie ou d’antisémitisme. De toute évidence, il n’était pas fini quand la tuberculose l’a emporté. Il n’a jamais eu la chance de pouvoir devenir ce qu’il était.

Jean-Marie Guyau renvoyait forcément à Nietzsche (1844-1900), qui apprend à mieux « s’éjouir » et que Michel Onfray célèbre, défend, exalte avec une ferveur communicative. Impossible, son livre refermé, de ne pas se jeter sur « Le gai savoir » ou « Le crépuscule des idoles » du philosophe le plus ricanant depuis Socrate, longtemps condamné par les imbéciles ou les calomniateurs, qu’il s’agit désormais de « dépasser ». Je vous disais qu’Onfray était d’utilité publique…"

Franz-Olivier Giesbert 

Ewa  

16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:53

 

La chronique mensuelle de Michel Onfray publiée sur son site officiel en novembre 2011 a suscité beaucoup de polémiques et « d’indignations «, prévues d’ailleurs, et même attendues par l’auteur.

Nous avons décidé de vous la présenter aussi sur notre blog pour trois raisons :

1) Nous proposons une mise en page différente

2) Nous donnons des liens vers les articles polémiques,  pour que chacun puisse se faire sa propre opinion

3) Les commentaires sont ouverts donc, l’opinion ainsi forgée, on peut l’exprimer 

 

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G Moquet couve

Je viens de lire un livre terrible intitulé L’Affaire Guy Môquet sous-titré Enquête sur une mystification officielle publié dans la très sérieuse maison d’édition Larousse dans une collection dirigée par Emmanuel Thiébot qui fit un temps partie de l’équipe de L’Université Populaire de Caen. Bravo aux auteurs Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre.

Que dit ce livre ? Que Guy Môquet ne fut pas résistant. Thèse sidérante tant elle va contre la mythologie qui fait de ce jeune garçon de seize ans fusillé par les nazis l’emblème de la résistance communiste à l’occupant allemand. Guy Môquet est le fils d’un cheminot qui doit son ascension sociale au Parti Communiste auquel il voue un culte. Quand les communistes russes et les nazis signent le pacte germano-soviétique, le PCF obéit à la décision de Staline. Dès lors, le Parti se réjouit de la défaite de juin 40 : selon eux, elle signe l’échec de la démocratie parlementaire, du capitalisme juif, de la bourgeoisie d’affaire. De plus, elle prépare la France à la révolution bolchevique ardemment souhaitée. L’Allemagne peut donc envahir la Pologne, puis la France, l’URSS ne bouge pas, les communistes français approuvent. L’Angleterre décrète un blocus économique contre l’Allemagne nazie, mais l’Union Soviétique laisse transiter sur son territoire les produits qui ravitaillent les nationaux-socialistes. Le PCF ne dit rien. 

Le 29 septembre 1939, nazis et communistes demandent la fin de la guerre afin que Staline garde les territoires conquis et Hitler les siens. Les députés communistes envoient une lettre en ce sens à Edouard Herriot, le Président de la Chambre. En cas de refus, la France et l’Angleterre porteront la responsabilité de la guerre qui deviendrait impérialiste ! La France refuse. Le PCF invite alors ses militants au sabotage. Ils ne s’en privent pas et causent la mort de soldats français envoyés au combat avec du matériel qui les lâche en plein milieu de la bataille. Le père de Guy Môquet soutient cette ligne, il est arrêté et emprisonné.  Le fils clame haut et fort qu’il reprend le flambeau et continue le combat du père qui, on le voit, n’est pas un combat de résistance, mais de collaboration avec les nazis liés aux staliniens par le pacte.

Des tracts sont distribués, voici ce à quoi invite l’un d’entre eux le 27 juillet 1940 : « Les soldats allemandsguy-moquet lettre d'adieusont vos frères, pactisez, ne vous trompez pas, votre ennemi c’est le grand capital, les trusts de France, d’Angleterre, d’Amérique »… Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance : ils épargnent les nazis, accablent les capitalistes français, justifient le pacte germano-soviétique, attaquent l’Angleterre et les Anglais, insultent de Gaulle, font de l’URSS le pays de la liberté et de la démocratie. Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi. Il est interrogé, mais pas torturé. Il vit dans le camp sous un régime qui n’est pas concentrationnaire. 

