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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:28

 

 france culture podcasts onfrayDu 25 juillet au 26 août 2011, France Culture diffusait les conférences de Michel Onfray données en 2010-2011 dans le cadre de l’UP de Caen :

Contre-histoire de la philosophie - 9e année - Le freudisme hérétique : Otto Gross, Wilhelm Reich et Erich Fromm


Si vous n’avez pas pu suivre des cours diffusés cette année, ou si vous voulez revenir sur le sujet qui vous intéresse plus particulièrement et réécouter quelques conférences de votre choix - nous vous proposons un résumé de la diffusion estivale des 25 conférences. 

En fonction de vos besoins, vous pouvez cliquer sur :

- titre de la conférence - vous y trouverez l’article complet concernant cette conférence publié sur notre blog le jour de sa diffusion (podcast, réécoute et synopsis)

- podcast - vous découvrirez les podcasts Google Reader auxquels notre blog est abonné. Ils ont une durée de vie « illimitée ». Vous pouvez aussi les enregistrer sur votre ordi en faisant un clic droit, puis cliquant sur « enregistrer sous… » dans la fenêtre qui s’ouvre.

- réécoute - vous serez dirigés vers le site de l’émission Conférences de Michel Onfray. Ce lien est temporaire et la durée de sa validité dépend de France Culture.

- synopsis - ce lien vous envoie vers le synopsis de la conférence qui se trouve sur le site officiel de Michel Onfray. Les mêmes synopsis, mais avec la mise en page plus compacte, resserrée, sont à votre disposition sur notre blog dans chaque article complet.


Nihilisme rien


  1/ LE SIECLE DU NIHILISME  - 25.07.2011

     Podcast       Réécoute      Synopsis


    

confer fr c - gross journal


   2/ OTTO GROSS ET LA GAUCHE FREUDIENNE - 26.07.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis


 

confer fr c - gross rev anarch


   3/ VIE ET MORT D'UN ANARCHISTE - 27.07.2011

      Podcast       Réécoute      Synopsis


 

conf. fr c otto-grossconf fr c nietzsche


  4/ FREUDIEN ET NIETZSCHÉEN DE GAUCHE - 28.07.2011

      Podcast       Réécoute      Synopsis


 

    question rouge


   5/ QUESTIONS - REPONSES 1/4 - 29.07.2011

       Podcast       Réécoute          


 

révolution sur le divan


      6CÉLÉBRATION DU DÉGÉNÉRÉ - 01.08.2011    

         Podcast       Réécoute      Synopsis


 

ottogross


        7/ LE MATRIARCAT : UN PARADIS PERDU - 02.08.2011

              Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

WReich


   8/ LE PROGRAMME EXISTENTIEL DE WILHELM REICH - 03.08.2011

        Podcast       Réécoute      Synopsis


 

conf fr c reich et freud


     9/ FREUD, UN DROIT D'INVENTAIRE 04.08.2011

         Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

question rouge


     10/ QUESTIONS - REPONSES 2/4 - 05.08.2011

            Podcast       Réécoute      


 

 

conf fr c reiche rose


  11/ LES NÉVROSES DES ÉCONOMIQUEMENT FAIBLES - 08.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis


 

conf fr c reich orgasme


  12/ LA FONCTION DE L'ORGASME - 09.08.2011

        Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

conf fr c wilhelm-reich-brian-forrest


 13/ UNE POLITIQUE DE LA LIBIDO - 10.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

conf fr d reiche livres


 14/ DÉCONSTRUCTION DE LA HORDE FREUDIENNE - 11.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

question rouge


 15/ QUESTIONS -REPONSES 3/4 - 12.08.2011

       Podcast       Réécoute          


 

 

conf fr c reich ecoute


 16/ VIVRE UNE VIE BONNE ET HEUREUSE - 15.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis


 

 

conf fr c fromm couleur


 17/ ERICH FROMM ET LA PSYCHANALYSE HUMANISTE - 16.08.2011

      Podcast       Réécoute      Synopsis


 

conf fr c frommconf fr c fromm freud


 18/ PSYCHOPATHOLOGIE DE SIGMUND FREUD -  17.08.2011

      Podcast       Réécoute     Synopsis


 

fromm erich


 19/ DECONSTRUCTION DE L'ANALYSE FREUDIENNE - 18.08.2011   

      Podcast       Réécoute      Synopsis 


 

 

question rouge


  20/ QUESTIONS -REPONSES 4/4 - 19.08.2011

         Podcast       Réécoute     


 

 

FrommErich AvoirOuEtre 1978 1


  21/ L'EMPIRIQUE ET LE TRANSCENDANTAL - 22.08.2011

        Podcast       Réécoute     Synopsis


 

 

confr fr c fromm crise psy


  22/ MORT DE LA PSYCHANALYSE ? - 23.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis 


 

 

conf fr c fromm marx


  23/ FREUD REVU ET CORRIGE PAR MARX - 24.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis 


 

 

conf fr c detournee-statue libertéconf fr c freud tableau


  24/ ELOGE DE LA PSYCHANALYSE AMERICAINE - 25.08.2011

       Podcast       Réécoute     Synopsis


 

conf fr c lacan


  25/ APPENDICE LACANIEN - 26.08.2011

       Podcast       Réécoute      Synopsis 


 

 

« La psychologie, en tant que discours sur l’âme, subit la funeste attraction de l’affabulation freudienne depuis un siècle. Le freudisme a coagulé un certain nombre de découvertes effectuées par des scientifiques modestes de son temps : la signification des rêves, le sens des lapsus ou des actes manqués, la psychopathologie de la vie quotidienne, l’existence d’un inconscient psychique, la thérapie par la parole, voilà autant de découvertes attribuées au seul génie de Freud. Les historiens (sérieux) de la psychanalyse ont montré combien le docteur viennois devait nombre de ses prétendues trouvailles à des chercheurs renvoyés par ses soins dans l’inconnu. Sigmund Freud a réussi un coup d’État philosophique en imposant sa discipline grâce à l’organisation sur le mode militaire d’une prise du pouvoir viennois, autrichien, européen, américain, puis planétaire. […]

La psychanalyse passe désormais pour la seule et unique invention de Sigmund Freud alors qu’elle a existé avant lui (on l’a vu : Josef Breuer et Pierre Janet), pendant lui (Gross, Adler, Jung, Reich, Ferenczi, Abraham, et dizaines d’autres contemporains très actifs), après lui bien sûr…[…]

La psychanalyse freudienne (bien que dans les textes et la pratique homophobe, phallocrate, misogyne, politiquement conservatrice, opposé à toute libération sexuelle, du côté des régimes autoritaires seuls capables de contenir les revendications pulsionnelles de la foule qu’il faut dompter) a bénéficié d’un immense malentendu avec Mai 68 qui, via la gauche freudienne (Reich et Marcuse entre autres figures), a donné l’impression d’être une discipline émancipatrice, libertaire, féministe, progressiste, rationnelle… »

Michel Onfray, Manifeste hédoniste, Éditions Autrement 2011, p.17-19 

_________________ 

Ewa - Marc     


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commentaires

marc 17/01/2012 15:22


j’ai rétabli (avec l’aide précieuse d’ewa :) tous les liens -podcasts


merci de nous signaler les autres liens rompus , on essayera de les réparer 

monica 22/12/2011 21:54


Comme cela fait plaisir un commentaire comme le vôtre, Michel, au quatuor, et aussi à la visiteuse que je suis qui jacasse depuis plus d'un an sur ce beau site ! J'en suis
presque effrayée...

quatuor 22/12/2011 20:27


De rien Michel :)

Michel P. 22/12/2011 18:59


J'ai découvert un vrai trésor d'archives d'Onfray sur ce site, vos échanges sont aussi intéressants. Merci aux auteurs et bonne continuation. 

marc 05/09/2011 01:24



frederic t’es pas le seul qui se laisse avoir 


meme yorick , calavera en sucre pourtant , a pris les propos de reich sur le matriarcat pour l’opinion d’onfray



Frédéric 05/09/2011 00:48



 


Sinon, je ne peux m'empêcher de vous partager ce soir du Michel Serres, qui réclame indulgence pour les jeunes, qui font face aux enjeux du monde actuel : il faut tout réinventer. Ca, à mes yeux,
Yorick, c'est de la philosophie de très haut vol ! Il prend même l'exemple de Domenech, pour se faire comprendre de tous ! Petite poussette, la génération mutante