Le 22 juin 1941, Hitler envahit l’URSS. Fin du pacte germano-soviétique brisé unilatéralement par les nazis. Les communistes changent de stratégie presque un an après la déclaration de la guerre, ils entrent enfin dans la résistance. Des nazis sont abattus dans les rues. L’occupant organise des représailles et prélève des otages dans les prisons. C’est dans cette configuration que Guy Môquet est fusillé le 22 octobre 1941.

 

Le PCF qui a demandé la reparution de L’Humanité le 20 juin 1940 à l’occupant nazi sous prétexte qu’ils avaient des ennemis communs, (les juifs, les capitalistes, les anglais, la ploutocratie, le parlementarisme, lire le détail dans Juin  40. La négociation secrète de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier), ont eu besoin de se refaire une santé à la Libération - avec l’assentiment du général de Gaulle… Guy Môquet rue Baron 02 plaqueGuy Môquet fut un moment idéal dans le dispositif légendaire communiste : ce jeune homme stalinien qui défendait l’union des communistes avec les nazis contre la démocratie parlementaire, autrement dit le contraire de la Résistance, devint la figure emblématique d’une résistance communiste totalement inexistante à cette époque.

Il y eut d’autres moments dans cette légende : le PCF fabriqua un faux pour faire croire qu’il avait appelé à la Résistance dès le 10 juillet 194O, « l’appel du 10 juillet » ; il s’intitula « le parti des 75.000 fusillés », alors qu’il y eut au total 41OO fusillés et que tous n’étaient ps communistes ; il présenta fautivement quelques noms de communistes comme résistants de la première heure (Tillion, Guingouin, Havez) alors cils furent de bons soldats du pacte hitléro-stalinien ; etc.

 

« Qu’avez-vous encore contre les communistes ? » me feront savoir nombre de mails ou de courriers que je sais déjà insultants… « Rien ». Rien contre les communistes, mais tout pour l’Histoire. Qu’il s’agisse de Freud et des freudiens, de Sartre et des sartriens, des communistes et de leur saga, le combat contre la légende et les mythes s’effectue moins « contre » que « pour » - en l’occurrence : pour l’histoire. Car le déni de l’histoire constitue et nourrit le nihilisme. 

Michel Onfray  

 

 

Réactions 

 

Pourquoi Michel Onfray participe-t-il au lynchage de Guy Môquet?, Jean-Emmanuel Ducoin, le blog La roue tourne, le 10.11.11

« Qu’arrive-t-il à l’inventeur génial de l’université populaire de Caen? […] Michel Onfray reprend argent comptant les thèses stupéfiantes d’un livre grossier […] Onfray dit « bravo » aux deux auteurs. Sans aucun recul. Ni travail historique.  […] Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, professeurs et surtout spécialistes en anticommunisme lucratif. […] Le supplice du jeune Guy n’est qu’un prétexte. La quasi-totalité du livre n’existe que pour dénoncer toute idée d’engagement plus ou moins communiste. Le parti pris, qui se base en totalité sur la parole policière de l’époque (sic!), vise autant à plaquer un « point de vue «  sur l’histoire qu’à sa falsification.[…]

 Berlière et Liaigre légitiment les arrestations des députés et autres militants du PCF, ce « parti de l’étranger ». Pourquoi les justifient-ils? Parce qu’elles étaient conformes à la loi! Vous avez bien lu. Il aurait fallu par la même occasion passer de Gaulle par les armes et tous ceux qui refusaient le régime de Vichy, l’Occupation. […]

Môquet, Timbaud, le député Charles Michels et les martyrs de Châteaubriant, tous les suppliciés du Mont-Valérien sont-ils donc morts pour que, soixante-dix ans plus tard, un débat de démagogues sur l’ »identité nationale » remettre au goût du jour une vision ethnicisée de la France empruntée à Maurras, Barrès et Pétain, rouvrant la voie à tous les extrémistes? 