Spéciale dédicace à l'idéal ascétique. Michel Serres est un monstre de sagesse : 


 



Petite Poucette n’aura pas faim, pas soif, pas froid, sans doute jamais mal, ni même peur de la guerre sous nos latitudes. Et elle vivra cent ans. Comment
peut-elle ressembler à ses ancêtres ? Ma génération a été formée pour la souffrance. La morale judéo-chrétienne, qu’on qualifie à tort de doloriste, nous préparait tout simplement à supporter
la douleur, qui était inévitable et quotidienne. C’était ainsi depuis Epicure et les Stoïciens.



Savez-vous que Louis XIV, un homme pas ordinaire, a hurlé de douleur tous les jours de sa vie ? Il souffrait d’une fistule anale, qui n’a été opérée qu’au bout de trente ans. Son
chirurgien s’est entraîné sur plus de 100 paysans avant… Aujourd’hui, c’est un coup de bistouri et huit jours d’antibiotiques. Je suis le dernier client de mon dentiste qui refuse les
anesthésies, il n’en revient pas ! Ne plus souffrir, c’est un changement extraordinaire. Et puis, on est beaucoup plus beau aujourd’hui. Quand j’étais petit, les paysans étaient tous édentés à
50 ans ! Et pourquoi croyez-vous que nos aïeux faisaient l’amour habillés, dans le noir ? La morale, le puritanisme ? Rigolade ! Ils étaient horribles, tout simplement. Les corps couverts
de pustules, de cicatrices, de boutons, ça ne pouvait pas faire envie. La fraise, cette collerette que portaient les nobles, servait à cacher les glandes qui éclataient à cause de la petite
vérole ! Petite Poucette est jolie, elle peut se mettre toute nue, et son copain aussi. Quand on la prend en photo, elle dit«cheese», alors que
ses arrière-grands-mères murmuraient «petite pomme d’api» pour cacher leurs dents gâtées.





Ce sont des anecdotes révélatrices. Car c’était au nom de la pudeur, et donc de la religion et de la morale, qu’on se cachait. Tout cela n’a plus cours. Je crois aussi que le fait d’être
«choisi» lorsqu’on naît, à cause de la contraception, de l’avortement, est capital dans ce nouvel état du corps. Nous naissions à l’aveuglette et dans la douleur, eux sont attendus et entourés
de mille soins. Cela ne produit pas les mêmes adultes.



  


 



Frédéric 05/09/2011 00:45



Merci Ewa. Souvent Onfray donne des cours avec une telle conviction que je me laisse avoir, par manque de discernement. Et puis, c'est vrai qu'il faut repenser le sens des mots en fonction du
contexte de l'époque. Fiou !



Frédéric 05/09/2011 00:44



Magie du web ! Le texte est en ligne ! Comment chercher, comment trouver une première vérité ?



Ewa 03/09/2011 20:39



Cher Frédéric, tout ce qui concerne le tri sélectif et la régression, c’est pour moi. 


J’ai vérifié donc dans Les libertins baroques, Contre-histoire de la philosophie t. 3 (Livre de Poche, 2009, p. 269-270) - évidement, c’est Spinoza qui pense ça, Onfray ne fait que
relater ses propos. 


Et tu sais ce qu’il se trouve encore à la fin de cette liste des passions joyeuses? Moquerie. Je ne me moque pas, parole de scout! 


Orgueil - une passion joyeuse parce que dirigée contre l’idéal ascétique judéo-chrétien, contre humilité, repentance, haine de soi…


Envie - une passion triste dans le sens d’être envieux, jaloux.


Respect - moi, pas comprendre. :~)



Ewa 03/09/2011 20:34






… Here hung those lips that I have kissed I know not how oft. Where be your gibes now? [Shakespeare]


And where are your references, Yorick? [Ewa]


[Jules Lequier, Le problème de la science. Comment trouver, comment chercher une première vérité ?, Éditions de la Balconnière, 1952, p. 14]



Yorick 03/09/2011 17:39






1. Yorick  s’écrit avec un “r”, pas deux.


 


Alas, poor Yorick! I knew him, Horatio, a fellow of infinite


jest, of most excellent fancy. He hath bore me on his back a


thousand times, and now how abhorr'd in my imagination it is!