Question simple. Comment Michel Onfray peut-il, presque deux ans plus tard, adhérer à ce genre de propos? »


Un honteux dérapage, Jean-Paul Piérot, l’Humanité.fr, le 10.11.11

Michel Onfray : un crachat qui retombe sur son auteur, Danielle Bleitrach, Initiative Communiste, le 12.11.11

Onfray sur Guy Môquet : l’abjection, Les JRCF, le 14.11.11

"Pas résistant Guy Môcquet ? Pas résistants les communistes ?

 Qui donc, quand Franco égorgeait le République espagnole, envoyait ses meilleurs fils dans les Brigades Internationales combattre le fascisme, pendant que d’autres signaient la non-intervention ?

Qui donc a condamné les Accord de Munich qui offraient la Tchécoslovaquie à Hitler et l’envoyait vers Moscou ?

Qui donc a tenté, aux côtés de l’URSS, pendant des années, à instaurer une sécurité collective contre le fascisme, tentatives rejetées par les classes dirigeantes de France, d’Angleterre et des Etats-Unis ?[…]

Qui a résisté en 1934 aux Ligues fascistes dans les rues, au prix du sang, et qui a promu le Front Populaire pour le pain, la paix et la liberté ?"


 A propos d’un texte ignoble de Michel Onfray contre Guy Mocquet, Annie Lacroix-Riz, blog de Jean Lévy, le 15.11.11

Quand Michel Onfray se pique de parler pour l’Histoire contre Guy Môcquet les arguments et les accusations de l’extrême-droite, Jean-Christophe Grellety, Mediapart, le 15.11.11

« Oui, parce qu’il était internationaliste, Guy Môquet pouvait écrire et dire dans un tract « les soldats allemands sont vos frères », non pas en tant que SOLDATS ALLEMANDS, mais en tant de citoyens allemands enrôlés souvent de force pour faire la guerre à des Français pour lesquels certains de ses soldats avaient de l’amitié, de la sympathie. Contre le nazisme, le pétainisme et contre « des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier, …), tous, qu’ils soient Juifs, catholiques, protestants ou franc-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, » qui « ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère », Guy Môquet a pris, avec ses modestes moyens, tous les risques. Arrêté, il a été intégré par les nazis à une liste de 62 communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français ».

Marc - Ewa  

18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 11:13

 

Michel Onfray a tenu la conférence "Biographie d’une idée" à l’Université populaire des Îles du Ponant - Île de Groix, le 12.08.2011.  Nous n’avons trouvé aucun document audiovisuel concernant cet événement, voici donc pour les curieux, ce petit compte rendu que nous citons d’après ouest-france.fr. "Michel Onfray y raconte sa méthode : croisement d'une oeuvre complète, des correspondances, de la biographie de l'auteur et de sa vie philosophique."


conférence up Groix

 

Il y a un an, Yann Roland, Séverine Auffret et Denise Jaquemin lançaient l'Université populaire des îles du Ponant. Après Patrick Raynal, Eva Joly, Ricardo Montserrat ou encore François Thirion, qui ont animé des conférences très hétéroclites, Michel Onfray, l'instigateur du renouveau des universités populaires est intervenu, vendredi soir, dans une salle des fêtes archi-comble.

Assis sur un bout de table, le très médiatique philosophe est revenu sur la création de l'Université populaire de Caen. « Quand j'ai démarré cette aventure en 2002, Le Pen était au second tour. Je pouvais comprendre que des gens malheureux ou dans la souffrance votent pour lui. Mais il fallait montrer qu'il y avait mieux pour les gens modestes que J-M. Le Pen. »

Depuis, le mouvement a essaimé et une trentaine d'universités maillent le territoire. Les missions que s'assignent les membres de l'université populaire sont nombreuses la première d'entre elles étant « de casser les légendes et fictions ».

Sa méthode consiste en un recoupement des écrits, des correspondances et des biographies : « Savoir qui est quoi pour savoir qui pense quoi ». Au sein des universités populaires, l'élitisme est banni et « l'enseignement » couvre de nombreux domaines accessibles : la politique, la littérature la sociologie...

« Accès à tous, gratuité, aucune condition de diplômes sont les grands principes de fonctionnement des universités populaires », résume Séverine Auffret, qui anime la conférence autour de la lecture du Discours de la servitude volontaire de la Boetie. (27.08.2011)

Marc  

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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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