My gorge rises at it.


 


2. Le souvenir d’enfance relaté par Lequier est un épisode ô combien psychique et non pas “physiologique” comme le prétend Onfray puisqu’il
interrompt et/ou déclenche une spéculation sur le déterminisme et la liberté.


 


Il est une heure de l’enfance qu’on n’oublie jamais: celle où l’attention venant à se concentrer avec force sur une idée, sur un mouvement
de l’âme, sur une circonstance quelquefois vulgaire, nous ouvrit, par une échappée inattendue, les riches perspectives du monde intérieur: la réflexion interrompit les jeux, et, sans l’aide
d’autrui, l’on s’essaya pour la première fois à la pensée.


Un jour, dans le jardin paternel, au moment de prendre une feuille de charmille, je m’émerveillai tout à coup de me sentir le maître
absolu de cette action, toute insignifiante qu’elle était. Faire, ou ne pas faire! Tous les deux si également en mon pouvoir! Une même cause, moi, capable au même instant, comme si j’étais
double, de deux effets tout à fait opposés! Et, par l’un ou par l’autre, auteur de quelque chose d’éternel, car quel que fût mon choix, il serait désormais éternellement vrai qu’en ce point de la
durée aurait eu lieu ce qu’il m’aurait plu de décider. Je ne suffisais pas à mon étonnement; je m’éloignais, je revenais, mon cœur battait à coups précipités.


J’allais mettre la main sur la branche, et créer de bonne foi, sans savoir, un mode de l’être, quand je levai les yeux et m’arrêtai à un
léger bruit sorti du feuillage.


Un oiseau effarouché avait pris la fuite. S’envoler, c’était périr : un épervier qui passait le saisit au milieu des airs.


C’est moi qui l’ai livré, me disais-je avec tristesse : le caprice qui m’a fait toucher cette branche, et non pas cette autre, a causé sa
mort. Ensuite, dans la langue de mon âge (la langue ingénue que ma mémoire ne retrouve pas), je poursuivais: Tel est donc l’enchaînement des choses. L’action que tous appellent indifférente est
celle dont la portée n’est aperçue par personne, et ce n’est qu’à force d’ignorance que l’on arrive à être insouciant. Qui sait ce que le premier mouvement que je vais faire décidera dans mon
existence future? Peut-être que de circonstance en circonstance toute ma vie sera différente, et que, plus tard, en vertu de la liaison secrète qui par une multitude d’intermédiaires rattache aux
moindres choses les événements les plus considérables, je deviendrai l’émule de ces hommes dont mon père ne prononce le nom qu’avec respect, le soir, près du foyer, pendant qu’on l’écoute en
silence.


 


A noter que Lequier aura des crises de folie et sera soigné à la Salpétrière. Il est tout à fait possible que ce souvenir d’enfance fut une
hallucination. Lequier a déliré autour de son patronyme.


 


3. Quant à la répartition entre “passions tristes “et “passions joyeuses”, c’est tellement infantile que cela décourage tout commentaire.
Comme le disait un intervenant sur un autre blog, ce n’est pas de la philosophie, c’est du tri sélectif.



Frédéric 03/09/2011 07:08



Bonjour, dans ce synopsis sur Spinoza (3ème année), Onfray liste les
passions tristes. J'ai été surpris de découvrir que l'envie et le respect y figuraient. A l'inverse, l'orgueil serait une passion joyeuse. C'est Spinoza, Onfray ou les deux qui pensent ça ? Tout
est dans le point 6 : 


Que sont les passions tristes ? Haine, honte, mépris, douleur, mélancolie, horreur, aversion,
dérision, désespoir, dédain, crainte, humilité, déception, respect, pitié, appréhension, indignation,
pudeur, envie, stupeur, colère, vengeance, blâme, cruauté, repentir, dépréciation de soi, jalousie…


Que sont les passions joyeuses ? Gloire, admiration, gaîté, vénération, amour, dévotion, espoir,
reconnaissance, gratitude, sécurité, amour propre, contentement, inclination, faveur, orgueil,
louange, miséricorde, satisfaction intérieure, humour



Jean-Claude SERLET 02/09/2011 23:01



"le silence est le plus grand des mépris" et donc ne rien dire sur les propos de Yorrick c'est laisser le lecteur intelligent analyser seul ces dits propos - et non commentaires- et en tirer le
"sustantifique moelle" - à savoir rien-


"plutot l'auteur que le commentateur " disait à peu près ce vieux radoteur plein de sagesse que fut Alain : alors je lis Onfray plutôt que Yorrick ; celui là provoque la réflexion personnelle
alors que celui-ci ne fait que gerber l'invective et la profondeur de pensée du "Café du Commere"


Un blog philosophique réclame de la part des intervenants une pensée structurée et argumentée : un jugement de valeur n'est pas une pensée mais une impression sentimentale . Incapable de
commenter Spinoza sur ce sujet je lui renvoie le lecteur interrogatif pour qu'enfin il puisse voir ce que signifie "penser"


bien à vous et de plus en plus Carpe Diem : je choisis mes lectures comme mes moments de bonheur et ceux avec qui j'adore partager ... m'sieur dames du quatuor vous en faites partie car oeuvrez à
la compréhension de la pensée de M.O.


 



Serge Provost 02/09/2011 17:27






Marc, 



C'était pas très po-pom, po-pom… mais excellent ! Merci! 



marc 02/09/2011 17:07



la reprise de " mourir pour des idees " par  le groupe subway


je suis d'accord mais de mort lente :)


 



Serge Provost 02/09/2011 16:15






Avant de faire et de se faire un nez rouge : chantons !



Dans les débats d’idées qui s’enflamment souvent, au point, dans les pires cas, de vouloir «torturer le contradicteur» qui, en passant lui aussi, comme
nous tous, se trompe énormément, il est parfois bon de fredonner, d'un cœur léger, et joyeux, cette chanson tonique et sanitairement relativiste de l’anarchiste non monomaniaque qu’était Georges
Brassens.




Alors, tous ensemble, avec lui, on chante avec lui… 1-2-3 vous êtes prêts  po-pom, po-pom…



 Mourir Pour Des Idées



Mourir pour des idées, l'idée est excellente


Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu


Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante


En hurlant à la mort me sont tombés dessus



Ils ont su me convaincre et ma muse insolente


Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi


Avec un soupçon de réserve toutefois


Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,


D'accord, mais de mort lente



Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure


Allons vers l'autre monde en flânant en chemin


Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure


Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain



Or, s'il est une chose amère, désolante


En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater


Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée


Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente


D'accord, mais de mort lente





Frédéric 02/09/2011 15:42



Que lis-je ? Montebourg a eu lui aussi son hapax ? ;o)



Ewa 02/09/2011 15:34



Merci Frédéric. 


Pour ceux qui ne l’ont pas lu ou ne s’en souviennent pas très bien :


Le court extrait cité par Frédéric se trouve dans La puissance d’exister, II. Une raison corporelle, 2) Le hapax existentiel (p. 81-85, Livre de Poche, 2009).


Michel Onfray décrit le hapax existentiel de quelques philosophes, comme Saint Augustin, Descartes, Pascal, La Mettrie, Rousseau, Nietzsche, Lequier, avec beaucoup plus de détails - dans
L’art de jouir, Méthode : De l’antériorité du melon sur la raison (p. 21- 87, Livre de Poche, 2009).


A vous de choisir : Montebourg ou Descartes. ;~) 



Frédéric 02/09/2011 13:36



Je suis tombé sur cette page web, qui copie-colle la
définition du hapax existentiel d'Onfray : 


Le premier paragraphe décrit ce que c'est. Ca a l'air déroutant : 


"(...) Je tiens ce que dans L'Art de jouir j'ai nommé le hapax existentiel, comme le kairos de toute entreprise philosophique. Dans un moment précis de la vie du philosophe, en un lieu déterminé,
à une heure repérable, quelque chose - le je ne sais quoi de Benito Feijoo - a lieu qui résout contradictions et tensions accumulées précédemment dans un corps. La chair
enregistre cet ébranlement, la physiologie le montre: transpirations, pleurs, sanglots, tremblements, suspension de la conscience, abolition du temps, abattement physique, libérations
vitales. Après cette mystique païenne, suite aux transes du corps, le philosophe effectue un nombre de variations considérables sur ce matériau accumulé. Généalogie de l’œuvre."


Je ne savais pas qu'Onfray n'avait pas écrit de livres
avant ses 28 ans. Juste sa thèse (le juste est sans doute de trop :) ). Je croyais qu'il avait commencé à 20 ans. Comme quoi, ma mère doit avoir raison : tout vient à point ...



Ewa 02/09/2011 11:01



Quel dommage! Les aveux obtenus sous la torture ne peuvent pas être pris en compte. :~) 



Serge Provost 02/09/2011 03:18



Merci pour votre superbe Site. Pour son ton, ses savoureux dialogues, ses vives empoignades, inévitables, pour ses archives onfrayennes.



Libéré 01/09/2011 23:50



Question à un champion : ce sera la fête à Edith et Cyprien ! J'ai gagné quoi ? 



monica 01/09/2011 22:32



Libéré ? que va-t-il donc se passer le 16 septembre ?



Libéré 01/09/2011 21:08



Monica, c'est vous la jeunette. J'aurais 132 ans dans quinze jours. 



monica 01/09/2011 18:20



Non, Marc, je suis pas d'accord.


Je régresse tous les jours : "quand on a passé la cinquantaine, on régresse à peu près sur tous les plans, sauf celui des regrets" (Jacques Sternberg), et je veux pas avoir de soins quels qu'ils
soient.


Il n'y a qu'Ewa qui me dit des mots gentils, ici.


Vous pourriez tous être un peu plus reconnaissants envers moi ; à part Anne Dhers, l'intello, et les filles du quatuor, il n'y a que moi qui flirte avec vous jeunes gens !



marc 01/09/2011 17:31



et voila une belle regression de liberé et ewa qui devraient etre pris en charge par un psychanalyste experimenté , freudien de preference 


 


frederic , le lien a notre profil se trouve deja dans la colonne droite dans " tribune de quatuor " a coté du blogrank 



Libéré 01/09/2011 15:13



Bon allez, sérieux, Ewa : observe bien la liste des hapax qu'Onfray donne. Ils sont tous vécus dans l'intimité. Il n'y a rien de spectaculaire. Et la puissance met du temps à se déployer. On a le
temps, non ? 


Le sourire de mon dernier com aurait dû être : :~))))))))))))))))))



Libéré 01/09/2011 15:00



C'est c'ui qui dit qui est


:))))))))))))))))))))



Ewa 01/09/2011 14:10



Libéré, tu sais que ton sourire que tu m’avais volé, a un long nez de Pinocchio? Il est déplacé de se moquer d’une faible femme sans aucun hapax et pas du tout libérée,
contrairement à toi. Est-ce que ton hapax était vraiment si théâtral et il a effectivement généré une puissance sans précèdent, cher Libéré? 



Libéré 01/09/2011 12:57



L'hapax de Descartes n'a surement pas dû être très physique : c'est surement pour cela qu'il n'a généré que le rationalisme. "Je pense donc je suis", c'est un peu nunuche, non ? 


Ewa, peut-être nous accorderas-tu les premières loges, pour contempler ce que ton hapax enfantera ? Je parie sur une puissance sans précédent. :~~)



Ewa 01/09/2011 11:22



Monica, n’hésite jamais à manifester ton opinion et ta joie de vivre ici. Je connais Thomas, il reviendra, il est drogué. Bruno et Jean-Claude, je les « sens » présents malgré leur silence. Et
puis, il y a Cordroc’h, Frédéric, Constant et Libéré - très intéressants comme garçons, n’est-ce pas?  ;~) 


 


Tu sais Frédéric, pour moi, ce ne sont pas les vents violents qui sont décourageants. Les coms de Yorick et d’Anne Dhers ont leur place sur ce blog, ils sont acides et mordants, c’est vrai, mais
intelligents et bien argumentés. Ce qu’il me manque, ce sont les coms intelligents des « onfrayens », il n’y en a pas assez et ça, c’est franchement décourageant.


 


Yorick le Méchant Susceptible, je ne vous ai jamais demandé de tirer votre révérence ni de s’enivrer d’un nectar bouchonné nommé Onfray, autant que je sache.


Onfray n’a jamais prétendu être l’auteur du terme hapax existentiel. Il parle aussi des événements très « physiques » : Montaigne et sa chute de cheval, Lequier et sa main qui a effrayé
un oiseau dans le buisson, et lui-même - un infarctus à 28 ans. 


Quant à Botul, il est plus que marrant. Sa Vie sexuelle d’Emmanuel Kant était traduite très vite et très sérieusement en allemand et en polonais. D‘habitude, cela prend plusieurs années,
le temps que l’éditeur s’y intéresse et y trouve son compte, que le traducteur fasse son travail, que tous les droits d’auteur soient respectés… etc.  Kant et sexe - étaient les mots
magiques, je crois. Si ça se trouve, Botul reste toujours une référence sérieuse dans ces contrées, en tout cas, j’aime bien l’idée, parce que je suis presque aussi méchante que vous. :~) 



Yorick 01/09/2011 09:57






Ah bon, j’ignorais qu’il s’agissait ici d’un Banquet où l’on s’enivrait d’un nectar nommé Onfray (passablement bouchonné à mon avis). Il fallait le dire. 


 


Bon, c’est la rentrée. Yorick tire définitivement sa révérence (en saluant Anne Dhers au passage, bien plus sereine que moi).


 


Tous les moments singuliers de bascule nommés par Onfray "hapax existentiels" sont avant tout des événements de langage. Le corps n’y est impliqué que secondairement. Onfray croit bêtement avoir
fait une trouvaille en prétendant que chez Descartes "le melon précède la raison". Sauf qu’en l’occurrence, il ne s’agit pas d’un melon réel mais d’un melon rêvé, d’un melon qui apparaît dans un
rêve de Descartes. Le melon est une représentation, ou plus exactement un représentant de la représentation, comme le dit Freud auquel Onfray n’a pas compris grand-chose. Il est vrai que Freud
disait parfois des bêtises, notamment sur ce fameux melon, même que sur ce sujet, il enfreint sa propre règle de conduite, à savoir que seul le rêveur est capable d’en dire quelque chose.


 


Le plus comique dans l'affaire, c'est que Onfray dit quelque chose d'intéressant sur les rapports entre Descartes et Isaac Beeckman qui peuvent avoir joué dans la construction de ce rêve. Il dit
quelque chose de plus intéressant que Freud sur ce rêve mais sans tirer les conclusions que Freud a tiré dans le cas d'autres rêves. Et c'est la raison pour laquelle Freud a élaboré une thérie du
rêve (comme réalisation d'un désir inconscient) qui tient encore jusqu'à aujourd'hui quoiqu'en disent les neuroscientifiques alors qu'on attend encore une avancée théorique digne de ce nom de la
part du dénommé Onfray.


 


Salut à tous



monica 01/09/2011 07:12



Bonjour, Frédéric,


Cela fait plaisir de lire ton commentaire au lever du jour.


Je regrettais un peu d'avoir laissé le mien hier, trop triste.


En effet, ce n'est pas simple de tenir un blog sur Onfray, et certaines personnes se font un malin plaisir d'y laisser leur déchets.


Si j'étais cool, je laisserais passer les vents violents, comme tu dis ; Mon problème c'est que je déteste que l'on s'attaque aux gens que j'aime. Si encore les attaques étaient du style de "cap
et d'épée", mais non, elles ressemblent plutôt à du Rambo mal dégrossi ou du kung fu sans art.


Bon, je plaisante, aujourd'hui, je suis prête à affronter le pire (comme le meilleur)...


A bientôt


 



Frédéric 01/09/2011 05:10



Hello, c'est vrai que vous dîtes tout de vos intentions dans Manet : 


http://banquetonfray.over-blog.com/article-apres-avant-59734040.html


Vous pourriez peut-être mettre en avant cet article sur chacune de vos pages ? 


J'ai suivi les liens, et suis retourné sur michel-onfray.over-blog.com : E. a laissé un commentaire intéressant hier : "Parfois, je réfléchis sérieusement à retirer l'ajout de commentaires à mes
prochains articles. A cause de certaines personnes et certains propos qui sont déplacés.". Ici :-)


Ca n'a pas l'air simple de tenir un blog philosophique en ce moment, surtout sur Onfray ! :)


Les vents sont violents, et apparemment décourageants. Je trouve que ça vaut la peine de laisser le système ouvert et de continuer. J'y prends beaucoup de plaisir. Et puis, Epicure n'a pas dû
construire son jardin en un an.  


Pour vous dire franchement comment j'ai perçu votre travail au début, je ne voyais tout simplement que les articles, car ils arrivent directement dans mon agrégateur d'actualité : Google Reader.
Je ne savais même pas qu'on pouvait commenter. Cela ne m'intéressait pas. J'aimais pas commenter. J'aime suivre l'actualité d'Onfray, me nourrir de sa vision du monde. Cela me suffisait. 


Comment passer le cap et laisser des commentaires constructifs ? C'est toute la question. Ca fait tellement plaisir de lire des commentaires intelligents au bas de ses articles. Je le sais, ça
m'arrive parfois. Ca vous arrive très souvent. :)  


Bises de nuit



monica 31/08/2011 22:49



Tu sais, Ewa, je comprends que les gens ne laissent pas de commentaires quand ils découvrent ceux du style de Yorick. Quant à moi, je me demande pourquoi je les lis encore.


C'est un banquet avec Onfray ; c'est donc surprenant que des gens comme ce personnage s'attachent à venir ici pour le dénigrer.


Si je n'avais pas connu le quatuor sur l'autre blog, je n'aurais peut-être eu envie que de profiter de vos articles. Certains commentaires sont en effet tellement plein de pédanterie, de
prétention, de fiel, de sarcasme !


Bruno et Jean-Claude ne viennent plus. Il y avait un Thomas, je crois aussi. J'ai souvent eu envie de ne plus me manifester. Je tâcherai d'être là tant que le blog vivra ; je vous encouragerai
régulièrement, mais j'éprouve de moins en moins de plaisir à m'exprimer.


Je le répète, Constance, Ewa et Marc, vous êtes génials, et je trouve dommage que si peu de personnes viennent vous encourager.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



Yorick 31/08/2011 22:01






Botul aussi s’intéresse à la vie des philosophes mais lui au moins, est marrant.


 


Et puis, il ne faut pas confondre biographe et fouille-merde. Par définition, le fouille-merde ne s’intéresse qu’aux merdes, ce qui lui permet
d’en tirer une sorte de supériorité morale (un peu comme dans la presse people).


 


Enfin, la théorie de l’hapax existentiel (terme qu’Onfray a piqué à Yankélévitch) est foireuse. Dans tous les cas cités par Onfray (conversion
de saint Augustin, rêve de Descartes et bien d’autres), c'est davantage un événement de l’esprit qu’un événement du corps. Il suffit d’aller aux textes pour s’en rendre compte. 



Ewa 31/08/2011 18:50



Merci chère Monica. Tu es une des rares personnes parmi les centaines de visiteurs par jour, qui ne "profitent" pas silencieusement du contenu du blog et ne passent pas leur chemin avec
l’indifférence totale en croyant que tout va de soi et va durer éternellement. Bise affectueuse! 


 


Je voudrais attirer votre attention à l’article de Pierre Assouline La biographie meurt de son succès (28.08.11), vu la grande importance accordée par
Nietzsche à la biographie des philosophes, écrivains et artistes en général (l’idée reprise par Michel Onfray).


 


La biographie, comme la psychanalyse, meurt de son
triomphe : elles prospèrent partout désormais au sein du public, l’une dans l’indiscrétion générale, l’autre dans le langage commun. Il y a comme un renoncement à l’esprit d’un certain XXème
siècle dans cet adieu à un genre, même si ce n’est qu’un au revoir. Juste le temps pour l’époque de se purger de sa vulgarité avant que la biographie nous revienne en majesté, enfin
renouvelée.



monica 31/08/2011 07:29



Merci à vous, Quatuor, pour cet article. Il me sera aisé ainsi de pêcher ce que j'ai manqué cette année sur France-Culture (accompagné de George en prime !).


Vous êtes génial !



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  • quatuor
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc
  • Le blog de 4 amis réunis autour de la philosophie de Michel Onfray qui discutaient de la philosophie, littérature, art, politique, sexe, gastronomie et de la vie. Le blog a élargi son profil depuis avril 2012, et il est administré par Ewa et Marc

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